dimanche 18 octobre 2020

Éducation nationale à la dérive (2) et Covid 19

 

Manque de personnel = incohérence sanitaire

 

Dans les écoles, il n’y a pas plus de personnel malgré tous les discours sur la sécurité sanitaire.

         Les enseignants touchés par le virus ou isolés sont placés en arrêt maladie et perdent un jour de salaire : cela n’incite pas à anticiper l’isolement nécessaire. D’autant qu’en cas d’absence, les élèves sont répartis dans les autres classes, ce qui risque d’augmenter le nombre de cas contact par le mélange des classes et l’entassement des élèves dans les salles. L’effectif des classes atteint régulièrement le nombre de 30 élèves alors qu'en mai, la limite était à 9.

         Les incohérences du gouvernement concernant les protocoles sanitaires se retrouvent partout où les moyens manquent, et notamment dans les transports scolaires ou la restauration.

         Pour cette seconde vague, comme pour la première, la politique du gouvernement, c’est : de l’argent frais pour le grand patronat et des beaux discours pour les services utiles à la population.

Éducation nationale et crise sanitaire, lycée : le virus partout

 

Hécatombe au lycée : un exemple éloquent

 



Un courrier de lecteur :

« Au lycée Leonard de Vinci de Soissons, sur mes quatre classes de Terminales, à la veille des vacances de Toussaint, trois ont été amputées du tiers de leurs effectifs, entre les cas positifs et les cas contacts. Idem pour le lycée Paul Claudel de Laon. Le virus circule donc très activement dans les lieux scolaires, alors même que le département de l'Aisne ne figure pas parmi les plus touchés. Et quoi d'étonnant à cela ?

         La seule mesure prise par le gouvernement pour y freiner l'épidémie est le port du masque obligatoire, qui ne peut bien sûr être appliqué à la cantine, saturée d'élèves le midi. Aucun poste n'a été créé chez les profs pour diviser les effectifs des classes et permettre la distanciation sociale entre élèves. Aucun poste n'a été créé parmi les agents d'entretien, pour les soulager de la charge de travail supplémentaire que représentent les mesures d'hygiène nécessaires pour endiguer l'épidémie. Conséquence : les tables ne sont pas nettoyées et désinfectées quotidiennement. Même la timide mesure qui consistait à organiser des roulements d'élèves par quinzaine, comme c'est le cas depuis cette semaine à la fac, n'a pas été mise en place. Il est trop important que les parents puissent laisser tous leurs enfants à l'école pour aller se faire exploiter au travail...

         L'éducation nationale assume toujours un rôle de garderie nationale au service du patronat. »

samedi 17 octobre 2020

Après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine : prises de position révoltées de Ali Kaya, Lutte ouvrière - Conflans-Saint-Honorine, et de Nathalie Arthaud

 

Après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Communiqué

17/10/2020

Communiqué de Lutte ouvrière - Conflans-Sainte-Honorine

Un fanatique de 18 ans, influencé par les fascistes du monde musulman (appelés islamistes) vient de tuer un professeur qui avait montré les caricatures de Charlie Hebdo. À cause de ces crapules qui veulent nous imposer leur ordre moral, les musulmans vont être montrés du doigt. Nous diviser, c’est leur but ultime. Ils s’alimentent les uns les autres. On a vu d’autres fascistes attaquer des mosquées. Ils n’ont qu’un but : nous imposer leur domination et pour cela ils veulent nous diviser par religion ou par nation.

Nous, travailleurs, sommes et resterons des frères pour changer ce monde où ce sont de plus en plus les barbares qui s’expriment pour le moment.

                                        Ali Kaya, Lutte ouvrière – Conflans-Ste-Honorine

 

Tweet de Nathalie Arthaud

Je suis bouleversée d’apprendre l’assassinat d’un collègue d’histoire-géographie à Conflans parce qu’il avait montré à ses élèves les caricatures de Charlie. Je suis bouleversée de voir qu’à 18 ans, on peut sombrer dans le fanatisme de l’intégrisme islamiste et déterminée à combattre tout amalgame.

                                               Nathalie Arthaud le 16 octobre 2020 sur Twitter