vendredi 16 octobre 2020

Hôpitaux - Lyon : le gouvernement testé positif à l'irresponsabilité

 

Vous êtes testé positif ? Et alors…

 


            Aux HCL, des soignants Covid + sont poussés par l'encadrement à ne pas s'arrêter. Des médecins et internes sont concernés et continuent même à opérer alors qu'ils ont été testés positifs. Du moment qu'ils n'ont pas de symptômes, la direction considère qu'ils peuvent venir au travail, comme s'ils n'étaient pas contagieux.

            La pénurie de personnel menace tout le fonctionnement de l'hôpital. L'épidémie de Covid qui progresse révèle une situation dramatique… et le couvre-feu du gouvernement ressemble plus à un contre-feu destiné à masquer une situation sidérante.

Éducation-Val d’Oise : les raisons, à partir de l’École ; de la « deuxième vague »

 

L’État n’a pas mis les moyens nécessaires, de nombreux foyers sont là

 



Nous ne pouvons à ce sujet que reprendre l’essentiel de l’intervention d’un représentant des parents d’élèves de la FCPE dont nous partageons totalement le contenu.

« …L’Etat montre son désintérêt des enfants. Nous avons l’impression de nous répéter, mais ce n’est pas grave, ce qui est grave, c’est l’état des toilettes dans la plupart des établissement scolaires, l’état des salles de classes parfois, le manque d’infirmières, le manque d’AESH, le manque de conseillers, le manque d’adultes.  

Avec l’épidémie de Covid, nous voyons encore plus directement l’écart entre les discours et promesses d’une part, la réalité d’autre part. Disons le tout net, les protocoles sanitaires ne sont pas respectés. Et ce n’est pas la faute des élèves ou des familles, même si les discours officiels cherchent à rejeter leur responsabilité sur ceux-là.  

Dans le second degré, il manque des dizaines de milliers de postes d’enseignants qui auraient permis de réduire le nombre d’élèves par classe, d’éviter les nombreux trous dans les emplois du temps des élèves, de multiplier les demi-groupes, d’assurer le remplacement quasi immédiat des professeurs absents, d’éviter de disperser des enseignants sur plusieurs établissements.  

Il manque aussi des surveillants partout, en particulier sur le temps de la cantine. La pluie et le froid sont là, les files d’attente pour la cantine sont un moment compliqué, il faut impérativement rajouter des surveillants maintenant.  

Il manque des personnels non enseignants, car le protocole sanitaire exige des tâches supplémentaires, et le personnel en poste ne peut à la fois faire son travail habituel et ces tâches en plus.  

Il manque des locaux, dans le premier degré et les collèges, mais surtout dans les lycées du Val d’Oise.  

Il y a des millions de chômeurs en France, dont beaucoup de jeunes travailleurs précaires qui ont tout perdu depuis le début de l’épidémie, donc ce n’est pas un problème de disponibilité des personnes. L’Etat sait trouver des dizaines et centaines de milliards d’euros, régulièrement, donc ce n’est pas un problème financier.  

 

Ce qui est terrible, c’est que rien de ce que nous disons n’est nouveau. Nous l’avions déjà dit juste avant le déconfinement. Mais l’Etat, dans ce domaine, n’a rien fait. En 5 mois, il n’a pas plus fait pour l’école publique qu’il n’a fait pour la santé publique. Il a même continué la saignée.  

Il est vrai que, pour la plupart, les hauts fonctionnaires, les ministres, les grands patrons, ne mettent pas leurs enfants dans les écoles publiques. Ils les mettent dans ce qui est le principal séparatisme du pays : l’école privée… »  

Dans les prochains jours, nous illustrerons ces propos par des situations particulières. DM

Pauvreté : Macron dame-patronnesse

 

Pas d’aumône, mais la hausse des minimas sociaux

 


Au cours de cette même intervention télévisée, Macron a reconnu que les classes populaires étaient les victimes principales du virus et de la crise économique.

         Mais il a exclu toute augmentation des minima sociaux, afin d'inciter les chômeurs en fin de droit à rechercher du travail a-t-il expliqué, insinuant ainsi que les chômeurs préféraient l'oisiveté et l'assistance au boulot. Tout juste leur a-t-il promis une aide exceptionnelle de 150 euros.

         Un million de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté cette année en France. Mais la priorité de Macron c'est de faire des cadeaux fiscaux aux entreprises et à leurs actionnaires.