Avec la nouvelle interface de Blospot, malgré mes
paramètres, je ne suis jamais sûr que mes 5 articles du jour apparaîtront dans
la première page du jour et dans l’ordre souhaité. Si vous ne trouvez pas les
cinq, cela signifie que le manquant ou les manquants se trouvent dans la page
suivante à « articles plus anciens. Sur ce, bonne lecture, et j’attends
toujours et encore vos commentaires.
Et puis,
nous avons fait le choix de tenir chaque jour de cette façon le blog. Cela fait
plus de 13000 « posts » depuis 2011. Il y a donc bien des
informations à retrouver dans ces « articles plus anciens » DM
Derrière
la crise sanitaire, celle de l’hôpital
Fermeture des bars et des salles
de sport ; universités qui ne peuvent plus accueillir que la moitié des
étudiants ; fermeture des salles des fêtes ici, des piscines là… Même si les décisions sont décentralisées
région par région, la tendance est partout la même : les restrictions
pleuvent, et l’angoisse de contaminer nos proches monte. C’est un aveu d’échec
et le signe de la faillite de la politique gouvernementale.
Du côté de la population, beaucoup
d’efforts sont faits. Les gestes barrière, les masques et les protocoles
sanitaires ont réduit la vitesse de contamination. La seconde vague est donc bien
inférieure à celle de mars-avril. L’expérience aidant, les hôpitaux savent
mieux traiter et prendre en charge les malades. Toutes choses qui devraient
permettre d’aborder la situation plus sereinement. Eh bien, ce n’est pas le cas !
Le gouvernement est dépassé par
les évènements parce que la prévention, avec la nécessité de « tester,
tracer et isoler », a été un fiasco. Et puis, surtout, parce qu’il n’a
rien fait pour réarmer le système hospitalier.
Tout le monde savait que les
hôpitaux auraient fort à faire en cette rentrée. Outre la deuxième vague,
annoncée, il leur faut rattraper les retards pris sur les opérations qui ont
été déprogrammées en mars-avril. Ils doivent absorber les pathologies
habituelles de l’automne, comme la grippe saisonnière. Cela avec un personnel
éprouvé et soumis, lui-aussi, au risque du Covid-19.
Eh bien, comparé à la période de
mars-avril, il n’y a pas de places supplémentaires en réanimation et pas de
renforts spéciaux pour les autres services ! Et certains hôpitaux se
retrouvent encore obligés de décommander des opérations pour éviter la saturation !
Après avoir été applaudis, les
hospitaliers sont priés de sacrifier leurs jours de repos et de revenir
travailler même s’ils sont positifs au Covid. Ils sont de nouveau envoyés au
front en manquant de bras. Dans certains établissements, ils courent même après
les respirateurs ! Autrement dit, ils sont priés de se tuer à la
tâche !
Ce qui, une fois de plus, nous
éclate à la figure, c’est la crise de l’hôpital. Elle ne date pas d’hier. Le
personnel des hôpitaux tire la sonnette d’alarme depuis des années car, même
sans évènement sanitaire exceptionnel, il est en permanence sur le fil du
rasoir. C’est le résultat de la fermeture de 100 000 lits en 20 ans, d’un
recrutement au compte-gouttes, de départs continus de personnel parce que les salaires
sont indignes et les conditions de travail de plus en plus insupportables.
Le gouvernement jure qu’il est
prêt à rouvrir des lits, mais qu’il est impossible de former des infirmières en
six mois. C'est déjà un mensonge par omission car le nombre de places dans les
écoles d'infirmières n'a pas été augmenté depuis six mois. Et en six mois, on
peut revaloriser les salaires pour stopper l’hémorragie de médecins et d’infirmières
qui démissionnent de l’hôpital. On peut soulager leur charge de travail en
renforçant la présence de personnel paramédical.
Si, en six mois, on ne peut pas
former des infirmières ou des médecins, il est possible de former des agents de
services hospitaliers, des brancardiers et des personnels non médicaux qui
manquent aussi cruellement. Et on peut commencer à former des milliers d’aides-soignantes.
Plus qu’une question de temps, c’est
une question de choix politique. En quelques jours, le gouvernement a mis des
centaines de milliards sur la table pour aider l’économie. Pour l’hôpital,
comme pour les Ehpad, comme pour toutes les dépenses utiles à la population
mais non rentables, il mégote et ne cessera de mégoter ! Quoi qu’il
arrive, l’État est formaté, organisé pour servir les profits, la rentabilité et
les marchés financiers, pas pour répondre aux besoins de la population.
Après ce que l’on a vécu, après
ce que le personnel hospitalier a vécu, ce qui se passe dans les hôpitaux, et on
peut en dire autant pour les Ehpad, est un scandale. Il faut embaucher dans les
hôpitaux ! Le plus fou est « qu’il y a trop de boulot dans les
hôpitaux et trop de chômeurs à l’extérieur », comme
le disait une pancarte de manifestant en juin dernier. Il y a des dizaines, des
centaines de milliers de jeunes et moins jeunes qui ne demandent qu’à se rendre
utiles. Mais ces emplois ne seront créés que si les travailleurs et la
population qui subissent la situation se battent pour.
Le gouvernement en appelle à la
responsabilité individuelle, il montre du doigt des jeunes qui feraient trop la
fête ou les rassemblements familiaux, mais il dirige un État, défend un ordre
social et une classe irresponsables d’un point de vue collectif. Il n’y a rien
à attendre de lui.
Vendredi
9 octobre à 20h00, grand meeting de Lutte ouvrière à Paris
Avec
Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier
Confirmation :
les nouvelles dispositions des autorités pour contrôler l'épidémie à Paris (en
date du 4 octobre), nous permettent de tenir ce meeting comme prévu à la
Mutualité, dans le respect des consignes sanitaires.
Grande
salle de la Mutualité 24 rue Saint-Victor – Paris 5e – M° Maubert-Mutualité
Entrée
libre.
Cette
réunion se déroulera dans le respect des normes sanitaires en vigueur.