vendredi 7 août 2020

Maladie Professionnelle : l’art de se défausser

 

Promesse de ministre et réalité

 

 

Le ministre de la Santé avait promis que le Covid serait reconnu automatiquement comme maladie professionnelle. Sauf que son projet de décret ne concerne que les malades atteints de l'affection respiratoire la plus aiguë.

Quant aux travailleurs d'autres secteurs que la santé, ils devraient prouver qu'ils ont contracté la maladie au travail, une condition quasi impossible à réaliser.

Caissières ou vigiles de supermarchés, salariés des services de nettoyage et bien d'autres, y compris parmi le personnel de santé, devront se battre pour faire reconnaître ce droit.

 
 

Macron au Liban, et pas par empathie

                                                        

Michel Aoun, l'actuel président du Liban

La France, l’ancienne puissance tutélaire du Liban

 

Hier jeudi 7 août, Macron se rend au Liban, suite à l'explosion qui a ravagé Beyrouth.

Si la population libanaise, à juste raison, tient pour responsable de ce drame sa classe dirigeante, avide et corrompue, l'impérialisme français, ancienne puissance tutélaire de ce pays, ne partage pas ce constat. Il est en effet impliqué dans la mise en place du système politique et financier que dénoncent aujourd'hui ses représentants, Macron et son sous-fifre Le Drian. Et Macron, comme d'autres, est personnellement lié aux bourgeois libanais, ainsi qu'en témoigne leur participation non négligeable au financement de sa campagne présidentielle de 2017.

Macron se déplace au Liban avec de l'aide humanitaire et des leçons de morale à revendre. Et surtout avec la volonté qu'au Liban, rien ne change pour les intérêts des capitalistes français.

 

 

Argenteuil comme ailleurs. Jeunes sans vacances, loin des préoccupations gouvernementales et de nombre de collectivités locales

 

La piscine Youri Gagarine, un équipement sous-dimensionné pour une ville de 115 000 habitants

Manque de moyens mis en œuvre, un manque de volonté politique

 

Les incidents avec bagarre et bousculade qui ont eu lieu le 31 juillet à la base de loisirs d’Étampes dans l’Essonne sont les derniers en date d’une série qui rappelle la situation des nombreux jeunes des quartiers populaires qui ne partent pas en vacances. Et ces incidents de l’été n’ont rien de surprenant.

         Seule une minorité parmi la population la plus modeste part habituellement en vacances. C’est encore plus vrai cette année avec la crise du Covid 19. Elle a non seulement réduit les ressources de millions de familles, mais, l’épidémie a aussi supprimé cette année les vacances habituelles dans le pays d’origine. C’est en particulier le cas des originaires de l’Algérie et du Maroc, destinations où il n’est actuellement pas possible de se rendre. Cela concerne des centaines de milliers de familles avec leurs enfants et adolescents.

         Pour tous ceux qui sont restés, en particulier lors des épisodes de chaleur comme actuellement, les bases de loisirs, les baignades et les piscines prennent un petit air de lieux de vacances.

         Face à un nombre beaucoup plus important que d’habitude de jeunes restés ici, les moyens déjà limités pour les aider à passer ce moment particulier n’ont pas été spécialement augmentés cet été. C’est vrai de la part des communes, de l’État et des autres collectivités locales.

         Face à ces incidents et à leur propre impuissance, il reste aux responsables politiques de hausser le ton, tel le représentant du conseil régional d’Ile de France en charge de la base de loisirs d’Étampes reprenant les commentaires habituels : « Il y aura désormais une tolérance zéro sur nos douze îles de loisirs », prônant l’interdiction de l’accès aux fauteurs de troubles, l’utilisation de drones de surveillance, réclamant des effectifs de police supplémentaires…

         Mais à défaut de se rendre dans les bases de loisirs, aux baignades et dans les piscines, les jeunes pourront toujours rester tout simplement dans leurs quartiers, et se demander ce qu’ils pourraient bien faire.

         Les moyens existent pourtant qui permettraient que ces jeunes puissent partir ou mener sur place des activités de vacances, en attendant les équipements publics, telles les piscines en nombre très insuffisant, ou aux capacités trop faibles comme à Argenteuil. Nous y reviendrons demain. DM

 

Ce qu’il faudrait multiplier :

À la base d’Argenteuil, le Coma Aviron organisera un stage à la journée ou à la semaine, du lundi 24 au vendredi 28 août de 14h à 17h.

Ce stage est ouvert aux enfants à partir de 12 ans, et c’est payant. Voilà toutefois une initiative qui va dans la bonne direction.

La base d’aviron est accessible aux piétons par l’escalier sur le Pont d’Argenteuil ou aux voitures par la D311

 

jeudi 6 août 2020

Le Covid 19 : un alibi supplémentaire pour les grands groupes. Jean-Pierre MERCIER sur LCI avant hier

Castex et le Medef, dans la continuité de ses prédécesseurs

 

Un geste prévu, habituel et banal

Fin août, le Premier ministre ira inaugurer l'université d'été du Medef. Il y recueillera, sans nul doute, les félicitations du grand patronat pour tout ce que son gouvernement a fait pour lui, et aussi pour tout ce qu'il s'apprête à lui faire comme nouveaux cadeaux...

Castex fait comme la quasi-totalité des premiers ministres, de droite comme de gauche, qui, avant lui, ont couru ventre-à-terre à ce rendez-vous du Medef.

Un geste habituel et banal mais qui symbolise l'orientation pro-patronale de ceux qui nous gouvernent.

 

Tests Covid : ça accélère lentement

                                                                                       

                                Des moyens mis en œuvre insuffisants

Le ministère de la Santé pousse maintenant à un dépistage plus général du Covid-19, après avoir affirmé, au début de la pandémie, que cela ne servait pas à grand-chose.

    Mais les personnes qui souhaitent être testées doivent parfois faire la queue plusieurs heures, car le nombre de points de dépistage et le personnel nécessaires sont nettement insuffisants.

    Il y a trois mois, le ministre de la Santé annonçait 700 000 tests hebdomadaires. On atteint péniblement 500 000, et dans des conditions qui ont de quoi décourager bien des gens.

Décidément, en matière d'incurie, ce gouvernement sait y faire !

 

 

Argenteuil, les vacances, et la débâcle des services publics

 
 

Carton rouge pour une carte noire

 

Nous avons évoqué ci-dessus les problèmes d’internet qui pénalisent lourdement les habitants d’Argenteuil. Un système de communication que l’on nous présente sans problème comme apte pour régler les questions administratives. Ceux qui ont actuellement une difficulté pour se connecter reviennent à la situation de tous ceux qui doivent se déplacer directement aux agences dédiées pour régler leurs problèmes administratifs.

         La photo prise mardi matin rue de la Poste prolongée, devant l’agence de sécurité sociale d’Argenteuil, en fait foi. Avec les vacances et les congés, c’est la catastrophe. Comme s’il n’était pas possible d’embaucher tous ces jeunes qui ont besoin de « jobs » d’été.

         Àrgenteuil était soi-disant une ville pilote pour l’opération « Carte blanche pour les services publics » dont le service avait occupé pendant des mois les anciens locaux de la « Maison de la justice et du droit ». Depuis, plus de nouvelle. En revanche, les services n’ont pas cessé de se dégrader sur la Ville. Nous pourrions en établir la carte noire.

         C’est un sujet essentiel pour les habitants des quartiers populaires. La mobilisation est également sur ce terrain à l’ordre du jour. DM

SFR et Argenteuil : si ça continue ça va chauffer

 
 

Et on peut se joindre aux travailleurs de SFR

 

Qu’ils sachent que nous avons la fibre de la révolte

 

Nous avons déjà évoqué le problème. Et nous ne sommes pas les seuls. La presse régionale s’en mêle à juste titre. Le maire d’Argenteuil a consacré au problème une « Lettre du maire » mais qui n’est pas suffisamment ferme. SFR se moque des habitants d’Argenteuil. Une de plus, une coupure supplémentaire d’internet s’ajoute depuis lundi midi dans le secteur de la rue du Temple.

         Il y a certes l’action devant les tribunaux. Mais les grands groupes industriels ont les moyens, cela peut durer des années.

         Mais il peut y avoir une campagne qui ne laisse pas insensible les profits de SFR.

         Les bureaux de SFR sont à proximité d’Argenteuil, à la Plaine-Saint-Denis plus exactement. Cela ouvre bien des possibilités.

         Qu’on se le dise. Prenons contact nous les victimes. Pour l’internet comme pour le reste, l’union fait la force. DM