mercredi 24 juin 2020

Palestine : Non à l’annexion de la vallée du Jourdain


Non à la volonté de réduire encore les territoires palestiniens !

 
L'évolution des territoires palestiniens entre 1948 et 2010

Plusieurs milliers de Palestiniens ont manifesté lundi 22 juin à Jericho, en Cisjordanie, contre l'annexion annoncée de la vallée du Jourdain à partir du 1er juillet. Le plan israélien prévoit de réduire encore les territoires palestiniens, déjà fortement enclavés et grignotés par les implantations de colonies israéliennes.
         Face à cette aggravation de la pression israélienne avec le soutien de l'impérialisme américain, plusieurs pays européens, dont la France, ont appelé... à des négociations. Comme si cela ne faisait pas des décennies que les Palestiniens subissent la mainmise de l'Etat israélien ! En réalité, aucun Etat impérialiste n'est prêt à mettre des bâtons dans les roues de l'Etat israélien, qui reste leur gendarme au Moyen-Orient.
         Pour mettre fin à cette oppression, il faudra la révolte conjointe de la population palestinienne et des Israéliens qui n'acceptent pas le rôle de geôlier que leur Etat veut leur faire jouer.

Dassault, Argenteuil, le bulletin Lutte ouvrière de cette semaine de l’entreprise




Hors d’une lutte massive et résolue, point de salut pour les travailleurs !


Second tour des municipales ; mise en scène gouvernementale autour de la transition écologique ; remaniement ministériel en vue ; attente d’une énième prise de parole de Macron… le ronron politicien reprend.
Mais l’important est ce qui se passe sur les lieux de travail, car avec les suppressions d’emplois et les fermetures d’entreprises, la bourgeoisie est en train de détruire les conditions d’existence de centaines de milliers de travailleurs.
La catastrophe sanitaire n’a été qu’un intermède pour la bourgeoisie. Au lieu des 60 milliards de dividendes prévus, les actionnaires en ont touché 40 ! Ceux qui ont été privés de versement sont priés d’attendre un an. Quand on est multimillionnaire, ce n’est certainement pas le bout du monde !
Alors oui, il y a la crise économique. Mais les profits et les grandes fortunes n’ont pas disparu. Et la bourgeoisie a de quoi se sentir soutenue : avec 15 milliards pour l’aéronautique, 8 milliards pour l’automobile et 18 pour le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, l’État a déployé les grands moyens. Eh bien, cela n’empêche rien : la bourgeoisie impose de nouveaux sacrifices aux travailleurs et planifie des milliers de licenciements !
Dans les secteurs où la rentabilité est compromise, elle retire purement et simplement ses capitaux et met l’entreprise en faillite. Là où il y a moins d’activité, elle supprime des emplois. Là où l’avenir est incertain, elle renvoie les CDD et les intérimaires et se débarrasse des prestataires. Les travailleurs ne sont pas mieux considérés que les machines que l’on branche, débranche et déplace au gré des perspectives de profits. Qu’ils aient besoin d’un emploi pour vivre n’entre même pas en ligne de compte !
Même gavée de milliards par le gouvernement, même à la tête de fortunes immenses, la classe capitaliste sera sans pitié pour les travailleurs. Pour accumuler plus de profits dans cette période de crise, elle exploitera davantage les uns et licenciera les autres. Pour assurer sa prospérité, elle appauvrira toute la population laborieuse. Car il ne s’agit pas seulement des salariés, mais aussi des petits commerçants, artisans, paysans dont les revenus dépendent du pouvoir d’achat ouvrier. C’est une déclaration de guerre à ceux qui ne peuvent vivre qu’en travaillant.
Si les travailleurs ne se défendent pas pour préserver leurs conditions d’existence, des millions de nouvelles familles sombreront dans la précarité et la misère.
Les travailleurs n’ont ni capitaux ni cours boursiers à préserver. Ils n’ont que leur emploi et leur salaire. C’est ce qu’ils ont d’essentiel à sauver dans cette crise. Alors, loin du cinéma politicien et des promesses démagogiques, l’essentiel est la capacité des travailleurs à répondre aux coups. Il n’y a point de salut pour les travailleurs, hors d’une lutte collective et déterminée. Celle-ci peut s’engager à partir d’objectifs simples et unificateurs.
Face à l’effondrement de l’activité, il faut répartir le travail entre tous les salariés présents dans l’entreprise, qu’ils soient en CDI, en CDD, intérimaires ou salariés de la sous-traitance. Si l’activité est réduite, les cadences doivent baisser et le temps de travail doit être réduit, et les salaires maintenus intégralement en prenant sur les profits.
Face à la stratégie patronale d’opposer les travailleurs ou les sites en surchargeant d’activité les uns et en mettant les autres au chômage, il faut imposer de travailler moins pour travailler tous ! Pas un ouvrier, pas un employé, pas un intérimaire ou un contractuel ne doit être chassé de son poste de travail ni privé de son salaire !
Pour résorber le chômage, il faut créer massivement des emplois. L’épidémie de Covid-19 a mis en évidence le manque de personnel dans les hôpitaux. Pour qu’ils ne soient pas débordés, il a fallu des milliers de volontaires ! Les besoins sont tout aussi flagrants pour soigner les personnes dépendantes, pour l’éducation et la petite enfance, pour les transports ou pour la Poste.
Ces milliers d’emplois ne sont pas créés, car la bourgeoisie s’y oppose, comme elle s’oppose à toutes les dépenses publiques qui ne lui sont d’aucun profit. Mais les hôpitaux ou les Ehpad n’ont pas à être rentables financièrement. Ils ont à assurer tous les soins dont chacun, riche ou pauvre, a besoin !
Alors, il faut se battre pour la création d’emplois qui ne génèrent pas de profits privés. À la logique de rentabilité et de performance de la bourgeoisie, les travailleurs ont à opposer la leur : des emplois, des augmentations de salaire et un contrôle ouvrier sur les agissements du grand patronat qui nous mène de crise en crise !


RÉCIDIVISTE

     Après nous avoir volé des jours de congés, la direction commence à prospecter dans le secteur de la tôlerie pour trouver des « volontaires », qui accepteraient de venir travailler pendant la fermeture des congés d’été.
     Elle fait semblant de demander mais elle a la fâcheuse habitude de se servir elle même dans ce qui nous appartient.

Réouverture des cinémas 

     Depuis début juin, chaque semaine, l’effectif présent au travail augmentait régulièrement. Officiellement, Trappier déclarait que c’était sur la base du volontariat. En fait, dans les différents secteurs, on a vite vérifié que, bien avant le 8 juin, chacun avait en fait été incité par son chef à revenir au plus vite, sans qu’il ne soit jamais fait mention de volontariat .
     Bref, le PDG assure une mise en scène présentable pour la galerie, et dans les coulisses les directions locales sont priées de mettre un maximum d’entre nous au boulot. Encore un mauvais film.

Le futur ? C’est l’embauche !

     Alors même qu’elle voudrait bien faire travailler certains parmi nous pendant la fermeture des congés, la direction a laissé sur le carreau la plupart des intérimaires en déclarant qu’elle verrait ce qu’elle pourrait en faire à la rentrée. Mais intérimaire ou pas c’est toute l’année qu’on a besoin d’un salaire, pas d’allocations réduites, pour vivre.
     Alors puisque la direction a besoin de bras, qu’elle commence par embaucher nos camarades intérimaires.

NEC : Nouvel Espace de Convivialité ?

     Les salles de restaurations dédiées à ceux qui amènent leur repas sont toujours fermées, sans doute trop chères à organiser. Alors quoi ? On mange à notre poste de travail ?
     Faut le dire, qu’on ramène les tables, les chaises et le barbecue.

Faut pas avoir peur du week-end comme ça

     La direction modifie les horaires du vendredi de l’équipe d’après midi. Elle nous rallonge la pause et nous impose de sortir plus tard d’autant.

     Quelle mouche la pique ? Nous, on ne voit pas le cadeau mais on voit bien les contraintes.

Microscopique ? non minus

Alors qu’ils buvaient le café, certains parmi nous ont eu des remarques sur le port du masque...Ailleurs, à l’aménagement du Rafale, c’est nous qui devons rappeler à la maîtrise, les mesures de distanciations physique que la direction fait mine d’oublier. C’est quand même pas pour lutter contre le virus que la hiérarchie cherche la petite bête ?

Aéronautique ou vol à la tire ?

     Trappier, au nom des entreprises aéronautiques vient de récolter 15 milliards d’argent public ; 7 pour l’aérien, 8 pour l’aéronautique. L’État paye avec notre argent. La main sur le cœur il déclare qu’il s’agit de sauvegarder les sous-traitants du secteur aéronautique et 100 000 emplois ! Pourtant, Air France, Airbus, Derichbourg annoncent déjà des suppressions d’emplois.
     Si tous ces milliards ne sauvent pas les emplois où vont-ils ? Rejoindre les trésoreries des grands groupes comme celle de 5 milliards de Dassault Aviation ? Financer les prochaines bonnes affaires des actionnaires dans le monopoly géant qui s’annonce ?
     Piller l’argent public, sous n’importe quel prétexte, est une constante du grand patronat, et la famille Dassault fait partie des leaders du domaine.

Un pique-nique sans façon

Avec l’été et les vacances pour certains, un petit pique-nique, ça vous dit ? La firme de luxe Louis Vuitton vient de sortir sa nouvelle malle à pique-nique pour quatre : couverts en argent, porcelaine de Limoges… pour 62 000 euros ! Peu de risque d’en voir dans les campings.

Fête de Lutte ouvrière, fête des retrouvailles !

Le confinement n’a pas permis que la 50ème fête de Lutte ouvrière ait lieu à la Pentecôte. Mais ce n’était que partie remise. Les 26 et 27 septembre, elle se tiendra à Presles, Val-d’Oise. Par milliers, on pourra y faire la fête, voir des spectacles, discuter devant une exposition ou un bon petit plat. On pourra aussi assister à des débats avec des militants, notamment de l’automobile, de la SNCF, de la santé, acteurs des luttes actuelles, et écouter les interventions de Nathalie Arthaud. Car l’intensification des attaques du patronat et du gouvernement contre l’ensemble de la classe ouvrière rend nécessaire non seulement de rendre les coups, mais de discuter comment s’organiser pour que le monde du travail reprenne le dessus. Demandez la carte d’entrée à la Fête à nos militants ou en écrivant à Lutte ouvrière. Cette carte coûte, à l’avance, 10 euros pour les deux jours.

Violences policières : l’effroyable mort de Cédric Chouviat étouffé


« I can’t breathe » (je ne peux plus respirer) made in France



« J'étouffe » : c'est la phrase prononcée sept fois par Cédric Chouviat alors que des policiers le plaquaient au sol lors d'un contrôle d'identité à Paris le 3 janvier 2020. Deux jours plus tard, ce livreur mourait à l'hôpital, des suites de ces violences.
         « I can't breathe », en français « j'étouffe », ce sont aussi les derniers mots prononcés par George Floyd, cet Afro-Américain dont l'assassinat par des policiers blancs a déclenché il y a bientôt un mois une puissante vague de manifestations à travers tous les Etats-Unis, et dans le monde entier.
         De subtils observateurs nous expliqueront que la France, ce n'est pas les Etats-Unis, et qu'il ne s'agirait que d'une malheureuse coïncidence entre ces deux assassinats. Mais le mépris des agents de la police pour la vie des petites gens, dans cette société clémente pour les riches, n'est pas une sinistre spécialité d'outre-Atlantique. La preuve.

Allemagne, Covid 19 : contamination massive dans un abattoir allemand


Irresponsabilité capitaliste

L'usine Tönnies

Il est établi depuis une semaine déjà que les travailleurs de l'usine de viande Tönnies en Westphalie sont massivement infectés par le coronavirus. Sur presque 7000 ouvriers, 1500 ont été testés positifs. Ils ont été mis en quarantaine et la ville de Rheda-Wiedenbrück, 47000 habitants, est pratiquement en état de siège.
         Depuis 2 mois les abattoirs s'avèrent être parmi les principaux foyers de l'épidémie, du fait du froid nécessaire à l'intérieur, mais surtout des conditions de travail et de vie des ouvriers. Pour autant celui-ci, le plus grand d'Europe, a continué à fonctionner comme d'habitude avec des horaires à rallonge, des ouvriers pratiquement les uns contre les autres dans les ateliers, comme dans les vestiaires et dans les logements collectifs exigus et vétustes. La plupart viennent de pays de l'Est, souvent en sous-traitance, avec des contrats aux clauses quasiment esclavagistes.
         Ces derniers jours encore, la direction a tardé à communiquer les coordonnées de salariés augmentant les risques de diffusion du virus à l'extérieur. Quant au dirigeant de la région - le Land - il a couvert l'entreprise et attendu pour prendre des mesures de quarantaine bien limitées.
         Après des mois de pandémie, ces capitalistes et les hommes politiques qui les servent restent de dangereux irresponsables.

Argenteuil : une municipalité pas encore sortie du confinement


Elle doit confondre prudence et hibernation

 
Installations en déshérence, clubs en souffrance (Photo Gamilly peinture)

Alors que le déconfinement est général et a commencé il y a près d’un mois et demi, et que la reprise des activités est générale au niveau du pays, la municipalité rouvre les équipements avec une extrême parcimonie.
        Ainsi, si des piscines ont déjà été rouverte, celle d’Argenteuil devra attendre le 4 juillet pour prendre ce chemin.
         Quant à l’espace Mandela, le public ne peut toujours ni y rencontrer les associations et les organisations syndicales ni s’y réunir, alors que les demandes de renseignements sont, dans la situation actuelle, très nombreuses auprès des organisations syndicales.
         L’entraînement, au moins en site couvert, n’est toujours pas possible. C’est rageant pour les jeunes sportifs et les entraîneurs qui ne comprennent pas les raisons de cette situation, d’autant plus que les salles de sports ont, elles, en revanche, rouvertes. Et après on nous parlera d’Argenteuil « ville sportive »…
         Ces trois derniers mois, nous n’avons pas cessé de répéter que la municipalité avait effectué le « service minimum » face à la crise sanitaire. Aujourd’hui, c’est davantage même le mini du service minimum !
             Bref l’endormie ne s’est pas encore réveillé…
         Ce n’est vraiment pas super pour les habitants qui ont besoin de se retrouver et de reprendre complètement leurs activités.



Lutte ouvrière, elle, n’attend pas pour préparer sa « fête des retrouvailles », les 26 et 27 septembre, parc de Bellevue à Presles près de l'Isle-Adam. Carte achetée actuellement : 10 euros ! C’est un bon de soutien, on l’achète dès maintenant. Pour toute commande : auprès des militants de Lutte ouvrière, ou de moi-même : MDommarie@aol.com

mardi 23 juin 2020

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière du lundi 22 juin 2020




Hors d’une lutte massive et résolue, point de salut pour les travailleurs !


Second tour des municipales ; mise en scène gouvernementale autour de la transition écologique ; remaniement ministériel en vue ; attente d’une énième prise de parole de Macron… le ronron politicien reprend.
Mais l’important est ce qui se passe sur les lieux de travail, car avec les suppressions d’emplois et les fermetures d’entreprises, la bourgeoisie est en train de détruire les conditions d’existence de centaines de milliers de travailleurs.
La catastrophe sanitaire n’a été qu’un intermède pour la bourgeoisie. Au lieu des 60 milliards de dividendes prévus, les actionnaires en ont touché 40 ! Ceux qui ont été privés de versement sont priés d’attendre un an. Quand on est multimillionnaire, ce n’est certainement pas le bout du monde !
Alors oui, il y a la crise économique. Mais les profits et les grandes fortunes n’ont pas disparu. Et la bourgeoisie a de quoi se sentir soutenue : avec 15 milliards pour l’aéronautique, 8 milliards pour l’automobile et 18 pour le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, l’État a déployé les grands moyens. Eh bien, cela n’empêche rien : la bourgeoisie impose de nouveaux sacrifices aux travailleurs et planifie des milliers de licenciements !
Dans les secteurs où la rentabilité est compromise, elle retire purement et simplement ses capitaux et met l’entreprise en faillite. Là où il y a moins d’activité, elle supprime des emplois. Là où l’avenir est incertain, elle renvoie les CDD et les intérimaires et se débarrasse des prestataires. Les travailleurs ne sont pas mieux considérés que les machines que l’on branche, débranche et déplace au gré des perspectives de profits. Qu’ils aient besoin d’un emploi pour vivre n’entre même pas en ligne de compte !
Même gavée de milliards par le gouvernement, même à la tête de fortunes immenses, la classe capitaliste sera sans pitié pour les travailleurs. Pour accumuler plus de profits dans cette période de crise, elle exploitera davantage les uns et licenciera les autres. Pour assurer sa prospérité, elle appauvrira toute la population laborieuse. Car il ne s’agit pas seulement des salariés, mais aussi des petits commerçants, artisans, paysans dont les revenus dépendent du pouvoir d’achat ouvrier. C’est une déclaration de guerre à ceux qui ne peuvent vivre qu’en travaillant.
Si les travailleurs ne se défendent pas pour préserver leurs conditions d’existence, des millions de nouvelles familles sombreront dans la précarité et la misère.
Les travailleurs n’ont ni capitaux ni cours boursiers à préserver. Ils n’ont que leur emploi et leur salaire. C’est ce qu’ils ont d’essentiel à sauver dans cette crise. Alors, loin du cinéma politicien et des promesses démagogiques, l’essentiel est la capacité des travailleurs à répondre aux coups. Il n’y a point de salut pour les travailleurs, hors d’une lutte collective et déterminée. Celle-ci peut s’engager à partir d’objectifs simples et unificateurs.
Face à l’effondrement de l’activité, il faut répartir le travail entre tous les salariés présents dans l’entreprise, qu’ils soient en CDI, en CDD, intérimaires ou salariés de la sous-traitance. Si l’activité est réduite, les cadences doivent baisser et le temps de travail doit être réduit, et les salaires maintenus intégralement en prenant sur les profits.
Face à la stratégie patronale d’opposer les travailleurs ou les sites en surchargeant d’activité les uns et en mettant les autres au chômage, il faut imposer de travailler moins pour travailler tous ! Pas un ouvrier, pas un employé, pas un intérimaire ou un contractuel ne doit être chassé de son poste de travail ni privé de son salaire !
Pour résorber le chômage, il faut créer massivement des emplois. L’épidémie de Covid-19 a mis en évidence le manque de personnel dans les hôpitaux. Pour qu’ils ne soient pas débordés, il a fallu des milliers de volontaires ! Les besoins sont tout aussi flagrants pour soigner les personnes dépendantes, pour l’éducation et la petite enfance, pour les transports ou pour la Poste.
Ces milliers d’emplois ne sont pas créés, car la bourgeoisie s’y oppose, comme elle s’oppose à toutes les dépenses publiques qui ne lui sont d’aucun profit. Mais les hôpitaux ou les Ehpad n'ont pas à être rentables financièrement. Ils ont à assurer tous les soins dont chacun, riche ou pauvre, a besoin !
Alors, il faut se battre pour la création d’emplois qui ne génèrent pas de profits privés. À la logique de rentabilité et de performance de la bourgeoisie, les travailleurs ont à opposer la leur : des emplois, des augmentations de salaire et un contrôle ouvrier sur les agissements du grand patronat qui nous mène de crise en crise !

Salaires des hospitaliers : promesses pour la saint glin-glin


Pour Macron, les héros peuvent attendre



Pour calmer la colère des travailleurs hospitaliers - qui s'est encore exprimée dans la rue la semaine dernière - le gouvernement serait prêt, dit-on, à faire un geste pour leur rémunération.
         Mais il reste dans le flou. De nombreuses primes différentes - qui avaient été accordées au fil du temps pour éviter des augmentations de salaires - seraient refondues. Mais cela ne veut pas dire plus d'argent sur la feuille de paie.
         L'augmentation des salaires serait annoncée bientôt, mais il faudrait attendre le 1er janvier prochain pour la toucher. Le gouvernement veut donc que les hospitaliers, dont le mouvement pour les salaires a commencé en mars 2019, attendent 2021... C'est se moquer du monde !

Violences policières : cachez ces violences que je ne saurais voir …


Quand on ne veut pas comprendre…



Le syndicat de policiers Alliance appelle à une manifestation contre une fresque représentant George Floyd et Adama Traoré accompagnés de la phrase « contre le racisme et les violences policières ». Ce syndicat critique le maire de Stains qui défend cette fresque et demande que l'adjectif « policières » soit effacé, prétextant que cet adjectif incriminerait l'ensemble des policiers.
         Il faudrait que ces syndicalistes apprennent un peu mieux la grammaire, et même à mieux lire. Les violences exercées par la police, quand elle matraque ou étrangle, cela s'appelle comment ? Des caresses ou des cajoleries ?