vendredi 13 mars 2020

Fermeture des crèches, des écoles, des établissements scolaires, des universités « jusqu’à nouvel ordre. Argenteuil, agents territoriaux, des mesures immédiates qui s’imposent


Il faut informer les agents de toute urgence



Les fermetures décrétées par Macron signifient que les bambins, les élèves doivent rester chez eux. Cela signifie pour les plus jeunes qu’ils soient gardés au moins par un de leurs parents. Il faut imposer collectivement que tous les parents qui sont dans ce cas puissent le faire, tout en continuant à être payés intégralement.
         À Argenteuil, le personnel ATSEM des écoles maternelles et les agents de restauration ASEL sont directement concernés par ces fermetures, tout comme les travailleuses de crèches, le personnel des centres de loisirs, les agents qui font traverser les enfants... et donc bien d'autres agents de la Ville.
         La municipalité doit de toute urgence annoncer que rien ne doit se faire au détriment de tous les agents, dire à ceux qui seront de garde de rester sans problème chez eux, de modifier immédiatement les horaires déments des travailleuses des Écoles non concernées par cette garde. Elle doit immédiatement donner à tous des explications sur la suite envisagée afin que les agents territoriaux comme tous les autres travailleurs en discutent collectivement et envisagent les problèmes de chacun. DM (Lire notre blog dans les heures et les jours qui viennent, car il y aura beaucoup à dire et à organiser)

Crise, crise financière, BCE, ils volent sans attendre au secours de leurs mandants


Leur issue à la crise et la nôtre



Présidente de la banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde a déclaré que la situation économique actuelle évoquait un « scénario qui rappellerait celui de la grande crise financière de 2008 ». S’adressant aux dirigeants de l’Union européenne, elle a ajouté : « Certaines parties de vos économies pourraient s'effondrer ». Oh ce n’est pas pour condamner le capitalisme et le parasitisme de la bourgeoisie et de la finance : c’est pour annoncer des mesures d’aides pour leur sauver la mise une nouvelle fois. Pour eux, l’argent va une nouvelle fois couler à flot. Dans des pays, comme en Grande-Bretagne et en Italie, l’État vole déjà au secours du grand capital des dizaines de milliards à l'appui. Face à la menace d’un effondrement généralisé, le salut des travailleurs nécessite qu’ils prennent les manettes de ce système économique en folie.

Italie, mais aussi en France, la crise sanitaire, révélatrice des fragilités du système de santé


Italie : la maladie du système de santé

11 Mars 2020

Depuis le mardi 10 mars, des mesures de confinement s’appliquent dans toute l’Italie. En un développement explosif, l’épidémie avait d’ores et déjà contaminé le 10 mars plus de 10 000 personnes et provoqué 631 décès.
La logique des mesures annoncées par le Premier ministre Giuseppe Conte le 9 mars, est de « rester à la maison », autrement dit de limiter au maximum les déplacements, pour tenter d’enrayer l’extension de l’épidémie. Pour se déplacer, il faudra le justifier par des impératifs professionnels ou de santé.
Une bonne partie de l’activité sociale et économique du pays est donc suspendue, au moins jusqu’au 3 avril. Tous les établissements scolaires, tous les équipements sportifs et culturels sont fermés. Des restrictions sur les horaires d’ouverture des bars et des restaurants, ainsi que des supermarchés et boutiques, sont également appliquées. Tous les offices religieux sont annulés et les sacrements reportés. Même le sacrosaint football a dû s’incliner et reporter tous les matches, dont ceux de la série A, le championnat national italien.
Avec des accents d’union nationale en temps de guerre, le gouvernement en appelle à la responsabilité individuelle pour que chacun applique les mesures de son décret, et menace d’amendes et de sanctions ceux qui les enfreignent sans motif valable. En fait, chacun continuera de se déplacer pour aller au travail, quelles que soient les difficultés entraînées, par exemple pour garder les enfants dont les écoles sont fermées.
Conte clame que tous les Italiens sont égaux devant la menace du virus et doivent donc s’unir dans un même élan pour le combattre. Mais cette situation d’urgence souligne les inégalités de la société. À l’annonce des interdictions de visite, des mutineries ont explosé dans plusieurs prisons, dont les détenus dénoncent les conditions de surpopulation, et donc les risques de contamination auxquels ils restent exposés. Les associations caritatives soulignent de leur côté que les mesures d’hygiène élémentaires pour éviter la contagion sont difficiles ou impossibles à mettre en place pour les plus pauvres, à commencer par les personnes sans domicile.
Quant au système sanitaire, dont les politiciens de tout bord vantent l’excellence, il menace de craquer. Après des années de budgets d’austérité et de coupes des effectifs dans les hôpitaux jugés « gouffres financiers », les structures hospitalières des régions du nord, comme la Lombardie, une des mieux dotées, mais aussi une de celles dont la privatisation du système de santé a été la plus engagée, sont au bord de l’asphyxie. Et dans le sud du pays, délaissé par les pouvoirs publics et moins riche que les régions du nord actuellement les plus touchées par l’épidémie, il serait encore plus difficile pour le personnel hospitalier de faire face à une éventuelle propagation du virus. Les mesures du gouvernement visent à empêcher l’extension de l’épidémie au Sud, mais elles pourraient bien arriver trop tard.
Les décrets autorisent l’embauche de 20 000 soignants supplémentaires, en contrats à durée déterminée, et le dépassement du nombre d’heures supplémentaires, en promettant de les payer 50 % de plus. « Nous serons bien contents de voir arriver des bras supplémentaires, mais nous souffrons aussi d’une pénurie de lits et de matériel, que nous dénonçons depuis des années », faisait remarquer une infirmière d’un hôpital d’Émilie-Romagne. Les déclarations officielles ne manquent jamais de rendre hommage à l’esprit de sacrifice et au dévouement du personnel médical, appelé à se dépenser sans compter. Cependant, le manque de matériel adapté au traitement de la maladie devient déjà dramatique en particulier pour l’aide respiratoire, au point que des médecins ont déjà parlé de faire des choix… entre les malades pouvant encore être soignés et ceux, plus âgés par exemple, ne laissant plus guère d’espoir. Ainsi, soulignait la même infirmière, « quand il faudra décider de qui pourra bénéficier d’un appareil d’assistance respiratoire et qui non, c’est nous qui devrons assumer ces choix-là, pas ceux qui nous ont expliqué depuis des années qu’il fallait se résigner à s’en passer ! ». L’épidémie de coronavirus met au grand jour les insuffisances d’un système de santé sacrifié depuis des années à des impératifs budgétaires et financiers.

                                                Nadia CANTALE (Lutte ouvrière n°2693)

Retraites, une conférence de larbins


Syndicats patronaux ? De salariés ? On s’y perd…



A la conférence de financement des retraites, quatre syndicats patronaux et quatre syndicats de salariés qui collaborent seraient prêts à valider des « mesures d’âges », c’est-à-dire valider le fait que de plus en plus de travailleurs partiront à la retraite de plus en plus tard, ce que ces syndicats, entre autres la CFDT, considéraient comme inacceptable jusque-là.
         Ils prennent prétexte du déficit supposé des caisses de retraite en 2027. Oui, un prétexte car en réalité on s’attaque ainsi gravement aux conditions de vie des travailleurs en refusant de s’en prendre aux profits patronaux.
         Ainsi l’État se dit prêt à prendre sur son budget pour compenser les exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises, mesure qui grève les budgets des caisses de retraites. C’est une manière de ne pas faire payer le patronat, en puisant sur les recettes budgétaires du pays, financées pour la plus grande partie par la population laborieuse.

La lutte continue…



Nous étions un petit groupe répondant à un appel syndical. Effectivement « 49.3 ou pas, on n’en veut pas » de la réforme des retraites. Aujourd’hui, à cela s’ajoute une situation nouvelle grosse de risques pour le monde du travail. Raisons de plus pour se retrouver, pour échanger, et réfléchir collectivement à ce qu’il sera possible de faire. DM

jeudi 12 mars 2020

Éditorial de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2693 à paraître : le gouvernement face aux conséquences économiques du coronavirus : la défense des profits.


La course au profit, un virus mortel

11 Mars 2020

Il n’aura pas fallu longtemps pour que Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, se précipite au chevet des entreprises confrontées aux conséquences économiques du coronavirus.
Lundi 9 mars, il a rendu public un plan d’action applicable sans délai. Parmi les mesures spectaculaires, le gouvernement autorise toutes les entreprises qui s’estiment mises en difficulté par la crise à demander un report de leurs charges sociales et fiscales, « par simple mail ou un coup de téléphone » a précisé le ministre. Le soir même, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État au Commerce précisait sur RTL que la suppression définitive de ces impôts ou de ces cotisations reportées n’était pas exclue.
Sans délai et sans la moindre vérification, toutes les entreprises, les petites comme les grosses, vont profiter de ces facilités de trésorerie.
Au personnel des hôpitaux, aux salariés des transports publics, à tous ceux qui continuent à faire marcher la société malgré l’épidémie, le gouvernement demande du dévouement et du civisme. Les salariés peuvent être sommés par leurs patrons de poser des jours de congés. Ils sont placés en chômage partiel ou carrément licenciés s’ils travaillent en intérim ou en contrat précaire. Un travailleur qui perd son emploi, à cause du coronavirus ou pour n’importe quelle autre raison, doit continuer à payer son loyer ou ses crédits sans délai ni souplesse. Ni en le demandant par mail, ni après de nombreuses démarches administratives, l’État n’annulera sa dette. Et pourtant, combien de travailleurs, dans l’incapacité de payer un logement, se sont retrouvés à la rue après un licenciement ? Les nouvelles mesures concernant l’indemnisation du chômage, qui doivent entrer en application le 1er avril, s’ajouteront à tout ce contexte pour jeter dans la misère des milliers de chômeurs.
Vis-à-vis du patronat, le gouvernement n’envisage pas d’appel au civisme ni à l’esprit de sacrifice. Les patrons ont droit sans formalités à des exonérations, à des crédits à taux quasiment nuls de la BPI, la Banque publique d’investissement, à une augmentation de l’indemnité horaire destinée à compenser le chômage partiel. Ainsi, celle-ci passera de 7,74 à 8,04 euros.
Autrement dit, l’État paiera à la place des patrons le salaire des travailleurs au smic.
Et ce n’est qu’un début. S’il se confirme que le coronavirus déclenche une récession, voire une crise du système financier comme lors de la crise des subprimes en 2008, les États et les banques centrales sont prêts à voler au secours des capitalistes sans aucune assurance que cette crise ne plonge pas les travailleurs du monde entier dans une misère noire et une série de catastrophes, comme après celle de 2008. Pour l’heure, la tentative de sauvetage a commencé. Le 3 mars, la Fed, la banque fédérale américaine, a baissé en urgence ses taux d’intérêts. Christine Lagarde, nouvelle présidente de la Banque centrale européenne, après avoir été celle du FMI, devait annoncer jeudi 12 mars une série de mesures « pour encourager les banques à prêter de l’argent aux PME ». Cela annonce en fait que les banques seront arrosées sans limite par le biais d’émissions de monnaie qui viendront alimenter la spéculation.
Comme en 2008, Le Maire, Lagarde, Macron et leurs homologues du monde entier présenteront ensuite la note aux classes populaires auxquelles ils demanderont de rembourser leur dette.
Avant même de déclencher une nouvelle crise économique, l’épidémie révèle l’égoïsme sans frein de la classe possédante, sa voracité et les risques qu’elle fait courir à toute la société. Même si l’épidémie actuelle ne suffisait pas à déclencher une crise catastrophique, elle montre à quel point la menace pèse sur la société. Car elle ne tient pas au virus mais au capitalisme même, à son organisation sociale absurde et criminelle.

Nathalie Arthaud et la nécessité du parti révolutionnaire


Nathalie Arthaud : “Ce qui manque, c’est un parti révolutionnaire”

11 Mars 2020



« De la gauche à l’extrême droite, la bourgeoisie dispose de plusieurs partis, tous dans le camp du grand patronat, les uns ouvertement, les autres de façon hypocrite. Quand le pouvoir les a trop usés, ils se passent le relais, mais ils mènent tous la même politique au service de la bourgeoisie. Et le Rassemblement national, le seul que l’on n’a pas vu à l’œuvre, a exactement les mêmes ambitions que les autres. […]
Un exemple, celui du logement. L’appel de l’abbé Pierre date de l’hiver 1954. La mobilisation autour des enfants de Don Quichotte, qui avaient installé des tentes le long du canal Saint-Martin, date de 2006. Depuis 2007, il y a même une loi qui consacre le droit au logement. C’était il y a treize ans ! On a vu au pouvoir la droite avec Sarkozy, la gauche avec Hollande, et maintenant Macron... Et nous en sommes au même point : des milliers de femmes et d’hommes sont toujours condamnés à dormir dans la rue. Des millions de familles sont rackettées par des marchands de sommeil, ou forcées de vivre dans des logements insalubres ou tellement petits que la vie y est impossible. Et les prix ne cessent de monter. […]
Eh bien, il faut un parti qui place le droit de se loger pour les travailleurs, pour les exploités et pour les plus pauvres, au-dessus du droit de propriété et du marché. Il faut un parti qui place le droit de se nourrir correctement, de se chauffer, de se soigner, de s’éduquer, au-dessus des lois du capitalisme. Un parti qui combatte le droit des riches, des possesseurs de capitaux, de dominer l’économie, en contestant la propriété privée des usines, des banques, des grandes entreprises, des chaînes commerciales.
Il revient aux travailleurs de construire ce parti, leur propre parti. Pas un parti de notables ou d’arrivistes qui voudraient vivre de la politique. Un parti d’ouvriers, d’employés, d’aides à domicile, d’agents de sécurité, d’infirmières… qui permette aux travailleurs de se rassembler et de défendre leurs intérêts là où ils travaillent, là où ils vivent. Un parti qui rassemble ceux qui refusent la condition d’exploité et veulent changer la société : un parti ouvrier révolutionnaire. […]
Le fossé entre riches et pauvres ? Aujourd’hui il dépasse l’entendement ! 1 %, les ultra-riches, possèdent deux fois plus que 90 % de la population sur la planète. Aujourd’hui aux États-Unis, on a d’un côté un politicien comme Bloomberg, qui était prêt à débourser un milliard en publicité de campagne électorale, et de l’autre des femmes et des hommes diabétiques qui ne peuvent plus payer l’insuline dont ils ont besoin et qui mettent leur vie en danger ! En France, dans le quartier de la Défense, des dizaines de milliards s’échangent tous les jours entre rois de la finance. Et le soir, sous la dalle, des centaines de SDF se cherchent un endroit pour dormir !
Et que vaut la vie des centaines de milliers de femmes et d’hommes piégés à Idlib en Syrie dans des conditions dramatiques ? […] Et les milliers de migrants qui sont actuellement jetés contre les barbelés de l’Union européenne par Erdogan, pour faire du chantage à l’Union européenne ? C’est infect bien sûr de la part d’Erdogan. Mais l’attitude de l’UE, qui installe ses barbelés et tire sur ceux qui tentent de les forcer, comme c’est le cas à la frontière grecque aujourd’hui, est dix fois, cent fois plus infecte ! […]
Maintenant, il nous reste huit jours de campagne. Eh bien, il faut continuer sur notre lancée. Il faut bien sûr faire connaître l’existence de nos listes, et par tous les moyens que vous trouverez bons : tractages, diffusion dans les boîtes aux lettres, messages sms, présence sur les marchés, devant les bureaux de poste… et surtout par la discussion. […]
Nous en sommes encore au stade de semer des graines. Nous en sommes encore tout simplement à propager la conscience de classe. Mais ce sont des graines précieuses, parce que ce sont les seules qui peuvent faire pousser une autre société, une société vraiment humaine, parce que débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme !
Alors vive le communisme, vive le parti ouvrier révolutionnaire ! »

Crise sanitaire et manque de médecins : l’épreuve de vérité


La médecine à la peine

11 Mars 2020

Avec le développement de l’épidémie, le rôle des médecins généralistes va devenir encore plus important, ne serait-ce que pour pallier l’incapacité des hôpitaux à accueillir tous les malades.
Mais, vu la situation de la médecine de ville, on peut craindre le pire. Tout manque, les masques, les lunettes ou autres blouses de protection, si bien que les médecins et le personnel qui les assiste pourraient être au premier rang des victimes du virus. Quant aux patients, à qui on recommande déjà de ne pas aller aux Urgences et de voir leur généraliste, encore faut-il en avoir un… car près de 10 % de la population n’a pas de médecin traitant et près d’un médecin sur deux ne prend pas de nouveaux patients.
Dans l’Oise par exemple, un des départements les plus touchés par l’épidémie, le journal Le Parisien parle de « la pire démographie médicale de la région ». Cette situation, liée à la politique de sélection des étudiants en médecine en place depuis 1971 et appelée numerus clausus, a créé de telles difficultés que le gouvernement a décidé l’an dernier de l’assouplir. Mais il faudra encore attendre le temps de former ces nouveaux médecins pendant une dizaine d’années environ, soit bien après la fin de l’épidémie…
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, se vante de favoriser la téléconsultation, qui permet au malade d’être examiné à distance sans venir au cabinet médical et sans prendre le risque d’être contaminé ou de transmettre le virus dans la salle d’attente. Il autorise même la téléconsultation assurée par un autre médecin que celui du parcours de santé. Derrière l’effet d’annonce d’un ministre tout nouveau promu, mais déjà bien au fait de la communication gouvernementale, le vrai problème est que des médecins estiment d’ores et déjà ne pas pouvoir faire un diagnostic complet à distance, surtout pour des patients qui ne leur sont pas habituels. D’autres se disent bien incapables de prendre de nouveaux malades, même à distance, et pour bien des patients, et pas seulement les plus âgés, utiliser des outils comme Internet avec usage d’une caméra relève de la gageure.
Des sociétés comme Doctolib n’en ont pas moins flairé la bonne affaire et proposé à tous les médecins la gratuité pour accéder à leurs services de téléconsultation, le temps de l’épidémie. Doctolib espère que, parmi ses 115 000 médecins clients pour la prise de rendez-vous, beaucoup maintiendront leur adhésion, payante cette fois, à la télémédecine.
Alors, on ne sait pas quel sera le bénéfice exact de la téléconsultation pour permettre de mieux contrôler la diffusion du virus mais, au moins pour Doctolib et d’autres, le bénéfice semble acquis.

                                               Cédric DUVAL (Lutte ouvrière n°2693)

Argenteuil, Transdev-TVO : un appel à la grève demain, un rassemblement d’enseignants contre la réforme des retraites ce midi


Le signal « danger » est allumé



Demain vendredi, un certain nombre de bus Transdev-TVO risquent d’être supprimés sur le réseau d’Argenteuil et de la région. Des conducteurs de bus seront en grève à l’appel des syndicats CGT et FO de l’entreprise. Ils veulent ainsi mettre en garde sur les conséquences de la future mise en concurrence des entreprises du secteur des transports en commun en Ile de France qui doit prendre effet en 2021. Celle-ci risque d’avoir des conséquences très négatives sur la situation des conducteurs.
         Un premier mouvement demain qui en appelle bien d’autres.

49.3 ou pas, de la loi Macron on en veut pas



La mobilisation se poursuit, rassemblement devant la sous-préfecture d’Argenteuil jeudi 12 mars, à partir de 11 heures 30, à l’appel des organisations syndicales enseignantes.