jeudi 27 février 2020

Élections municipales, Lutte ouvrière dans la campagne


Lutte ouvrière dans la campagne

26 Février 2020

Les différents candidats aux municipales multiplient ces jours-ci les promesses pour rendre la ville plus verte, plus propre, plus proche de ses citoyens en prônant la démocratie participative etc.
Ce sont autant de discours adaptés aux modes du moment, pour tenter de capter l’attention des électeurs. Même en admettant que certaines de ces promesses soient tenues, de toute façon elles ne changeront rien d’essentiel pour les couches populaires touchées par la dégradation des conditions de vie et de travail qui se fait sentir sur les salaires, l’emploi, les loyers…
Pour les journalistes et les commentateurs, cette élection ne serait faite que d’une série de matchs, comme à Paris entre Agnès Buzyn, Rachida Dati et Anne Hidalgo. On peut noter que la majorité des candidats sont très discrets sur leur engagement politique. Ils se présentent comme indépendants des partis, concentrés sur l’avenir de leur ville, de crainte que l’appartenance à LREM, à LR ou au PS ne les desserve. Les élections municipales ne seraient pas politiques, se défendent-ils.
Les candidats de Lutte ouvrière, eux, ne prétendent pas changer les choses à l’échelle d’une commune. Ils veulent affirmer un camp politique, qui est celui des travailleurs opposé à celui des capitalistes. Ils veulent condamner la politique menée par les représentants des différents partis qui se sont partagé le pouvoir ou qui en rêvent pour gérer les affaires de la bourgeoisie. Ils affirmeront que, pour changer leur sort, les travailleurs ne doivent compter que sur leurs propres forces. Pour tous ceux qui voteront pour les listes de Lutte ouvrière, dans les 250 villes où cela sera possible, ce vote pourra être un pas vers l’affirmation politique du camp des travailleurs.

                                                     Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2691)


Sciences-Po-Lille : Débat sur les municipale ou l’apprentissage de la démocratie bourgeoise


Entre défenseurs du capitalisme



Un débat pour les élections municipales de Lille a été organisé mardi 25 février par Sciences-Po et diffusé sur plusieurs chaînes de télévision. La liste « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs » avec sa représentante Nicole Baudrin n’y a pas été invitée.
Ce fut donc un débat entre partisans d’un ordre injuste, responsable de crises et de guerres, qui aspirent tous à servir le capitalisme.
         Sciences-Po veut « former les futurs acteurs du pouvoir économique et politique », lit-on sur son site. Piétiner les droits élémentaires de la démocratie, en limitant le débat entre candidats aux élections, fait donc partie de la formation de ces « futurs acteurs du pouvoir ».
         Quant à nous, nous appelons tous ceux que le capitalisme révolte, jeunes et moins jeunes, étudiants ou salariés à s’organiser et se préparer à renverser ce système sans avenir. Ce sera aussi le sens du vote pour les listes « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp le camp des travailleurs » le 15 mars 2020.

Lors de la fête de Lutte ouvrière à Argenteuil samedi prochain, un débat sera organisé, à la fois sur les élections municipales mais également sur le mouvement contre la réforme des retraites. À 17 heures 45, salle Pierre Dux.



Commerce à Argenteuil : retour sur le mandat 2014-2020


Le commerce connaît de graves problèmes sur Argenteuil. La fermeture de la boucherie Bernard de l’avenue Gabriel Péri en a ajouté un d’importance. Elle attirait dans le centre une clientèle des quartiers périphériques, et c’était une bonne chose pour dynamiser quelques commerces alentours. Une fois la boucherie Bernard fermée, cette clientèle déserta un peu plus le centre.

         Le maire d’Argenteuil et son prédécesseur toujours alors député se désintéressèrent du sujet.

         À quelques-uns, nous fîmes signer une pétition pour dire, au moins, que cette fermeture était un mauvais coup pour tous. L’avenir le confirma.




Blog « lo argenteuil », le 15 mars 2015

Boucherie Bernard d'Argenteuil : une fermeture prévue, contre ses salariés, contre la clientèle

Lorsque les salariés et les clients ne valent pas tripette !

Dans le centre-Ville d’Argenteuil, la boucherie Bernard risque de fermer. C’est complètement par hasard que les clients l’ont appris il y a quelques semaines, alors que le personnel, lui, ne l’avait appris que quelques jours plus tôt.
         Ce fut l’effarement parmi une clientèle, très satisfaite de ce commerce et des travailleurs qui, au-delà de leurs compétences professionnelles, jouent un rôle extrêmement sympathique à l’égard de tous, mais en particulier d’anciens dont les courses sont l’occasion de contacts chaleureux.
         La quasi-totalité de la clientèle a signé une pétition de protestation. Le maire d’Argenteuil a reçu une délégation, a dit qu’il allait voir ce qu’il pouvait faire…
         Mais s’interroger sur la fermeture d’un commerce utile et prospère nous rappelle ce qui arrive de la même façon fréquemment à l’encontre d’usines utiles et prospères, elles aussi, qui ferment, avec les conséquences désastreuses que cela entraîne.
         C’est cela le capitalisme en petit comme en plus grand. Loin de l’utilité sociale, il y a le mépris des travailleurs et de la population. Il y a la spéculation immobilière, la recherche du profit maximum, le sacro-saint droit de propriété même lorsqu’il se retourne contre la société, le secret, l’opacité,…, toutes choses que l’on retrouve dans cette affaire qui met en péril l’existence de la boucherie Bernard à Argenteuil.

Coronavirus, gels de désinfection… et altruisme


Piqûre de rappel contre le virus du profit

 

Avec l'épidémie de coronavirus, les solutions hydro-alcooliques (SHA) et autres gels de désinfection des mains ont la côte ! L'inventeur des SHA, le médecin suisse Didier Pittet, n'a jamais voulu breveter sa découverte, mise au point avec ses collègues de l'hôpital universitaire de Genève comme le raconte le petit livre "le geste qui sauve". Alors que des industriels, grossistes et pharmaciens spéculent sur les masques d'hygiène, heureusement, il existe des personnes altruistes dans cette société capitaliste pourrie par le profit.

Petite enfance : Les petits chaperons rouges et les loups


Des loups au jardin d’enfant, ce n’est jamais très bon !



Deux déléguées du personnel étaient convoquées avant-hier au siège des « Petits chaperons rouges », ce trust de la petite enfance en pleine expansion. On leur reproche d’avoir mis sur la place publique des éléments sur les conditions de travail qui n’auraient pas dû sortir du CHSCT, et dont certains ont été diffusés lors d'une émission à la télévision. Bien évidemment, les dénégations de ces deux militantes sont claires et nettes.
         Derrière cette affaire, la direction leur reproche d’être des militantes combatives et d’avoir attiré une manifestation en janvier dans une localité peu encline à voir des défilés de ce type, à Enghien les bains !
         Mais au fait, quelles sont ces choses dont la direction n’a pas envie de voir mises sur la place publique ?
         Le manque de personnel ? La surcharge de travail ? Du matériel insuffisant ?
         Il est vraiment dommage que sur ce plan, les bambins ne puissent pas être en état d’être convoqués. Comme ils en auraient à dire…

mercredi 26 février 2020

Nathalie ARTHAUD sur France TVInfo hier matin : la dramatique domination du Capital, le communisme révolutionnaire, pour une économie qui réponde aux besoins de la population, la lutte de classe…

Fillon et les largesses à sa femme : petite leçon de chose


Menteur de haut vol



Lors de son procès qui doit reprendre aujourd’hui, l’Assemblée nationale va réclamer plus d’un million d’euros de dommages et intérêts à Fillon, et à son ancien suppléant. Cette somme correspondrait aux salaires versés à sa femme en tant que pseudo assistante parlementaire du grand homme, emploi qu’elle est accusée n’avoir occupée que sur le contrat d’embauche.
         Fillon doit trouver cela bien injuste, d’autant qu’il n’a fait qu’appliquer à lui-même ce que tous les gouvernements, dont le sien, pratiquent : puiser dans l’argent de la collectivité pour le redistribuer aux riches.

La Réunion et les petites retraites des agriculteurs


LREM : Le Reniement et le Mépris




Alors que Macron s'était engagé à revaloriser les petites retraites agricoles à hauteur de 85 % du Smic, il a, lors de son passage au Salon de l'Agriculture, déclaré renoncer à cette mesure qui, selon lui, coûterait 1,1 milliard d'euros.
         Des milliards, il sait en trouver quand il s'agit de subventionner les grands groupes capitalistes, dont ceux de la canne à sucre. Il ment sciemment quand il prétend que cette mesure ne peut être appliquée faute d'argent.
         Les petits exploitants agricoles qui arrivent à l'âge de la retraite après toute une vie à s'épuiser sur leurs exploitations pour des revenus de misère n'ont donc rien à attendre du politicien bourgeois Macron qui n'est pas gêné de les laisser finir leurs vieux jours avec une pension mensuelle moyenne de 375 €, voire de moins de 100 € pour un quart d'entre eux, aux dires même du sénateur Réunionnais de droite Lagourgue !
         Pour que change leur sort ils ne pourront compter que sur leur seule mobilisation et celle de tous les travailleurs et laissés pour compte de cette société qui les ignore.