vendredi 7 février 2020

Argenteuil 2014-2020, archives du mandat. Rythmes scolaires : quand, pour régler ses difficultés, la municipalité bousculait le personnel communal.


Après avoir déclaré qu’elle n’appliquerait pas ladite réforme, la nouvelle municipalité changea son fusil d’épaule, bousculant à la va-vite le personnel communal.

Le 17 juillet 2014

Gouverner c’est prévoir ?



          La nouvelle municipalité, en voulant jouer les fiers-à-bras, et n’allant pas jusqu’au bout de sa posture, s’est mise dans de beaux draps dans l’affaire de la semaine scolaire. Très exactement, le maire n’ayant ni enfant à conduire à l’école ni étant un des agents municipaux « impactés » (comme ces gens-là disent) par la réforme, a mis les autres dans de beaux draps.
         C’est, dans ce cadre, un message bien étonnant qui a été porté ces jours derniers à la connaissance de tous par le directeur général des services, le chef de l’appareil municipal. L’essentiel est dans cet extrait suivant dont nous soulignons seulement en gras les traits saillants :
"Vous êtes animateur, ATSEM, ASPE, gardien, ASEL, éducateur sportif, bibliothécaire : votre travail quotidien est forcément impacté par cette modification et vous êtes sans doute inquiet."
"Vous êtes parent et vous ne savez pas comment vous pourrez conjuguer harmonieusement vos vies professionnelles et familiales." "Je comprends votre inquiétude et je la partage. Nous devons démontrer la force du service public et sa capacité à répondre rapidement et efficacement à cet environnement incertain." "C’est pourquoi j’ai reçu ce jour, avec Monsieur Clavel, conseiller municipal délégué au personnel, chacune des organisations syndicales afin de partager avec elles l’état d’avancement de notre réflexion ; notre grande inconnue est la quantité de parents et donc d’enfants qui modifieront leurs habitudes et qui viendront (ou pas) gonfler les effectifs des accueils le matin ou le soir ou encore le mercredi après-midi."
"Je me suis engagé à tenir un CTP extraordinaire le 17 juillet prochain, afin que chaque agent directement concerné puisse dans les jours qui suivront, être personnellement informé par écrit de son lieu de travail et de ses horaires de rentrée. Je m’engage à ce qu’un dialogue social de qualité se poursuive malgré la saison estivale et les départs en congés de la plupart d’entre nous."
         Ce monsieur est arrivé le 1er juin et n’est pas responsable des décisions politiques. Mais qu’est-ce que cela change qu’il reconnaisse que la situation va poser des problèmes importants et avoir des conséquences sur le travail et donc la vie de très nombreux agents municipaux !
         Annoncés il y a deux mois, les changements n’auraient certes pas permis les effets de manche et une posture de réfractaire, mais cela aurait permis ne serait-ce que de connaître le nombre de parents et donc d’enfants désirant rejoindre les effectifs d’accueil du matin ou du soir ou encore le mercredi après-midi, avec toutes les conséquences en chaîne que cela induit !
Il faut vraiment que la population se convainque qu’elle doit prendre ses affaires en main. Laisser la société à des dirigeants qui se pensent inamovibles parce qu’élus un jour pour x années mène aussi la société dans le mur.
         Pour une posture qui ressemble à un caprice, le sort d’une fraction notable de la population est ainsi brutalisé. La première réaction est de montrer qu’elle n’est vraiment pas d’accord.   

jeudi 6 février 2020

Une recherche du profit qui gangrène tout, congé après décès d’un enfant, Amazon et les médicaments… Nathalie ARTHAUD sur LCI hier

Élections municipales : Pour faire entendre le camp des travailleurs, des listes Lutte ouvrière


Pour faire entendre le camp des travailleurs, des listes Lutte ouvrière

05 Février 2020

La colère qui s’est exprimée depuis le 5 décembre, et montait déjà depuis bien plus longtemps, n’est pas retombée.
Macron, Philippe et leurs donneurs d’ordres, les capitalistes de la finance, de la distribution et de l’industrie, ont dû céder un peu de terrain devant l’exaspération de certaines catégories. Mais le fond de leur attaque demeure : leur réforme des retraites vise à économiser trois milliards d’euros par an au seul profit des plus riches. Et, après celle-ci, d’autres attaques sont programmées, comme l’application de la réforme de l’assurance chômage dès la fin des élections municipales.
Aux élections municipales des 15 et 22 mars, des listes « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » seront présentes dans de nombreuses communes.
Plusieurs milliers de travailleuses et de travailleurs, avec ou sans emploi, en activité ou retraités, vont permettre à ces listes d’exister, et ce sera pour le monde du travail une possibilité de faire entendre sa voix. En votant pour ces listes, il pourra continuer à exprimer son rejet de Macron et de sa bande de ministres méprisants, de la politique de dégradation accélérée des services publics et d’appauvrissement programmé de ceux qui font, ou ont fait, fonctionner cette société.
Avec des mots différents, macronistes ou lepénistes joueront en fait le même air au service des mêmes riches, faisant mine de s’opposer les uns aux autres ; droite et gauche de gouvernement ressortiront des cartons leurs mêmes refrains, sans que les financiers du CAC 40 aient à s’en inquiéter plus que dans le passé. Les élus se disant d’intérêt communal ne pourront, au mieux, que gérer la misère des subventions en déclin et celle des habitants subissant la baisse de leur pouvoir d’achat.
Les candidates et candidats composant les listes Lutte ouvrière veulent être, au sein des conseils municipaux, la voix des travailleurs qui relèvent la tête. Au-delà, face aux tenants d’un système capitaliste qui entraîne tout le monde droit dans le mur, les listes Lutte ouvrière affirmeront que seul le camp des travailleurs peut s’opposer, collectivement, à la dictature du grand capital.

                               Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2688)

Éducation, Argenteuil, DHG à la baisse=établissements encore plus surchargés


L’action s’organise



Les Dotations Horaires Globales sont les heures allouées dans les établissements du second degré aux collèges et lycées. En toute fausse « démocratie », elles permettent de discuter dans les conseils d’administration avant que le rectorat ne les maintienne avec des modifications à la marge.
         Une nouvelle fois cette année, ces DHG connaissent des diminutions importantes. Cela entraîne des prévisions de hausse importante du nombre d’élèves par classe quand les effectifs globaux d’élèves continuent à augmenter. C’est le cas à Argenteuil, où tous les établissements, collèges et lycées, de notre connaissance sont impactés.
         Cela ne va bien sûr pas sans réaction, une réaction alimentée par le climat actuel avec le mouvement contre l’organisation des E3C dans les lycées et la mobilisation contre la réforme des retraites.
         Mardi, une journée école morte a eu lieu au collège Eugénie Cotton. Quant aux enseignants du collège Jean-Jacques Rousseau, ils seront en grève après les vacances de février qui arrivent.


Jeudi, en grève, dans la rue, on continue
13 heures 30 gare de l’Est vers Nation
Départ gare d’Argenteuil à 12 heures 15

Argenteuil, défense de Jean Vilar et élections municipales


Des silences éloquents



Le Comité Jean Vilar qui combat pour le maintien d’une salle Jean Vilar publique et contre le projet Cap Héloïse a envoyé à chaque liste de candidats pour les futures élections municipales à Argenteuil leur avis sur plusieurs. Vous pouvez lire ci-dessous ce que notre liste lui a répondu Quant à la liste du maire actuel, elle n’a pas répondu alors que le délai de réponse est dorénavant dépassé. Le pompon du culot revient à la liste de l’ancien maire qui répondra… après l’élection. Les électeurs sont prévenus, ce monsieur fera ce qu’il voudra. Alors, s’il veulent défendre la salle Jean Vilar et rejeter le projet Cap Héloïse, ils savent eux ce qu’ils doivent faire.



« Le 22.01.20.

Chers militants associatifs,

En réponse à votre message, voilà nos engagements qui sont ceux du Comité Jean Vilar, et donc que nous partageons avec lui.

|X| abandonner le projet Cap Héloïse,
|X| maintenir l’ensemble de l’ancienne île (du rond-point Marcel Dassault à la CAF) en propriété communale,
|X| que Jean Vilar reste une salle municipale publique à vocation culturelle,
|X_| ne pas réaliser sur ce site de constructions nouvelles,
|X| en particulier, ne pas construire de multiplexe de cinéma sur l’ancienne île,
|X| aménager l’ancienne île en parc paysagé qui préserve les arbres existants,
|X| aménager les berges de Seine pour les rendre accessibles aux piétons.

Tous les projets concernant la salle des fêtes, publique et communale, Jean Vilar, devront être discutés par la population elle-même qui devra être informée de l’ensemble des projets, dans le cadre de nos engagements ci-dessus. Il en va de même pour tous les projets concernant le site. Pour réduire les coûts et la durée des travaux, sans doute que notre préférence va à la rénovation profonde de la salle. 

Avec l’assurance de nos sentiments les meilleurs,
Et
Salut et fraternité,
Pour la liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » que je conduis,

Dominique MARIETTE »

Combat des femmes, une mise au point sur « Marx et les femmes » à propos du compte-rendu fait par le Parisien-95 d’une réunion tenue le vendredi 31 janvier dernier à Argenteuil


Marx n’est pas Proudhon (titre de notre part)


Le Parisien 95, mardi 4 février 2020


On nous informe

« J'ai publié l'article sur la page FB Héroînes de la rue 95 avec un erratum pour l'exemple malheureux : Erratum d’Eina : Mes plus sincères excuses pour une erreur commise : il ne s’agissait pas de Marx. Je pensais à Proudhon, et à certains philosophes des Lumières (dont certains responsables du lynchage et de la mort de révolutionnaires femmes, comme Olympe de Gouges, rédactrice des Droits de la femme et de la citoyenne), je pensais en même temps à l’apport du marxisme féministe et le nom de Marx est sorti au lieu de celui de masculinistes tels que Rousseau, Voltaire, Diderot, Kant, Proudhon, Nietzche, Freud… Je regrette que cette malheureuse erreur ait été reprise dans cet article. Lors du débat, les questions et les idées fusaient et il n’a pas été évident pour moi de répondre du tac au tac. Amour et sororité.
Ce que j'ai mis en introduction à l'article : Les Val d’Oisien.ne.s s’engagent dans la lutte contre les VIOLENCES SEXISTES  !
« Ce sont les petites actions qui mènent aux grands changements. »
Les Héroïnes de la rue 95 remercient chaleureusement le journal Le Parisien et Thibault Chaffotte pour son article sur notre rencontre féministe du 31 janvier. 
Grâce aux nombreuses idées des participant.e.s, nous avons pu établir une liste d’actions citoyennes qui dépasse de 1000 lieues ce compte rendu. Tous les domaines de notre vie quotidienne sont concernés : culture, éducation, publicité, espace public, institutions publiques ou privées…
** Les féministes passent à l’action dans le Val d’Oise !

Le mouvement est apolitique et inclusif : chacun.e participe librement et de manière non-violente à tout type d’actions ayant pour but de :

-sensibiliser aux VIOLENCES SEXISTES et SEXUELLES

-interpeller sur le manque d’HEBERGEMENTS d’urgence et pérennes pour les victimes et co-victimes de VIOLENCES CONJUGALES.
"TOU.TE.S UNI.E.S. AVEC LES FEMMES"
"SORORITE 95" » 
M.E.

mercredi 5 février 2020

Salaires, voilà ce qu’il nous faut : les éboueurs en grève à Angoulême pour 300 euros d’augmentation


300 euros en plus pour tous !


Trois cents euros d’augmentation, c’est que revendiquent les éboueurs de GrandAngoulême qui ont débuté une grève reconductible vendredi 31 janvier, sous l’impulsion d’un syndicaliste. Ils s‘élèvent contre des bas salaires – 1 250 euros pour un ripeur débutant ; un chauffeur, c’est 1 350 euros. Cela pour un travail pénible. Les autorités de GrandAngoulême font la sourde oreille et n’ont même pas rencontré les travailleurs, disant qu’« on ne peut pas faire plus ».
Mais quand il s’agit de financer des travaux publics qui rapportent des dizaines de millions à Vinci ou Eiffage, ces élus ne comptent pas. De l’argent, il y en a, les éboueurs ont toutes les raisons de se mettre en lutte.

LCI :  Nathalie Arthaud invitée au débat de midi
Demain mercredi à 12h30

 

Jeudi, en grève, dans la rue, on continue
13 heures 30 gare de l’Est vers Nation
Départ gare d’Argenteuil à 12 heures 15

Barkhane : troupes françaises, hors d’Afrique !


L’escalade


Le gouvernement français décide l'envoi de 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant à plus de 5 000 l'effectif de son opération Barkhane qui s'y embourbe toujours plus.
Menée depuis plus de cinq ans au nom de la lutte contre le terrorisme djihadiste, cette intervention militaire tente d'imposer un maintien de l'ordre impérialiste entre des bandes armées locales - qu'elles soient étatiques ou pas - dont la population subit les exactions (4 000 civils tués en 2019).
L'impérialisme français, après des décennies de colonisation puis de maintien de sa zone d'influence et des années d'escalade militaire pour veiller aux intérêts sur place des capitalistes français, en est le premier responsable.