dimanche 22 décembre 2019

Argenteuil, défense de la salle des fêtes publique et communale


L’encouragement des anciens

 


A l’occasion des repas des anciens qui ont eu lieu, notre tract faisant le point sur le combat pour maintenir l’existence d’une salle des fêtes municipale et publique, et distribué à l’entrée de la salle jean Vilar, a été très bien accueilli. La preuve que les anciens sont tout particulièrement attachés à cette salle.
         Ils la connaissent. Sans elle, les grands repas pris en commun tels ceux qui leur sont destinés ne seraient pas possibles.
         Un encouragement pour tous ceux qui exigent l’abandon du projet Cap-Héloïse et le combattent.DM

samedi 21 décembre 2019

Après les négociations gouvernement/syndicats : on continue !


Pas de trêve à la grève



Contrairement à ce que voudraient le gouvernement et à ce que laissent entendre les médias, la mobilisation reste entière dans les transports.
Les grévistes présents sur les piquets et réunis en assemblées générales vendredi 20 décembre au matin ne se sont pas laissés démonter par le résultat des négociations de la veille, qui était d’ailleurs prévisible : la CFDT et l’UNSA-ferroviaire appellent à suspendre la grève pendant la période des fêtes de fin d’année au non d’une ouverture et « d’avancées notables »… mais il n’y a qu’une avancée notable possible, le retrait pur et simple du projet de réforme !
Dans de nombreux endroits, le Pas-de-Calais, la région Centre, la Normandie, Strasbourg, Limoges, Dijon, les directions locales désavouent la position de l’UNSA-ferroviaire nationale. Des militants UNSA retirent leur chasuble siglée en signe de protestation et se positionnent pour la grève. L’UNSA-RATP n’a pas suivi la position de l’UNSA-ferroviaire et appelle à « la mobilisation sans trêve ».
Du côté des grévistes, c’est aussi la détermination à continuer et les actions s’organisent pour la période des fêtes : opérations « péage gratuit », fête de soutien aux grévistes, distribution de tracts aux usagers. Il s’agit de montrer au gouvernement que le bras de fer continue et de garder le soutien de la population laborieuse en allant à sa rencontre.

Réforme Macron, à la poubelle !


Un seul mot-d ’ordre : le retrait !




Macron et Philippe ont laissé entendre aux directions syndicales, rencontrées à Matignon qu’ils pourraient discuter d’aménager l’« âge pivot ».
Cet « âge pivot » fixé à 64 ans est une provocation du gouvernement. Faute de l’atteindre, les retraités subiraient une décote de leur retraite. Et même si le gouvernement avançait cette date pivot, pour appâter des dirigeants syndicaux, rien n’empêchera à l’avenir de le reculer.
Mais c’est bien l’ensemble de la réforme des retraites de Macron qui contraindrait les travailleurs à travailler plus longtemps.
Il n’y a rien à négocier dans cette prétendue réforme. Elle mérite d’être jetée en totalité. A la poubelle.

Enfants privés d’accompagnateurs : Encore un coup des grévistes ?


Les monstres, ce sont ceux qui décident ces réformes



6 000 enfants ne pourront pas bénéficier du service d'accompagnement habituellement assuré par le SNCF. Car celle-ci vient de décider de supprimer ce service pour la période des fêtes. Des commentateurs ont pointé du doigt les grévistes. Sauf que c'est la direction de la SNCF qui a décidé de revendre ces places à des adultes.
Un auditeur concerné par cette décision expliquait sur un média que cette décision avait pour objectif pour la SNCF de "faire un max de fric et de faire passer les grévistes pour des monstres. C'est dégueulasse !"
On ne saurait mieux dire.

Public-privé : une union en perspective à concrétiser


Un très bon accueil, signe d’espérance




La sympathie de l’immense majorité du monde du travail est acquise au mouvement de grève engagé à l’échelle du pays, et dont le fer de lance est pour l’instant la grève dans les transports, à la SNCF et à la RATP.
         Mais la sympathie ne suffit pas. Il faudra que des secteurs croissants entrent résolument et partout dans la lutte, dans le privé bien sûr, mais également dans les autres fonctions publiques, territoriale et hospitalière.
         C’est pourquoi le noyau militant de la grève des enseignants d’Argenteuil qui a animé l’assemblée générale tenue chaque jour depuis le 5 décembre avait décidé jeudi de se retrouver devant l’hôpital Victor Dupouy à Argenteuil pour distribuer un tract appelant à la mobilisation.
         C’est à une dizaine, malgré la pluie, que nous nous sommes retrouvés hier matin, accompagnés de deux militants de l’hôpital.
         Le moins que l’on puisse dire c’est que l’accueil a été très bon à notre tract de la part des agents hospitaliers.
         Voilà la voie à suivre, fêtes ou pas, discussions, échanges, contacts seront aux menus dans les jours qui viennent. Et on finira bien alors à se retrouver tous ensemble, mais vraiment tous ensemble.DM

Argenteuil – repas des anciens : des propos macroniens


Vive la retraite dans des conditions qui permettent de la bien vivre



Comme je suis maintenant un de ces anciens, j’ai participé aujourd’hui à ce repas, mais j’ai été choqué par certains propos de Georges Mothron lors de son allocution.
         Alors que le pays connaît un vaste mouvement de grève et de refus de la réforme Macron-Philippe, sans le dire ouvertement, le maire d’Argenteuil a insisté lourdement sur l’augmentation de l’espérance de vie de la population française, insinuant qu’il suivait Macron sur la voie de la nouvelle dégradation de la retraite concoctée par celui-ci et refusée par le mouvement de grève actuel.
         Comme si les possibilités à produire de la richesse ne permettaient pas que l’on puisse profiter de longues années d’une retraite, alors que ses forces déclinent, mais que l’on est encore en bonne santé. 
         Cela arrive souvent que le maire d’Argenteuil estime mal le public auquel il s’adresse. Il y avait sans doute beaucoup d’octogénaires et plus parmi les convives, des personnes qui ont bénéficié d’un âge de départ abaissé dans les années 1980 et de meilleures conditions de départ, et que les réformes à partir de 1993 ont commencé fortement à faire reculer et à dégrader.DM

vendredi 20 décembre 2019

Négociations ? Une seule revendication : le retrait !


« Ce n’est pas dans les salons… qu’on obtiendra satisfaction »



Au lendemain de la journée de grèves et de de manifestations du 17 décembre, voulant montrer qu’il est ouvert au « dialogue », le Premier ministre a donc reçu à la queue-leu-leu les représentants des organisations syndicales et du patronat « les remerciant » d’être venus. Ils ont été de nouveau reçus le lendemain, jeudi à Matignon, cette fois tous ensemble. Quel cinéma ! Pour faire reculer sur l’essentiel, à commencer par le retrait de cette réforme mortifère ce gouvernement, il n’y a rien à attendre de ces manœuvres. C’est par nos luttes, notre force collective et notre détermination qu’on y parviendra.

Echos du mouvement contre la réforme des retraites


RATP : la grève plutôt que la trêve



Mercredi 18 décembre, après la superbe manifestation de mardi, où les grévistes réunis sous leurs banderoles avaient été ovationnés tout au long des cortèges, la détermination restait entière sur les piquets et dans les assemblées générales du métro et du bus.
Sur la ligne 9, un gréviste faisait remarquer que le gouvernement pariait sur l’usure du mouvement, mais il répondait que même si ça commençait à « piquer un peu », cette grève, pour les travailleurs, c’était un investissement qui valait tous les placements, et qui serait gagnant à vie !
Sur la ligne 13, un gréviste racontait que ça faisait 11 ans qu’il n’avait pas passé Noël avec son père à cause du travail, et il avait bien l’intention de ne pas louper l’occasion cette année… et même de profiter aussi du réveillon du 31 décembre.

Les discussions portaient aussi sur les négociations à venir entre le gouvernement et les syndicats, et sur le risque de trahison de certain d’entre eux. Mais les différentes assemblées générales ont reconduit la grève et réaffirmé que les grévistes se battaient pour le retrait du projet.
La grève, elle appartient aux grévistes ! Ce sont eux qui sont sur le terrain et qui perdent de l’argent, ce sont eux qui décident !