samedi 19 octobre 2019

Urgences pédiatriques en danger en Ile de France dans la grande couronne


A l’ARS de trouver la solution au problème qu’elle a créé



Le Parisien-95 a tiré hier la sonnette d’alarme sur la situation des urgences pédiatriques. 24 hôpitaux d’Ile de France, dont quatre dans le Val D’Oise, risquent de connaître une situation de blocage à partir du 4 novembre. L’hôpital d’Argenteuil fait partie de ceux-là. Et cela, par manque d’internes, ces étudiants en médecine en fin de formation, qui jouent un rôle essentiel dans les services.
         Cette situation serait la conséquence de mauvais choix de l’Agence Régionale de Santé qui a entraîné la diminution du nombre d’internes choisissant la pédiatrie, et donné le choix à ces derniers de rejoindre les hôpitaux de leur choix. L’attraction des grands hôpitaux parisiens aurait fait le reste.
         Ces mauvaises décisions de l’ARS sont bien dans la continuité de sa politique générale dont l’objectif n’est pas de répondre aux besoins de santé publique sur le terrain.
         En tout cas, il lui reste à trouver la solution pour éviter le blocage.
         Les zones de la grande couronne concernées sont aussi celles de la forte poussée démographique. Et puis, on ne peut pas laisser les enfants sans soin, et leurs parents dans l’inquiétude.

Argenteuil, élections municipales, les notables entrent en lice. Chronique de la campagne des élections municipales de mars 2020 à Argenteuil (20)


Leur autosatisfaction si loin des problèmes de la population

L’ancien maire et le maire actuel se marquent à la culotte. Ce dernier vient de se déclarer à nouveau candidat quelques jours après que son prédécesseur l’ait fait. En outre, dans la foulée, il vient d’inaugurer sa permanence, dans la même rue et à 200 mètres de celle de son rival…
         Enfin, drôle de permanence s’il en fut. A première vue (!), on se demande si « Mothron Une vision » ne serait pas une nouvelle enseigne d’opticien. Apparemment, ce n’est pas le cas.



         En tout cas, quand il déclare : « Durant ces années, nous avons posé les premiers jalons de la renaissance. Une nouvelle dynamique est en marche », même avec de bonnes lunettes, nous n’avons rien vu. Mais à 200 mètres de la basilique, il n’y a que la foi municipale qui sauve.
         En près de six ans, la situation globale de la population travailleuse d’Argenteuil a continué à reculer. Ce n’est certes pas sur l’essentiel du fait de Georges Mothron. Mais il y a tout de même ajouté sa touche personnelle. Le blog « lo argenteuil » tenu scrupuleusement chaque jour depuis près de six ans permet d’en donner la preuve. DM 

Demain, sur le blog, « quand à propos de Cap Héloïse, Philippe Doucet se réinvente un passé et change de chemise… »

vendredi 18 octobre 2019

Éditorial de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2672


Guerre en Syrie : un chaos dont l’impérialisme est responsable

16 Octobre 2019



En annonçant dès le 7 octobre le retrait des forces spéciales américaines présentes dans le nord de la Syrie, Trump a donné le feu vert à Erdogan pour lancer l’armée turque contre les Kurdes syriens. Le cynisme avec lequel les dirigeants américains ont ainsi abandonné ceux sur qui ils s’étaient appuyés pour reconquérir les territoires contrôlés par Daech choque légitimement partout dans le monde.
Mais, si le cynisme des grandes puissances est sans limite, il n’est pas nouveau. Si les peuples du Moyen-Orient, de la Syrie à l’Afghanistan en passant par l’Irak et l’Iran, subissent les guerres et les destructions depuis quarante ans, la responsabilité en incombe directement aux puissances impérialistes. Les États-Unis, gendarme du monde, sont à la manœuvre aujourd’hui, mais ils ont été suivis, ou précédés selon les épisodes, par la France et la Grande-Bretagne, les premières à avoir dépecé cette région stratégique, riche en pétrole, en y traçant des frontières arbitraires, coupant notamment les populations kurdes en quatre morceaux. Cette politique criminelle n’a fait que se poursuivre et s’approfondir.
Dès 1979, la CIA a financé et équipé les milices islamiques qui combattaient la présence soviétique en Afghanistan. Ce soutien a permis à un certain Oussama Ben Laden de faire ses classes et de tisser un réseau solide, avant de se retourner contre ses maîtres en fondant al-Qaïda. Le djihadisme, dont l’éradication sert aujourd’hui à justifier interventions militaires et lois sécuritaires au nom de la « lutte contre le terrorisme », est un produit direct des manœuvres impérialistes.
En 2011, le démocrate Obama a retiré les troupes américaines de l’Irak, que le républicain Bush junior avait envahi en 2003 sous prétexte des attentats du 11-Septembre, dont les Irakiens n’étaient en rien responsables. L’armée et les services spéciaux américains ne laissaient pas alors « un Irak souverain, stable et autonome », comme le prétendait Obama. Ils laissaient un peuple meurtri et un pays détruit par la guerre civile, découpé par leurs soins en zones confessionnelles sur lesquelles prospéraient des milices islamistes de diverses obédiences. Parmi elles, il y avait al-Qaïda en Irak et son leader al-Baghdadi, futur fondateur de Daech.
Quand, en 2011, le Printemps arabe toucha la Syrie, l’intervention des grandes puissances ne visa pas, quoi qu’elles en disent, à appuyer les aspirations sociales et démocratiques de la population face à la dictature de Bachar al-Assad. Après une période d’observation prudente, elles voulurent profiter de la situation pour tenter de remplacer le régime d’Assad par un autre, plus docile à leurs intérêts. Elles agirent pour remplacer la contestation sociale par une guerre civile et confessionnelle. Elles le firent directement et par l’intermédiaire d’alliés régionaux en rivalité entre eux, l’Arabie saoudite et la Turquie, mais aussi le Qatar, l’Égypte et l’Iran, pourtant ostracisé par les États-Unis. Ces interventions des puissances régionales, tour à tour encouragées et modérées par les États-Unis, transformèrent la Syrie en champ de bataille entre milices concurrentes. Cela juge sans appel les discours des dirigeants occidentaux sur la démocratie, les droits des peuples, des femmes ou des minorités opprimées.
Quand l’une de ces milices, Daech, née en Irak, réussit à s’imposer sur un vaste territoire en proclamant l’État islamique au Levant et en Irak, les grandes puissances durent changer leur fusil d’épaule. D’un côté, elles remirent le dictateur Assad dans le jeu. De l’autre, elles formèrent une coalition pour combattre Daech. Les États-Unis et leurs alliés s’appuyèrent sur les milices kurdes syriennes, encadrées par leurs conseillers militaires et appuyées par leurs avions. Au prix de lourdes pertes, les milices kurdes du YPG et les Forces démocratiques syriennes (FDS) reconquirent, ville par ville, le territoire occupé par Daech.
Comme ceux du Kurdistan irakien, les nationalistes kurdes de Syrie espéraient profiter de cette alliance pour conserver durablement le petit espace d’autonomie conquis au nord du pays à la faveur de la guerre civile. L’espoir aura été de courte durée. Si l’on ignore quels marchandages ont eu lieu entre Trump et Erdogan, quels sont les calculs américains, ces derniers ont sacrifié les Kurdes pour satisfaire leur allié turc, hostile à un Kurdistan autonome à ses frontières et prêt à une aventure militaire pour redorer son blason. En même temps, les États-Unis redeviennent, à travers la Turquie, un acteur de la guerre civile syrienne, quitte même à la relancer.
Cette trahison montre encore une fois que l’ordre mondial imposé par les grandes puissances ne laisse aucune place à l’autodétermination des peuples. Qu’il s’agisse des Kurdes, des Palestiniens ou d’autres, elles n’agissent qu’en fonction de leurs propres intérêts et de ceux de leurs sociétés, pétrolières ou autres.
La domination de l’impérialisme ne mène qu’au chaos et à la guerre permanente, comme le montrent les exemples de la Syrie, de l’Irak et du Moyen-Orient dans son ensemble ; avec le risque de plonger le monde dans une guerre généralisée.



Algérie : révolte contre le système politique et aspirations sociales
Tel sera le sujet du Cercle Léon Trotsky
Ce soir vendredi 18 octobre, à 20 h 30 à Paris
Grande salle de la Mutualité,
24, rue St-Victor, Paris 5ème, M° Maubert-Mutualité
entrée : 3 euros

Pompiers, services publics, obsession antimusulmane du RN, voile... Nathalie ARTHAUD sur LCI mardi 15.10 au débat du « Grand soir » face à un représentant de LREM et à un autre du RN

Le 5 décembre : pour les retraites et pour tout ce que nous avons sur le cœur


Préparons le 5 décembre !

 
Le 13 septembre dernier à la RATP

Les syndicats de la RATP, secteur très fortement mobilisé le 13 septembre, ont appelé à une grève « reconductible » à partir du 5 décembre. À leur suite, des syndicats de cheminots et de routiers, la CGT, FO, FSU, Solidaires se sont ralliés à cette date pour une grève contre la réforme visant à la destruction pure et simple des retraites par répartition que le gouvernement est en train d'organiser.
Les directions syndicales n'appellent qu'à une journée, mais elles « s'engagent à construire un plan d'action » déclarent-elles. Ce qui est certain, c'est que pour faire retirer le projet gouvernemental, il faudra une grève d'ensemble, efficace, déterminée, consciente qu'elle ne devrait prendre fin que lorsque satisfaction aura été obtenue.
Les travailleurs doivent saisir l'opportunité de cette journée du 5 décembre pour se faire entendre et se préparer moralement, financièrement même, à la suite qu'il faudrait lui donner.

Santé, hôpital : chute du nombre de lits d'hôpitaux


17 500 lits fermés en six ans



Une étude de la Direction des statistiques du ministère de la Santé confirme que 17 500 lits hospitaliers ont été fermés en six ans, surtout à l'hôpital public. Cela fait 5 % de capacités en moins, alors que les besoins augmentent avec l'augmentation et le vieillissement de la population. C'est scandaleux.
L'étude relativise en montrant que, d'un autre côté, les « lits de jour » pour les patients en ambulatoire et l'hospitalisation à domicile, ont progressé. Mais ce n'est pas équivalent et ne représente au total que 5 300 lits.
Il faut surtout souligner que, pour les 1 356 établissements publics, il n'y a eu sur les cinq dernières années qu'un peu plus de mille lits de jour supplémentaires ouverts contre près de 3 000 pour les 999 cliniques privées lucratives... Autant dire que le « virage ambulatoire » organisé par les gouvernements successifs est avant tout un gros cadeau aux capitalistes de la santé !

Argenteuil, Philippe Doucet s’entretient avec Le Parisien-95, et réécrit l’histoire à sa convenance. Chronique des élections municipales de mars 2020 à Argenteuil (19)


Petite leçon académique ou comment le politicien réécrit l’histoire (1)


Nous pouvons dire que l’entretien que Philippe Doucet, ex-maire d'Argenteuil, ex-député du cru a accordé au Parisien-95, tel qu’il est rapporté dans l’édition de mardi du supplément départemental, est digne d’être reconnu comme une « étude de cas » pour tous ceux qui réfléchissent à ce que sont les politiciens sans vergogne de la bourgeoisie.

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/pour-philippe-doucet-argenteuil-c-est-une-drogue-15-10-2019-8173518.php

Selon la grande militante révolutionnaire Rosa Luxembourg assassinée en 1919 par les ancêtres politiques de ce que certains continuent à appeler la social-démocratie d’aujourd’hui, « seule la vérité est révolutionnaire ». Et nous pouvons ajouter que pour les révolutionnaires, cette vérité est une exigence dont nous avons explicité la nécessité ailleurs. En revanche, pour les politiciens de tous poils, le mensonge, les contre-vérités, les enrobages, et les demi-vérités sont à la base de leur fonctionnement et de leur carrière. Et cet entretien avec celui qui déclarait il y a peu que le passé ne l’intéressait pas, en est une « belle » démonstration. Philippe Doucet est un as en la matière.
Nous aborderons plusieurs sujets à propos de cet entretien, qui sont particulièrement révélateurs d’un petit monde que nous combattons car il est aux antipodes de ce qui est nécessaire au monde du travail. Aujourd’hui, pour commencer, nous aborderons ce que l'ancien maire évoque de ses défaites électorales de 2014 et de 2017. Demain, il sera question du projet Cap Héloïse et de la bluette qu’il nous raconte à son propos.
Concernant ses défaits de 2014 et 2017, Philippe Doucet déclare : « En Ile de France, on a été quatre députés PS au second tour des législatives. Quand on est lesté par François Hollande et Manuel Valls et qu’on fait 42% au deuxième tour, c’est qu’on a quand même une capacité de résistance au vent d’en face… »
« Quand on est lestés par… » ? Mais Philippe Doucet n’a-t-il pas mis tout son « poids » dans la balance pour défendre, expliquer, justifier la politique de Hollande et de Valls (il fut le porte-parole de ce dernier), en devenant un habitué de BFMTV et autres chaînes. Il n’en rata pas une, se faisant un défenseur de la loi El Khomry, du 49.3, de l’État d’urgence, et même du projet qui fut heureusement abandonné de « déchéance de la nationalité… ». Oui, monsieur Doucet, vous avez personnellement contribué à « lester » vos défaites successives. Dans toute l’affaire de la débâcle du PS, vous avez largement participé. Vous aimeriez l’oublier. Nous ne l’oublions pas, tout comme les travailleurs et habitants conscients.
Vous ajoutez : « Les municipales étaient un vote sanction contre François Hollande. » Certes, mais il le fut contre tous ceux qui le soutenaient, et vous-même en première ligne !
A ce sujet, j’espère que vos soutiens de 2014 ont bien lu vos paroles que nous citons ci-dessus, eux qui racontaient à qui voulaient les entendre, que le responsable de votre défaite était Lutte ouvrière qui n’avait pas appelé à vous soutenir ! Oui, 2014 fut largement un vote sanction de milliers d’électeurs d’Argenteuil contre Hollande. Certes ce fut le cas d’électeurs ayant voté Lutte ouvrière au premier tour, mais ce fut surtout le cas d’autres, bien plus nombreux qui n’avaient pas oublié la politique anti-ouvrière du personnage. Mais ce ne fut pas seulement un vote sanction contre lui, mais aussi contre vous-même, monsieur Doucet, vous qui aviez totalement soutenu sa politique depuis son élection. DM (A suivre)

jeudi 17 octobre 2019

General Electric : les valets à plat ventre devant les licencieurs


Petits marchandages entre gens de bonne compagnie

 


Mardi 15 octobre, le maire de Belfort avec les représentants des collectivités locales, a tenu une conférence de presse.
Ces politiciens proposent de racheter le site de General Electric à Belfort via la société d'économie mixte Tandem, qui gère le patrimoine du grand Belfort. Elles ont déjà transmis une offre au siège américain du groupe pour les 143.000 mètres carrés de bâtiments.
Cette proposition vise à baisser « les coûts de production du groupe », a déclaré le maire de Belfort, accréditant ainsi la fable de GE pour justifier les licenciements.
En contrepartie, les collectivités locales « demandent un maintien de 1.400 emplois dans les turbines gaz » ce qui veut dire l’acceptation d’environ 500 suppressions de postes.
"Notre but, ce n'est pas de faire un cadeau à General Electric " ose-t-il déclarer, tout en disant que « General Electric fera 750.000 euros d'économies liés à la taxe foncière », le tout bien sûr payé avec l’argent des contribuables.
Ces politiciens, petits ou grands peuvent se prosterner devant les dirigeants de grands groupes riches à milliards en leur accordant des centaines de milliers d'euros de cadeaux, ceux-ci leur montrent comment ils les considèrent : comme des valets serviteurs politiques de leurs intérêts.