samedi 5 octobre 2019

Irak : manifestations sanglantes contre la corruption et la misère


Et les va-t’en guerre prétendaient que leurs guerres allaient amener la démocratie et améliorer le sort de la population !


Manifestants à Bagdad

En Irak, ces derniers jours, plus de 30 manifestants ont été tués et des centaines d’autres ont été blessés par la police qui tire à balles réelles. Depuis plusieurs jours, des milliers de manifestants défilent dans les rues des grandes villes pour dénoncer la corruption généralisée des gouvernants, pour réclamer des emplois et des services publics dignes de ce nom, dans ce pays qui est l’un des principaux producteurs mondiaux de pétrole.
Depuis 1991, l’Irak a été totalement détruit par les différentes interventions occidentales, plongeant les classes populaires dans la misère. Les gouvernements occidentaux prétendaient que leurs guerres allaient amener la démocratie et améliorer le sort de la population. On voit le résultat !

Argenteuil – Cap Héloïse – appel à Opinionway la preuve d’un fiasco


La preuve d’un fiasco



C’est tout de même fort de café qu’un maire, membre d’une famille comme il tient régulièrement à le rappelé, présente à Argenteuil depuis une bonne quantité de siècles, élu depuis cinq ans et demi, maire d’Argenteuil pour un second mandat, ait besoin d’un sondage d’opinion pour connaître l’avis des habitants sur l’avenir de la salle des fêtes communale et des berges de la Seine à Argenteuil, alors que se lancer dans cette affaire, en mars 2016, avait tous les moyens pour la connaître.
         Comme si ce sondage, au-delà des questions biaisées dont nous avons donné un bel exemple hier pouvait donner en l’occurrence une image de ce que pense la population.
         Je croyais que ces sondeurs ne pouvaient joindre les administrés uniquement sur un numéro de téléphone fixe. Eh bien non, ils m’ont sondé sur mon portable. Enfin, ils m’ont sondé, c’est vite dit. « Vous habitez Argenteuil ? » « Of course ». « Vous êtes né en quelle année ? » « je ne peux rien cacher, je suis né en 1952 ». « Ah ! Désolé, vous ne pouvez répondre. On en a fini avec le quota 1950-1955 ». Ah vraiment, comme tout cela est fait à la hussarde. On a le « résultat » quand ? Dans quatre heures 12 minutes et 37 secondes ?
         Cela fait trois ans et demi que la municipalité a donc eu pour connaître l’avis des Argenteuillais. D’autres, le Comité Jean Vilar et nous-mêmes en particulier, avec bien moins de moyens, nous l’avons fait. Nous avons pu mesurer :
-le refus d’un projet calamiteux ;
-un attachement très fort à l’existence d’une salle des fêtes Jean Vilar propriété communale ;
-la nécessité de la rénover profondément ou de la reconstruire ;
-le refus d’une destruction supplémentaire et majeure de l’Île Héloïse, berge des Impressionnistes…
-la conscience sur cette affaire d’un mépris des édiles…
-la consternation d’envisager un tel projet en un tel lieu…

         Encore une fois, nette et sans bavure, cette opinion, nous avons pu la mesurer, avec nos seuls moyens, notre énergie, et notre énergie, sans faire appel à la voie d’un sondage, discutable et onéreux. DM

Et en plus, pourquoi en un tel endroit ?


Argenteuil – défense de la salle des fêtes communale Jean Vilar . Un tract de Lutte ouvrière-


LUTTE OUVRIERE

                                                                                        Argenteuil le 4.10.19.

Défense de Jean Vilar, sauvegarde de L’Ïle Héloïse

La municipalité à la manœuvre

Les opposants à son projet plus que jamais mobilisés

La question de l’avenir de la salle Jean Vilar et de l’île Héloïse connaît de nouvelles péripéties.
         La municipalité dit maintenir son projet. Le préfet du Val d’Oise, à peine installé dans le département, lui a fait, si l’on peut dire, un joli cadeau, en infirmant la conclusion, pourtant nette et sans bavure, du commissaire enquêteur sur la « question environnementale » du projet. Ce qui, tout compte fait, n’a pas forcément arrangé les affaires de la municipalité, car la proximité des prochaines élections municipales complique dangereusement pour elle la situation.
         En conséquence, elle a déclaré « surseoir à statuer » sur le projet et sur la délivrance d’un permis de construire, et s’adresser à la population… mais d’une façon bien particulière… qui lui garantisse un avis qui soit… le sien. Pour cela, elle a mis sur pied un sondage, organisé par un professionnel du secteur, et n’a pas attendu 48 heures à la suite du conseil municipal pour qu’il entre en action.
         Chacun sait que les sondages sont particulièrement sujets à caution. Ils le sont moins lorsqu’ils interviennent durant une campagne politique où les données et les acteurs sont au moins déjà complètement connus de ceux qui sont susceptibles d’être sondés. Ce n’est pas le cas pour le présent sondage.
         Par ailleurs, chacun sait également que le problème essentiel dans un sondage est celui de la formulation des questions.
         En l’occurrence dans le présent sondage lancé par Opinionway, nous ne prendrons qu'un seul exemple, celui qui est au cœur de cette affaire, la question de la salle des fêtes communale, le complexe Jean Vilar. 
Rappelons ce qui fondamentalement fait débat : Jean Vilar, rénovée ou pas, reconstruite ou pas, restera-t-elle une salle municipale, propriété collective des habitants, gérée à la seule discrétion de la municipalité, ou sera-t-elle remplacée par une salle privée, gérée selon les seuls choix de ses propriétaires ?
         Mais loin de là, voilà la question posée par les enquêteurs :

L’enquêteur : … Et selon vous, que serait-il préférable de faire : construire une nouvelle salle de spectacles avec une capacité d'accueil plus importante à la place de l’actuelle salle Jean Vilar ? Ou rénover la salle Jean Vilar même si la capacité d’accueil ne pourra pas être augmentée ?

         Oublié, disparu, l’aspect de la nature, publique ou privée de la salle, la question étant seulement limitée… à ses… dimensions, pour résumer : voulez-vous une salle plus grande ou pas ? Chacun peut imaginer la réponse.
         Voilà le bidonnage en cours. Que la municipalité continue sur cette voie, et proclame des résultats qui ne manqueront pas, de cette façon, de l’arranger.
         Quant à nous, et nous le pensons, quant à tous ceux qui combattent ce projet calamiteux, nous continuerons l’action.
         La municipalité aurait pu, pourrait organiser un referendum sur le sujet. Elle ne l’a pas fait.
         Dans tous les cas, nous sommes convaincus que les futures élections municipales en feront fonction.

Lisez le blog Lutte Ouvrière Argenteuil : « lo argenteuil »
Contact avec LO-Argenteuil :
MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64

                                                                                              Impr. Sp. LO le 4.10.19              

Vendanges à Argenteuil, une fête bien particulière, soignée pour les édiles et pour leurs proches. Des qualités à généraliser tout simplement…


Buvons, buvons à l’indépendance du monde…


De 10 heures à 18 heures, rue de Mainville

Nous sommes jaloux, il faut bien le dire. Deux fêtes de quartiers populaires annulées en quelques mois… mais pour la fête des Vendanges, quel déploiement de moyens. Comme nous aimerions que pour les initiatives véritablement culturelles de la Ville s’adressant à tous, il y ait les mêmes moyens d’information et de déplacement qui soient mobilisés. Cela dit, cette vigne de Mainville est excentrique dans le territoire et mérite les moyens idoines pour y parvenir. Mais pourquoi, ces derniers mis à disposition pour les initiatives qui plaisent particulièrement à la municipalité et à ses proches ne le seraient-ils pas pour d’autres d’intérêt équivalent voire supérieur.





         Ainsi, nous aimerions connaître le coût global de cette affaire. C’est la moindre des choses, c’est le résultat de nos impôts.
         Cela dit, que vive cette fête des vendanges, qui nous permettra de rencontrer de nombreux habitants et de discuter du cru 2019 mais aussi de la vie de la cité, du projet Cap Héloïse, …
         Et comme nous ne crachons pas sur le bon vin (que nous buvons raisonnablement), nous proposons à tous de chanter en cœur lors de cette fête des vendanges le dernier couplet et le refrain du « Chant des ouvriers » de Pierre Dupont (1846)

À chaque fois que par torrents
Notre sang coule sur ce monde,
C’est toujours pour quelques tyrans
Que cette rosée est féconde ;
Ménageons-le dorénavant,
L’amour est plus fort que la guerre ;
En attendant qu’un meilleur vent
Souffle du ciel ou de la terre,

Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire à la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
Buvons
À l’indépendance du monde !

vendredi 4 octobre 2019

Salaires : les charges sont pour les travailleurs


Salaires : les charges sont pour les travailleurs

02 Octobre 2019

Régulièrement, patrons petits et grands répètent la main sur le cœur que, s’ils n’étaient pas « écrasés par les charges sociales », ils embaucheraient des salariés.


Mais au niveau du smic les fameuses « charges », en fait les cotisations sociales, sont payées par les salariés, quasiment pas par les patrons.
Par exemple, le site Pôle emploi propose aux entrepreneurs qui souhaitent embaucher « l’estimation du coût d’un salarié », dans leur jargon. Au smic, le salaire brut du salarié est de 1 522 euros. Mais le total payé par l’entreprise est de 1 593 euros, soit 71 euros de cotisations patronales en tout et pour tout. Et encore, Pôle emploi propose « d’alléger ce coût par de multiples aides et mesures à l’embauche ».
En revanche, sur les 1 522 euros, le travailleur, lui, ne touche que 1 183 net avant impôt. Il verse donc 339 euros de cotisations, près de cinq fois plus que son patron !
C’est pourtant son travail et celui des autres producteurs qui créent toute la richesse, de quoi financer non seulement les salaires et cotisations sociales mais, par-dessus le marché, tous les revenus de la classe capitaliste.

                                                                       C.B. (Lutte ouvrière n°2670)

Éducation, le suicide d’une directrice, révélatrice de la situation désastreuse de l’Éducation nationale dans le pays. Une correspondance parue dans notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


École Méhul – Pantin : suicide de la directrice

02 Octobre 2019

Lundi 23 septembre, Christine Renon, la directrice de la maternelle Méhul à Pantin s’est suicidée dans son école. Elle a envoyé des lettres à ses collègues de la ville, où elle dénonce l’Éducation nationale, pour que toutes et tous connaissent les vraies raisons de son épuisement et de son geste.



L’Éducation nationale ajoute sans cesse de nouvelles charges de travail, en particulier de la paperasse inutile. Elle fait appel à un nombre croissant d’enseignants précaires et sans formation, que l’équipe enseignante et les directeurs doivent épauler en plus de leur travail, car l’Éducation nationale refuse d’embaucher le personnel nécessaire.
Jeudi 26 septembre, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant l’école Méhul, parents, enseignants, personnel de la ville et habitants de Pantin... Plusieurs interventions ont souligné l’engagement et le dévouement de la directrice, très appréciée. Mais ce qui dominait, au-delà de la tristesse, était la colère face à une situation qui se dégrade, au manque de moyens et de personnels et contre ceux qui ne veulent pas faire de vagues.
Il faudrait des secrétaires, des bibliothécaires, des personnes pour s’occuper de la salle informatique, d’assistants en langue, mais il n’y en a pas. Il n’y a pas assez d’auxiliaires de vie scolaire pour s’occuper des enfants handicapés, d’enseignants du Rased, le réseau d’aide pour les enfants en difficulté, et le passage des psychologues est bien trop rare.
La directrice a aussi dénoncé la municipalité de Pantin qui a aggravé la situation, en maintenant des rythmes scolaires à quatre jours et demi, tout en refusant avec mépris d’entendre les enseignants expliquer la fatigue de tous, en l’absence de pause le mercredi. Le maintien de ces rythmes a entraîné le départ de nombreux enseignants et animateurs, jusqu’à la moitié de l’équipe et parfois plus, ce qui a contribué à désorganiser plus encore le fonctionnement des écoles de la ville et à alourdir la charge de travail de ceux qui restent. C’est pourquoi la municipalité, présente au rassemblement, a été huée. Quant au ministre Blanquer, qui avait vanté début septembre une « rentrée réussie », il est passé en coup de vent à l’école mais en est reparti avant le début du rassemblement. Prudence !
Une journée de grève et des rassemblements sont prévus jeudi 3 octobre. À Pantin, treize écoles de la ville seront fermées et il y en aura également dans d’autres villes du département, car ce que la directrice a dénoncé du fonctionnement de l’école touche beaucoup d’autres personnes, qui le vivent et le ressentent de la même façon.
L’interdiction faite aux enseignants par l’administration de diffuser la lettre de la directrice donne envie de renforcer la protestation. D’ailleurs, dès lundi 30, en réponse au ministre, des enseignants ont refusé de faire la minute de silence pour Chirac.

                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2670)

Écologie, Bolloré, multinationales, pas de sanctuaires arborés pour les prédateurs


Le système capitaliste détruit les hommes et la nature



Des paysans cambodgiens ont attaqué en justice le groupe Bolloré et quelques-uns d’entre eux sont venus à Nanterre pour témoigner.
Ces paysans appartiennent au peuple Bunong, qui vit de cueillette dans la forêt et d’une agriculture itinérante. Or, depuis la fin des années 2000, la forêt est accaparée par des sociétés multinationales, dont le groupe français Bolloré, qui plantent des hévéas pour récolter du caoutchouc. Ces grandes entreprises profitent du fait que les Bunongs n’ont aucun titre de propriété pour les spolier.
Ce sont ces multinationales qu’il faudrait exproprier pour que l’écologie devienne réalité.

Argenteuil, Cap Héloïse, un sondage bien orienté... au point que l'on se demande pourquoi faire des frais !


Contre le bidonnage, défense d’une salle des fête propriété communale

 
Simple : vous préférez une salle municipale ou une salle privée ?

Voilà le genre de question posée par les sondeurs du sondage de G. Mothron, à propos de la salle Jean Vilar :
"Enquêteur : ...Et selon vous, que serait-il préférable de faire : construire une nouvelle salle de spectacles avec une capacité d'accueil plus importante à la place de l’actuelle salle Jean Vilar ? Ou rénover la salle Jean Vilar même si la capacité d’accueil ne pourra pas être augmentée ?"...
         Une question qui occulte complètement le problème en le remplaçant par une alternative du genre « Préférez-vous un repas gastronomique ou un déjeuner au self de l’entreprise ? ».
Cette question essentielle de l’enquête oublie seulement le problème central, celui de la nature des salles en question : l'une privée totalement aux mains du propriétaire, l'autre publique, salle des fêtes communale, propriété communale dont l’utilisation est à la discrétion de la municipalité !
         Un tel procédé indique que nous avons affaire à un sondage totalement biaisé. DM