jeudi 12 septembre 2019

Argenteuil : Avenir de L’Île Héloïse et avis préfectoral : il y a toujours de quoi tempêter


Est-il même venu voir sur place constater de quoi il s’agissait ?

 
A la Réunion ou déjà dans le Val d'Oise, ras la casquette !

Il suffit de regarder sur Wikipédia pour connaître l’itinéraire du préfet installé depuis juin dans le Val d’Oise, de son nom, Amaury de Saint-Quentin. Les habitants du département doivent s’intéresser au représentant direct du gouvernement qui, seulement un mois et demi après son installation, n’a vu aucun problème au projet P. Doucet-G. Mothron dénommé « Cap Héloïse ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/Amaury_de_Saint-Quentin
   

Par ailleurs, nous avons retrouvé une référence à ce monsieur dans un article de nos camarades de l’île de La Réunion

Île de La Réunion : tempête Fakir, il y a de quoi tempêter !

Deux morts, de nombreuses cultures dévastées, des maisons inondées voire en partie détruites, des kilomètres de routes et chemins endommagés, des centaines de foyers privés d’eau et des milliers d’électricité. C’est le bilan du passage de Fakir sur l’île le 24 avril. Les services de Météo-France et le préfet ont qualifié ce phénomène « d’inattendu », « d’exceptionnel », par sa formation tardive et sa vitesse. La dépression a surpris tout le monde.

Ce qui n’est pas surprenant en revanche, c’est l’attitude du préfet qui n’a pas cru nécessaire de déclencher les phases d’alerte (pré-alerte, orange et rouge) pour prévenir et protéger la population. Pas surprenant car monsieur Amaury de Saint-Quentin avait agi de même lors des cyclones Berguitta en janvier et Dumazilé en mars, en refusant de décréter l’alerte rouge qui interdit toute activité économique et toute circulation, sous prétexte que les conditions pour le faire n’étaient pas réunies.

Le représentant de l’État a pris la décision de faire fermer les écoles et s’est contenté de conseiller aux habitants, notamment ceux du nord et de l’est, « d’éviter de se déplacer » en déclarant qu’il « n’est pas adapté d’interdire » et qu’il « faut que les concitoyens se responsabilisent » tout en reconnaissant que « rouler sous les fortes pluies est très dangereux » ! Pas tant que ça visiblement ! Car en n’ayant pas voulu arrêter la sacro-sainte activité économique, le préfet a exposé la population au danger sur les routes, en particulier les travailleurs qui se sont rendus sur leur lieu de travail.

Pour le préfet, la vie et la santé des travailleurs passent après les profits des patrons !

                               Lutte ouvrière La Réunion (2 mai 2018)

Argenteuil, Île Héloïse, salle des fête Jean Vilar, un bon article de La Gazette, hebdomadaire du Val d’Oise, de cette semaine


Pour nous, plus que jamais, le combat continue




mercredi 11 septembre 2019

Uber, Deliverro,… modernité de la… surexploitation


L’ubérisation contre les travailleurs



Un livreur de Deliveroo qui avait fait grève contre la baisse des rémunérations en août a été radié par la plateforme. Voilà ce que les patrons qui misent sur l'ubérisation attendent des travailleurs qu'ils exploitent : travaille à pas cher et tais-toi !
Un projet de loi qui fait la navette entre assemblée nationale et sénat prévoit qu'en échange d'un vague engagement de bonne conduite, les plateformes comme Deliveroo seront protégées des poursuites devant les Prudhommes. Les députés qui défendent cette loi appellent cela la modernité et les travailleurs qui défendent leurs droits l'appellent, à juste titre, un retour à l'esclavage.

Pesticides : les serviteurs des entreprises de l’agroalimentaire sont là… pour les servir


Les vrais ravageurs, ce sont eux



Le gouvernement vient d'autoriser l'utilisation de pesticides dans l'agriculture à une distance de cinq à dix mètres des habitations. C'est évidemment scandaleux. Macron accepterait-il d'avoir des pesticides dans les jardins de l'Élysée ou à cette distance de sa villa du Touquet ?
Ce mépris pour les populations, de la part d'un gouvernement qui se dit préoccupé d'écologie, montre qu'il obéit d'abord aux grandes entreprises de l'agroalimentaire et de la chimie.

Marchands d’armes, marchands de mort


Mains rouges et marges qui s’envolent

Macron et le Pdg de Dassault au salon du Bourget en 2017

Selon le quotidien Le Monde, « une nouvelle frappe saoudienne aurait fait plus de 100 morts au Yémen » et plusieurs dizaines de milliers de morts surtout civils depuis 2014.
Pour le journal Les Echos, le secteur industriel de la Défense, les Thalès et autres Dassault ont vu « leurs marges s'envoler ».
Enfin, un rapport de l'ONU a établi une longue liste de crimes de guerre et pointe les responsabilités : « Personne n'a les mains propres » : la France, les États-Unis et le Royaume-Uni sont accusés de préférer vendre des armes plutôt que d'imposer un règlement négocié.
Le capitalisme reste égal à lui-même. Il porte toujours en lui « la guerre comme la nuée porte l'orage », disait il y a plus d'un siècle Jean Jaurès.

Argenteuil La Poste Argenteuil : la catastrophe


Entre Argenteuil et Neuilly, il y a la Seine en commun, mais c’est tout


La situation des services postaux à Argenteuil connaît depuis des mois une nouvelle dégradation majeure.
         Les deux anciens bureaux du centre-ville ont été fermés et remplacés par un bureau au 1er étage du centre commercial Côté Seine qui présente de nombreux défauts (en particulier les queues d’attente s’entremêlent ou font obstacle les unes aux autres), et qui est dans tous les cas totalement sous-dimensionné.
         Le sondage paru dans le parisien-95 de ce lundi est également très révélateur de la situation désastreuse de La Poste à Argenteuil.


LCL comme les autres banques, c’est pour les actionnaires, pas pour le populaire


Le gang des Lyonnais

 
Noir dans les quartiers populaires

L’agence LCL (Le « Crédit lyonnais » de naguère) du centre commercial de la cité Joliot-Curie a partagé l’histoire de ce quartier depuis toujours. Depuis l’origine de la cité sortie de terre à la fin des années 1950, de nombreux habitants y ont ouvert traditionnellement leur modeste compte en banque.
         Pourtant cette agence a été fermée pratiquement tout l’été, et aujourd’hui, sa fermeture est déjà prolongée jusqu’au 15 septembre. Et il paraît que les habitants y ayant leur compte vont recevoir prochainement une lettre sur le sujet…
         Chacun craint la fermeture complète de l’agence… dans le cadre de l’installation de celle du centre-ville avenue Gabriel Péri…
         Si cela se confirmait, ce serait un nouveau mauvais coup pour ce quartier excentrique d’Argenteuil, déjà totalement défavorisé sur le plan d’un certain nombre de services publiques utiles à la population.

mardi 10 septembre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise du lundi 9 septembre 2019


Non à la démolition des retraites !

 

Le gouvernement a décidé de faire traîner en longueur la réforme des retraites. Après 18 mois de « concertations » et une dernière séance de discussions avec les syndicats, il lancera cette semaine un pseudo-débat de plusieurs mois. C’est une façon comme une autre de noyer le poisson et d’endormir les travailleurs.
Cette réforme est une nouvelle attaque, et de taille ! Que l’on parle d’âge pivot à 64 ans, comme l’a préconisé Delevoye, ou que l’on préfère, comme Macron, allonger la durée de cotisation, tous les futurs retraités seront perdants. Ils perdront d’autant plus que le mode de calcul de cette retraite par points fera dépendre la pension des salaires touchés tout au long de la carrière, et non plus des meilleures années. Quant à la valeur du point, le gouvernement se réserve le droit de la modifier !
De réforme en réforme, c’est toujours la même folie. Pour toucher une retraite complète, il faudrait rester au travail après 62 ans alors que la moitié des plus de 55 ans sont licenciés, mis au chômage ou en invalidité. Il faudrait avoir cotisé 43 ans alors que la précarité et les périodes de chômage sont devenues le lot commun. Le gouvernement parle d’égalité ? Mais ce sera l’égalité dans les sacrifices et dans les retraites de misère !
La prudence du gouvernement montre qu’il redoute les réactions populaires et ne veut prendre aucun risque avant les municipales. Il sait que le mécontentement exprimé dans le mouvement des gilets jaunes couve toujours et il craint une nouvelle explosion de colère. C’est la preuve que nous ne nous ferons respecter qu’en nous mobilisant.
Si Macron a trouvé urgent d’attendre, les travailleurs, eux, n’ont aucune raison de rester les bras croisés. Nous pouvons stopper ses attaques, à condition de nous rassembler et d’exprimer notre colère collectivement. À condition de nous faire craindre et nous pouvons le faire, avec nos armes de travailleurs, la grève et les manifestations.
Les salariés de la RATP seront les premiers à dire leur opposition à cette réforme le 13 septembre. Ils ont calculé qu’elle leur fera perdre, en moyenne, 500 € mensuels sur leur retraite et ils ne s’y résignent pas. Ils ont mille fois raison. Si leur grève est une réussite, ce sera un encouragement pour les travailleurs de tous les autres secteurs à faire de même et à répondre le plus nombreux possible à l’appel de la CGT le 24 septembre.
Les travailleurs n’ont aucune raison d’accepter de se faire voler une partie de leur pension. Chaque euro pris au monde du travail ne sert qu’à arroser les actionnaires et à grossir les fortunes délirantes d’une minorité. Et plus grave encore pour l’avenir de la société, tous ces sacrifices ne servent au bout du compte qu’à alimenter un système financier hors de tout contrôle.
À chacune de leurs attaques, grand patronat et gouvernement expliquent la bouche en cœur qu’il s’agit de préserver l’avenir. À les en croire, ils suppriment des lits dans les hôpitaux pour sauver le système de santé. Ils réduisent les droits des chômeurs pour pérenniser le système d’allocations chômage. Ils s’acharnent contre les retraités pour garantir l’avenir du système… Mais ils ne savent même pas si dans un mois, dans six mois ou dans un an, leur économie sera encore sur pied !
Pas une semaine ne passe sans que les économistes bourgeois annoncent l’imminence d’un nouveau krach. Bulles boursières, bulle sur l’or, bulle immobilière… la spéculation fait rage parce que, dans ce capitalisme pourrissant, la finance rapporte plus et bien plus vite que tout investissement dans la production. La spéculation a accumulé une telle quantité de matière explosive que le moindre choc, la moindre incertitude ou de mauvaises prévisions peuvent agir comme un détonateur sur un baril de poudre.
Une nouvelle preuve de la dinguerie du système a été donnée jeudi dernier lorsque l’État français a emprunté en une seule journée 10 milliards dont plus d’un milliard à des taux négatifs. Autrement dit, les prêteurs de capitaux perdront de l’argent.
Oui, les capitalistes se ruent sur les dettes des États, qu’ils pensent être des valeurs sûres, quitte à perdre des millions, parce qu’ils se préparent au pire, c’est-à-dire à un nouveau krach. Un krach qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour toute l’économie.
Et c’est pour cette économie de casino que les travailleurs devraient se saigner ?
Seul le monde du travail est en mesure de mettre fin à ce système économique absurde. En se battant pour ses intérêts, en se battant justement pour que les richesses produites par les travailleurs servent aux salaires, aux emplois, aux retraites et à toute la société au travers des services publics.