mardi 7 mai 2019

France Télécom Orange : des dirigeants du CAC 40 en procès


Un pouvoir exorbitant pour pourrir la vie des salariés

 


Lundi 6 mai a débuté le procès des dirigeants de France-Telecom-Orange qui n'avaient reculé devant rien pour faire disparaître 22 000 emplois. « Par la fenêtre ou par la porte », avait dit le PDG Didier Lombard, aujourd'hui dans le box des accusés.
Afin d'assurer les dividendes des actionnaires, tout était bon : harceler, placardiser, humilier les salariés afin d'obtenir leur démission, au point qu'ils ont été une soixantaine à se donner la mort.
L'actuel PDG d'Orange jure que tout ça est bien fini. Mais les suicidés ne ressusciteront pas. Et ces méthodes de harcèlement continuent dans les entreprises dès qu'il s'agit de pousser des salariés vers la porte.
Pour que ça cesse, un procès ne suffit pas. Il faut mettre fin à ce système fondé sur le profit et qui donne à des patrons un pouvoir exorbitant pour pourrir la vie des salariés.

Arrêts maladie : des médecins et des patients qui ne se laissent pas impressionnés


Une politique de la CPAM

Un exemple parmi d’autres, mais si révélateur

 

Et le serment d'hypocrite ?

À Kermaria-Sulard, petite commune de 1000 habitants des Côtes d’Armor, la seule médecin du bourg n’accepte pas d’être rappelée à l’ordre par la CPAM qui lui reproche de prescrire trop d’arrêts maladie.

La sachant menacée de sanction, 200 habitants ont immédiatement pris le mors aux dents : rassemblement, pétition… pour soutenir leur médecin qui n’accepte pas « de se taire » et qui préfère protéger ses patients plutôt que de subir sans broncher la politique des quotas.

Une attitude qui devrait devenir contagieuse !

Argenteuil : lycée Julie-Victoire Daubié : des coupes sombres à l’image de ce qui se passe partout


Double peine ! La seule voie, l’action !

 


La situation prévue pour la rentrée prochaine pour le lycée Daubié du Val-Nord à Argenteuil est à l’image de ce qui se passe partout dans les lycées, en tout cas dans le Val d’Oise. Au vu des moyens en heures d’enseignement allouées, les effectifs par classe vont connaître une nouvelle hausse, et les heures d’enseignement en demi-groupe supprimés. Double peine !
         Personnels de l’Éducation, élèves, parents sont en colère. Et il y a de quoi. C’est une régression majeure inacceptable.
         Blanquer pour l’instant maintient son cap de réduction massive des moyens. Seule une réaction profonde de tous peut le faire reculer.
         Cette réaction commence bien évidemment au niveau de chaque établissement. Mais il faut qu’elle s’étende, et que la conscience de cette nécessité-là s’installe.
         Jeudi 9 mai marque une étape de la réaction des personnels de la fonction publique, dont celui des gros bataillons de l’Éducation nationale, face à une attaque majeure.
         A J.V. Daubié comme partout, elle doit être très suivie. Un préalable pour ce qui doit suivre : l’action résolue de tous pour faire reculer Macron et Blanquer.

lundi 6 mai 2019

9 mai : travailleurs de la fonction publique, en grève, en manifestation. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Travailleurs de la fonction publique : en grève le 9 mai !

Les neuf centrales syndicales de la fonction publique (d’État, territoriale et hospitalière) appellent les salariés à la grève le jeudi 9 mai.

 


Comme l’ensemble des travailleurs, ceux de l’État ont vu leur pouvoir d’achat lourdement amputé par le blocage des salaires. En l’occurrence, le point d’indice, qui sert de base à leur rémunération, est bloqué depuis 2010, à l’exception de deux maigres hausses de 0,6 % chacune, en juillet 2016 et février 2017, sans rapport avec la hausse réelle des prix. En dix ans, ce sont des centaines d’euros qui manquent dans le porte-monnaie. Même la rustine qu’a annoncée Macron en décembre, avec la prime défiscalisée versée au volontariat par certains patrons, leur a été refusée. Seuls les policiers ont été récompensés par l’annonce d’une augmentation de 120 euros mensuelle.
Comme l’ensemble des travailleurs, les travailleurs de l’État subissent aussi la précarisation : 18 % d’entre eux ne sont pas embauchés sous le statut de fonctionnaire et sont contractuels, bien souvent soumis à la férule d’un directeur de service ou d’établissement lui-même incité à réaliser de plus en plus d’économies.
Le projet de loi de réforme de la fonction publique doit être discuté à l’Assemblée nationale à partir du 13 mai. La précarisation des salariés y figure en bonne place, notamment avec l’introduction de contrats de mission allant de quelques semaines à six ans. Les salaires sont dans le collimateur, une composante dite « au mérite » permettant de les bloquer, si ce n’est pire. La mobilité forcée serait introduite, liée à l’externalisation de certaines missions cédées au privé. Comme dans le privé, la réforme rendrait possibles les ruptures dites conventionnelles, des licenciements à peine déguisés. Enfin, quoi qu’en dise Macron, les réductions d’effectifs menacent les services publics nécessaires à la population, que ce soit dans l’éducation, en particulier l’enseignement secondaire, les transports, les administrations et nombre d’établissements publics. Les intérêts de la grande majorité de la population sont sacrifiés pour financer les cadeaux au grand patronat et aux classes les plus riches.
Cette politique de l’État s’inscrit dans une offensive générale contre l’ensemble des travailleurs. Face à elle, il est indispensble de défendre la perspective d’un combat réunissant tous ensemble les travailleurs du public et du privé.

                                                       Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2648)

Une « heure d’information syndicale » est prévue mardi 7 à l’initiative de la CGT des territoriaux d’Argenteuil
 
Des assemblées générales sont aussi prévues chez les enseignants

1er mai : conférence de presse du collectif des mis en garde à vue pour avoir tenté de se protéger dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière


La vérité contre la manipulation gouvernementale

Une photo des journalistes présents
 


 Un article "correct" du journal Le Parisien d’hier

 


 

1er mai : quand des manifestants pris dans un goulot d’étranglement se sont mis à penser à Charonne


Témoignage d’un proche du 95

 


« Nous sommes arrivés pour la manifestation du 1er mai 2019 par le métro ligne 4, descente à St Placide car les stations suivantes étaient fermées (annonce dans le métro). Nous étions 4 : ma compagne, ma fille de 23 ans, une amie, et moi. Arrivés pile à 14h30 à Montparnasse, nous avons cherché le point fixe de LO mais ne l’avons pas vu. Nous étions surpris de voir que la manifestation avait déjà démarré. Alors nous avons commencé à descendre le boulevard de Montparnasse, par le côté gauche du trottoir. Au niveau de La Rotonde, cela bloquait, les CRS empêchaient les manifestants de passer devant en bloquant toute la moitié gauche du Boulevard. Il fallait donc se déplacer au milieu du boulevard, mais il y avait tellement de monde que l’on piétinait. Sur la moitié droite du Boulevard, il y avait des camions de la CGT, qui avançaient très doucement précisément à cause du monde. Et donc, au compte-goutte, les manifestants passaient ce goulot d’étranglement.
Au-delà de la Rotonde, cela marchait d’un bon pas. Nous ne marchions pas trop vite, ne voulant pas être « en tête » de la manifestation (peur des éventuels Black Block). Au fil du parcours, nous avons remarqué que les flics bloquaient toutes les rues perpendiculaires aux boulevards (de Montparnasse puis de Port Royal), et que certains étaient aussi en « protection » d’autres boutiques comme la Closerie des Lilas. Réflexion de certains manifestants : « ils protègent les lieux fréquentés par les bourgeois ! » ou bien « eh bien, on est ‘content’ de voir à quoi servent nos impôts ». Arrivés aux Gobelins, le parcours n’allait pas directement place d’Italie mais prenait le boulevard St Marcel.
En descendant ce boulevard, on remarquait que les rues sur la droite n’étaient pas bloquées et on voyait des manifestants marcher tranquillement rue des Wallons : c’est pourtant la rue qui mène à la préfecture de police ! Arrivés au bout du boulevard St Marcel, il fallait prendre en épingle à cheveu sur la droite pour remonter le boulevard de l’Hôpital.
Il était un peu plus de 16h. Là, on a commencé à entendre des explosions, et de la fumée. Je me suis mis au milieu du début du boulevard, à peu près au niveau de la caisse d’épargne, et je voyais les grenades lacrymogènes envoyées en hauteur, avec détonations, à peu près au niveau du métro St Marcel (donc au niveau où le boulevard est le plus élevé). Plein de manifestants commençaient à faire demi-tour. La fumée se dissipait, et j’ai vu un fort jet d’eau lancé de haut en bas, depuis le milieu de la voie vers le coté de la voie. Ma compagne voulait partir, mais je voulais comprendre. J’ai alors vu le « camion » avec ses tourelles « canons à eau » avancer. J’ai observé 2 minutes, puis je me suis demandé par où partir. Je regardais vers la rue des Wallons, mais des personnes derrière moi m’ont dit « surtout pas par-là, c’est le commissariat, vous allez être coincés ». Alors on a fait demi-tour, pour reprendre le boulevard St Marcel. Mais évidemment, d’autres manifestants continuaient d’arriver, de descendre le boulevard St Marcel, et donc la confusion a grandi. Et la police a commencé à avancer, en disant par haut-parleur qu’il fallait repartir. Donc il y avait des gens qui arrivaient et ne comprenaient pas ce qui se passait, d’autres (dont nous) qui essayaient de partir, ça piétinait. Ça piétinait de plus en plus, on n’arrivait pas à repartir, c’était de plus en plus serré, et on voulait évacuer au plus vite mais les policiers bloquaient toujours les rues perpendiculaires au Bd St Marcel. Ça commençait à paniquer pour certains (dont ma compagne et ma fille), pour d’autres c’était la colère qui s’exprimait contre les flics qui nous prenaient dans une nasse. « Charonne », voilà à quoi plusieurs (dont moi) ont pensé, et certains l’ont crié aux flics. Les manifestants étaient écœurés, certains ont été à deux doigts de tenter de forcer le passage. Certains disaient tout haut « c’est dégueulasse, là on a été pris par surprise, mais la prochaine fois… ». C’était vraiment de la haine contre les flics. Pour d’autres c’était de la panique, même moi j’ai commencé à prendre peur. A un moment on était remonté au niveau où étaient bloquées les camionnettes de la CGT, je suis allé voir les camarades de la CGT 95 pour leur dire ce qu’il se passait. J’ai même dit à un gars d’Argenteuil que je connais de vue « l’avantage avec votre camionnette, c’est que les flics n’iront pas plus loin, en quelque sorte vous nous protégez d’eux ». Mais je restais inquiet. Pour prendre l’exemple de ceux qui se sont réfugiés à la Pitié, n’importe qui d’autre se trouvant devant cette issue l’aurait empruntée pour se mettre à l’abri. »

Mai 2019 : notre agenda militant


Le 9 mai

Les travailleurs de la fonction publique en grève

 
 

Le 10 mai

Avec Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER
 

 

Le 16 mai, à Argenteuil

Une belle réunion à venir

 

Le 26 mai

Contre le grand capital, faire entendre le camp des travailleurs

 


Argenteuil : renouvellement du conseil des sages et autres, quand la démocratie locale se réduit à pas grand-chose


Cela existe… surtout sur le papier

 


Ce ne sont pas les organismes de « démocratie » dite « participative » qui manquent sur Argenteuil. Du conseil des enfants au conseil des sages, il n’y en a pas moins de 7, et pour tous les âges.
         Il serait intéressant de connaître le bilan de ces différents organismes, en particulier des comités de quartier, et celui des anciens, pardon des « sages », qui ont sans doute l’activité la plus réelle.
         Ce dernier est en cours de renouvellement. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 15 mai prochain. Apparemment, cela ne se bouscule pas au portillon.
         Des habitants qui sont prêts à passer du temps pour suivre les affaires municipales, il y en a de tous âges. Mais encore faut-il qu’ils aient l’impression, à défaut même de tenir compte de leur avis, qu’on le leur demande, et non pas sur des sujets totalement annexes, mais sur des questions de fond concernant l’avenir de la Ville.
         Des sujets comme la question des implantations commerciales, celle des limites d’une urbanisation à tout crin, celle des services publics utiles non seulement aux anciens mais à tous, l’avenir de l’île Héloïse, celui de la salle Jean Vilar…
         Quand on a l’impression de se réunir pour des questions totalement annexes, alors que les vrais sujets sont discutés ailleurs et jamais en amont, on se réunit, puis on se réunit de moins en moins, et ces organismes finissent par n’« exister » plus alors que sur le papier.
           A ce moment-là, il reste à prendre la parole directement, individuellement bien sûr, mais surtout collectivement.