samedi 6 avril 2019

Macron : Ubu président !


Et avec la couronne, ça donnerait quoi ?



Des militants écologistes sont poursuivis pour des actions de « décrochage » du portrait présidentiel de Macron en mairies, actions  pour dénoncer le « vide de la politique climatique » de Macron.
Ces dangereux « terroristes » sont poursuivis pour ce geste de lèse-présidence pour  « atteinte à la sécurité de l’État ». Rien moins ! Et en Sarthe des journalistes ont même été convoqués par la gendarmerie pour avoir couvert médiatiquement une telle action.
Heureusement pour Macron que le ridicule en politique ne tue pas…

Amiante : un scandale général auquel les collectivités locales n’échappent pas


Ville et Métropole de Tours, la vérité seulement grâce à l’action militante


Conférence de presse de la CGT, de l'ADEVA et de leur avocat

Suite à une démarche de la CGT et de l’association de défense des victimes de l’amiante (ADEVA) au tribunal administratif, un expert avait été nommé pour enquêter sur la présence d’amiante sur des îles où se trouvent des puits de captage d’eau potable, et sur la responsabilité de la ville dans cette affaire. L’expert vient de rendre son rapport. Il est accablant.
Non seulement des travaux ont été faits de 2000 à 2012 sur ces puits en fibrociment amiantés, sans aucune information ni protections pour les salariés de la ville et des entreprises sous-traitantes, mais les déchets amiantés, au lieu d’être évacués et traités en respect de la législation, ont été enterrés sur place en grande quantité, à proximité des puits.
En 2012, un salarié est tombé gravement malade. La municipalité PS de l’époque a traîné des pieds, refusant même au début de communiquer les Diagnostics Techniques Amiante au syndicat CGT qui les lui demandait. En 2016, la nouvelle municipalité a envoyé une équipe sur place et constaté l’ampleur du problème. En 2017, la Métropole, désormais en charge du service des eaux a enfin accepté de délivrer aux agents du service des attestations d’exposition à l’amiante. Toutes ces années, aucun de ces responsables locaux n’a jugé le problème suffisamment grave pour prendre le problème à bras-le-corps.
Le rapport de l’expert, et surtout la plainte déposée contre X pour mise en danger d’autrui, semblent avoir réveillé tout ce beau monde. Depuis une semaine, ils s’étalent dans la presse locale. Certains vont sans doute devoir rendre des comptes, et c’est la moindre des choses !

Agenda militant


Samedi 6 avril

Défense de l’hôpital de Beaumont-sur-Oise,
Manifestation
Départ
Chambly, place du Gl de Gaulle





Les représentants de la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs » dans les médias






Aujourd’hui samedi 6 avril à 12 heures
Passage dans les médias
CNews : Débat avec Jean-Pierre Mercier
Dimanche 7 avril
A 21 heures
LCI : Interview de Nathalie Arthaud
Lundi 8 avril
BFMTV : Interview de Nathalie Arthaud
À 11h00
Cnews :
À 21h10
Débat avec Nathalie Arthaud
Mercredi 10 avril
A 12 heures 50
LCI : Interview de Nathalie Arthaud


Réunion des enseignants mobilisés du bassin d’Argenteuil-Bezons

Lundi 8 avril
A 17 heures
Espace Nelson Mandela

Fête de Lutte ouvrière 2019 : les 8.9 et 10 juin prochains !



La fête se déroule dans un grand parc boisé de plusieurs hectares, à Presles, petite ville du Val-d’Oise, à 30 km au nord de Paris, entre L’Isle-Adam et Beaumont.

En 2019, la fête ouvrira ses portes le samedi 8 juin de 11h à 23h, puis sans interruption du dimanche 9 juin à 9h au lundi 10 juin à 20h.

La carte d'entrée est valable pendant les trois jours d'ouverture de la fête. Vous pouvez vous procurer vos entrées pour la Fête auprès des militants. A Argenteuil : Dominique, 0699499864 et MDommarie@aol.com

La carte d'entrée ne vous coûtera que 12€ si vous l'achetez avant le 28 avril. Elle coûtera 15€ du 29 avril au 7 juin. Ensuite il faudra se procurer la carte d'entrée directement à la fête au prix de 20 €. L'entrée est gratuite pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés.

À l'intérieur de la fête, tous les spectacles, cinémas, débats, « services », sont gratuits pour tous. Ne sont payants que la nourriture, les objets artisanaux, les livres, les disques, et certaines attractions particulières comme le « parcours dans les arbres ».

Vous pouvez aussi acheter dès maintenant des bons que vous paierez 4 euros alors qu’ils vaudront 5 euros de pouvoir d'achat à la fête. Ces bons représentent donc une réduction de 20 % sur tous vos achats à l’intérieur de la fête.

Nous faisons cette remise pour remercier ceux qui nous aident à préparer la Fête en nous donnant les moyens de faire les avances, ou de verser des arrhes aux fournisseurs ou aux artistes.

vendredi 5 avril 2019

Bouteflika ou pas, la mobilisation continue contre le "système". Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine daté de mercredi


Le 29 mars : “Gaïd Salah dégage !”

Mardi soir 2 avril, Abdelaziz Bouteflika a finalement remis sa démission. La présidence de la République étant désormais vacante, c’est le président de la Chambre haute algérienne, Abdelkader Ben Salah, qui assurera l’intérim. C’est le résultat de l’énorme pression qu’exerce le peuple algérien depuis plus d’un mois, et aussi des pressions de l’armée ou en tout cas de son chef d’état-major Gaïd Salah qui depuis plusieurs jours demandait que Bouteflika laisse la place.



Il en faudra certainement plus pour que le régime réussisse à se sortir de la profonde crise politique qui secoue l’Algérie. La manœuvre du chef de l’armée est apparue aux yeux du peuple algérien comme une énième tentative de sauver le système. Invoquer l’article 102 de la Constitution pour empêcher Bouteflika d’exercer ses fonctions six ans après son AVC, c’est vraiment se moquer du monde. Très en colère et conscients que leur nombre serait décisif, c’est par millions que vendredi 29 mars les Algériens sont descendus dans la rue pour crier : « Gaïd Salah, toi aussi dégage ! », « L’Algérie n’est pas une caserne ! », « L’Algérie n’est pas l’Égypte, pas d’al Sissi ! » En même temps, des slogans appelant à la fraternisation avec l’armée étaient scandés : « Armée et peuple ! Frères ! Frères ! »
Des manifestations ont eu lieu dans toutes les villes du pays, même des petites localités, réunissant toutes les générations, des travailleurs, des femmes en nombre, des familles et de nombreux enfants, fiers et heureux d’être aussi nombreux. Les pancartes arboraient des slogans ironiques : « 102, on demande l’application de l’article Sans Eux ! », « le numéro 102 est hors service ! », ou « C’est notre pays, c’est à nous de décider », « Partez tous ! », « Dégagez veut dire dégagez ! ». De nombreuses pancartes exigeaient l’application de l’article 7, qui stipule que le peuple est la source de tout pouvoir : « 102 + 7 = sang neuf ». Sidi Saïd, le chef de l’UGTA, le FLN, le RND, les opposants qui ont participé au pouvoir, étaient aussi la cible des manifestants : « Ce n’est pas aux corrompus d’organiser les élections. » Ali Haddad, ex-président de l’organisation patronale FCE, les frères Kouninef, patrons enrichis par leurs liens avec le clan Bouteflika, en ont eu aussi pour leur grade : « Vous avez dévoré le pays, oh voleurs ! »
La population reste à juste titre très méfiante à l’égard des manœuvres du pouvoir. Dans les jours qui ont suivi, elle a montré qu’elle restait vigilante et prompte à réagir.
Samedi 30 mars, différents collectifs protestaient contre le système, devant la place de la Grande-Poste transformée en forum. Le soir même, lorsque la chaîne privée Echourouk TV, pro-Gaïd Salah, a annoncé que les forces de gendarmerie étaient déployées dans tout Alger, un millier de jeunes sont descendus dans la rue pour vérifier l’information et la démentir sur les réseaux sociaux. Une manifestation nocturne s’est improvisée de la grande poste à la place Audin, au cri de « Armée, peuple, frère ! Frère ! » Le lendemain, dimanche soir, à l’annonce de la formation du nouveau gouvernement, une autre manifestation nocturne s’est déroulée au cri de « Dégagez ! » « On vous demande de partir, pas de faire un nouveau gouvernement ! » Ces slogans étaient repris par les étudiants, les retraités qui se sont retrouvés devant la grande poste lundi et mardi 2 avril, en attendant le vendredi 5 avril, acte VII de la contestation.

Les travailleurs dans la mobilisation

La presse algérienne rend très peu compte des mobilisations qui concernent les travailleurs, bien qu’en semaine ils soient un certain nombre à répondre aux appels lancés sur les réseaux sociaux. Dès jeudi 28 mars, les travailleurs de la SNVI (la Société nationale des véhicules industriels, située à Rouiba, près d’Alger) étaient en grève. Leur assemblée, qui a réuni plusieurs centaines de travailleurs, a été pour eux l’occasion de dire ce qu’ils avaient sur le cœur contre le système et le syndicat UGTA qui les a trahis. Filmée et postée sur Facebook, l’intervention d’un travailleur a marqué les esprits : « Octobre 88, c’est nous qui l’avons démarré et, à l’époque, c’était pour 100 dinars. Mais aujourd’hui c’est pour le pays, c’est pour l’Algérie ! On a fait cinq jours de grève, personne n’a parlé de nous, c’est une honte ! Lorsque la SNVI tousse, c’est tout le pays qui a la grippe ! Ils nous occultent car ils ont peur de nous ! » Dimanche 31 mars, ils étaient de nouveau en grève et encore plus nombreux en assemblée générale pour demander des comptes aux dirigeants de l’UGTA.
Dans le secteur privé où la précarité est la règle, les pressions patronales sont plus fortes. Malgré tout, mardi 2 avril, c’était au tour des travailleurs de LU de la zone de Rouiba de se mettre en grève, en dépit des menaces du patron français de licencier les meneurs.
Dans la région de Bejaia, lundi 1er avril, les ouvrières des entreprises publiques du textile étaient de nouveau en grève, ainsi que les travailleurs de Naftal, filiale de la Sonatrach. Dans la zone industrielle d’Akbou, les travailleurs de la laiterie Soummam, de l’huilerie Ouzellaguen, de Général Emballage se sont mis en grève aussi pour le paiement des jours de grève et ils ont obtenu gain de cause.
Sur les réseaux sociaux, un nouvel appel à la grève générale a été lancé pour les 6, 7 et 8 avril. Après les vacances scolaires, le 10 avril, les syndicats de l’enseignement appellent eux aussi à une journée de grève générale.
                       Leïla Wahda, le 3 avril 2019 (Lutte ouvrière n°2644)

SNCF, drame de Brétigny-sur-Orge, une confirmation supplémentaire de ce que l’on savait déjà


Économies assassines



Un document interne révélé par la presse montre la responsabilité totale de la SNCF dans le déraillement d’un train à Brétigny-sur-Orge qui, en juillet 2013, avait tué sept personnes et fait une trentaine de blessés.
Un déficit de plus de 200 agents, un manque patent d’agents d’entretien dans cette zone, des alertes de la direction générale francilienne de l’entreprise exhortant la direction de la SNCF à « passer en mode gestion de crise », autant de signaux qui mettent en cause la politique d’économies faites sur le personnel d’entretien.
Les voyageurs doivent supporter chaque jour les retards, les trains bondés, et autres problèmes liés à ces économies. Des économies qui, parfois, tuent.

Une nouvelle panne, électrique nous a-t-on dit, a largement perturbé la ligne J hier matin. Ce n’est ni la première… ni la dernière, tant que la SNCF ne prendra pas à bras le corps le problème, en embauchant la totalité des cheminots nécessaires.

Macron, le débat, les maires, mais « entre soi », visite en pays breton


Une ville en état de siège !

 
Et puis, qu'est-ce ces manants bretons qui veulent manifester ?

La visite de Macron à Saint-Brieuc n’est pas passée inaperçue. D’abord, un tiers des maires invités ne se sont pas rendus à la grand-messe, mais il y en a quand même eu 600, toutes tendances confondues, qui se sont précipités pour répondre à son invitation.
Le dispositif policier déployé était impressionnant. Tout le secteur était bouclé, parkings et rues interdites ainsi que les manifestations en tous genres y compris sportives ! Apparemment prendre en otage ainsi la population ne gêne pas certains élus qui sont pourtant les premiers à hurler à l’atteinte aux libertés quand des salariés manifestent contre la politique du gouvernement.
Que ne ferait-on pas pour obéir à son maître !

Région Ile de France, Valérie Pécresse, le livre certes, mais pas trop


Le numérique certes, mais la défense du Livre ?

 
Certes le numérique, mais le Livre !

Avec la mise en place des nouveaux programmes de lycée, la région Ile de France se dirige vers la mise en place du tout numérique pour les « manuel » des lycéens, dont un des aspects annexe est l’octroi d’un ordinateur ou d’une tablette pour chacun de ces derniers. Ce n’est pas encore une obligation totale pour tous les lycées, mais cela en prend la voie.
         Ce sont les producteurs d’ordinateurs et de tablettes qui se frottent les mains. Quant aux « éditeurs » de manuels numériques, ils garderont leurs profits grâce aux droits induits par chacun des manuels. Numériques.
         Quant aux élèves, on peut considérer qu’ils n’y gagneront guère. Certes, moins de poids dans le sac-à-dos, mais encore moins d’apprentissage du livre, et toujours plus d’écran !
         Quant aux libraires, dont ces commandes représentaient un élément essentiel de leur survie, on espère que la présidente de la Région Ile de France leur a prévu une compensation !

Argenteuil Jean Vilar / Héloïse, une information du Comité Jean Vilar (sur Facebook)





Une information du Comité jean Vilar dont je suis un des membres fondateurs, information rédigée par Frédéric Lefebvre-Naré, qui complète largement ce que nous avons dit hier sur le sujet. DM

« Merci aux plus de 220 contributrices et contributeurs à l’enquête publique !

Merci aux plus de 220 contributrices et contributeurs à l’enquête publique environnementale sur le projet « Cap Héloïse » de la municipalité d’Argenteuil et du promoteur Fiminco.
C’est une participation remarquable, et même exceptionnelle pour un projet ponctuel ; c’est plus du double de la participation à l’enquête de 2017 sur la modification spéciale du PLU pour permettre ce même projet.
Pourtant, grâce à la grande discrétion de la municipalité sur ce projet au point le plus fréquenté de notre ville, une grande partie sinon la majorité des Argenteuillais en ignorent encore l’existence. Et parmi ceux qui ont entendu parler du projet, beaucoup le croyaient abandonné, et beaucoup le croyaient acquis et irréversible.
Et pourtant, c’était précisément le moment de donner son avis aux autorités, avant qu’elles délivrent les autorisations qui conditionnent ce projet !
Pour une personne qui en était informée et qui souhaitait donner son avis, participer à l’enquête publique restait un parcours du combattant :
— la première et seule permanence des commissaires-enquêteurs accessible aux actifs (tenue en-dehors des heures de travail habituelles) était… le 30 mars, tout dernier jour d’enquête.
— les documents de l’enquête parallèle sur la vente du terrain (« déclassement du parking ») ont été mis en ligne… l’avant-dernier jour.
— pour donner son avis, aucun questionnaire en ligne, aucune page sur les réseaux sociaux, aucune forme de bulletin de vote… rien de ce qui est habituel aujourd’hui dans d’autres contextes. Pour participer, il faut prendre sa plume et rédiger, ce qui entérine une grande inégalité entre citoyens, selon leur niveau d’études, leur activité professionnelle, leur aisance avec la langue française.
Le nombre et la diversité des participations touchent d’autant plus. Nous faisons confiance aux commissaires-enquêteurs pour en témoigner dans leurs conclusions.

Les 7 contributions favorables au projet indiquaient malheureusement peu de raisons de lui attribuer le « développement » ou la « dynamique » que ces contributeurs espèrent, comme nous l’espérons.
Les plus de 200 contributions opposées au projet évoquent une soixantaine de sujets différents. Les plus cités ont été l’inutilité d’un centre commercial similaire à Côté Seine à 400 mètres de celui-ci ; l’accès aux berges de Seine ; l’absurdité de construire en zone inondable, notamment des logements, alors que 97% d’Argenteuil n’est pas inondable ; la préférence pour les espaces verts et l’ensemble arboré remarquable constitué par les plantations sur l’île ; l’argent des contribuables investi dans le Figuier Blanc, à valoriser en priorité.
220 personnes et associations différentes se sont exprimées dans l'enquête publique environnementale ! Bien !
(Je compte pour 1 une contribution cosignée par plusieurs personnes ; je ne compte pas les contributions mal classées ou hors sujet déjà raturées par le commissaire enquêteur) ;
7 en faveur du projet ;
7 avis partagés ;
206 en défaveur du projet.
(Même proportion que dans l'enquête publique sur le PLU, 91 contributions dont, de mémoire, 3 pour le projet et 2 neutres). »