vendredi 21 décembre 2018

Réforme du bac-Blanquer et options-fantômes


Élèves et profs dénoncent la réforme du lycée.



Environ 350 enseignants et élèves du lycée Aragon, à Héricourt, dans l’Est, ont organisé en début de semaine un rassemblement dans la cour de leur établissement.
      Ils ont appris que deux spécialités, « Histoire géographie et sciences politiques » et « Lettres, humanités et philosophie » étaient supprimées à Héricourt. Un sondage réalisé au sein du lycée a montré que sur 175 élèves, 36 élèves choisiraient de quitter l’établissement pour continuer leurs études ailleurs, et que 40 se résoudraient à opter pour une spécialité par défaut.
            La réforme du bac à la mode Blanquer est dans la continuité de celle de ses prédécesseurs, avec 2 950 suppressions de postes d’enseignants pour 40 000 élèves supplémentaires annoncés, des classes de plus en plus surchargées, et avec cette nouveauté en plus que tous les lycées ne prépareront pas le même bac en fonction des spécialités qu’ils proposeront.
             La mobilisation des profs qui verront leurs conditions d’enseignement se dégrader toujours plus et celle des élèves qui seront les victimes de ces inégalités doit continuer à monter en puissance.

Auschwitz-Birkenau : Eva Tichauer, la disparition d’une des dernières survivantes de l’horreur du XXème siècle. Une pensée pour elle


Un article du quotidien Le Parisien-95 de mercredi 19 décembre 2018. 







Otis : début de la fin de la présence de l’ascensoriste à Argenteuil


Circulez, il n’y a rien à voir ? Pas pour les travailleurs concernés !

 
Il y a quelques années...

C’est le genre d’information sur laquelle le Conseil Economique d’Argenteuil fait le plus grand silence. De la même façon qu’il n’a jamais eu le moindre intérêt pour la liquidation de l’usine Semperit d’Argenteuil et surtout pour le licenciement de sa centaine de travailleurs (qui vont se retrouver chômeurs dans quelques jours, le 1er janvier prochain), il demeure tout autant silencieux sur la liquidation du site historique d’Otis de la zone industrielle de la gare. Après le départ de nouveaux travailleurs il y a une dizaine de jours, il n’y a plus aujourd’hui qu’une centaine de travailleurs, dont 80 dans le service d’Otis Line en charge de la réception des appels en cas de panne d’ascenseur. Mais en 2019, ce service est destiné lui aussi à quitter Argenteuil, et c’en sera fini de la présence d’Otis sur la Ville.
         Quand le dépôt Yoplait a fermé au Val-Notre-Dame, le silence était de rigueur. Même chose donc pour Semperit. Et idem pour Otis. Sans parler de la Sagem.
         Certes, la responsabilité de tous ces mouvements relève des trusts concernés. Mais que la municipalité demeure modeste sur son pouvoir en matière économique. Quant à l’empathie avec les travailleurs dont on bouleverse de cette façon la vie, ce n’est pas une découverte que cela n’a jamais été un sentiment immédiat de la part de la municipalité actuelle.

Argenteuil – salle des fêtes Jean Vilar à rénover de toute urgence


Et en priorité les toilettes considérées comme indignes par les convives des banquets des anciens



Hier, nous avons participé en tant que retraité au banquet des anciens à la salle Jean Vilar.
         Ce n’est pas du repas qui était bon dont nous allons parler, mais de l’intervention du maire d’Argenteuil servi en guise d’apéritif (il y en a tout de même eu un vrai ensuite…).
         Tout d’abord s’adressant à un public composé de nombre de petits propriétaires modestes de la commune, il a repris son erreur mathématique manifeste sur la baisse de l’impôt foncier sur les propriétés bâties, qui a été votée lors du conseil municipal de lundi dernier. Son taux passe de 23,29% à 21, 84%, soit une réduction de 1,45%, baisse présentée une nouvelle fois par Georges Mothron comme une baisse de 6,6%, mettant en avant le pourcentage de 1,45% par rapport à 23,29 % !
         Autre point « intéressant » de son discours, il a évoqué une de ces « rumeurs » dont Argenteuil serait coutumière, qui voudrait qu’il n’y ait pas de banquet des anciens l’an prochain.
         Raisonnons.
         1.La salle Jean Vilar devait être fermée l’été dernier, « remplacée » par la tente « Atrium » installée à grands frais au Val-Nord. Mais celle-ci est totalement inadéquate pour des banquets importants-type banquets des anciens qui rassemble au moins 600 convives par séance, à comparer avec les 250 places à table vraiment maxi à l’Atrium. Ces banquets ont donc été maintenus à Jean Vilar.
         2.Ils seront donc maintenus en 2019 comme chacun l’espère. Nulle autre salle n’apparaissant à l’horizon à cette date, ce qui est vrai en 2018 devrait l’être en 2019. Non ?
         3.Ils ne peuvent donc avoir lieu qu’à Jean Vilar en 2019 ! DM

jeudi 20 décembre 2018

Salaires, impôts… : faire payer les capitalistes ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2629 à paraître


Salaires, impôts… : faire payer les capitalistes !

Le mouvement des gilets jaunes a mis sur la table le problème du pouvoir d’achat et du niveau de vie des couches populaires.

 


Macron et son gouvernement ont tenté de stopper la contestation en annulant l’augmentation de la taxe sur les carburants qui a constitué l’élément déclencheur et en annonçant des mesures comme l’augmentation de la prime à l’emploi, la défiscalisation des heures supplémentaires et de la prime que les capitalistes pourraient accorder selon leur bon désir en fin d’année. Mais si le recul du gouvernement est évident, il est tout aussi évident qu’il ne fera rien payer au grand patronat. Et ce qu’il donne d’une main, il espère bien le reprendre de l’autre.

En réalité, le sort des travailleurs et des couches populaires ne peut s’améliorer que si la classe capitaliste paye. Il faut la faire payer pour créer des emplois et augmenter les salaires. Et il faut la faire payer pour financer l’intégralité du budget de l’État, car ce n’est pas aux travailleurs, ni aux autres couches populaires de payer des impôts pour un État qui n’est pas à leur service mais à celui des capitalistes.

C’est cela qu’ont dénoncé, en fait, les gilets jaunes qui affirment avec raison payer des impôts sans en voir jamais la contrepartie en terme de service public. La population paye bien des impôts, et particulièrement des impôts indirects. Mais les retombées de l’impôt se voient mieux, et de plus en plus, dans les coffres-forts des capitalistes que dans les écoles de campagnes et les maternités de petites villes.

Les capitalistes tirent leur richesse de l’exploitation de la classe ouvrière et du parasitisme financier qu’ils imposent à toute la société avec l’aide de l’État. C’est à ce parasitisme là qu’il faut s’attaquer. Que tout le monde ait un travail et un salaire qui permette de vivre correctement n’est pas demander la lune. Que l’éducation, la santé, les transports soient accessibles à tous et dignes d’un pays développé du 21e siècle n’a rien d’excessif. Alors il faut l’imposer en prenant l’argent là où il est.

Les politiciens qui composent les gouvernements qui se succèdent ne sont que de passage. Ils ne font que servir les intérêts capitalistes. La classe capitaliste, avec son capital, décide de tout. C’est elle qui a le pouvoir. Si elle n’est pas capable d’assurer le minimum nécessaire à tous aujourd’hui, cela prouve que c’est sa domination qui étouffe la société, et que l’immense majorité de la population a intérêt à s’en débarrasser. Et les travailleurs seront ceux qui mèneront ce combat jusqu’au bout parce qu’ils n’ont rien à perdre et sont les ennemis directs des capitalistes.

                                 Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2629)

La Réunion : l’abolition de l’esclavage, un résultat de la mobilisation révolutionnaire des opprimés


Abolition de l’esclavage :
Souvenons-nous des « géants de 1848 »

 

Il y a 170 ans la révolution ouvrière de février 1848 instaurait la 2ème République en jetant à bas la monarchie de Louis-Philippe, dernier « roi des Français » qui, au service de la bourgeoisie, avait plongé les classes populaires dans la pauvreté.

C’est au décours de ce profond bouleversement politique que les aspirations anti-esclavagistes finirent par déboucher avec le décret du 27 avril 1848, qui ne prit effet à La Réunion qu’après la fin de la coupe, en décembre.

Auparavant, pendant plus de deux siècles, les esclaves ont servi de main-d'œuvre bon marché à quelques gros propriétaires de l'île. Ils leur ont permis, à eux mais aussi aux marchands d'esclaves et aux bourgeois de France, d'accumuler d'énormes fortunes. De nombreuses villes françaises doivent leur développement et leur prestige à la traite des esclaves.

Plus généralement, c'est le système capitaliste lui-même qui s'est développé grâce aux richesses accumulées avec la sueur et le sang de générations d'esclaves. À La Réunion, bon nombre de capitalistes d'aujourd'hui sont les héritiers d'ancêtres esclavagistes.

En 1848, les abolitionnistes ont pu s’appuyer sur l’énergie de la révolution ouvrière pour éradiquer, et cependant pas partout, l’odieuse situation des esclaves considérés comme des biens meubles. Ce fut un considérable pas vers l’émancipation et en même temps, la généralisation du salariat, forme moderne de l’exploitation capitaliste.

En 2018, la classe ouvrière reste la classe sociale qui peut abolir les privilèges de notre époque si elle utilise son arme de classe : la grève et son organisation dans les lieux où se produisent toutes les richesses de la société.

Lutte de classe, numéro de décembre, lisez la revue de Lutte ouvrière


Lutte de Classe n°196 de décembre 2018 éditée par Lutte ouvrière



Au sommaire

-Les révolutionnaires et le mouvement des gilets jaunes

-Le 48e congrès de Lutte ouvrière

-Les relations internationales

-La situation intérieure

-Motion : Notre participation aux élections européennes

-Discussion sur les textes d’orientation (extraits)

-Interventions des groupes invités (extraits)

-Conclusions

-Elections européennes – Correspondance entre Lutte ouvrière et le NPA

Notre revue est vendue dans la vente militante mais également à Argenteuil à la librairie du Presse-papier, 28 avenue Gabriel Péri

Argenteuil, salle des fêtes, les propriétaies privés feront ce qu'ils voudront


Ils nous préparent un avenir obscur…



Les conseillers d’opposition Marie-José Cayzac et Frédéric Lefebvre-Naré, au nom du Comité Jean Vilar ont engagés des recours juridiques auprès du tribunal administratif dans l’affaire « Cap Héloïse ». Au cœur du différend juridique, la nature de l’opération effectuée entre la municipalité d’Argenteuil et le promoteur Fiminco.
         Pour la municipalité, il ne s’agit dans cette opération que d’une simple vente de terrain, mais elle n’a eu de cesse de mettre en avant l’intérêt de ce projet pour le territoire, et les pressions qu’elle aurait effectuées auprès dudit promoteur pour qu’il modifie son projet.
         Voilà ce qu’écrit Frédéric LN sur son site « Engagés pour Argenteuil » en s’adressant à la municipalité : « Votre avocat, et celui du promoteur Fiminco, nous expliquent à longueur de pages que ce n’est pas votre projet, que ce n’est pas non plus celui de votre prédécesseur, mais un projet purement privé, qui n’a aucune dimension de service au public, et que la location de la salle à la Municipalité qui elle-même la mettrait à disposition des associations, ne constitue qu’une pure hypothèse, rien de ce type n’ayant été conclu, contrairement à ce que M. Savry déclarait en réunion publique. Alors c'est logique, puisque c’est purement privé et que vous ne vous en mêlez pas, que vous n’ayez pas répondu, depuis 6 mois, à la demande de rendez-vous du comité Jean Vilar ou à la proposition de l’association ARBRES… »
(Passage en italiques effectué par nos soins)

         « La location de la salle à la Municipalité qui elle-même la mettrait à disposition des associations, ne constitue qu’une pure hypothèse, rien de ce type n’ayant été conclu ». Ce n’est pas éloquent cela ?
         Qu’en pensent les associations ? Qu’en pense la population d’Argenteuil ?