lundi 29 octobre 2018

Banques fraude fiscale, trois mots pour les même maux

Et d'autres...



Banques et fraude fiscale : un casse permanent

Le journal Le Monde associé à d’autres journaux européens, a rendu publique une immense fraude fiscale qui a coûté 55 milliards d’euros aux États européens. Ce « casse fiscal du siècle », selon le titre du Monde, est surtout révélateur de la servitude permanente des États vis-à-vis des banquiers.
Entre 2005 et 2014, des grandes banques comme la BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole, œuvrant pour de gros actionnaires et des traders, conseillés par un avocat fiscaliste ayant pignon sur rue, Hanno Berger, ont escroqué le fisc dans plusieurs pays européens, et surtout en Allemagne. Ces délinquants en costume trois pièces ont utilisé les failles de dispositifs légaux afin de ne pas payer de taxes sur les dividendes qu’ils perçoivent. Pour cela, il suffit d’organiser la vente fictive de ses actions à un intermédiaire étranger juste avant le versement des dividendes, et de les racheter peu de temps après. Ce tour de passe-passe, tout à fait légal, appelé « CumCum » a coûté 46 milliards aux États européens entre 2001 et 2007.
Mais Hanno Berger et ses clients ont fait mieux. Dans beaucoup de pays, les actionnaires étrangers d’une société se font rembourser les impôts prélevés à la source lors du versement des dividendes. Ainsi, sous prétexte qu’il va payer des impôts sur le revenu en France, un actionnaire français de la société allemande Bayer peut se faire rembourser l’impôt prélevé par l’État allemand. En organisant des ventes multiples sur un temps très court, à l’image des joueurs de bonneteau qui manipulent des gobelets ou des cartes à toute vitesse, ils ont trompé le fisc pour se faire rembourser des impôts qu’ils n’ont jamais payés. Cette optimisation-là, dite « CumEx », est illégale. Elle a coûté entre 7 et 12 milliards au fisc allemand avant que celui-ci ne découvre la fraude.
Cette fraude géante se déroulait au moment même où les États versaient des centaines de milliards d’euros aux banques pour éviter leur faillite en pleine crise financière, imposant des sacrifices aux classes populaires dans toute l’Europe. Qu’importe pour les banquiers ! Comme l’exprimait crûment Hanno Berger à ses nouvelles recrues : « Ceux qui seraient tentés de penser qu’il y aura moins de crèches ou d’écoles maternelles construites en Allemagne à cause de notre business n’ont rien à faire ici ! » Si le cynisme des banquiers est sans limite, c’est qu’ils savent d’expérience qu’ils peuvent compter sur la complaisance, sinon sur la complicité active, de tous les États, pour leur permettre de prélever la part du lion des richesses créées par les travailleurs.
Contre un tel parasitisme, qui pèse sur toute la société, l’expropriation des banques est la seule solution.

                                                Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2621)

Armement : des chars à l'assaut des profits


Pot belge pour les marchands de chars



Le gouvernement belge fait son marché pour renouveler l'armement de son armée. Dans un premier temps, il avait acheté des avions de chasse américains, au grand dam de Dassault et de son Rafale. Macron avait vertement tancé ces Belges qui ne jouaient pas le jeu en Europe… en commandant français. Pour se racheter, les Belges ont commandé 442 véhicules blindés à la France.
Après avoir pleurniché un peu, les marchands de canons français empocheront donc finalement 1,5 milliard d'euros.
Le marché de la mort est toujours bien vivant.

Députée d’Argenteuil-Bezons : « la politique autrement »… pour le grand patronat


Quelques nouvelles de « la politique autrement » (!)

 
qui marchent... pour la classe dominante !

"Aujourd'hui les textes arrivent trop tard et trop bouclés à un moment où l'avis des députés, même s'ils se manifestent de manière constructive, est vite accueilli comme dissonant ou comme un empêcheur de tourner en rond" indique le nouveau chef des députés LREM. Bonjour l’ambiance. Cela dit, le monsieur conteste totalement le terme de « godillots » pour qualifier ses troupes. Il préfèrerait quoi : « savates » ? « Tongs » ?

La messe est dite : ils n’aiment pas les vieux

Dans le projet de budget 2019, il est prévu qu’un certain nombre de retraités supplémentaires soient exonérés dorénavant de l’augmentation de la CSG qu’ils ont subie au 1er janvier dernier. En revanche, le souhait d’un certain nombre de députés LREM de moduler cette CSG en fonction des revenus n’a pas été retenu. C’est vrai gagner 2000 euros de retraite ou 10 000, ça doit être pour la majorité d’entre eux la même chose ! Ce n’est pas parce que l’on est député que l’on est capable de s’y retrouver dans les chiffres…


Combien de litres d’essence utilisés ?

Ces dernières semaines, trois ministres sont venus faire un petit tour à Argenteuil. Celui de l’Action et des comptes publiques, celui de l’Intérieur, et celle du Travail.
         Croyez-vous que cela sera bon pour les services publics utiles à la population ? Pour les effectifs des sapeurs-pompiers ou du centre des finances publiques d’Argenteuil, et pour la réduction du nombre de chômeurs sur la Ville ? Certes non, mais si cela leur permet de prendre l’air loin de l’atmosphère étouffante de leurs beaux quartiers parisiens, il n’y a vraiment rien à y redire. Et à Argenteuil, en convoi officiel, cela ne demande pas plus de 20 minutes, alors pourquoi s’en priver !
         Et puis, si cela permet à la députée d’Argenteuil-Bezons de faire parler un peu d’elle…

Conseil Economique d’Argenteuil : les habitants sans nouvelle


Un conseil de plus pour la frime

 
De l'allure... comme le vent

S’il y en a un dont on n’entend vraiment plus parler, c’est bien de monsieur le président du Conseil Economique d’Argenteuil. C’est vrai, c’est surtout de ce dernier dont on n’entend plus parler.
         Ces gens-là n’ont plus rien à nous dire ?
         Rien à nous dire sur ce qui se passe chez Camaïeu, New Look, ou chez Casino, des enseignes bien présentes dans le centre commercial Côté Seine dont la presse économique a parlé ces dernières semaines ?
         Rien à nous dire sur le devenir de la zone industrielle de la gare d’Argenteuil ?
         Pas de petit secret à dévoiler aux Argenteuillais sur les intentions du PDG de chez Dassault ?
         Rien à nous dire…
         Il doit vraiment s’ennuyer ferme dans son bureau de l’hôtel de ville le président.
         Et pendant ce temps, les actionnaires de toutes les entreprises citées mènent leurs petites affaires dans le plus grand secret.

dimanche 28 octobre 2018

Chômage en augmentation générale


Il faut interdire les licenciements !

 


Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (chômeurs sans aucune heure de travail et employables immédiatement) a augmenté au troisième trimestre de 0,5 %, soit 16 300 chômeurs de plus.
Macron a beau dire qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du travail, la réalité est bien là : les patrons continuent à licencier, à fermer les sites, et à précariser les emplois, comme nous ne cessons d’en donner des exemples sur notre blog. Pendant ce temps-là, la classe capitaliste n’en finit pas d’engranger des profits et le chômage augmente…

Handicap et métro parisien : une mission impossible


Toujours aussi peu accessible

 
                                                                    Photo L'Express

Des associations de personnes à mobilité réduite ont manifesté pour dénoncer le manque d’accessibilité du métro. Le chiffre est accablant : 3 % des stations sont accessibles en fauteuil roulant.
Lorsque les responsables parlent de 38 % d’accessibilité des transports parisiens, ils incluent les bus et tramways car le réseau de surface est en principe plus accessible. En réalité, entre les rampes des bus qui ne fonctionnent pas, les travaux sur les trottoirs, les bus bondés ou les bouchons, les personnes à mobilité réduite sont les laissées-pour-compte des transports parisiens.
Théoriquement, les 300 stations de métro devraient garantir l’accessibilité pour 2024 et les Jeux olympiques. Dans les faits, il s’agirait d’installer des ascenseurs… sans garantie sur leur entretien. Or, il arrive que des personnes en fauteuil ayant réussi à prendre une rame doivent appeler les pompiers pour les sortir d’un quai équipé d’un ascenseur… en panne. Avec la politique d’économies sur les services publics, cela ne risque pas de s’améliorer.
Les personnes en fauteuil roulant, mais aussi les parents avec des poussettes, les personnes âgées qui ont du mal à se déplacer et bien d’autres n’ont pas fini de rencontrer des obstacles. Au 21e siècle, dans un pays aussi riche que la France, ce retard est de moins en moins admissible.

Budget, champagne et autres, des niches bien gardées


Travailleurs saisonniers, exploitation toute l'année

 


Dans le cadre de la prétendue chasse aux niches fiscales, le gouvernement a annoncé vouloir supprimer les subventions dont bénéficiaient les entreprises agricoles employant des travailleurs saisonniers. Les bénéficiaires ont commencé à pleurnicher car, avec la fin de ce dispositif, il leur faudrait payer l’intégralité du salaire de leurs ouvriers agricoles.
Qu'à cela ne tienne, toujours aussi sensible aux désirs des exploitants, le gouvernement a aussitôt reculé et promis la reconduction des aides pour le secteur. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, qui vient tout juste d’être nommé est dans la ligne de ses prédécesseurs… et de son gouvernement.

OTAN : Etats-Unis et leurs alliés en démonstration de force vis-à-vis de la Russie


« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » (Jaurès)

 


En Norvège, les plus grandes manœuvres militaires organisées par l’Otan depuis la fin de la guerre froide ont débuté : plus de 50 000 soldats, 10 000 véhicules, 250 aéronefs venant de 31 pays. Il s’agit pour les États-Unis et leurs alliés de faire une démonstration de forces, en particulier vis-à-vis de la Russie.
Ces bruits de bottes rajoutent encore de la tension dans les relations internationales en ces temps de crise et de concurrences aggravées entre les grandes puissances.
Ils rappellent en tout cas jusqu’où peut mener le capitalisme qui a déjà plongé le monde dans deux guerres mondiales, sans compter les guerres locales qui se sont poursuivies sans discontinuer. Ces manœuvres n‘ont rien de rassurant.