mercredi 3 octobre 2018

Education : enseignement professionnel, le gouvernement en marche pour baisser le niveau de culture de la jeunesse ouvrière


Lycée professionnel : une réforme inacceptable 

Jeudi 27 septembre, les enseignants et employés des lycées professionnels étaient appelés à faire grève et à manifester. Ils refusent une réforme qui réduit l’enseignement délivré aux lycéens, permettant au gouvernement de supprimer à terme 3 500 postes.
L’objectif est de développer l’apprentissage patronal au détriment de la formation professionnelle en établissement scolaire.
En 2008 déjà, la précédente réforme avait privé les élèves de lycée professionnel d’une année de scolarité, sous prétexte qu’ils pouvaient préparer le baccalauréat en trois ans au lieu de quatre. Avec la réforme programmée pour septembre 2019, la baisse des heures continue. Une dizaine de semaines de cours sera supprimée sur les trois années du bac professionnel. D’ores et déjà le nombre de places ouvertes pour le concours d’enseignant est en nette diminution.
Certaines filières sont particulièrement visées comme la filière gestion administration (GA) menacée de disparition. Les professeurs des spécialités concernées sont incités à se reconvertir en changeant de discipline, ce qui n’est pas toujours possible, ou en quittant l’enseignement.
Cette réforme permet aussi de remplacer de plus en plus l’école par l’apprentissage, non seulement dans les centres de formation d’apprentis gérés par les chambres patronales, mais dans les établissements scolaires eux-mêmes. Le ministre veut de l’apprentissage dans tous les lycées professionnels, ce qui signifie bien souvent un apprentissage de l’exploitation.
Enfin, et c’est bien à l’image du mépris de classe de ce gouvernement, comme de ses prédécesseurs, les enseignements généraux vont fortement diminuer et ne seront envisagés, de manière étroite, qu’en lien avec la vie professionnelle. Il n’est plus guère de mode de faire du français, de la littérature ou de l’histoire-géographie dans un but d’ouverture culturelle, mais bien dans un but strictement utilitaire… pour les futurs employeurs, s’ils existent.

                                          Christian CHAVAUX (Lutte ouvrière n°2617)




Argenteuil – « privatisation » de crèches municipales. « Quand on veut noyer son chien… »





Quand on veut justifier l’impossible…

 
Babilou, Argenteuil, 22 mai 2018

Lors du dernier conseil municipal, dans la discussion au sujet de la « cession » de deux crèches en « délégation de service public », la question de l’absentéisme figurait en bonne place. A ce sujet, il a été évoqué que le prestataire susceptible de récupérer les deux structures cédées sera, lui, en mesure, ayant une surface importante sur le département, d’envoyer en cas d’absences, les remplaçants nécessaires.
         On peut imaginer que le privé Babilou implanté largement sur le département et à Argenteuil est un des candidats potentiels.
         Sur le Val d’Oise, il a en tout et pour tout, un volant de remplaçants qui se monte à… deux personnes.
         Mais quand on veut noyer son chien… on se met à diffuser des mirages.

Stationnement à Argenteuil : même eux ont bien du mal à s’exprimer et à s’expliquer


Station : « Charabia »

Ces anciens qui fréquentent le complexe Jean Vilar n’y comprennent rien à cette annonce concernant l’instauration du stationnement payant sur le parking du même nom à partir de ce vendredi 5 octobre. Tout cela imprimé sur une feuille, certes plus grande qu’un ticket de métro, mais à peine. Que chacun juge du charabia utilisé totalement incompréhensible : 



Une chose est sûre, c’est que lorsque la municipalité nous dit : « Adoptez de nouveaux comportements », c’est qu’il s’agit de nous faire payer toujours plus, cochons de payants !

Autolib’, Bolloré et Argenteuil : triple peine


Ils souriaient, nous payons

 
Sur l'air "Les copains d'abord"

Bolloré réclame 235 millions d’euros au Syndicat Autolib' Vélib' Métropole (SAVM) pour avoir rompu le contrat et arrêter Autolib’.
         Combien cela fera-t-il au final pour la Ville d’Argenteuil qui avait rejoint ce syndicat ? Première peine.
         Et les places de feu le service ne sont pas prêtes à être réintégrées dans les espace de stationnement. Deuxième peine.
         Troisième. Pour tous ceux qui considèrent avec logique que les places sont dorénavant dans cette période transitoire hors des places de stationnement municipal payantes, il en coûtera une amende, pardon, un « forfait post-stationnement » !
         Indécent.



LAREM en Val d’Oise : comme une bulle de savon…


Cela ne marche vraiment pas fort



Le quotidien régional Le Parisien-95 a évoqué ces jours derniers la « rentrée politique » des macroniens du département.
         Sans intérêt.
         Le seul peut-être, celui d’entendre les chiffres cités : une centaine de participants à cette réunion, 71 groupes locaux, 6889 adhérents.
         Petits calculs :
         Lors de cette réunion : moins d’un 1,5 participant par groupe local. 1,5 % des adhérents présents !
         Bref, un petit air d’armée en déroute, genre après le passage de la Bérésina !

mardi 2 octobre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 1er octobre 2018


Le 9 octobre, faire entendre notre protestation contre Macron et contre toutes les attaques patronales 



De plus en plus impopulaire, Macron a déclaré, dans une interview au Journal du Dimanche, qu’il allait reprendre le chemin du « contact » et des « embrassades ». Ainsi, lors de son déplacement aux Antilles, à ceux qui l’interpellaient en Guadeloupe et en Martinique sur le chômage, le pouvoir d’achat, le délabrement des hôpitaux, aux habitants de l’île de Saint-Martin dévastée par le passage d’un cyclone l’année dernière qui attendent toujours la reconstruction malgré toutes les promesses faites lors de sa précédente visite, Macron a répondu… par des poignées de mains et quelques bonnes paroles !
Face à un jeune Antillais qui lui reprochait d’avoir déclaré, il y a quinze jours, qu’il suffisait de traverser la rue pour trouver du travail, Macron a manifesté une nouvelle fois son mépris social de représentant du patronat : « Il faut accepter une offre d’emploi même si ce n’est pas exactement ce qu’on veut », a-t-il répondu. Comme si les chômeurs avaient attendu le conseil de Macron ! Des millions de femmes et d’hommes au chômage enchaînent les petits boulots, les CDD, les missions d’intérim, sans parvenir pour autant à trouver un emploi stable.
Macron et ses ministres peuvent bien multiplier les opérations de communication sur une prétendue augmentation du pouvoir d’achat, les travailleurs savent très bien à quoi s’en tenir. Ils savent qu’ils ont de plus en plus de mal à finir le mois, que les prix du gaz, de l’électricité, des carburants et bien d’autres encore, ont fortement augmenté alors que les salaires stagnent, voire reculent, et que les pensions de retraite baissent. Une étude vient de chiffrer à 470 euros par an en moyenne la diminution de pouvoir d’achat que vont subir la majorité des retraités, du fait du gel des pensions et de l’augmentation de la CSG.
Depuis qu’il est au pouvoir, pour satisfaire l’avidité de la bourgeoisie dont il sert les intérêts, Macron mène une politique de combat contre les travailleurs et les classes populaires.
Pour permettre au patronat de licencier et de flexibiliser les horaires plus facilement, il s’est attaqué au Code du travail. Pour faire bénéficier une minorité de privilégiés de cadeaux qui se chiffrent en milliards, il sacrifie tous les services publics les plus utiles, l’éducation, le système de santé, les Ehpad, les transports, le logement social…
Alors que son système économique est aujourd'hui en plein marasme, la bourgeoisie ne peut tirer son enrichissement que de l'aggravation de l'exploitation et de l'appauvrissement général de la société.
Le recul n’est pas seulement matériel, il affecte aussi toute la vie sociale. À l’occasion de leur congrès annuel, les pompiers ont dénoncé l’insuffisance de leurs moyens, comme tous les autres services publics, et le fait d’être de plus en plus confrontés à la violence lors de leurs interventions. La montée de la violence, de l’individualisme et du chacun pour soi témoigne de la décomposition de la société dominée par le capitalisme en crise.
Mettre fin à cette évolution ne peut se faire qu'en s’attaquant radicalement aux bases mêmes de ce système régi par des lois économiques que personne ne contrôle. Il faut pour cela enlever à la bourgeoisie la direction de la société. La seule classe capable de le faire est celle des travailleurs car elle est la seule à n'exploiter personne.
Pour défendre leurs emplois, leurs salaires et leurs conditions d’existence, il faudra que les travailleurs engagent des luttes collectives et déterminées. Il en va de leur survie, mais c’est aussi l’intérêt de toute la société. En menant leur combat jusqu’au bout, jusqu’au renversement du pouvoir de la bourgeoisie, les travailleurs sont les seuls à pouvoir débarrasser la société du capitalisme en faillite en lui substituant une organisation économique fondée sur la satisfaction des besoins de tous.
Les militants ouvriers et les travailleurs convaincus que l’avenir dépend de la capacité de la classe ouvrière à se battre doivent profiter de toutes les occasions pour se regrouper et se faire entendre. Plusieurs confédérations syndicales appellent, le 9 octobre, à une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations contre la politique antiouvrière du gouvernement. Il faut s’en saisir pour exprimer sa protestation et montrer, qu’après la mobilisation des cheminots du printemps dernier, Macron et les patrons n’en ont pas fini avec les luttes des travailleurs.

Lutte ouvrière : une organisation communiste toujours bien vivante : Nathalie Arthaud sur France 3 Midi-Pyrénées à l’occasion de la fête de Lutte ouvrière à Toulouse le week-end dernier

Ryanair : « nouveau » modèle mais toujours la « vieille » lutte des classes


Bravo aux grévistes de Ryanair



250 vols annulés : c'est le résultat de la dernière grève du personnel de cabine de la compagnie aérienne Ryanair dans six pays d'Europe.
Depuis des mois, ses hôtesses, stewards et pilotes se battent pour améliorer leurs conditions de travail et de salaire. Ils réclament des contrats correspondant au pays où ils travaillent, et non pas de droit irlandais, l'un des plus défavorables aux salariés en Europe.
Ils ont déjà obligé leur patron à accepter des syndicats, alors qu'il les interdisait. Ils viennent aussi de forcer l'Europe à ne plus garder un silence complice sur les méthodes de Ryanair. Tant mieux !