vendredi 28 septembre 2018

ONU, Macron, « champion de la terre »… polluée sans aucun doute





Les Nations Unies ont les champions qu'elles méritent





Macron a reçu de la part d’un organisme de l’ONU le titre de « Champion de la terre ». Qu’a donc fait pour mériter ce titre, celui dont Hulot dénonçait l’immobilisme en matière d’environnement ? Eh bien il a fait des discours ! Macron sauveur de la planète n’a pas hésité à déclarer qu’aucune nation ne devrait conclure d’accords commerciaux avec des pays non signataires de la COP 21.
        Il est vrai que la France n’a vendu ses Rafale et autres engins de mort – dont on connait l’utilité pour préserver la planète et ses ressources – qu’à des dictatures comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Egypte ou le Koweit, signataires de la COP 21. On doit fêter ça sur la banquise en train de fondre !

Vous remplacez Hulot par Macron...






Argenteuil - crèches : le seul contrôle efficace : celui des personnels et des familles


La seule « glissière de sécurité » efficace : le contrôle ouvrier

L’adjoint-au-maire en charge des crèches m’a envoyé le commentaire suivant à propos de notre brève d’hier qui portait sur le contrôle par les collectivités locales des éléments contractuels signées par elles-mêmes et le délégataire, dans le cas de la signature d’une « délégation de service public » : « Vous connaissez beaucoup de glissières de sécurités élastiques ? Soyons sérieux. Ne pouvant vous résoudre à reconnaître que nous augmentons régulièrement et sensiblement le nombre de places en crèches, pour prendre en compte une attente évidente des parents, il fallait bien que vous tentiez une diversion pour continuer à vous opposer... ».
         Si l’adjoint a beaucoup de facilité avec la casuistique, il en a apparemment moins pour affronter l’humour.
         Car en matière de contrôle, il n’y a dans les faits, pas, sur l’essentiel, de « glissières de sécurité » de la part des collectivités.
         Je me souviens des kilos de papiers que l’on remettait aux conseillers municipaux en vue d’une commission consultative des services publics. Des kilos et des kilos de papiers difficilement lisibles mais surtout totalement inexploitables. Je pense que cela n’a pas changé.
         Il y aurait bien un contrôle, sur ce plan comme sur bien d’autres. Ce serait le contrôle exercé par les travailleurs concernés eux-mêmes, ou par les usagers, par les familles dans le cas des crèches.
         Pour les travailleurs, ce contrôle peut s’exprimer ensuite par un moyen très simple : celui des revendications des travailleurs qui arrêtent le travail, comme ceux des crèches Babilou locales l’ont fait en mai dernier comme je le rappelai avant-hier.
         Quant aux travailleuses des crèches municipales, l’adjoint se gaussait la veille dans un autre commentaire : « Bien d’accord que la grève est la preuve d’un malaise sur lequel il faut s’interroger, mais... Si vous mesurez que la valeur d’une crèche est inversement proportionnelle au nombre de grévistes, je vous invite à comptabiliser ceux comptés dans les crèches municipales… »
         Je pense que nous n’avons pas, l’adjoint et moi-même, la même mémoire. Je me souviens de cette journée d’action concernant les crèches municipales, le 27 avril 2017 dont la photo ci-dessous fait foi. C’est vrai, que ce jour-là, j’étais directement à leur côté. Et ce n’est pas il y a des décennies. Dominique M.


Argenteuil – projet immobilier LIFE de la « Friche Balzac »


La « vie » des profits : pas de soucis !

 
Production de grosses coupures

Nous avons déjà évoqué le projet immobilier concernant la « friche Balzac » mitoyenne de la gare du Val d’Argenteuil : des éléments d’appel (cabinet médical, maison de retraite, commerce…) mais surtout 196 logements !
         Lors du dernier conseil municipal, l’opposition municipale s’est interrogée à juste titre, en particulier sur l‘incidence de ces nombreux logements sur les équipements scolaires saturés du quartier. L’ancien maire a également émis des doutes sur le prix de vente du terrain et sur le caractère (le sérieux ou toute autre chose ?) du promoteur LIFE-IDEC.
         Dans tous les cas, à proximité directe de la gare du Val, tout cela semble pour lui un merveilleux cadeau tombé du ciel.

« Sainte tunique », du VIème au plus tôt, « sainte » à voir, pour le reste…


Le maire y croit-il dur comme fer ?

 
Ouais... c'est bien une tunique ?

Un partenariat vient d’être établi entre la Ville et le musée des « Arts premiers » du quai Branly. Il permettra la venue d’objets et de leur présentation à Argenteuil d’éléments des collections de ce musée. Très bien.
         A cette occasion, il a fallu que le maire dans son discours vante le patrimoine local vieux de 60 000 ans ! Pourquoi pas, mais dans son énumération, il a cité la « Tunique du christ ».
         Bon, s’il avait dit la « Sainte tunique »…, mais non, la Tunique du christ, cette toile du VIème siècle au plus tôt !
         Sait-il que c’est vraiment pêché de ne pas dire la vérité ?

jeudi 27 septembre 2018

Le 9 octobre : en grève et dans la rue ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Le 9 octobre : en grève et dans la rue !

La CGT, FO, Solidaires ainsi que des organisations lycéennes et étudiantes appellent le 9 octobre à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation.


La situation des classes populaires ne cesse de se dégrader. Le chômage en est la première cause.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi dépasse les six millions, sans cesse alimenté par les plans de licenciement ou de suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public. Les conséquences sont dramatiques non seulement pour les travailleurs privés d’emploi, mais pour toute la société. Ainsi Pôle emploi recense 1,3 million de chômeurs dans le secteur des services à la personne et aux collectivités alors que des millions d’anciens sont privés d’accompagnement ou de soins, à domicile ou dans les maisons de retraite. 922 000 employés de vente et de commerce pointent au chômage, alors que les centres commerciaux ont bien souvent disparu des quartiers populaires, tout comme des guichets de La Poste ou d’autres services publics. Plus de 500 000 ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont sans travail quand près de quatre millions de personnes sont mal-logées, que l’état des routes et des voies ferrées devient catastrophique.
Mais Macron veut s’en prendre non au chômage mais aux chômeurs, dont il veut diminuer encore les allocations.
Le pouvoir d’achat de l’ensemble des classes populaires est en recul, sous l’effet de la hausse des prix, des loyers, alors que les salaires sont bloqués. Les pensions de retraite sont, elles, carrément amputées par les hausses de la CSG. Elles vont l’être davantage par le gel décidé pour deux ans. Et le projet gouvernemental de retraite par points ne vise qu’à supprimer carrément toute garantie quant au niveau des futures retraites.
Concernant la jeunesse ouvrière, non seulement le capitalisme est incapable de lui faire miroiter un autre avenir que celui de la précarité, mais au travers de la sélection et des réformes de l’éducation, il remet en cause même le mince accès à une culture générale, concédé dans une autre période.
Toutes les forces vives de la société sont sacrifiées aux rentiers capitalistes qui se sont partagés, en 2017, 97 milliards de profits rien que pour le Cac40.
Nul ne sait par quelles étapes et dans quels délais se produira la contre-offensive du mouvement ouvrier. Mais c’est en tout cas la seule voie, celle de la lutte de classe et certainement pas l’opium électoral, qui permettra de renverser le rapport de force.
Les directions syndicales n’offrent aujourd’hui aucun plan de riposte au plan d’attaques de Macron, le commis des capitalistes. Elles n’en expriment même pas clairement la nécessité. Mais les travailleurs qui se saisiront de la journée du 9 octobre pour affirmer leur volonté d’en découdre avec les politiques patronales auront raison.

                                              Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2617)

Manuel Valls est contre les frontières… quand c’est lui les passe… et dans des conditions excellentes


Des ambitions sans frontière car gigantesques

 
D'Argenteuil à Barcelone !

C’est officiel : Manuel Valls abandonne son siège de député en France pour tenter de conquérir le fauteuil de maire de Barcelone. Pour l’occasion il a rasé son bouc, mis son plus beau costume et promis qu’il démissionnerait de tous ses mandats en France.
Celui qui s’était prononcé contre le droit de vote des étrangers aux élections municipales, qui prônait la déchéance de nationalité dans les affaires de terrorisme et s’était fait le champion de la chasse aux migrants du temps où il était Premier ministre, ne voit manifestement pas d’inconvénient à passer une frontière pour assurer la suite de sa carrière politique…

Délégation de service public, Conseil municipal d'Argenteuil, et collectivités locales : un contrôle bien incertain


Un contrôle bien glissant…



Lors du conseil municipal d’Argenteuil d’avant-hier, il aura été question à plusieurs reprises de « délégation de service public », c’est-à-dire lorsqu’une collectivité délègue à une entreprise privée une activité normalement dévolue à la collectivité considérée.
         La question qui se pose est celle du respect des éléments contractuels établis entre la collectivité et le délégataire, et donc du contrôle.
         C’est avec beaucoup d’illusion voire de naïveté feinte que les élus qui se sont exprimés lors de ce conseil évoquent ce contrôle. Un adjoint a évoqué à ce sujet les « glissières de sécurité » existantes qui permettent le respect de ces éléments contractuels… On y croit...
         … A moins qu’il ait entendu par « glissières » des obstacles de caoutchouc totalement extensibles, élastiques, et n’ayant aucun pouvoir de contrôle.

Crèches : Conseil municipal d'Argenteuil, une privatisation contre les travailleurs


Un discours patronal

 
Le 22 mai 2018, Babilou, Argenteuil.

« Chassez le naturel, il revient au galop ». La municipalité n’a pu s’empêcher de sous-entendre ce qui l’amenait -au moins au niveau des justifications- à privatiser la crèche « Le blé en herbe ». Il s’agit du taux d’«absentéisme » du personnel !
         Etonnante justification.
         Nous conseillons à ces messieurs et à ces dames à relire ce que nous avons publié hier sur les raisons de la grève dans les grèves Babilou d’Argenteuil lors de la journée d’action du 22 mai dernier. Les manques d’effectifs de travailleurs alors que ceux des bambins augmentent, les pressions, les changements continuels au niveau des méthodes de travail usent tout autant dans le public que dans le privé. C’est au moins un trait sombre d’égalité entre les crèches de toutes natures.
         Mais combien il-y-a-t-il de travailleurs du rang dans la municipalité qui connaissent l’exploitation et l’aggravation continue de celle-ci de ces dernières années dans les entreprises comme dans les crèches municipales ?
         En tout cas, on peut également relever qu’aucun membre de « l’opposition » municipale ne s’est élevée avec colère contre ce genre de justification scandaleuse.