dimanche 17 juin 2018

Culture à Argenteuil, présentation de la saison 2018-2019, et fête de la musique


Vive la culture… et l’opéra

Le Figuier blanc a affiché « complet » pour la soirée de présentation de la prochaine saison culturelle à Argenteuil mardi dernier. Des places ont même dû être refusées dans les jours précédents.
         Bien évidemment c’est de bon augure pour que la situation de certains spectacles lors de l’actuelle saison ne se renouvèle pas. C’est effectivement affligeant de voir une belle salle au tiers ou aux deux tiers vide pour assister à des spectacles de qualité, et qui pourraient profiter, avec un peu de détermination et d’imagination, à des milliers d’habitants supplémentaires.  

         Puisque nous sommes dans le domaine de la culture, profitons de la Fête de la musique jeudi 21 juin pour aller écouter en particulier quelques airs d’opéra avec Justine Verdier et  Carlos Labbrès de l’association « Art et music ».


samedi 16 juin 2018

Argenteuil Agenda militant, les militants de Lutte ouvrière à votre rencontre à Argenteuil


Ce matin, les militants de Lutte ouvrière à votre rencontre. Ils distribueront le tract suivant 

Lutte ouvrière 

Contre les cheminots, les retraites, les aides sociales, les migrants, un pouvoir arrogant au service des possédants

Le succès de la « journée de la colère cheminote » de mardi dernier montre à nouveau que les cheminots rejettent toujours l’attaque du gouvernement.
Précaires ou non, du public ou du privé, d’une entreprise grande ou petite, c’est en tant que travailleurs que leur combat nous concerne. Les cheminots défendent tout ce qui compte pour chaque travailleur : ses conditions de travail, son salaire, la relative sûreté de l’emploi. Avec leur grève, ils font un premier pas pour s’opposer aux attaques que nous subissons tous.
Macron espérait imposer un recul sans combat aux dizaines de milliers de cheminots. Eh bien, il n’a pas pu les mettre au pas sans susciter leur opposition massive. Leur mobilisation est un grain de sable qui grippe la mécanique de cette politique anti ouvrière. Ne serait-ce que pour ça, les cheminots peuvent être fiers de leur lutte !
La grève des cheminots montre le chemin à l’ensemble du monde du travail. Car en face, Macron promet, et avec quel mépris, de nouveaux coups. En plus des retraites, il est maintenant question des aides sociales.
Ce sont les licenciements massifs qui alimentent le chômage ! L’État supprime lui-même des emplois. Il a même renvoyé vers le chômage des centaines de milliers de travailleurs en contrats dits « aidés ».
Le gouvernement prétend vouloir un « accompagnement individuel » des plus pauvres, mais c’est un accompagnement vers le bas, vers encore plus de précarité, plus d’exploitation. Qu’il s’agisse d’accorder ou non une aide sociale permettant à peine de vivre ou une augmentation de salaire, pour le gouvernement comme pour le grand patronat, « individualiser » rime avec faire accepter toutes leurs conditions.
Voilà la société qu’ils mettent en place. Une société où le gouvernement serre la vis à tous ceux qui ont été jetés au chômage, pendant que les plus riches se gavent comme jamais. En opposition à ce monde taillé sur mesure pour les capitalistes, l’avenir des travailleurs passe par le chemin que les cheminots ont emprunté à leur niveau, celui des réactions collectives. Il n’y en a pas d’autre.
L’histoire de la classe ouvrière se confond avec celle de ses luttes. Et même lorsque les travailleurs ne se battent pas, la lutte de classe reste leur quotidien, car le patronat, lui, ne désarme jamais. Et il a tout un appareil d’État et des gouvernements successifs à son service pour défendre ses privilèges et ses profits.
C’est en montrant leur force au cours de grèves massives et d’explosions sociales que les travailleurs ont contraint les capitalistes à lâcher du lest. Il faudra de nouveau que nous fassions craindre aux possédants de tout perdre ; il faudra qu’ils aient peur d’une explosion de colère telle qu’elle menace leurs propriétés et leur monopole sur l’économie. Ce qu’il faut mettre en cause, c’est le pouvoir des capitalistes d’imposer leur loi aux travailleurs et à toute la société.

 
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Retraités dans la rue par dizaines de milliers


Contre Macron, les retraités ne sonnent pas la retraite



Des dizaines de milliers de retraités ont manifesté jeudi une nouvelle fois dans tout le pays contre le blocage de leur pension et contre l'augmentation de la CSG décidée par le gouvernement. Leur précédente journée de protestation remontait au 15 mars mais Macron continue à faire la sourde oreille face à des retraités qui n'ont souvent qu'à peine 1 000 euros par mois pour vivre.
Les manifestants dénonçaient aussi le mépris et la condescendance d'un Macron qui n'hésite pas à leur faire les poches en les présentant comme des privilégiés ou des nantis.

Migrants, Macron, Collomb, « C’est la meute des honnêtes gens » (Jacques Prévert)


La chasse à l'enfant



La contrôleuse générale des lieux de privation des libertés a dénoncé l'augmentation du nombre de mineurs détenus en centre de rétention. 304 enfants étaient enfermés en 2017 contre 41 en 2013. Les gouvernements français bafouent ainsi un article de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Les préfectures enferment de plus en plus des familles avec leurs enfants pour faciliter les expulsions. Cela évite, en effet, d'aller les chercher chez elles au petit matin avec gendarmes ou policiers. Macron et son ministre de l'Intérieur Collomb agissent en fait comme les démagogues xénophobes au pouvoir en Hongrie ou en Italie qu'ils traitent aujourd'hui de tous les noms.

Religion, espace public, espace privé, quand certains édiles ont du mal à faire la différence


Miracle ! Jean-Paul 2 s’est envolé…

 
Au-delà de la satyre, une affaire très sérieuse

La statue du pape Jean-Paul, implantée en 2006 sur le domaine public de la commune de Ploërmel dans le Morbihan, vient d’être déplacée de trente mètres jusqu’à un terrain privé du diocèse de Vannes.
Le conseil d’Etat avait définitivement tranché cette épineuse question le 25 octobre 2017 en demandant le retrait de la croix surplombant la statue au nom de la loi de 1905.
Il a fallu attendre 8 mois pour que la décision soit appliquée pour un coût de déplacement de 90 000 euros.
Soyons rassuré, le diocèse a lancé une souscription…

Cette affaire nous rappelle qu’à Argenteuil aussi, l’indépendance du domaine public vis-à-vis de toutes les religions est depuis une dizaine d’année, régulièrement égratigné par les édiles, c’est le moins que l’on puisse dire, et quelles que soient les religions, au niveau des lieux comme de l’espace sonore.
Il est vrai que pour nombre d’édiles le clientélisme, n’est pas un chemin de croix, mais bien davantage en odeur de sainteté.

Argenteuil Forum des associations, Jean Vilar toujours nécessaire


Discussions sur le forum

 
Pourquoi se priver d'un lieu idoine ? (ph. Argenteuil.fr)

Nouveau rebondissement autour de la question de l’avenir du complexe Jean Vilar. Le prochain forum des associations qui devait se tenir parc Maurice AUDIN entre la Halle des sports et la nouvelle salle-tente est finalement maintenu dans l’espace Jean Vilar, complexe et parking.
         L’organisation de cet évènement posait de multiples problèmes. Des cours ont lieu dans le lycée Daubié proche. Si la Halle des sports présente bien des possibilités, il n’en va pas de même pour la nouvelle salle-tente et surtout pour l’espace entre cette dernière et la Halle des sports qui ne présente pas les mêmes possibilités que le parking de jean Vilar.
         Sage mesure donc qui indique toutefois que la municipalité navigue à vue. Pour éviter de nouveaux écueils, elle peut retrouver la meilleure route qui est l’abandon du « projet Héloïse » et le cap de la restauration de la salle des fêtes communale Jean Vilar et une véritable réflexion sur l’aménagement de « L’île » Héloïse.

vendredi 15 juin 2018

Macron d’un monde doré est bien, lui, monsieur du Pognon


Car combien coûtent Macron et ses semblables ?

 
Ainsi va l'assiette à l'or qu'à la fin elle se casse

Dans la vidéo postée sur son compte tweeter, Macron affirme que la pauvreté coûte « trop de pognon », mais dans le même temps, on apprenait qu'il faisait renouveler le service de vaisselle de l'Élysée pour 50 000 euros, annonçait-on. Mais selon Le Canard enchaîné, la facture s'élèverait en fait à 500 000 euros.
Ce président des riches a des goûts de riche… aux frais des contribuables.

Grève des cheminots : le point au 13 juin. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2602


Succès du 12 juin et manœuvres syndicales

13 Juin 2018

Les 12 et 13 juin, la grève des cheminots tenait toujours bon, après deux mois et demi. Le 12 juin, baptisé « journée de la colère cheminote », la participation à la grève remontait partout. Hormis la journée du 14 mai, « journée sans cheminot » qui avait retrouvé de façon exceptionnelle les chiffres du début de la grève, c’était la plus importante journée depuis plusieurs semaines.
D’après les chiffres de la direction de la SNCF, alors que le pourcentage de grévistes, tous collèges confondus, oscillait entre 13,7 % et 15,5 % depuis un mois, il est remonté à 17,7 %. Il était de 26,6 % à l’exécution, de 53,4 % chez les conducteurs, et de 45,5 % chez les contrôleurs, partout en progression sur les précédentes journées. La participation aux assemblées progressait elle aussi, même si seule une minorité de grévistes y participe.
La poursuite de la grève a tout d’abord une signification politique : l’opération de diversion autour de la reprise par l’État de 35 milliards de dette ou au sujet des amendements du Sénat a fait chou blanc. Et pour cause : le transfert des cheminots au privé, sous menace de licenciement, est confirmé. Le droit au retour à la SNCF dans un délai de trois à huit ans ne serait possible qu’en cas de poste vacant, c’est-à-dire au bon vouloir de la SNCF, certainement pas des cheminots.
D’autre part, pas plus que celui de l’Assemblée, le vote du pacte ferroviaire par le Sénat n’a démobilisé les grévistes : qui attendait autre chose de ces assemblées de notables, grassement payés et férocement antiouvriers ? Dans de nombreuses assemblées, ils évoquaient déjà la poursuite de la grève après le 28 juin, dernier jour du calendrier décidé par l’intersyndicale. Et la journée du 12 a été marquée par des manifestations et des actions souvent dynamiques.

Début de lâchage de la CFDT ?

Dans l’après-midi du 12 juin la CFDT cheminots, surtout présente chez les agents de conduite, annonçait qu’elle appelait « les cheminots à assurer le service des trains du quotidien pour les dates du 18 et 22 juin 2018 afin de permettre le bon acheminement des lycéens sur leurs lieux d’examen » et donc à suspendre la grève dans les RER et TER pendant la semaine du baccalauréat.
Si la CFDT n’annonce donc pas encore son retrait du mouvement, c’est évidemment un pas dans cette direction. En effet, la responsabilité vis-à-vis des lycéens est pure mauvaise foi. Tout d’abord parce que Pepy, le PDG de la SNCF, s’est fait fort d’assurer, sans avoir besoin du renfort de la CFDT, que « chaque lycéen arriverait à l’heure » avec son plan « SNCF Exam ». Alors qu’il s’en débrouille ! Et surtout, c’est entièrement le gouvernement qui porte la responsabilité de la grève, en aucun cas les cheminots qui ne font que défendre leurs emplois et leurs conditions de travail !
En fait, le bac n’est qu’un prétexte pour la CFDT. Son souci est d’amorcer son retrait sans se mettre en porte-à-faux vis-à-vis des grévistes et de son propre milieu, alors que le pacte ferroviaire est unanimement refusé par les cheminots. Et dans le même communiqué, elle est obligée de reconnaître que « ni le patronat ni la direction de la SNCF […] n’ont rien proposé à ce jour de nature à faire cesser les mouvements. »

Manœuvres syndicales

L’absence de concessions justifiant une sortie de grève est d’ailleurs le souci de l’ensemble des directions syndicales. Rien n’a été concédé sur le pacte ferroviaire. Elles réclamaient que soient abordées simultanément les négociations pour la convention collective du ferroviaire, mais cela n’a pas été le cas, le patronat du secteur préférant jouer la montre et ne pas dévoiler ses projets pendant la grève. Elles ont ensuite demandé que le gouvernement s’engage et pilote les négociations qui doivent s’ouvrir vendredi 15 juin avec l’UTP, le patronat du ferroviaire, mais il ne s’est engagé qu’à dépêcher un observateur pour cette « ultime réunion tripartite » selon les mots de la ministre, Élisabeth Borne.
L’intersyndicale devait donc se réunir à nouveau le 13 juin. Quels que soient les calculs d’appareils, c’est l’unité et la détermination des grévistes qui seront vitales pour l’avenir du mouvement. Et le succès du 12 juin montre qu’il est bien vivant !

                                               Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2602)