jeudi 24 mai 2018

Banlieues : la montagne du rapport Borloo accouche d'une toute petite souris


Ridicule

  

Le rapport Borloo, remis il y a un mois à son commanditaire Macron, prétendait en 150 pages faire un inventaire des mesures susceptibles de changer le quotidien des habitants des quartiers populaires. Aussi bidon que ces prédécesseurs, le texte s'appuyait tout de même sur des suggestions d'élus municipaux et de militants associatifs un peu plus proches des réalités des cités HLM que Macron et cie. Ce rapport avançait le chiffre de 50 milliards d'euros comme investissement minimum pour commencer à résoudre les problèmes.
      Du pavé de Borloo, Macron n'a retenu que les propositions répressives, et celles, purement symboliques, qui ne coûtent rien à l'État ou au patronat. Autant dire que les habitants des banlieues qui subissent les discriminations à l'embauche, la dégradation de la vie quotidienne provoquée par la montée de la précarité et de la pauvreté ne devront compter que sur leurs mobilisations pour inverser le cours des choses.

mercredi 23 mai 2018

Samedi 26 mai : manifestons oui, mais en toute conscience !


Dans la rue, samedi 26 mai, dans le cortège de Lutte ouvrière


« …Samedi 26 mai aura lieu la manifestation organisée par des organisations politiques de gauche, des associations et des syndicats dont la CGT.

Lutte ouvrière participera à cette manifestation au côté des travailleurs qui veulent profiter de cette occasion d’exprimer leur soutien aux cheminots et leur opposition à la politique de Macron, faite sur mesure pour le grand capital. Mais cela ne doit pas masquer le fait qu’il y a là une opération politique que nous dénonçons. Celle de faire d’une nouvelle version d’Union de la gauche ou de Gauche plurielle la perspective politique bornant l’horizon des travailleurs. 

Cela ne peut pas être notre perspective. Les travailleurs qui ont vécu cette période ont des raisons de se souvenir de Mitterrand, déclarant avant d’être élu, qu’on ne peut pas être au Parti socialiste sans combattre le capitalisme, et menant ensuite la politique du grand patronat. Plus près de nous, Hollande affirmait « mon adversaire, c’est la finance », avant de s’aplatir devant les financiers !

De Mélenchon, ancien ministre de Jospin, à Hamon, ancien ministre de Hollande, ceux qui veulent aujourd’hui nous vendre une nouvelle alternative politique « de gauche » ont activement contribué à la politique anti ouvrière des gouvernements auxquels ils ont participé. Demain, ils ne seront pas plus du côté du monde du travail. Une fois au gouvernement, ils dérouleraient le tapis rouge à la bourgeoisie…

Il faut être nombreux dans la rue le 26 mai, pour manifester contre la politique de Macron au service des plus riches. Mais Lutte ouvrière y affirmera en même temps que cette énième union de la gauche, qu’on nous présente comme la seule alternative pour les travailleurs, n’en est pas une.

Oui, il faut un débouché politique aux luttes des travailleurs. Mais pour défendre nos intérêts matériels et politiques, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Ceux qui militent dans le camp des travailleurs doivent retrouver les idées et le langage de la lutte de classe. Car, remplacer Macron par qui que ce soit d’autre ne mettra pas fin au pouvoir de l’argent de la classe capitaliste. C’est le monde du travail, conscient de sa force et organisé pour défendre ses intérêts politiques qui en a le pouvoir ! » (extrait de l’Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de cette semaine » )  

D'union de la gauche en union de la gauche, toujours au service de la bourgeoisie

Samedi prochain 26 mai, Lutte ouvrière manifestera mais avec ses

 propres mots d’ordre et son propre cortège.
Tous en manifestation samedi !
A Paris,
Départ à 14 heures 30 Paris
Gare de l’Est
Tous ceux à Argenteuil
Qui veulent manifester avec Lutte ouvrière
Sur les bases que nous affirmons ci-dessus
Rendez-vous
13 heures 15
« Café des 2 gares »
Gare d’Argenteuil - sortie Orgemont

Fonctionnaires : un 22 mai de lutte


Il faudra des luttes massives et générales



L’ensemble des syndicats de la Fonction publique appellent à la grève et aux manifestations ce mardi 22 mai contre le plan du gouvernement prévoyant la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, l’extension de la précarité et le développement du salaire au mérite. Les fonctionnaires et plus largement tous les salariés du secteur public ont toutes les raisons d’être révoltés par le blocage de leurs salaires, par la dégradation dans tous les services du fait du manque de moyens, comme dans les hôpitaux ou les écoles primaires. La situation devient de plus en plus intolérable.
Il faudra des luttes massives et générales pour inverser cette dégradation programmée par Macron et sa bande, dégradation à la fois du service rendu au public et des conditions de travail des fonctionnaires et assimilés.

Babilou Argenteuil : profits et condition ouvrière, quand les profits montent, la seconde se dégrade


La seule voie

 
"Je grandis mes profits, tu réduis ton salaire", pas question !





Trois des quatre crèches Babilou d’Argenteuil étaient fermées hier à l’occasion de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique. Quant à la quatrième, c’était tout comme. Et sur l'Ile de France, 21 crèches ont fait de même.
Le groupe privé Babilou possède des centaines de crèches à travers le pays qui ont permis à ses principaux propriétaires de voir leur fortune croître d’une façon fulgurante ces dernières années.
Comme partout ailleurs, il n’y a pas de mystère dans ce phénomène. Quand les capitalistes sablent le champagne, les travailleurs trinquent. Quant au service, il ne faut pas y regarder de trop près.
En tout cas, la réaction forte des travailleuses et travailleurs de Babilou d’Argenteuil comme d’ailleurs montrent la seule voie : celle de l’organisation et de la grève.

Turquie ; répression, un communiqué de Lutte ouvrière : "Libérez Kadir Çinar !"


Libérez Kadir Çinar !

Communiqué

À l’approche des élections turques du 24 juin, le gouvernement d’Erdogan continue sa politique d’arrestations arbitraires, touchant de nombreux militants. Parmi ceux-ci, le militant de Bursa, Kadir Çinar, a été emprisonné pour avoir diffusé les idées de Trotsky, ce que le gouvernement d’Erdogan assimile à du « terrorisme » comme il le fait pour tous ses opposants.

Lutte ouvrière proteste contre ces arrestations et en particulier contre les accusations scandaleuses qui visent Kadir Çinar. Pour se maintenir au pouvoir, le gouvernement d’Erdogan voudrait réduire pratiquement à zéro la liberté d’expression. Cela est intolérable. Kadir Çinar doit être immédiatement libéré et toutes les poursuites engagées contre lui abandonnées !

                                                           Lutte ouvrière, le 22 mai 2018




Fête de Lutte ouvrière 2018 : l’allocution de Nathalie ARTHAUD du dimanche 20 mai

mardi 22 mai 2018

Fête de Lutte ouvrière 2018 : une superbe édition !


C’était la fête, une très belle fête !











Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 21 mai 2018 : « Combattre Macron et toutes les politiques favorables aux capitalistes »


Combattre Macron et toutes les politiques favorables aux capitalistes



En un an, Macron a enchaîné les attaques contre les droits des travailleurs. Les mesures de son gouvernement menacent nos conditions d’existence. Si nous n’y mettons pas un coup d’arrêt, nous irons de recul en recul. Car face à la crise de son système économique, la classe capitaliste continuera de mener une guerre brutale contre ceux qui vivent de leur travail. C’est avec l’aggravation de l’exploitation qu’elle récupère de quoi continuer d’augmenter les profits des entreprises et surtout les dividendes des actionnaires les plus riches.

La politique de Macron continue d’ouvrir un boulevard au grand patronat. Et celui-ci s’y engouffre. Ainsi, la direction de PSA veut imposer aux ouvriers de l’usine de Vesoul de passer de 35 heures de travail hebdomadaires à 37 h 45. Cela représente une augmentation de plus de 8 % du temps de travail, pour une augmentation des salaires inférieure à 3 % ! Et, derrière cette aggravation de l’exploitation pour ceux qui restent au travail, il y a 150 emplois supprimés par an sur les trois prochaines années. Voilà la traduction concrète de la loi travail : c’est ainsi que la classe capitaliste augmente ses profits, en faisant payer le prix fort au monde du travail !

Eh bien, en face, dans le camp des travailleurs, nous devons, nous aussi, nous mettre en ordre de bataille pour riposter ! Si Macron et le patronat connaissent actuellement leur premier retour de bâton, nous le devons aux cheminots qui se sont lancés dans la grève. Ils y ont été forcés par l’attaque frontale d’un Macron sûr de lui… qui est tombé sur un os, parce que cette grève tient bon ! Et, en tenant bon, elle permet la prise de conscience par de nombreux travailleurs qu’il n’y aura pas d’autre alternative que le combat contre la rapacité du monde patronal et contre l’arrogance du gouvernement qui le représente !

La grève des cheminots se poursuit, ponctuée de manifestations. Mardi, la journée de grève et de manifestation de la Fonction publique dénoncera les suppressions d’emplois orchestrées par l’État. Et samedi 26 mai aura lieu la manifestation organisée par des organisations politiques de gauche, des associations et des syndicats dont la CGT.

Lutte ouvrière participera à cette manifestation au côté des travailleurs qui veulent profiter de cette occasion d’exprimer leur soutien aux cheminots et leur opposition à la politique de Macron, faite sur mesure pour le grand capital. Mais cela ne doit pas masquer le fait qu’il y a là une opération politique que nous dénonçons. Celle de faire d’une nouvelle version d’Union de la gauche ou de Gauche plurielle la perspective politique bornant l’horizon des travailleurs. 

Cela ne peut pas être notre perspective. Les travailleurs qui ont vécu cette période ont des raisons de se souvenir de Mitterrand, déclarant avant d’être élu, qu’on ne peut pas être au Parti socialiste sans combattre le capitalisme, et menant ensuite la politique du grand patronat. Plus près de nous, Hollande affirmait « mon adversaire, c’est la finance », avant de s’aplatir devant les financiers !

De Mélenchon, ancien ministre de Jospin, à Hamon, ancien ministre de Hollande, ceux qui veulent aujourd’hui nous vendre une nouvelle alternative politique « de gauche » ont activement contribué à la politique antiouvrière des gouvernements auxquels ils ont participé. Demain, ils ne seront pas plus du côté du monde du travail. Une fois au gouvernement, ils dérouleraient le tapis rouge à la bourgeoisie.

Car le véritable pouvoir dans notre société est celui du grand capital, de la classe capitaliste qui le monopolise. Pour s’en prendre à ceux-là, les travailleurs ne peuvent pas confier à nouveau leur sort à un politicien, même la bouche pleine de phrases dures aux puissants, en espérant qu’il prendra leur sort en compte !

Il faut être nombreux dans la rue le 26 mai, pour manifester contre la politique de Macron au service des plus riches. Mais Lutte ouvrière y affirmera en même temps que cette énième union de la gauche, qu’on nous présente comme la seule alternative pour les travailleurs, n’en est pas une.

Oui, il faut un débouché politique aux luttes des travailleurs. Mais pour défendre nos intérêts matériels et politiques, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Ceux qui militent dans le camp des travailleurs doivent retrouver les idées et le langage de la lutte de classe. Car, remplacer Macron par qui que ce soit d’autre ne mettra pas fin au pouvoir de l’argent de la classe capitaliste. C’est le monde du travail, conscient de sa force et organisé pour défendre ses intérêts politiques qui en a le pouvoir !