mardi 17 avril 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 16 avril 2018 : « Lui faire ravaler son mépris ! »


Lui faire ravaler son mépris !

Dimanche soir, pendant plus de deux heures et demie, Macron a étalé sa suffisance. D’abord en s’enorgueillissant des frappes françaises sur la Syrie. Comme si larguer des bombes sur un pays dévasté pouvait être un acte de gloire ! Et puis, demain, il s’assiéra à la table de négociation pour remettre en selle le régime sanguinaire d’Assad.
Sur l’injustice consistant, comme chez Carrefour, à distribuer des millions aux actionnaires tout en supprimant des milliers d’emplois, Macron n’avait rien à dire. Sur les 60 à 80 milliards d’évasion fiscale ? Non plus.
Son obsession, dit-il, est de « remettre le pays au travail ». On croirait entendre Reagan, Thatcher ou Sarkozy ! Dans un pays où six millions de personnes cherchent un emploi et n’en trouvent pas, à cause justement des politiques patronales défendues par Macron, c’est le monde à l’envers.
Et avec quel cynisme a-t-il fait la leçon aux retraités, leur expliquant que c’était les travailleurs en activité qui payaient leurs retraites et qu’elles pesaient beaucoup trop sur les salaires ! En bon président des riches, il ne conçoit pas que, quand les profits augmentent, les patrons puissent augmenter les salaires.
Comme lors de son interview sur TF1, c’est aux cheminots, aux retraités, aux travailleurs que Macron a demandé des efforts. À tout le monde, sauf aux plus riches. À tout le monde, sauf aux actionnaires qui encaissent les dividendes sans rien faire de leurs dix doigts. À tout le monde, sauf à la grande bourgeoisie, qui a eu droit à un cadeau de cinq milliards d’euros avec la suppression de l’impôt sur la fortune et la taxe forfaitaire sur le capital.
Dans les hôpitaux et les Ehpad, il parle de « réformer » et de « réorganiser », mais il n’est jamais question ni d’embaucher vraiment, ni d’augmenter les salaires. Macron n’a pas exclu de mettre en place une cinquième branche de la Sécurité sociale pour le grand âge, mais il cherche déjà l’argent dans la poche des travailleurs avec l’instauration d’une deuxième journée de solidarité.
Quant à l’attaque contre les cheminots, Macron est resté droit dans ses bottes. Il défend vigoureusement ceux qui, tels le PDG Pepy ou les ministres Elisabeth Borne et Florence Parly, ont dirigé l’entreprise depuis 20 ans. Et il continue de brandir le rachat de la dette comme une concession qu’il ferait aux cheminots. 
Mais cette dette a été faite par l’État. En quoi les cheminots devraient-il s’en sentir responsables et payer pour elle ? 
Les cheminots se battent pour que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Ils se battent pour que les jeunes ne soient pas plus précaires et plus mal payés. Ils se battent parce qu’ils ne veulent pas devenir des salariés jetables, ballottés au gré des appels d’offres capitalistes. Tous les travailleurs peuvent se reconnaître dans leur combat !
Macron veut une société où seuls le fric et la rentabilité comptent. Il parle des injustices avec des trémolos, mais il contribue à creuser les inégalités. Et il traite avec un mépris souverain tous ceux qui s’opposent à lui.
C’est le cas des étudiants qui dénoncent la sélection à l’université et sont accusés d’être des professionnels du désordre. C’est le cas des zadistes de Notre-Dame des Landes qui sont en train d’être évacués violemment. Comme si ces 200 personnes étaient un trouble à l’ordre public qui justifie la mobilisation de 2500 gendarmes mobiles ! En fait, Macron ne tolère pas ceux qui veulent vivre autrement.
Il érige la compétitivité en vertu absolue et ordonne que tout le monde se plie à ses exigences. Mais cela fait deux siècles que l’économie est basée sur la concurrence, le marché et la propriété privée.
Et cette concurrence, c’est la loi de la jungle. Ce sont les crises à répétition. C’est la course aux profits, dangereuse et criminelle dans les transports, l’agroalimentaire, la santé ou dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. Et n’oublions pas que la concurrence, c’est aussi la guerre. Elle commence sur les marchés commerciaux et finit par la guerre tout court.
Il est grand temps de dire qu’on ne marche plus. Pour l’heure, ce sont les cheminots qui sont sur la brèche. Leur grève est massive, et sa durée prouve leur détermination.
La CGT appelle jeudi 19 avril à une grève et une manifestation interprofessionnelle. Ce sera l’occasion d’ajouter notre voix à celle des cheminots. Ce sera l’occasion de clamer notre opposition à l’ensemble de la politique de Macron. Jeudi, soyons le plus nombreux possible en grève et en manifestation !



19 avril : toutes les raisons de manifester ensemble


Un car de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil partira jeudi 19 avril pour rejoindre la manifestation interprofessionnelle à Paris-Montparnasse qui se dirigera vers la Place d'Italie. Le rendez-vous est à 12 heures 45 devant la salle Jean Vilar, boulevard Héloïse. Une collecte pour participer au financement au car aura lieu dans celui-ci. On peut me transmettre les inscriptions, je transmettrai. DM

Grève des cheminots : une gréviste et une militante de la gare du Nord à la télé : Monique Dabat invitée de "C Politique" sur la 5

Macron, impôts : pas de nouvel impôt : qui peut y croire ?


Mais on peut toujours jouer avec les mots

Il nous prend pour des gosses

Dans son interview du dimanche 15 avril, Macron s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de nouvel impôt jusqu'à la fin de son quinquennat.
Or, l'Association des maires de France s'élève contre la baisse de la dotation de l'État pour 22 000 communes en 2018. Comment vont-elles faire face à leurs dépenses sans augmenter les taxes ?
Pas de nouvel impôt, donc, juste de nouvelles taxes. Macron, spécialiste des phrases mensongères.
Localement, les habitants, en particulier les parents d’élèves et les utilisateurs des structures culturelles municipales, connaissent l’application de la méthode Macron version Argenteuil : pas de hausse des impôts locaux, mais augmentation, parfois drastique, des tarifs communaux !

Argenteuil, EHPAD Domidep-Les pensées, quand le retour de bâton peut faire l’effet inverse comme un boomerang


Quand ceux qui font des affaires n’aiment pas l’organisation des travailleurs

 
Mai 2017, avec la CGT

Dans son intervention de dimanche soir, Macron a évoqué la situation des personnes âgées dépendantes et des EHPAD.
         Elle est souvent dramatique. Quand les structures sont privées, elles permettent que leurs propriétaires fassent de belles affaires. Cela exige de rogner sur les effectifs, sur leur formation, et bien sûr sur leur salaire. Et quand les travailleurs se rebiffent, si, face à la grève, ils sont obligés de reculer et de faire des concessions, ils sont bien décidés à les reprendre.
         C’est ce qui se produit depuis des mois à l’EHPAD « Les Pensées » près de l’hôpital Victor Dupuy. Il y a presqu’un an, la grande majorité des salariés de cette structure faisait un mois de grève.
         Aujourd’hui, la direction aimerait bien se débarrasser des militants syndicaux CGT de l’entreprise.
         Dans le climat actuel, cela peut être un bien vilain calcul.

Migrants et Macron : droits restreints pour les étrangers


Pour le gouvernement : Renvoyer les migrants à leur misère et aux massacres…



L'Assemblée nationale doit débattre du projet de loi sur l'accueil et l'asile des étrangers.
Ce texte est encore plus restrictif que les précédents. La durée de rétention administrative pour les étrangers passerait de 45 à 90 jours, tandis que serait réduite de 120 à 90 jours la période pendant laquelle ils peuvent déposer un dossier demandant l'asile.
Les centres de rétention détiennent souvent des immigrés qui ont fui leur pays et, l'an dernier, 37 000 demandeurs d'asile ont été expulsés de France.
Mais pour le gouvernement, ce n'est pas assez. Il veut renvoyer plus de malheureux à leur misère et aux massacres... pour plaire à l'électorat réactionnaire. 
 

Pour connaître l’enfer de ce que connaît depuis des années la population de Syrie, mourant sous les bombes, victimes des factions rivales, il faut lire le livre de Samar Yazbek, Les portes du néant, Livre de poche. Ce document porte sur la situation d’il y a quelques années, mais il est toujours d’actualité pour aujourd’hui.

lundi 16 avril 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 16 avril 2018


Lui faire ravaler son mépris !

Dimanche soir, pendant plus de deux heures et demie, Macron a étalé sa suffisance. D’abord en s’enorgueillissant des frappes françaises sur la Syrie. Comme si larguer des bombes sur un pays dévasté pouvait être un acte de gloire ! Et puis, demain, il s’assiéra à la table de négociation pour remettre en selle le régime sanguinaire d’Assad.

Sur l’injustice consistant, comme chez Carrefour, à distribuer des millions aux actionnaires tout en supprimant des milliers d’emplois, Macron n’avait rien à dire. Sur les 60 à 80 milliards d’évasion fiscale ? Non plus.

Son obsession, dit-il, est de « remettre le pays au travail ». On croirait entendre Reagan, Thatcher ou Sarkozy ! Dans un pays où six millions de personnes cherchent un emploi et n’en trouvent pas, à cause justement des politiques patronales défendues par Macron, c’est le monde à l’envers.

Et avec quel cynisme a-t-il fait la leçon aux retraités, leur expliquant que c’était les travailleurs en activité qui payaient leurs retraites et qu’elles pesaient beaucoup trop sur les salaires ! En bon président des riches, il ne conçoit pas que, quand les profits augmentent, les patrons puissent augmenter les salaires.

Comme lors de son interview sur TF1, c’est aux cheminots, aux retraités, aux travailleurs que Macron a demandé des efforts. À tout le monde, sauf aux plus riches. À tout le monde, sauf aux actionnaires qui encaissent les dividendes sans rien faire de leurs dix doigts. À tout le monde, sauf à la grande bourgeoisie, qui a eu droit à un cadeau de cinq milliards d’euros avec la suppression de l’impôt sur la fortune et la taxe forfaitaire sur le capital.

Dans les hôpitaux et les Ehpad, il parle de « réformer » et de « réorganiser », mais il n’est jamais question ni d’embaucher vraiment, ni d’augmenter les salaires. Macron n’a pas exclu de mettre en place une cinquième branche de la Sécurité sociale pour le grand âge, mais il cherche déjà l’argent dans la poche des travailleurs avec l’instauration d’une deuxième journée de solidarité.

Quant à l’attaque contre les cheminots, Macron est resté droit dans ses bottes. Il défend vigoureusement ceux qui, tels le PDG Pepy ou les ministres Elisabeth Borne et Florence Parly, ont dirigé l’entreprise depuis 20 ans. Et il continue de brandir le rachat de la dette comme une concession qu’il ferait aux cheminots. 

Mais cette dette a été faite par l’État. En quoi les cheminots devraient-il s’en sentir responsables et payer pour elle ?  

Les cheminots se battent pour que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Ils se battent pour que les jeunes ne soient pas plus précaires et plus mal payés. Ils se battent parce qu’ils ne veulent pas devenir des salariés jetables, ballottés au gré des appels d’offres capitalistes. Tous les travailleurs peuvent se reconnaître dans leur combat !

Macron veut une société où seuls le fric et la rentabilité comptent. Il parle des injustices avec des trémolos, mais il contribue à creuser les inégalités. Et il traite avec un mépris souverain tous ceux qui s’opposent à lui.

C’est le cas des étudiants qui dénoncent la sélection à l’université et sont accusés d’être des professionnels du désordre. C’est le cas des zadistes de Notre-Dame des Landes qui sont en train d’être évacués violemment. Comme si ces 200 personnes étaient un trouble à l’ordre public qui justifie la mobilisation de 2500 gendarmes mobiles ! En fait, Macron ne tolère pas ceux qui veulent vivre autrement.

Il érige la compétitivité en vertu absolue et ordonne que tout le monde se plie à ses exigences. Mais cela fait deux siècles que l’économie est basée sur la concurrence, le marché et la propriété privée.

Et cette concurrence, c’est la loi de la jungle. Ce sont les crises à répétition. C’est la course aux profits, dangereuse et criminelle dans les transports, l’agroalimentaire, la santé ou dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. Et n’oublions pas que la concurrence, c’est aussi la guerre. Elle commence sur les marchés commerciaux et finit par la guerre tout court.

Il est grand temps de dire qu’on ne marche plus. Pour l’heure, ce sont les cheminots qui sont sur la brèche. Leur grève est massive, et sa durée prouve leur détermination.

La CGT appelle jeudi 19 avril à une grève et une manifestation interprofessionnelle. Ce sera l’occasion d’ajouter notre voix à celle des cheminots. Ce sera l’occasion de clamer notre opposition à l’ensemble de la politique de Macron. Jeudi, soyons le plus nombreux possible en grève et en manifestation !

Nantes, révélateur du climat social et politique ?


Samedi à Nantes, du monde dans la rue contre la politique du gouvernement



Samedi 14 avril, deux manifestations se sont succédées au centre ville de Nantes. La première à 14h30, à l’appel de la CGT et de Sud Solidaires avec en tête, un cortège de cheminots grévistes très combatifs et déterminés à continuer leur mouvement avec les slogans « cheminots en colère, on ne va pas se laisser faire ! » et « tous ensemble, tous ensemble ! ». Derrière suivaient des salariés du public comme ceux du CHU et du privé, comme ceux de Monoprix, des retraités, des jeunes lycéens et étudiants, bref tous ceux que la politique de Macron met en colère. Le cortège de 2500 manifestants (d’après la presse), grossissait au fur et à mesure sans incidents malgé l'omiprésence de la police : un millier de CRS pour encadrer les manifestants, avec 4 canons à eau et des camions anti-émeutes.
À 16h 30, le cortège a rejoint la deuxième manifestation, celle en soutien aux zadistes de Notre Dame des Landes, pour un nouveau tour en centre ville qui a rassemblé jusqu’à 8000 manifestants. Mais très vite les heurts entre la police et les manifestants ont commencé sous des nuages de gaz lacrymogène et l’entrée en action des canons à eau qui ont provoqué des scènes de panique aux terrasses des cafés.
Le gouvernement réprime mais il ne fait qu’attiser la colère et la manifestation inter-professionnelle du 19 avril s’annonce particulièrement suivie.

Syrie, la désapprobation. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine, rédigé le 11 avril avant les frappes


Lors de notre présence au marché Héloïse hier matin, nous avons pu mesurer la désapprobation de toutes les personnes avec lesquelles nous avons pu discuter sur les frappes occidentales en Syrie qui n’ont rien à voir, mais vraiment rien, avec une quelconque compassion pour les populations syriennes qui ont payé un lourd tribut à l’effondrement de la situation dans la région. Lire ci-dessous ce que notre hebdomadaire Lutte ouvrière écrivait mercredi dernier. 

Syrie : la protection des populations, prétexte à une nouvelle intervention impérialiste ?

Depuis que le régime syrien de Bachar al-Assad a été accusé d’avoir mené, samedi 7 avril, une attaque chimique à Douma, dans l’enclave de la Ghouta, les réactions se succèdent de la part des principaux dirigeants occidentaux pour se déclarer partisans d’une « réponse ferme ».
Trump a promis, le 9 avril, une décision imminente sur la réponse à donner pour faire payer Assad, et son ministre de la Défense n’a pas exclu des frappes contre le régime syrien.
On assiste donc à une campagne médiatique, notamment en France, destinée à justifier d’avance une action militaire prétendument destinée à protéger la population civile. Ce n’est pas la première fois que les dirigeants occidentaux haussent le ton et menacent le régime syrien. Peut-être les dirigeants américains iront-ils jusqu’à décider des bombardements sur la Syrie, comme ceux qui avaient visé une base aérienne syrienne en avril 2017, avec toujours le prétexte de sanctionner l’usage de gaz toxiques par le régime d’Assad.
Mais cette évolution ne doit rien à une soudaine compassion pour les populations syriennes. Avec ou sans armes chimiques, le régime a déjà fait la preuve qu’il était prêt à massacrer des populations civiles dans cette guerre qui se mène depuis 2011 et qui a fait, à ce jour, plus de 350 000 morts. Depuis le début des affrontements en Syrie, les États-Unis ont certes critiqué la dictature d’Assad, mais ils ont montré qu’ils étaient tout à fait prêts à s’accommoder de son maintien au pouvoir, en particulier quand ils ont fait de la guerre contre Daech leur priorité.
Mais la débâcle des milices de Daech a créé une situation nouvelle qui est loin de satisfaire les dirigeants américains. En effet, grâce à l’appui de la Russie, le régime d’Assad s’est renforcé aux dépens des milices soutenues par l’Arabie saoudite, alliée des États-Unis. Mécontente de l’appui américain aux Kurdes, la Turquie s’est rapprochée récemment de la Russie. Ainsi, le 4 avril, s’est tenu un sommet réunissant, aux côtés du président turc Erdogan, Poutine et le président iranien Hassan Rohani, pour discuter du règlement du conflit syrien.
Par ailleurs, ces interventions occidentales surviennent, et ce n’est certainement pas un hasard, au moment où sont expulsées de la Ghouta les dernières milices djihadistes qui l’occupaient, financées par l’Arabie saoudite. Pour le prince saoudien MBS justement en visite aux États-Unis et en France pour faire connaître ses desiderata, c’est une de ses dernières possibilités d’influer sur l’avenir de la Syrie qui disparaît. Pour les États-Unis aussi, c’est risquer de perdre un atout. Trump qui, quelques jours auparavant, avait déclaré son désir d’évacuer les troupes américaines de Syrie, a donc subitement changé d’avis, ne serait-ce que pour faire plaisir à son protégé saoudien.
Ce dernier revirement américain sera-t-il durable, ou ne sera-t-il qu’une gesticulation de plus, imitée servilement par la France de Macron ? En tout cas, en renforçant leur pression sur le régime syrien, les dirigeants américains voudraient affirmer qu’aucun règlement politique ne peut se négocier sans eux. Leur indignation de commande, sous prétexte d’usage d’armes chimiques, ne vise nullement à défendre la population syrienne, ni à mettre fin à ses souffrances et à la guerre qui dure depuis sept ans, mais seulement à continuer à imposer leur droit de participer à l’ignoble partie d’échecs qui se joue avec le sang des populations.

                                          Marc RÉMY (Lutte ouvrière n°2593)