mardi 10 avril 2018
Carrefour, Bernard Arnault, Bompard, et tutti quanti…
Les millions des patrons de Carrefour
Les grévistes de Carrefour Vénissieux le 31 mars
Juste après la grève massive du personnel de Carrefour contre 2000 suppressions d'emplois et la quasi disparition de la prime d'intéressement, on apprend que le géant de la distribution, qui invoque de mauvais résultats, a fait en réalité 700 millions de bénéfices.
Plus fort encore : les membres de son conseil d'administration se sont augmentés de 80 % ! Quant à son principal actionnaire, Bernard Arnault, l'un des hommes les plus riches de la planète, il s'approprie depuis des années la moitié des bénéfices du groupe.
Carrefour engraisse ses actionnaires en pressurant ses salariés. Comme tous les capitalistes, dans cette société aberrante et injuste.
Libellés :
profits
Bouygues fait de bonnes affaires, y’a pas de justice
Partenariat Public… qui finance le Privé
Le
nouveau palais de Justice de Paris va s'ouvrir. Il va coûter 2,7 milliards
d'euros. Financé sous la forme d'un Partenariat public-privé, il va rapporter à
Bouygues, le constructeur qui assure aussi la maintenance, 235 000 euros par
jour pendant 27 ans.
C'est si énorme que même la Cour des comptes s'en
est indignée. Des partenariats de ce genre, cela fait des années que tous les
gouvernements en concluent.
Cela vide les caisses de l'État, mais cela remplit
celles du grand patronat avec l'argent des contribuables.
Libellés :
BTP,
Etat et Capital
Argenteuil, « projet Héloïse », « L’île », un espace qui pourrait redevenir totalement « vert »
Un vert restauré ou plus de gris
béton ?
Dans
son numéro d’avril, Le bulletin « Agora » de l’association « Val
d’Oise Environnement » revient sur le « projet Héloïse » qu’il
conteste. Il revient sur la « dénaturation » qui sera la conséquence
pour l’espace en question, si le projet se fait. Dénaturation alors que cet
espace pourrait être « renaturé » sans guère de problème. C’est
l’espace en vert foncé sur le schéma des berges de la Seine à Argenteuil. Très
intéressant.
http://valdoise-environnement.fr/wp-content/uploads/2018/04/agora-38-avril-18.pdf
SRCE : Schéma Région de Cohérence Ecologique
lundi 9 avril 2018
Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 9 avril 2018 : "Une victoire des cheminots serait une victoire pour tous les travailleurs"
Une
victoire des cheminots serait une victoire pour tous les travailleurs
Macron
avait déclaré, le 15 mars, face à la manifestation des retraités et des
personnels des Ehpad : « Je ne sens pas de colère dans le pays ». Eh
bien maintenant, il ne peut plus l’ignorer !
La
colère, il l’a sentie à l’hôpital de Rouen, où il a été interpellé par des
aides-soignantes sur le manque de moyens, la fermeture de lits et de services.
Il la voit à l’université, où les assemblées générales rassemblent de plus en
plus d’étudiants et d’enseignants contre une sélection qui exclura des facultés
les jeunes des milieux les plus populaires. Il sait que nombre d’écoles, de
collèges et de lycées sont en ébullition, du fait, là encore, du manque de
personnel.
Et même
si Macron n’est pas en première ligne, il n’ignore pas la grève des salariés de
Carrefour qui a conduit à la fermeture pure et simple de nombreuses grandes
surfaces lors du week-end de Pâques, celle des salariés d’Air France. Puis il y
a, bien sûr, la grève des cheminots qui continue et devient, pour lui, un
véritable problème politique.
Pour
toutes ces raisons, Macron a décidé de prendre la parole jeudi prochain lors d’une
interview télévisée.
Son
intervention sera sans surprise. Alors que les classes les plus riches du pays
n’ont jamais été aussi prospères, que les actionnaires sont comblés et que la
finance croule sous les milliards, Macron nous parlera de la dette et des
déficits publics.
Quand,
dans les quartiers bourgeois, on peut dépenser des dizaines de milliers d’euros
pour un sac à main, une paire de chaussures ou un voyage, Macron nous
expliquera qu’il faut compter le moindre euro mis dans les hôpitaux, dans les
écoles ou dans la justice. Et, conseillé par des gens qui ne prennent jamais le
métro, le RER ou les TER, Macron peindra un tableau apocalyptique de la SNCF…
Tout
cela, pour nous convaincre de la nécessité de « réformer », de « moderniser »
et de « remettre en marche » le pays.
Mais,
comme pour le code du travail, toutes ses réformes sont synonymes de marche
arrière pour les travailleurs. Elles consistent toujours à supprimer des droits
sociaux, à rendre les salariés plus malléables et plus facilement licenciables.
Et c’est le cas, aussi, de la réforme ferroviaire.
N’en déplaise aux commentateurs de la télévision qui rabâchent que les cheminots n’ont aucune raison de faire grève, ceux-ci savent pourquoi ils se battent. Ils veulent que leurs droits soient respectés, que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Comme n’importe quels travailleurs, ils se battent contre la politique de suppressions d’emplois qui rendent de plus en plus dur le travail de ceux qui restent tout en condamnant les autres au chômage.
N’en déplaise aux commentateurs de la télévision qui rabâchent que les cheminots n’ont aucune raison de faire grève, ceux-ci savent pourquoi ils se battent. Ils veulent que leurs droits soient respectés, que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Comme n’importe quels travailleurs, ils se battent contre la politique de suppressions d’emplois qui rendent de plus en plus dur le travail de ceux qui restent tout en condamnant les autres au chômage.
Ils se
battent pour que les jeunes qui seront embauchés demain à la SNCF ne soient pas
plus précaires et plus mal payés. Ils se battent parce qu’ils ne veulent pas
devenir des pions ballotés au gré des appels d’offres capitalistes.
Le
gouvernement se dit déterminé à mettre fin au statut des cheminots. Mais il est
incapable d’expliquer en quoi cela aidera les trains à partir et à arriver à
l’heure. Parce qu’il n’y a aucun lien !
L’attaque
contre le statut des cheminots est une démonstration politique. Macron veut
gagner, contre eux, son brevet de réformateur au service du patronat. Il
voudrait prouver que rien n’arrêtera son offensive anti-ouvrière. Et s’il
l’emporte contre les cheminots, il se servira de sa victoire pour mettre au pas
l’ensemble du monde du travail. Car il ne s’arrêtera pas à la SNCF. Le
gouvernement s’attèle d’ailleurs déjà aux réformes de l’assurance chômage, des
retraites et de la fonction publique qui prévoit 120 000 suppressions
d’emplois.
La
grève de la SNCF n’est une partie de plaisir pour personne, ni pour les
cheminots qui la font ni pour les usagers. Mais les problèmes qu’elle pose ne
sont rien en comparaison des reculs qui nous attendent tous si Macron et la
bourgeoisie sentent qu’ils ont les mains libres. Il faut donc souhaiter que les
cheminots aillent jusqu’au bout de leurs possibilités.
Pour
gagner, ils n’ont d’autre choix que de mener une grève déterminée, et il faut
les soutenir. Dans cette société capitaliste, les exploités ne se font
respecter qu’en montrant leur force. Avoir confiance en ses forces, c’est
précisément ce qui manque au monde du travail depuis des décennies.
Eh
bien, les cheminots sont en train de retrouver cette confiance ! Cela ne peut
qu’être un encouragement pour tous les autres travailleurs. Pour faire reculer
le gouvernement, vive la grève des cheminots, vive la solidarité de classe !
Grève des cheminots, solidarité : ils ne sont pas seuls
Solidarité ouvrière
Une collecte de soutien aux
grévistes sur internet intitulée « Solidarité avec les cheminots grévistes
» avait déjà recueilli et ceci avant le week-end la contribution de 10
000 personnes et reçu 320 000 euros en quelques jours, selon ses initiateurs.
Espérons
que ce soutien financier se transformera en soutien actif du monde du travail,
en entrant en lutte aux côtés des cheminots.
En tout
cas, cet élan de solidarité tord le cou à la propagande patronale et
gouvernementale qui présente la grève des cheminots comme isolée.
Aujourd’hui
lundi 9 avril 2018 à 13h, à Paris, place des Invalides
Un rendez-vous pour s’y rendre :
12 heures
au tram de Bezons
Libellés :
grève des cheminots 2018
Argenteuil, cité Joliot-Curie, travail bâclé
Ni fait ni à faire, et dangereux
La cité Joliot-Curie a bénéficié
il y a plus de cinq ans d’une rénovation partielle qui a visé en particulier
celle des cages d’escaliers.
Elle
n’a pas été menée à la satisfaction des locataires. Le résultat fut guère
supérieur à la situation avant travaux.
Depuis,
un problème pose bien des soucis aux habitants. Les languettes plastiques des
marches d’escaliers se décollent partiellement, avec le risque de se prendre
dedans et de tomber.
C’est
particulièrement inquiétant pour les personnes âgées qui représentent une
fraction importante des locataires de la cité Joliot-Curie.
Je
rappellerai à cette occasion ce que me répondit à l’époque une responsable du
chantier que, j’interpellais à propos de la qualité des travaux
effectués : « De quoi vous plaignez-vous, puisque ces travaux
n’entraîneront pas une hausse des loyers » !
En
attendant, il devient urgent aujourd’hui de trouver une solution à ces marches
d’escaliers dangereuses. DM
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