dimanche 23 juillet 2017

Capitalisme : certains patrons sans limite, un bel exemple


Voilà un bel exemple pour tous les travailleurs à qui le patronat impose des conditions impossibles voire kafkaïennes

 

Smurfit Kappa : Contre le licenciement d’un travailleur : Grève à 100 %

 


Vendredi 21 juillet 2017, à la prise de poste du matin, l’ensemble des salariés de l’entreprise Smurfit Kappa CNC de Reims (usine spécialisée dans l’emballage avec 66 salariés) se sont mis en grève.
Depuis des mois le non remplacement des départs amène un surcroit de à ceux qui restent. Cela s’accompagne d’une pression de la hiérarchie qui a conduit bon nombre de salariés au « burn-out ». Un climat pourri qui se caractérise par des coups de sang de la part de la hiérarchie. Mais tout cela n’avait que trop duré !
L’annonce jeudi 13 juillet qu’un salarié s’était vu interdire de rejoindre son poste de travail et signifier une mise à pied à titre conservatoire dans l’attente d’un entretien avant sanction pouvant conduire au licenciement a suscité l’indignation. Celle-ci s’est transformée en colère lorsque le motif a été connu. En effet, il lui était reproché d’avoir à un client, qui exigeait le délai dans lequel il serait livré,  son impossibilité de lui donner une réponse précise du fait d’une absence d’informations précises de la part de sa hiérarchie. 
Il est clair que la direction en brandissant la menace d’un éventuel licenciement voulait faire pression et intimider l’ensemble des travailleurs de l’entreprise. La pétition qui a circulé en début de semaine a été signée par l’ensemble des ouvriers et employés. Après une journée d’arrêt total de la production, la direction a dit revenir sur le licenciement. La grève est suspendue mais les travailleurs restent vigilants. 
En montrant leur soutien à ce collègue, chacun avait conscience de défendre sa dignité d’ouvrier, et montrer qu’il est hors de question d’accepter de tels agissements de la part de la direction.

Tour de France, tous de pédale pour le profit. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Tour de France : la machine à cash

Derrière les clichés journalistiques qui présentent le tour de France comme un spectacle offert à tous gratuitement, il y a une énorme mécanique à faire des sous, beaucoup de sous.
En premier lieu c’est une entreprise privée qui rapporte gros. Pour parcourir 3 500 km en trois semaines, les coureurs s’épuisent dans les cols, risquent de se briser les os à 40 km/h sous une pluie battante, voire à 80 km/h dans une descente, pour grappiller quelques secondes. Pendant ce temps-là, les organisateurs touchent le gros lot sans faire un tour de pédale.
Dans cette grande foire commerciale, la liste des profiteurs est longue. En première ligne, on trouve Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur de la manifestation. La moitié des recettes, qui dépassent les 100 millions d’euros et ont décuplé en 30 ans, sont tirées des droits de retransmission télévisée, dans 190 pays. S’y ajoute le « sponsoring », dont chacun des « partenaires commerciaux » escompte bien un retour sur investissement. Et, pour 10 % des recettes, le ticket est acquitté par les villes-étapes. Düsseldorf a ainsi dû débourser 5 millions d’euros pour accueillir le « Grand départ ». Un départ à l’étranger (Grande-Bretagne, Pays-Bas, etc.) tient moins à l’amitié entre les peuples qu’à la recherche de marché commercial. Les villes étapes déboursent 70 000 euros pour un départ et 110 000 euros pour une arrivée. Car accueillir une étape amène des recettes aux hôteliers, restaurateurs et autres commerces. Quant aux dépenses, ce sont les habitants qui les règlent !
ASO organise de nombreuses autres courses cyclistes, ainsi que le rallye Dakar, le Tour de France à la voile, le Marathon de Paris, l’Open de France de golf, etc. La rentabilité est supérieure à 20 %. Et les journaux L’Équipe ou Vélo Magazine, qui appartiennent aussi au groupe Amaury, se chargent de faire de la publicité à ces compétitions – en toute indépendance journalistique, bien sûr…
Avec quelque 300 millions d’euros de patrimoine, la famille Amaury était classée 230e fortune française en 2016 par le magazine Challenges. C’est dire que les efforts des cyclistes à l’assaut des cols du Galibier ou de l’Izoard ne sont pas perdus pour tout le monde.

                                         Michel BONDELET (Lutte ouvrière n°2555)

samedi 22 juillet 2017

Adama Traoré : mort le jour de son anniversaire, le 19 juillet 2016. Et un cri toujours : "Vérité et justice"


Justice pour Adama !

 

La famille d’Adama Traoré, ses proches et le Comité « Justice et Vérité » pour Adama organise aujourd’hui un rassemblement pour commémorer le premier anniversaire de la mort d’Adama dans les mains de la gendarmerie de Persan, le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire.
 
 

Programme: 

12h30 : Conférence de presse devant la mairie de Persan

14h00 : Départ de la marche devant la gare de Persan

16h00 : Arrivée sur le terrain de foot à Boyenval

Théâtre forum sur les violences des forces de l'ordre

Prise de parole de la famille d'Adama

Prise de parole des familles de victimes

Prise de parole des amis d'Adama

Grand repas
 
 
 

« Adama Traoré, jeune homme de 24 ans est tué le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, lors de son interpellation par les agents de la gendarmerie de Persan.

Lors de cette interpellation, alors qu'il n'oppose aucune résistance, il est maintenu au sol sous le poids de trois gendarmes qui le menottent. Il se plaint à de nombreuses reprises de ne plus pouvoir respirer et perd connaissance dans le véhicule. Une fois à la gendarmerie, il est laissé gisant au sol, encore menotté. Les pompiers ne parviendront pas à le réanimer. Ce sont, sans nul doute possible, les techniques d'interpellations, la clé d'étranglement et le plaquage ventral, qui l'ont tué. Des techniques ayant déjà entraîné la mort, et qui ce jour-là ont été utilisés contre lui.

Depuis ce soir, les autorités de la gendarmerie, la mairie de Beaumont-sur-Oise, les instances judiciaires jusqu'au ministère de l'Intérieur soutiennent un tissu de mensonges et maintiennent toutes les pressions afin d'obstruer notre lutte pour la Justice et la Vérité pour Adama.

La mort d'Adama s'ajoute hélas à la longue liste des victimes des meurtres et des mutilations perpétrés par les forces de l'ordre. L'histoire de notre fils, frère et ami fait aujourd'hui écho à ces centaines d'histoires ignorées ou méprisées par la Justice. Le combat mené depuis 1 an à présent a permis de mettre en lumière de nombreux mensonges des institutions judiciaires et politiques. Cette lutte menée par la famille, les amis et les habitants de Beaumont-sur Oise, Champagne, Persan, Bruyère et toutes les villes limitrophes a su être efficace et ce dès le lendemain de la mort d'Adama. Les circonstances de la mort d'Adama ont ainsi pu être clarifiées. Grâce à une contre-expertise demandée par la famille, il est désormais établi que l'asphyxie est la cause de sa mort.

Cette lutte ne s'est pas faite sans sacrifices et sans douleurs. Depuis la mort d'Adama, notre famille doit affronter l'acharnement et la répression des institutions judiciaires. Depuis le 19 juillet 2016,Bagui, Youssouf, Cheikne et Yacouba Traoré, Dooum's et d'autres soutiens ont été arrêtés et certains dorment toujours derrière les barreaux. La lutte pour la Vérité et la Justice au nom d'Adama est un pénible parcours où tout est mis en œuvre afin de détruire notre famille en nous harcelant et en tentant de nous noyer sous les affaires. La première violence provient des gendarmes responsables de la mort de notre frère, fils et ami Adama. Or, c'est notre famille et nos quartiers que la Justice tente de criminaliser. Nous devons nous battre pour notre droit à la Vérité et la Justice alors même que les gendarmes responsables de la mort d'Adama n'ont à ce jour (fin juin) pas été entendus par les gendarmes afin de procéder à une mise en examen. Bagui et Yacouba Traoré, Doom's et tous nos soutiens qui sont toujours en prison doivent se battre depuis leur cellule pour la Vérité et la Justice. Nous nous battons de tout notre être pour ce digne combat. C'est pourquoi nous vous invitons tous à participer à la première commémoration de la mort d'Adama Traoré le samedi 22 juillet 2017 à Boyenval, Beaumont-sur-Oise.

Nous marcherons en son nom dès 14h30. Nous organisons également un grand repas, de nombreux échanges, un théâtre forum et des animations pour enfants. Nous vous attendons nombreux et nombreuses pour cette journée aussi importante qu'intense dans notre combat. 

Pas de Justice, pas de Paix! » 

Le comité Vérité et Justice pour Adama

 

Licencié indemnités dérisoires : la politique de Macron-patron


Le gouvernement encourage les patrons au licenciement abusif

 
Le gouvernement envisage de plafonner les dommages et intérêts accordés aux salariés en cas de licenciement reconnu abusif. Ils seraient d’un mois de salaire par année d’ancienneté avec un plafond de 20 mois.
Ce n’est rien d’autre qu’un quitus donné aux patrons pour qu'ils puissent licencier abusivement. Ils pourront ainsi  calculer à l’avance c  Le gouvernement arme le patronat dans sa guerre aux travailleurs. Il faut que le monde du travail réagisse collectivement en commençant par se saisir de la journée de mobilisation du 12 septembre.
 
 
Préparons le 12 septembre !
 
 

Macron, armée, pour défendre la grande muette, nombreux sont là pour l'ouvrir...


Le galonné et ceux qui l'encensent

 


La démission du chef d'Etat-Major des Armées, Pierre Le Jolis de Villers de Saintignon, a été saluée par une bonne partie de  l'éventail politicien. Saisissant là l'occasion de critiquer Macron, chacun a rivalisé de déclarations sur le "grand soldat", "l'homme d'honneur", allant jusqu'à faire du général le  champion de l'intérêt public face aux restrictions budgétaires. Comme si l'enveloppe des commandes aux industriels de l'armement était tant soit peu remise en question par Macron !

L'indignation vertueuse de ce beau monde est bien sélective : lorsqu'il s'agit des personnels  des  hôpitaux, des cheminots, des enseignants qui s'opposent aux réductions budgétaires qui aggravent les difficultés dans les services publics, ces politiciens ne leur manifestent pas la même solidarité.

 

La France insoumise… au garde-à-vous

 


"Les conséquences de l'austérité sur l'Armée sont intolérables. Le 'coup de gueule' du Général de Villiers est légitime". C’est par ces mots qu'Alexis Corbière, député de La France insoumise et porte-parole du mouvement de Jean-Luc Mélenchon a protesté contre les mesures pourtant dérisoires de baisse momentanée du budget de la Défense.

Après les drapeaux tricolores et La Marseillaise, imposés dans les cortèges mélenchonistes, c’est au son du clairon et pour défendre l’Armée française  que la mal nommée « France insoumise » se met en branle.  Au pas cadencé.

Maroc Rif – Al-Hoceima : poursuite des manifestations


Maroc – Al-Hoceima : les manifestations continuent sur les plages

La mobilisation ne faiblit toujours pas à Al-Hoceima, dans le Rif marocain, malgré la répression systématique. Ne pouvant plus se rassembler dans les rues de la ville, les manifestants continuent à défier le régime en organisant des sit-in sur la plage, dans la mer, ou en remplaçant les chansons traditionnelles à l’occasion d’un mariage par leurs slogans.
Depuis la fin de l’année 2016, les manifestations se succèdent pour réclamer la fin de la « Hogra », ce mépris des autorités pour la population, qui a conduit à la mort horrible de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson broyé dans une benne à ordures alors qu’il cherchait à récupérer sa marchandise confisquée. Les manifestants, soutenus par une large partie de la population d’Al-Hoceima et des villes alentour, demandent des investissements pour créer des emplois, construire une université et un centre hospitalier. Ils tiennent aussi à ce que cesse la militarisation du Rif, mise en place par Hassan II après un soulèvement en 1958 et permettant toujours un contrôle étroit de la région par l’armée.
À partir de la fin mai, la répression s’est durcie, avec l’arrestation de nombreux manifestants. Aujourd’hui, près de 240 d’entre eux font l’objet de poursuites judiciaires, 176 sont détenus. Le procès des principaux leaders, Nasser Zefzafi et Silya Ziani, a commencé. Ils sont sous le coup d’accusations, comme l’atteinte à la sécurité intérieure, l’entente avec l’étranger ou l’atteinte à la « sacralité » de la monarchie.
Les rassemblements sont systématiquement dispersés par les policiers ou les gendarmes, ce qui a d’ailleurs conduit à des scènes cocasses quand les hommes en uniforme ont dû pourchasser dans l’eau les manifestants des plages qui s’étaient éparpillés en mer ! Les arrestations continuent elles aussi. La police a même osé convoquer et interroger pendant quatre heures un petit garçon de 6 ans qui apparaissait sur une vidéo invitant la population à manifester. Dans le même temps, des proches du pouvoir appellent à la conciliation, les pelleteuses commencent à s’agiter sur les chantiers en cours, des rumeurs font état d’une grâce royale à l’occasion de la Fête du trône, le 30 juillet.
S’agit-il de dissensions à la tête de l’État marocain, comme beaucoup le pensent ? En tout cas, les autorités ont interdit les manifestations des 19 et 20 juillet. De leur côté, les manifestants ne s’en laissent pas conter et continuent à se mobiliser comme ils le peuvent pour exiger la libération des détenus qui ne font que réclamer une vie digne.

                                          Valérie FONTAINE (Lutte ouvrière n°2555)

Livres d'été : Alberto Moravia, La Ciociara, J’ai Lu : :


Alberto Moravia, La Ciociara, J’ai Lu
 


J’avais parmi mes livres ce volume que je n’ai jamais été tenté de lire à cause de la … couverture. Et puis…
         Et puis, j’ai lu récemment un récit qui vient de paraître sur les exactions commises par des soldats des régiments de goumiers marocains  durant l’offensive de 1943-44 pour briser la résistance de l’armée allemande sur le chemin de Naples à Rome. Dans ce livre, il est question du roman du grand écrivain italien Alberto Moravia, La Ciociara. Me voilà donc à la recherche de ce livre que je ne voulais pas lire… et que j’ai bien fait de lire.
         C’est donc un grand livre dans la série de « Ce que le bon roman apporte à l’Histoire ». Sur ces évènements de 1943-44 dans cette région montagneuse du Latium, non loin de la mer. Sur les horreurs d’une guerre qui prend en otage les populations. Sur le fait de ces masses d’individus qui ne veulent pas voir où la société les conduit, et qui découvrent à leur corps défendant que cette société les conduit vers l’horreur. Sur la condition des femmes qui en sont souvent les premières victimes.
         Soit, ce n’est pas gai, mais voilà notre condition d’homme, et à nous de nous intéresser de près à cette société, et à ses ressorts. Nous sommes certes peut-être en vacances. Justement le temps de fouiller dans nos bibliothèques, et de faire ce genre de « pose lecture », et de tranquillement, lire ce type de beau roman, beau au sens qu’il sonne tellement juste.

vendredi 21 juillet 2017

Argenteuil Semperit ils ne lâcheront rien !


Vive la lutte des travailleurs !

 


Malgré les vacances, le quatrième rassemblement de solidarité avec les travailleurs de Semperit a été un succès qui donne chaud au cœur. Un petit groupe de militants de Lutte ouvrière était présent comme les semaines précédentes. Chacun s’est donné rendez-vous dès le début de septembre, au retour de vacances que l’on souhaite les meilleures aux travailleurs de Semperit menacés de licenciement !
         Les syndicats de Semperit avaient déposé en référé une plainte pour non-respect de la loi dans la procédure engagée par leur direction. Le juge s’est prononcé mercredi incompétent pour rendre un avis sur le champ. Celui-ci sera donné le 2 août prochain !