jeudi 20 avril 2017

Monopoly capitaliste : Drahi, Bolloré, Arnault... Le blog de Nathalie ARTHAUD


La dictature du Capital sur la société

 
Sur le blog de Nathalie ARTHAUD

« Drahi et Cie jouent au Monopoly avec nos vies 

Quand je dénonce la dictature d'une poignée de grandes familles bourgeoises sur toute l'économie, on me rétorque que leur fortune est le fruit du mérite de ces valeureux entrepreneurs. Eh bien voyons ce qu’il en est de Patrick Drahi, 5ème fortune française au classement Forbes 2017 avec 12 milliards d'euros.
A 54 ans, ce polytechnicien, franco-israélien qui réside en Suisse, est à la tête de la société Altice (SFR, Virgin mobil, Libération, L'express, etc) qu'il s'apprête à introduire à la bourse de New-York. Il contrôle aussi BFMTV.
Comme tant d'autres milliardaires, Drahi a bâti sa fortune en rachetant des sociétés dans la téléphonie avec le soutien des banques d'affaires et du pouvoir politique, avant de les dépecer. Comme l'écrivent Les Echos : « son savoir-faire en matière de réduction des coûts et de gestion est unanimement reconnu ».
Son coup de maître fut, en 2014, le rachat de SFR vendu par Vivendi. Pour l'emporter face à Bouygues, Drahi fit monter les enchères jusqu'à 11,5 milliards d'euros ! Drahi emprunta ces fonds sur les marchés financiers où l'argent coule à flot, grâce à ses entrées à la banque Morgan Stanley. Montebourg, alors ministre du redressement productif, s'est beaucoup agité contre ce rachat mais il s'est incliné, comme toujours. Drahi était soutenu par un certain Macron... Aujourd'hui Drahi soutient Macron !
Ces grands capitalistes s'achètent des entreprises de plusieurs dizaines de milliers de salariés comme on joue au poker. Non seulement Drahi n'a pas réalisé le moindre investissement, mais l'encre du contrat à peine sèche, il annonçait la suppression de 5000 emplois chez SFR, le tiers des effectifs !
A sa sortie de Polytechnique, Drahi aurait dit, plein de morgue : « «Avant 30 ans, je roule en BMW. Avant 40 ans, je gagne 50000 francs par mois. Et avant 50 ans, j'ai suffisamment d'argent de côté pour que les intérêts représentent le salaire de Jacques Calvet (l'ancien Pdg de PSA) ». Drahi est un pur produit de l'économie capitaliste gangrenée par la finance. Pour réaliser son ambition, Drahi a exploité des dizaines de milliers de travailleurs, plongé des vies dans la crainte du lendemain. Tout comme les Arnault, Bolloré, Dassault et Cie. Leur expropriation ne serait que justice ! »

GM&S Industry, Whirpool, Monopoly capitaliste : vu du côté des prolétaires


Les travailleurs de GM&S sur les Champs Elysées



Sur les Champs des capitalistes

Ce mercredi 19 avril, les travailleurs de GM&S Industry ont repris la route jusqu'à Paris. Ils ont décidé de faire entendre leur colère et leur refus d'être mis sur le carreau devant les vitrines de PSA et Renault sur les champs Elysées.
         Mardi 18 avril, c'était la date butoir pour la candidature d'éventuels repreneurs : un seul s'est manifesté (du groupe GMD) qui annonce ne vouloir garder que 100 travailleurs sur les 283 ! Les travailleurs ne savent d'ailleurs pas si cela suffirait à retarder encore la liquidation judiciaire, ils ont choisi de continuer à se faire entendre et ils ont raison !
         Le sort des travailleurs de La Souterraine, comme celui de ceux de Whirpool à Amiens et de centaines de milliers d'autres est suspendu aux décisions de ces grands groupes, de cette classe capitaliste minoritaire et égoïste qui n' a que l'augmentation de ses profits comme objectif. Pour lui faire rendre gorge, pour lui interdire de liquider les emplois - ceux de La Souterraine et d'Amiens l'ont compris- la solution n'est pas dans le bulletin de vote, mais dans la lutte collective.



mercredi 19 avril 2017

Mayotte : comme au vieux sale temps des colonies



Mayotte : le préfet refuse les professions de foi Nathalie Arthaud

Les professions de foi de Nathalie Arthaud pour la présidentielle n'ont pas été distribuées par les services de la préfecture de Mayotte au prétexte qu'elles sont arrivées en retard.
   En fait l'acheminement de notre matériel électoral a été retardé pour des raisons indépendantes de notre volonté.
   Malgré nos interventions, celle du transporteur et celle même de la commission nationale de contrôle, le préfet de Mayotte a donné l'ordre à ses services de ne pas faire parvenir la profession de foi de Nathalie Arthaud aux électeurs mahorais.
   Ce mépris pour les mahorais qui, du fait du prince, n’auront pas le même niveau d’information que tous les électeurs, s’apparente à une attitude coloniale. La militante qui a pris l’initiative de distribuer cette profession de foi sur la voie publique a pu percevoir à quel point une partie des mahorais ne supporte pas un tel comportement.
     Serait-ce le contenu de la campagne de Nathalie Arthaud qui défend les intérêts et les revendications des travailleurs contre la dictature économique de la bourgeoisi qui déplaît au point de vouloir bâillonner l'expression de Nathalie Arthaud ? Setait-ce son affirmation que les travailleurs constituent une seule classe sociale, quelle que soit leur nationalité, lur origine ou la couleur de leur peau, et que le urs intérêts s'opposent à ceux de la classe capitaliste ?

Nathalie ARTHAUD aux 4 vérités sur France 2 hier

Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne J-4


Dans les médias

 

Mercredi 19 avril
à 07h50
RFI : Interview de Jean-Pierre Mercier
 
à 20h00
France Info TV : Interview de Jean-Pierre Mercier
 
jeudi 20 avril
à 07h50
Radio Classique : Interview de Jean-Pierre Mercier
 
à 09h00
LCP : Interview de Jean-Pierre Mercier
 
à 19h30
LCP : Interview de Jean-Pierre Mercier
 
vendredi 21 Avril
à 19h40
BFMTV : Interview de Nathalie Arthaud

 

Notre programme pour les luttes futures
 

Contrôle des travailleurs sur les entreprises
 


Quand les patrons prétendent ne pas avoir les moyens d’embaucher ou d’augmenter les salaires, ils mentent. Ces mêmes PDG qui imposent aux travailleurs des plans de compétitivité avec blocage des salaires, heures supplémentaires gratuites, ne se gênent pas pour s’accorder des salaires extravagants.

Il faut imposer la transparence des comptes des entreprises, lever le secret bancaire et le secret des affaires que le patronat défend bec et ongles parce qu’ils lui permettent de travestir la réalité ou de cacher aux travailleurs des décisions qui menacent leur avenir, des agissements contraires à l’intérêt des populations ou de l’environnement.
Le groupe Vivarte a annoncé que les enseignes André et Naf Naf étaient à vendre, que La Halle aux vêtements et La Halle aux chaussures allaient fermer des dizaines de magasins et que 2000 emplois pourraient disparaître. Quest-ce qui est responsable de cela? Sûrement pas les salaires Un gérant de magasin y est payé 1400 euros net, tous les autres employés sont autour du smic. Ce qui a tué Vivarte, ce sont des fonds capitalistes qui ont siphonné les bénéfices et ont forcé le groupe à leur emprunter de l’argent à un taux d’intérêt de 11 ou 12  %. Et maintenant ces mêmes fonds veulent détruire le groupe, vendre ce qui peut l’être et empocher l’argent pour continuer ailleurs leurs sales opérations.
Si les salariés du groupe Vivarte avaient connu ces manœuvres financières, ils auraient pu davantage anticiper, s’organiser pour les dénoncer et se défendre.
Il faut permettre aux comptables, aux secrétaires, aux magasiniers, à tous les travailleurs, de communiquer et de centraliser les informations dont ils disposent. Ils pourraient ainsi constater que les licenciements et les suppressions d’emplois sont le plus souvent le résultat d’une politique et d’un choix, celui des capitalistes de privilégier leurs profits au détriment des emplois et des salaires. Les travailleurs pourraient alors imposer que soient préservés les emplois et les salaires, en prenant sur les profits des entreprises et sur les dividendes des actionnaires. Avec les 56 milliards de dividendes versés par les 40 plus grosses entreprises en 2016 à leurs actionnaires, il aurait été possible de créer 1,5 million d’emplois payés 1800 euros net par mois, cotisations sociales comprises.
En imposant une véritable transparence de tous les comptes, il serait possible de suivre la circulation de l’argent et de mettre en évidence la façon dont les fortunes d’une minorité de riches bourgeois sont alimentées par l’exploitation des travailleurs.
Pour créer les emplois nécessaires et augmenter les salaires, il faudra prendre sur ces fortunes, se saisir de leurs comptes en banque, de leurs patrimoines immobiliers, de leurs châteaux, de leurs hôtels particuliers, de leurs forêts domaniales. Priver de quelques dizaines de milliards Bernard Arnault ou Liliane Bettencourt ne les réduirait pas à la famine. Par contre, ces milliards pourraient servir à financer la répartition du travail entre tous, sans diminution des salaires.
Le secret commercial, le secret bancaire et le secret des affaires font partie des armes du grand capital pour imposer sa domination sur l’ensemble de la société. La levée de ces secrets doit faire partie du programme des travailleurs.

Justice et travailleur, deux mots qui ne font pas bon ménage ensemble


Appliquer une décision de justice, ce n’est pas urgent ?

Nous voudrions raconter ici la mésaventure d’un aide-soignant d’un hôpital public du Val d’Oise.
         Celui-ci travaille aux « urgences » et pendant des années tout va bien. Mais la hiérarchie change et rien ne va plus pour lui. Il se voit imposer, contre sa volonté, un changement de poste dans le service le plus difficile de l’hôpital.
         Considérant que cette mesure équivaut à une sanction de fait, cet agent hospitalier porte l’affaire devant le tribunal administratif de Pontoise. Après plusieurs années de procédures, celui-ci lui donne raison en décembre dernier, considérant que ce déplacement a été une sanction, et demande à l’hôpital en question à ce qu’il soit réintégré dans son ancien service. Mais face à cette décision de justice, cet hôpital fait la sourde-oreille et maintient l’agent dans ce service très difficile. Ce dernier entame donc une procédure de référé pour exiger que l’hôpital applique la décision, laquelle précédure ne peut être entamée qu’en mars. La réponse du tribunal à cette demande de procédure d’urgence est négative… Pour lui, il n’y a pas urgence…
         Il n’y a donc pas urgence à appliquer une décision de justice ?
         Ah, selon que vous serez petit ou que vous compterez parmi les « grands »…

Derichebourg, profit en marche


Un logiciel qui s’appelle « profit »

A Croix dans le Nord

Vendredi 14 avril, des salariés du nettoyage du groupe Derichebourg dans le Nord ont fait grève pour exiger essentiellement le paiement de leurs heures de travail effectuées. Malgré les menaces de certains responsables, une vingtaine d'entre eux ont fait un piquet de grève devant l'agence de Croix, perturbant l'activité d'une quarantaine de sites.
Depuis 2016, les salariés effectuent des heures de travail qui ne sont pas payés. Un des grévistes a, par exemple, fait plus de 170 heures sur un mois et n'a été payé que 143 heures.
         La direction explique qu'il y a des problèmes de logiciel, mais les soi-disant erreurs sont toujours dans le même sens : en faveur du patron. Et uis l'absence de matériel (produits, sac plastiques…) sur les chantiers rend le travail encore plus compliqué.
         Dernièrement, à Argenteuil, dans une agence Derichebourg de collecte des déchets, il a fallu deux jours de grève pour rectifier là encore des irrégularités dans les conditions de travail et des sanctions visant des travailleurs qui venaient juste d’être intégrés à cette entreprise. (Voir sur le présent blog).
            La famille Derichebourg est riche : 305ème fortune du pays avec plus de 220 millions d'euros estimée. C'est sur le travail des salariés qu'elle s'est enrichie et en grattant sur les salaires de tous.  

Médef, Gattaz et cie : la dictature du Capial sur la société


Gattaz et la présidentielle
Le Medef n'a pas besoin de passer par la case élection

 


Le patron des patrons ne cesse pas d’affirmer qu’il préfère Fillon comme candidat. « Le programme de François Fillon est le plus abouti. Il va dans le bon sens » déclare-t-il.
         Mais quel que soit l’élu, il sait que ce sera lui qui dictera la feuille de route au président : ce sont les grandes entreprises et les banques qui font la loi dans notre société, ce sont elles qui ont la réalité du pouvoir.
         Alors, il faut le dire au prochain président quel qu’il soit : les travailleurs ne se laisseront pas faire, ils imposeront par les luttes leurs exigences. Et la seule façon de le dire, c’est au premier tour en votant pour une candidate communiste, en votant Nathalie Arthaud.