mercredi 26 octobre 2016

Chamonix, migrants : la montagne n'a pas de frontières pour les habitants du monde



Chamonix (Haute-Savoie)

Saussure, le « vainqueur » du Mont-Blanc, il n’était lui aussi pas un peu « migrant » par hasard ?

A Chamonix comme dans d'autres villes, le FN tente d'exploiter le filon anti-migrants, mais il est tombé sur un os. Venu protester samedi 22 octobre contre la décision de la mairie, pourtant de droite, qui met deux appartements à disposition d'éventuels migrants, une quinzaine de militants frontistes s'est trouvée face à 300 chamoniards favorables à leur  accueil et a rapidement dû déguerpir.
     Au-delà de l'agitation démagogique du FN, la Haute-Savoie a bien de quoi loger 150 personnes arrivant de Calais et davantage si besoin. Ce ne sont pas les lits froids (comme on appelle ces résidences secondaires ou tertiaires inoccupées 10 mois sur 12) qui manquent dans les stations.



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Pologne, Islande, le combat des femmes



Islande : les femmes se font entendre

En Islande, lundi 24 octobre, les femmes ont quitté leur travail à 14 h 38 pour marquer le fait que, sur une journée de huit heures, elles considèrent n’être plus payées au-delà de cette heure précise.
            À l’appel des syndicats et des organisations féministes, elles dénoncent en effet chaque année depuis 1975 le fait que leurs salaires sont inférieurs de l’ordre de 20% à ceux des hommes, comme en France. Les latitudes changent, pas la politique du patronat ni les préjugés.

Nouvelle mobilisation pour le droit à l’avortement en Pologne

En Pologne, des associations de femmes ont appelé à nouveau à une manifestation pour le droit à l’avortement.
         Leur manifestation précédente, le 3 octobre, regroupant 100 000 personnes, avait fait reculer le gouvernement polonais qui voulait interdire totalement l’avortement et qui prévoyait des peines de prison de 5 ans pour toute personne accompagnant une interruption volontaire de grossesse. Cela alors que la législation sur l’avortement en Pologne est déjà des plus restrictives.
         De nombreuses femmes n’ont aucune confiance dans ce gouvernement réactionnaire et si elles ont réussi à lui imposer un premier recul, ce n'est pas sans raison qu'elles maintiennent la pression, tout d'abord pour qu’il ne revienne pas à la charge, mais aussi pour lui imposer d’autres reculs.

mardi 25 octobre 2016

A Argenteuil, à Paris, malgré Anne Hidalgo, vive le droit de grève et la grève des travailleurs



La grève sans entrave, c’est l’arme des travailleurs !

La « camarade » de parti du député PS d’Argenteuil-Bezons, la maire de Paris Anne Hidalgo, n’aime pas le droit de grève. Face, ces deux dernières années, à une longue grève d’une partie des agents territoriaux -les travailleurs des équipements sportifs en l’occurrence- à travers une note fielleuse, elle s’était concocté sa propre petite interprétation du droit de grève. Elle voulait obliger les grévistes à se déclarer deux jours à l’avance au mépris du droit de grève de la fonction publique, droit de grève soit disant garanti fondamentalement par la constitution !
         Bien évidemment, les syndicats ont porté l’affaire devant le tribunal administratif qui vient de trancher.
         La mairie de Paris est condamnée pour atteinte au droit de grève et la note de son secrétaire général est annulée. Les juges affirment qu’il n’y a évidemment « aucune obligation de se déclarer gréviste 48 heures avant le début d’un conflit ». Et ils ajoutent qu’il n’y avait aucune obligation de devoir se déclarer gréviste à la première prise de service. On peut donc également se déclarer gréviste au retour de la pause-déjeuner !
         Voilà une décision qui a de quoi réjouir, non seulement du côté de Paris, mais également ailleurs, en particulier du côté d’Argenteuil.
         Dans le même état d’esprit anti-ouvrier d’Anne Hidalgo, la haute hiérarchie locale tente d’entraver l’exercice du droit de grève des agents territoriaux, en inventant des obligations en la matière n’ayant aucun fondement légal.