samedi 30 juillet 2016

Loi Travail et conseil constitutionnel : lutte de classe et postures. Un article de l'hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine



Loi travail : seule la force des travailleurs comptera

Le 25 juillet, 61 députés PS, Front de gauche et écologistes ont saisi le Conseil constitutionnel sur la loi travail dénonçant « une loi dont la confection et l’adoption rapides ont révélé de graves négligences en matière de dialogue social et de respect du rôle du Parlement ».
  Ils invoquent notamment « diverses entorses à la procédure parlementaire », comme le fait que le Parlement « n’a pas disposé de délai raisonnable pour étudier le projet de loi », un droit d’amendement qui a été « essentiellement méconnu » ou encore le recours à trois reprises au 49-3 pour un « passage en force » du texte, ce qui a dévoyé, selon eux, l’« usage historique » de cet article de la Constitution. Ces 61 députés parmi lesquels figurent d’anciens ministres, les socialistes Benoît Hamon et Aurélie Filipetti, ou encore l’écologiste Cécile Duflot, auxquels se sont joints les partisans d’Aubry, ex-ministre socialiste du Travail, critiquent donc la méthode. L’utilisation à plusieurs reprises par Valls du 49-3 montre certes que le gouvernement peut tout à fait se passer de l’avis des députés quand il s’agit d’imposer une loi patronale. Mais en réalité, ces députés socialistes n’ont pas vraiment cherché à mettre le gouvernement en difficulté, se contentant de discours et de postures respectant les limites fixées par le gouvernement.
   S’ils continuent de faire mine de s’y opposer c’est que le bateau coule et qu’il ne fait pas bon ces derniers temps paraître solidaires d’un gouvernement détesté par l’immense majorité des travailleurs. Avant de devenir frondeurs, ils ont approuvé bien d’autres attaques contre les travailleurs. Autant dire que ces derniers auraient tort d’avoir des illusions et de s’en remettre à eux pour obtenir le retrait de cette loi travail.
   Si le texte a été adopté définitivement jeudi 21 juillet par le Parlement, les travailleurs, eux, n’ont pas dit leur dernier mot. Sept organisations syndicales et de jeunesse opposées à la loi travail, dont la CGT, Force ouvrière, Solidaires et la FSU, appellent d’ores et déjà à une journée de grève et de manifestations le 15 septembre prochain. Montrer sa force dans la rue et dans la grève, c’est la seule véritable voie pour faire reculer gouvernement et patronat.

                                    Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2504)

Pour les militants de la CGT de la localité dont je suis, une réunion de rentrée aura lieu le mercredi 31 août 2016 de 9h00 à 12h00. DM

Le Paon : un petit geste, certes modeste, entre amis



Le Paon, de bureau en bureau

Le Paon, l’ex-secrétaire général de la CGT qui avait dû démissionner de son poste suite aux révélations sur son train de vie financé par les adhérents de la CGT, s’est vu confier par le gouvernement la mission de créer la future Agence de la langue française, une mission qui sera rémunérée.
         Le Paon a déclaré vouloir s’investir dans la lutte contre l’illettrisme. Peut-être… mais cela ressemble  à une façon de recaser un dirigeant syndical qui n’avait pas brillé par son agressivité contre le gouvernement socialiste, c’est le moins que l’on puisse dire.
         Au moins quelqu’un qui aura retrouvé un emploi grâce au gouvernement !

vendredi 29 juillet 2016

Argenteuil : ATSEMS en grève le 5 septembre prochain



Une action qui ne sera pas « corporative »

Le lundi 5 septembre prochain, le syndicat CGT des Territoriaux d’Argenteuil appelle à une journée de grève les personnels des écoles d’Argenteuil, voire l’ensemble des agents territoriaux de la Ville.
         Ce jour-là, les enfants des différentes sections des écoles maternelles auront pris le chemin de l’école. Mais pour eux, pour leurs parents, et pour les personnels, l’année scolaire qui vient ne peut pas reproduire une nouvelle fois la situation qui est celle des maternelles ces dernières années sur la Ville, et celle de l’an passé en particulier.
         Nous avons rappelé ici les conditions de travail intolérables que les ATSEMS ont dû subir cette année. Oui, cette situation ne peut pas se renouveler une nouvelle année.
         Il en va bien sûr de la vie et de la santé de ces travailleuses. Mais il en va également de la qualité de l’Ecole maternelle sur Argenteuil.
         Pour les enfants, ces premières années d’école sont très importantes. Cela est d’autant plus vrai pour les enfants des milieux les plus populaires du monde du travail.
         Pour ce qui la concerne, car l’Etat a aussi une part de responsabilité importante, la municipalité d’Argenteuil doit revoir sa copie. Elle doit diminuer le temps de travail journalier des ATSEMS. Elle doit revenir au principe « une ATSEM par classe », et donc embaucher les ATSEMS et les autres agents des Ecoles qui manquent.
         La mobilisation des agents territoriaux nécessite la mobilisation des enseignants, mais avant tout des parents d’élèves. Ils doivent être solidaires des agents qui se battent non seulement pour leurs conditions de vie et de travail mais également pour le bien-être et l’avenir des enfants.
         Dès à présent, cette solidarité doit se construire. Il faut qu’avant le 5 septembre, tous les parents soient informés que ce jour-là sera une journée particulière.
         On nous parle des réseaux sociaux. Et bien utilisons-les à plein. Et là où le réseau n’est pas utilisé, pratiquons le vieux « bouche à oreille » si efficace.
         Cela dépend donc de nous
         Le bien-être de tous le mérite.