mercredi 27 juillet 2016

Val d'Oidse, capitalistes, petits et grands : aussi l'art... du baratin


Bonimenteurs assurément !


Dans le Val d’Oise, il y a un mouvement patronal d'aide aux "entreprises", le «Mouvement des Entreprises du Val d’Oise » (MEVO) qui regroupes des centaines d'entreprises du département, petites et grandes. Ce MEVO organise régulièrement des réunions d’information et de discussion. La prochaine qui aura lieu en septembre a pour thème : « « L’irrationnel et le jeu dans la réussite et le plaisir entrepreneuriaux » ! Nous connaissions le plaisir chez ces gens-là de voir leurs profits augmenter, mais apparemment il y en a d’autres.
         Dans l’invitation pour cette réunion de septembre, on peut lire : «Tout entrepreneur le sait, quel que soit son temps d'expérience : la réussite  est le produit d'un riche cocktail de rationnel et d'irrationnel. Ce mélange se doit d'être du grand art ! Dans sa conquête vers le succès, l'entrepreneur est donc un "artiste". »
         Elémentaire mon cher !
         A cette réunion, un artiste, un vrai celui-là, a été invité, dont une spécialité, selon internet  serait « l’art du boniment ».
         Des artistes les entrepreneurs capitalistes ? Si l’on entend par art la récupération des profits certes… Quant au « boniment », c’est effectivement un art très développé chez eux, c’est incontestable. 

mardi 26 juillet 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise du lundi 25 juillet 2016



Le capitalisme : un système à renverser

Depuis l’attentat de Nice, les équipes de Hollande, de Sarkozy et de Le Pen se combattent à coups de polémiques stériles. Leurs oppositions sont purement démagogiques et politiciennes car, sur le fond, ils sont tous d’accord.
         Ils sont d’accord pour accroître les mesures sécuritaires. Sur le fait de poursuivre la guerre et intensifier les bombardements en Syrie et en Irak, ils sont encore d’accord. Sur le fait de maintenir la présence impérialiste de la France au Moyen-Orient, ils sont unanimes.
         Ils trompent tous la population. Ce n’est pas en augmentant la violence et la répression que l’on obtiendra plus de sécurité.
         Il suffit de prendre les idées avancées par les uns et les autres et de les appliquer au massacre de Nice pour comprendre qu’elles n’auraient rien empêché. Pire, chacune de ces mesures a son relent de xénophobie et de nationalisme. Elles renforcent la bêtise raciste et entretiennent un climat anti-immigré qui ne peut être que source de haine.
         Et qu’est-ce que  les travailleurs ont à gagner à faire la guerre en Irak et en Syrie ? Qu’ont-ils à gagner à la présence impérialiste de la France aux quatre coins de la planète ? Rien !
         Les actionnaires de Total, d’Areva, les marchands d’armes ont à y gagner. Dassault en profite en vendant ses Rafale à l’Égypte et au Qatar. Le cimentier Lafarge en profite et n’a même eu aucun scrupule à travailler avec l’État islamique.
         Non seulement les travailleurs n’ont rien à gagner à cette politique impérialiste mais ils ont beaucoup à perdre. Ce sont eux qui en payent les conséquences. Ils les payent par les guerres et les bombardements au Moyen-Orient. Nous les payons, ici, avec le terrorisme, la suspicion généralisée et la montée du racisme.
         Le terrorisme n’est pas sorti de rien. Ce que l’on nous présente comme un problème religieux extérieur à notre société est le fruit de la domination des pays riches sur les pays pauvres. C’est le résultat de la course au profit et du pillage de la planète. C’est le fruit du capitalisme, de la domination de la bourgeoisie, de l’exploitation.
         Du PS jusqu’au FN, tous les politiciens se réclament de ce système et de cet ordre impérialiste. C’est pourquoi ils ne nous protègent ni du terrorisme ni de la guerre mais nous y enfoncent.
         Quand les puissances occidentales ont décrété la guerre contre le terrorisme et qu’en 2003 les États-Unis et la Grande-Bretagne ont renversé Saddam Hussein en Irak, Daech n’existait pas. C’est le chaos qu’ils ont créé qui a permis la multiplication des bandes armées.
         Les travailleurs n’ont  aucune confiance à placer dans ces dirigeants. Ceux-ci agissent à l’étranger comme ils se comportent ici, avec le même cynisme et le même mépris pour les plus pauvres.
         Là-bas comme ici, ils font la politique que leur commandent les intérêts des capitalistes, une politique qui n’est guidée que par le profit. Et rien ne les gêne ! Ni les conditions de travail dignes du 19ème siècle, ni même le travail des enfants. 
         En tant qu’exploités, nous n’avons rien à défendre dans un tel système. Ces groupes capitalistes et les actionnaires qui les dirigent sont aussi ceux qui nous exploitent ici, attaquent nos conditions de travail et d’existence. Ce sont eux qui augmentent les cadences, suppriment des emplois, baissent les salaires. Ce sont eux qui nous imposent ce chômage de masse et cette précarité. Ce sont encore eux qui cherchent à diviser les travailleurs et à les mettre en concurrence pour aggraver l’exploitation et empêcher le monde ouvrier de s’organiser et de se battre collectivement.
         La minorité patronale fait peser une dictature sur la vie des exploités.
         C’est cette dictature que les politiciens justifient, défendent et servent, du FN jusqu’au PS. Ils le dissimulent derrière des phrases ronflantes sur leur dévouement à l’intérêt général. Parce qu’ils sont bassement dévoués à la bourgeoisie, ils font diversion en faisant de l’Europe ou des étrangers des boucs émissaires.
         Contre ces politiciens qui ne peuvent que mener une politique anti-ouvrière, il est nécessaire que les travailleurs mettent en avant leur propre politique, leur propre parti. Il est tout aussi vital qu’ils affirment leur perspective de renverser tout le système.
         L’humanité s’enfonce dans des rapports de plus en plus barbares parce que la société est malade du capitalisme. Il n’y aura pas d’issue tant que les travailleurs ne contesteront pas le pouvoir de ceux qui sont à la tête de ce système, tant qu’ils ne contesteront pas l’exploitation de l’homme par l’homme et la domination de pays riches sur les pays pauvres.

Argenteuil, Bezons, P. Doucet, oui ledéputé, vous avez des nouvelles ?



Des « réformateurs » profondément anti-ouvriers

Si vous vouliez savoir ce qu’a dit, voté et fait le député d’Argenteuil-Bezons lors des dernières sessions de l’assemblée nationale, n’y comptez pas, ou en tout cas il vous faudra attendre. Nulle publicité sur tout cela de la part de l’intéressé. Plus de lettre « parole de député, un blog en déshérence depuis début février ! Il n’est ni dans le coup ni député ?
         L’état d’urgence prolongé ? Le 49-3 ?
         Il est vrai que P Doucet est un chaud partisan de tout cela !
         Côté nouvelles, ses proches viennent toutefois de recevoir une invitation de sa part pour le 25 août pour une « Université d'été des Réformateurs », vous savez le groupuscule de l’aile droite du parti de… « droite », le parti dit encore socialiste !
         Mais, si vous aviez l’intention de vous intéresser à ce genre de messe, vous risquez d’être aussi peu avancé sur l’activité de P Doucet de ces dernières années, sur la loi Travail, l’état d’urgence, le 49.3.
         Les sujets d’études de ces messieurs « les réformateurs » :
         - « Comment éviter la dislocation de l'Europe ? » Ouais !
         - « Pour un nouveau pacte social ! » Fiche !
         - « Reconstruire la démocratie » ! Bigre !
         Rien sur la loi Travail. Rien sur la situation politique. Rien sur le 49-3. Rien sur l’état d’urgence.
         Que de la langue de bois 100 % garantie !
         Il est vrai que ces « réformateurs-destructeurs » étant divisé entre macronistes et vallsiens, pourquoi mettre en avant des sujets qui fâchent.