mercredi 20 juillet 2016

Argenteuil, canicule, petites voitures, nouvelles de l'Hôtel de Ville


Il a eu chaud le monsieur ?

 

Les contribuables d’Argenteuil que nous sommes ont déjà largement évoqué leur irritation sur ce blog des petites affaires de grosses voitures qui passionnent les principaux responsables de la hiérarchie municipale.

         Le dernier coup en la matière concerne le directeur général des services qui nous pardonnera très certainement de faire connaître ses derniers petits ennuis en la matière.

         Grands seigneurs nous dirons que ce monsieur a bien le droit de partir en vacances. Mais qui dit vacances dit vérification de l’automobile de Monsieur aux frais de la princesse communale, et en attendant que la révision soit effectuée, qu’une voiture lui soit prêtée. Mais oh malheur, cette voiture de remplacement n’a pas la climatisation.

         Crise.

Mais vite, une voiture est enfin trouvée avec climatisation cette fois.

         Pas belle la vie pour le futur vacancier !

 

Problème de sang-froid ?

 

Le sieur en question, magnanime, a autorisé hier les agents municipaux de la Ville à partir à 16 heures 30 au lieu de 17 heures 30.

         A cause du plan canicule bien évidemment.

         Mais le message autorisant ce départ anticipé a été envoyé à 16 heures 28 pour 16 heures 30 !

         L’annonce que le plan canicule concernait le Val d’Oise était pourtant sur le site de la Ville dès le matin.

         8 heures pour que cette information parvienne à son cerveau, cela ne fait tout de même pas un peu long ?

 

Amateurs cherche professionnels

 

Il y a peu de temps, la municipalité a fait installer un système de climatisation soit disant pour l’hôtel de ville.

         Mais il y a un hic. Il y en a même plusieurs.

         C’est une location, et cela coûte bonbon, pour l’installation et deux mois de location.

         Il y a de nombreux problèmes.

         Et surtout elle ne climatise pas grand-chose. Une partie de l’agora et encore.

         Sincèrement, cela partait d’une bonne intention, mais le résultat n’est vraiment pas à la hauteur. Toutes ces dépenses pour un tel résultat, cela fait froid dans le dos.

Loi Travail, l'"opinion" c'est non, non, et toujours non !


L’ « opinion » et la Loi travail : c'est toujours non !

 
Un récent sondage du très patronal journal les Échos, rappelle que 71 % des Français sont toujours contre la loi Travail. Plus encore, ils sont favorables à la poursuite de la mobilisation contre cette loi inique à la rentrée. Les calomnies contre les manifestants, les coups de mentons et les tentatives d’intimidation de Valls ou le recours au 49-3 pour imposer la loi en force, n’y ont rien changé. Et c'est encourageant !

Le gouvernement a d’ores et déjà perdu une bataille, celle de l’opinion. Pendant quatre mois, les travailleurs ont relevé la tête et repris confiance en leur force collective. Une force qu'il faut se préparer à utiliser de nouveau. Car, face à ce gouvernement foncièrement anti-ouvrier, la bataille pour le faire reculer est loin d’être terminée.

 

Le peloton « maillot jaune » des travailleurs et des militants

 

On nous informe

 

« PASSAGE DU TOUR DE FRANCE   le Dimanche 24 juillet 2016 à Argenteuil

La lutte pour le retrait de la loi Travail continue... Nous nous retrouverons le 15 septembre en manifestation à Paris, mais nous restons mobilisés, y compris ces mois d’été.

Le passage du Tour de France le dimanche 24  juillet prochain sera une occasion de le démontrer. Il permet, sans gêner personne, d’allier la fête et la poursuite de notre mobilisation. 

Le ballon de l’UD-95 et une buvette seront présents à un endroit stratégique du passage des coureurs sur Argenteuil, lorsqu’ils quitteront la descente de l’avenue du Maréchal Joffre pour tourner dans le boulevard Marceau Guillot. »

 
Bien évidemment, j’y serai, et je convie tous nos amis d’Argenteuil à s’y retrouver à 12 heures. DM

Sinistrés, victimes, d'abord de la com, puis le parcours du combattant pour les victimes


Solidaires, mais jusqu’à un certain point… minuscule

 
Suite à des catastrophes, les dirigeants politiques versent des tombereaux de larmes. Si, pour eux, ils savent mettre en place des moyens d’urgence absolue pour régler leurs problèmes, il n’en va pas de même pour les victimes. Très vite, une fois la solidarité de façade éteinte de la part de l’Etat, celles-ci peuvent se retrouver bien seules pour franchir tous les obstacles pour régler les difficultés administratives. L’exemple rapporté ci-dessous par la CGT est éloquent.
 
 

mardi 19 juillet 2016

Argeneuil, municipalité et MJC : un drôle de partenaire naturel


Attention, la cigüe aussi est naturelle

 

Lors du dernier conseil municipal d’Argenteuil, fin juin, la convention entre la Maison des Jeunes et de la Culture d’Argenteuil a enfin été votée, avec à la clé les subventions communales pour… 2015 et 2016. Elles sont nettement en baisse comparées à ce qu’elles étaient auparavant. Cette baisse met nettement en difficulté la MJC. Si cette situation perdurait, elle mettrait à terme en jeu l’existence même de la structure culturelle, vénérable sur la Ville s’il en était.

         Nous ne connaissions pas l’humour noir du maire d’Argenteuil, lequel est non seulement à l’origine de la baisse des subventions mais également de la réduction drastique de locaux de la MJC que celle-ci doit dorénavant partager avec la Maison de quartier du Centre-Ville et un espace jeunesse, des structures qui ont bien du mal à démarrer depuis un an dans leur nouvelle emplacement. Mais revenons à l’humour noir du maire d’Argenteuil. Dans le texte de la délibération sur la MJC, on trouve l’élément suivant : « Considérant que la Maison des Jeunes et de la Culture est un partenaire naturel en matière de politique culturelle et sociale… »

         Vous avez dit partenaire naturel ?

         Mais qu’est-ce que doit être un partenaire artificiel ou occasionnel pour la municipalité ?

         0 local et 0 subvention peut-être ?

         En attendant, l’avenir de la MJC d’Argenteuil dépend bien plus des habitants eux-mêmes, de leur adhésion, de leur participation aux activités, que du seul « partenariat » de tels amis.

Loi Travail, Tour de France et... FMI


Le peloton des travailleurs et des militants

 

On nous informe

 

PASSAGE DU TOUR DE FRANCE   le Dimanche 24 juillet 2016 à Argenteuil

La lutte pour le retrait de la loi Travail continue... Nous nous retrouverons le 15 septembre en manifestation à Paris, mais nous restons mobilisés, y compris ces mois d’été.

Le passage du Tour de France le dimanche 24  juillet prochain sera une occasion de le démontrer. Il permet, sans gêner personne, d’allier la fête et la poursuite de notre mobilisation. 

Le ballon de l’UD-95 et une buvette seront présents à un endroit stratégique du passage des coureurs sur Argenteuil, lorsqu’ils quitteront la descente de l’avenue du Maréchal Joffre pour tourner dans le boulevard Marceau Guillot. 

A cet emplacement, nous serons vus et nous pourrons également avoir le contact avec les spectateurs.

 

Un organe de l’exploitation capitaliste

 

Le Fonds monétaire international (FMI), une des organisations de l’ONU vient de donner son point de vue sur la loi travail. On pouvait s’y attendre, il l’estime « nécessaire » et en particulier la réforme des licenciements économiques et la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche (qui favorisent le patronat).

         Cet avis est une surprise pour personne.

         Le Fonds Monétaire International est un des organismes du capitalisme, destiné à ce que cela se passe dans le meilleur des mondes possibles pour les trusts et les banques de tous les pays.

Le FMI est donc clairement pro-patronal, ici comme ailleurs.

Par ailleurs, le FMI a ajouté que la loi Travail ne permettrait pas de baisse du chômage. Au moins, ces gens-là sont lucides... et cyniques.

USA : la spirale du racisme et de la violence


USA : le racisme engendre la violence

 

Après l'assassinat de cinq policiers à Dallas, aux USA, par un Noir, trois autres policiers ont été tués dimanche par un homme armé d'un fusil d'assaut à Bâton Rouge.

Dans cette ville, un jeune vendeur ambulant noir a été tué à bout portant le 5 juillet par les policiers qui le plaquaient au sol. Cela avait suscité une vague d'indignation et de manifestations.

Aux USA, des centaines de jeunes Noirs sont assassinés chaque année par la police, dont les membres ne sont presque jamais inculpés. Des tueries comme celle de Dallas ou de Bâton Rouge sont le fruit de cette violence policière raciste. États-Unis : la tuerie de Dallas, fruit du racisme et des violences policières.

 

Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2502

 

États-Unis : la tuerie de Dallas, fruit du racisme et des violences policières

 

Jeudi 7 juillet, Micah Johnson, réserviste de l’armée américaine qui avait servi en Afghanistan, a abattu cinq policiers blancs, à la fin d’une manifestation organisée pour dénoncer les violences policières. L’homme a affirmé avoir agi pour venger l’assassinat de Noirs par la police. « Guerre civile », telle a été la une du New York Post. Et, en effet, cette tuerie est bien le produit de la violence raciste subie par les Noirs aux États-Unis.

Ces évènements se sont déroulés juste après deux nouveaux assassinats scandaleux de jeunes Noirs par la police. Philando Castile a été tué lors d’un contrôle routier sous les yeux de sa femme et de sa fille, et Alton Shelding lors de son interpellation, alors qu’il était plaqué au sol. Aux États-Unis, des centaines de jeunes hommes noirs sont assassinés chaque année par la police.

L’État américain est directement responsable de cette situation. Les policiers impliqués dans les morts de ces dernières années n’ont presque jamais été inculpés, et encore moins condamnés, y compris lorsque leurs victimes étaient désarmées. En revanche, le nombre de Noirs emprisonnés explose ; évolution révélatrice des injustices et de la violence exercée à tous les niveaux de la société à l’encontre des Noirs.

Ceux qui ont pu penser que la situation allait s’améliorer avec l’élection d’un président noir voient aujourd’hui ce qu’il en est, tant il est vrai que ce n’est pas un problème de personne. Le racisme est un aspect essentiel de la domination capitaliste aux États-Unis, pays profondément marqué par l’esclavage. Si les Noirs ont arraché par leurs luttes des années 1960 une égalité juridique, ils restent victimes de très nombreuses discriminations et de cette violence d’État. Avec la crise de 2008, la situation s’est aggravée.

Ces dernières années, face à cette violence permanente et très ancienne, la colère est montée d’un cran : à Ferguson, à Baltimore et dans bien d’autres villes, la population noire est descendue manifester dans la rue pour crier son refus de ces crimes racistes. Et c’est bien cela qui inquiète les autorités : le fait que la population noire s’organise et se révolte. Même après les événements de Dallas, les manifestations contre les violences policières ont repris de plus belle tout le week-end. Plus de deux cents arrestations ont eu lieu dans différentes villes, suite à des affrontements avec la police. L’indignation de la population noire est encore alimentée par les réactionnaires de tout poil qui affichent leur haine toujours aussi virulente, accusant la population noire de violences et de racisme antiblanc et s’en prenant aux organisateurs des manifestations, en les rendant responsables de la tuerie de Dallas.

Les politiciens essaient de calmer le jeu. Les deux candidats à la présidentielle ont suspendu leur campagne électorale. Même Trump a modéré son discours et appelle maintenant « aux prières, à l’amour, à l’unité et à l’autorité ». Le discours d’Obama faisant appel à la bonne volonté des manifestants et des policiers n’est pas bien différent. Il a annoncé qu’il inviterait à la Maison-Blanche des militants contre les violences policières et des officiers de police, pour envisager « des actions constructives qui vont vraiment changer les choses » !

En réalité, tous visent à endormir la population noire qui refuse de se laisser assassiner sans réagir.

                                                          Camille PAGLIERI

lundi 18 juillet 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 28 juillet 2016


L'attentat de Nice et ceux qui exploitent l'émotion

 

Le tueur de Nice était-il un déséquilibré aux pulsions morbides ou un radicalisé de fraîche date ? S’est-il réellement inspiré des appels au meurtre du groupe État islamique ? On ne le saura peut-être jamais et cela ne change rien.

Qu’il l’ait voulu ou non, son acte a pris une signification politique parce que foncer dans une foule, écraser enfants, femmes, hommes en voulant faire le plus de morts possible, correspond à la politique voulue par Daech qui a d’ailleurs fini par revendiquer l’attentat.

Cette organisation terroriste veut dresser un mur de haine dans la population. Elle mise sur les frustrations, les injustices et le racisme qui existent dans le pays pour recruter. Et qu’entend-on du côté du FN et de la droite ? Des propos à l’emporte-pièce et des amalgames entre les attentats, l’islam et l’immigration qui vont exactement dans le sens recherché par Daech.

Il est stupide et répugnant d’opposer les immigrés ou les musulmans à la population dite « française » quand on sait qu’à Nice, le terroriste a frappé indistinctement, sans faire cas de la religion ou de l’origine de ceux qui étaient sur sa route.

Le Pen avec son obsession anti-islam, Sarkozy avec son « identité nationale », jusqu’à Hollande et Valls qui prônaient il y a peu la déchéance de nationalité pour les binationaux, tous ont contribué à alimenter un climat délétère. D’une manière ou d’une autre, ils ont tous défendu l’idée qu’il fallait plus de frontières et moins d’immigration.

Les réflexions racistes, les appels aux immigrés à « rentrer chez eux » qui s’expriment ouvertement depuis l’attentat sont la conséquence de la démagogie passée et présente de ceux qui se prétendent des « responsables politiques ».

Hollande est accusé par ses concurrents à l’élection présidentielle de ne pas protéger suffisamment les Français. Et que proposent-ils ? D’accentuer les mesures sécuritaires et d’intensifier la guerre menée par la France en Irak et en Syrie. C’est-à-dire poursuivre et amplifier la politique menée depuis des années et qui a échoué.

Sur le plan intérieur, l’attentat de Nice, perpétré en plein état d’urgence, avec un service de renseignements sur les dents et un déploiement policier inédit, démontre les limites de cette politique sécuritaire.

Quant au plan extérieur, faut-il rappeler que la guerre en Irak, déclenchée en 2003 sous prétexte de combattre Al Qaïda a eu pour résultat de multiplier et d’élargir l’influence des groupes terroristes ?

Les grandes puissances ont créé le chaos sur lequel les djihadistes prospèrent. Elles participent au pillage du Moyen-Orient depuis un siècle, quand la France et la Grande-Bretagne firent main basse sur les restes de l’Empire ottoman. Elles ont joué des différences religieuses pour monter telle bande armée contre telle autre, afin d’assurer leur influence.

Le groupe État islamique lui-même a été soutenu et financé par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, grands alliés de la France et grands acheteurs d’armes françaises. C’est dire le double jeu de nos dirigeants qui n’ont pourtant que la démocratie, la sécurité et la paix à la bouche !

Les attentats sont aveugles et barbares. Mais avec leurs bombardements, leurs guerres et leurs alliances avec les pires dictatures, les Hollande, Obama, Poutine font preuve du même mépris que les terroristes pour la vie des populations.

On n’avait pas fini de compter les morts à Nice que Hollande annonçait l’intensification des bombardements sur la Syrie et l’Irak. Combien de victimes innocentes en Syrie et en Irak paieront pour les 84 personnes tuées à Nice ? C’est aussi de la barbarie, une barbarie qui ne peut que susciter des vocations de barbares.

Alors non, cette guerre n’est pas la nôtre !

La guerre contre Daech cache les visées impérialistes d’une minorité de groupes capitalistes et enrichit les marchands d’armes. Mais ce sont les travailleurs et les populations qui la payent de leur vie, victimes des bombes au Moyen-Orient et des attentats ici. Ils la payent aussi par la division et le poison de la xénophobie et du racisme.

L'intérêt des travailleurs est d'affirmer leur opposition viscérale aux terroristes. Mais plus que tout, ils doivent affirmer leur opposition absolue à leurs propres dirigeants qui sont responsables de cette plongée dans la barbarie.

C’est dans les métropoles occidentales que réside le pouvoir des capitalistes. C’est là qu’ils nous exploitent. C’est à nous de contester leur domination et celle de leurs serviteurs politiques en nous battant concrètement contre le chômage et l’exploitation ici, et en dénonçant les guerres et la misère qu’ils fomentent dans le monde.

Après Nice, deux réflexions


C’était si simple pourtant, et allait de soi

 

Nous sommes étonnés de ne pas trouver depuis les évènements dramatiques de Nice de jeudi dernier de message de la municipalité diffusé au moins sur le site internet de la Ville. La municipalité sait diffuser des communiqués de presse sur des sujets parfois bien discutables. A voir les commentaires « charognards » de certains de leurs amis politiques sur le drame de Nice, on pourrait se dire qu'il est mieux qu’elle se taise plutôt qu’elle aille sur ces chemins fangeux. Mais l’affirmation de la solidarité minimum avec les victimes et les proches était le moins que l’on pouvait attendre d’elle. Vacances ou pas, il y avait tout de même bien quelqu’un dans cette municipalité capable de prendre ce genre d’initiative de solidarité minimum, d’autant que la population est inquiète, en particulier parmi les plus anciens.

Changer le monde

 

Ce drame a entraîné des réactions très pessimistes sur la société actuelle et sur la confiance que chacun peut avoir de la changer. Pour contrarier ce vent sombre, un commentaire recueilli sur Facebook : « en quelques milliers d'années, l'humanité a réussi des prouesses, des prodiges, a fait reculer les maladies, elle sait nourrir des milliards d'individus, elle a exploré le fond des océans et capté des signaux des confins de l'univers. Elle n'a pas achevé son passage à l'âge adulte, l'oppression existe encore, avec son lot de tragédies, mais moi j'ai confiance, l'humanité a aujourd'hui les moyens matériels d'en finir avec l'exploitation. Elle saura trouver le chemin. Elle l'a toujours fait. »