samedi 18 juin 2016

Argenteuil : application ou pas, on nous raconte des histoires



On ne nous la « raconte » (1) pas

La municipalité fait tout un foin autour de la mise en service de la mise en place à Argenteuil de l’application « TellMyCity ». Selon elle : « Grâce à cette application gratuite, les utilisateurs de smartphones, de tablettes et d’ordinateurs peuvent désormais signaler les désagréments qu’ils peuvent rencontrer au quotidien dans Argenteuil sur des thématiques aussi variées que l’assainissement, la voirie, la propreté, les espaces verts, les éclairages et marquages au sol, véhicules épaves… ». Et comme le dit l’affiche de promotion : « Téléchargez, signalez, nous agissons ! »
         Miracle de la modernité.
         Car cela fait bien sur le papier. Mais dans la réalité, et dans le cadre des restrictions multiples de personnel opérées ces dernières années, c’est une toute autre affaire.
         Si l’on prend le cas de la voirie et sa situation catastrophique où l’on n’a pas besoin de signaler les milliers de nids de poules pour les supprimer, mais seulement de l’effectuer rue après rue, le problème est uniquement le nombre de travailleurs et les moyens techniques idoines pour le faire. Et c’est vrai pour tout.
         Bref, il manque un élément à ajouter au triptyque : « Téléchargez, signalez, nous agissons », c’est surtout : « Embauchez ! ».
         Comme si le progrès technique potentiellement utile pouvait, dans cette société où le profit est roi, changer la vie ! Si c’était vrai, il y a belle lurette que nous le saurions !
         Mais en attendant, nous attendrons avec impatience le bilan qui sera fait dans six mois ou dans un an, nous le supposons, de cette aventure très aventureuse.

(1)             TellMyCity : « raconte ma ville »


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PCF, PCF à Argenteuil : quelle politique ?



Nous portons à la connaissance des militants intéressés par l’avenir du mouvement communiste et en l’occurrence intéressés par les perspectives du PCF, un article extrait du numéro 2497 de notre hebdomadaire Lutte ouvrière portant sur le dernier congrès de ce parti, et le début d’un article de la dernière parution du quatre-pages du PCF d’Argenteuil intitulé « Agir ensemble ». Cet article s’intitule « Stop  à la division à gauche _ un candidat commun pour 2017. »

Notre analyse

Congrès du PCF : perdre sa base pour conserver quelques sièges ?

Lors de son congrès réuni du 2 au 5 juin, Pierre Laurent a été réélu secrétaire national du PCF par 81 % des votants. Ce bon score ne dissimule pas une baisse régulière du nombre des adhérents qui participent à la discussion préparatoire du congrès, ni les désaccords qui le traversent, puisque le texte présenté par la direction n’a recueilli qu’une très courte majorité, 51 % des votants.
         Ces divergences portent, pour l’essentiel, sur la meilleure formule pour aborder les élections de 2017 et, en fait, sur la meilleure façon de paraître opposé à Hollande et à son gouvernement, sans rompre les amarres avec le Parti socialiste. Il s’agit de ne pas couler avec le navire, mais de ne pas sauter par-dessus bord. Ce dilemme se répète après chaque épisode où la gauche, avec ou sans ministres du PCF, s’est discréditée auprès de ses électeurs, ouvrant à la droite la perspective d’une victoire électorale. Sauf que, dans la situation actuelle, le discrédit du PS est considérable et que le poids électoral du PCF régresse.
         Dans la ligne de mire électorale du PCF, ce n’est pas tant l’élection présidentielle qui préoccupe ses notables. Ils aimeraient bien obtenir le maximum de sièges de députés, suffisamment pour disposer d’un groupe parlementaire et des avantages qui vont avec. Dans cet objectif, des alliances avec le PS sont nécessaires.
         Pour montrer que les ponts ne sont pas rompus avec le PS et la gauche de gouvernement, d’anciens ministres de Hollande, Hamon du PS ou Duflot des Verts, étaient invités au congrès, tout comme un des chefs de file des frondeurs, Christian Paul. Tout cela relève de combinaisons politiciennes qui avaient vu le jour, dans le passé, sous les formules mille fois entendues de « vraie gauche », « vrai rassemblement à gauche », qu’il faudrait replâtrer pour 2017. Et comme les expressions « uni » ou « front de gauche » sont usées, le congrès du PCF a opté pour celle de « front populaire et citoyen » derrière lequel devrait se rassembler une énième version de la gauche, ou plutôt des équipes politiciennes qui l’incarnent.
         Faute de trouver un personnage qui puisse incarner ce rôle, le congrès a surtout décidé de ne rien décider. Avec « La parole au peuple », puis une éventuelle « votation citoyenne », l’échéance est reportée à novembre 2016. Cela pourrait bien se terminer par un ralliement à Mélenchon, dont le PCF a activement contribué à élargir l’audience dans ses propres rangs et, plus encore, dans son électorat.
         Ce congrès s’est aussi fait l’écho de la lutte contre la loi travail, dont nombre de militants du PCF sont partie prenante dans les entreprises et les manifestations. Et ce sont ces militants, qui continuent à faire la force réelle du PCF, qui assurent son existence et son enracinement, qui peuvent contribuer à son maintien comme force sociale et politique. Pourtant, les dirigeants du PCF n’ont à leur proposer aucune autre perspective que l’usage du bulletin de vote, dont on a pu vérifier, encore récemment, qu’il menait à une impasse.
                                                                      B. S.

Extrait de la publication du PCF d’Argenteuil :

« le PCF lance un appel :
« A toutes les femmes et les hommes de gauche de ce pays, à tous les électeurs socialistes : rendez-vous à l’évidence. Après tout ce qui s’est passé, François Hollande ne peut pas être votre candidat, il ne peut plus être le nôtre. Il ne peut plus être le candidat qui fait gagner la gauche. Ensemble, c’est un autre scénario qu’il nous faut écrire : celui d’une candidature qui porterait à nouveau l’espoir de remettre la France sur les rails du progrès social.
Arrêtons le gâchis, il n’est pas trop tard.
La droite et l’extrême-droit menacent. La France que nous aimons peut le payer très cher… ». La fin de cet article concerne la consultation que le PCF compte organiser sur la question. Nous avons tenté de joindre le site « pcfargenteuil » pour l’indiquer à nos lecteurs afin qu’ils puissent disposer du texte complet. Il n’est apparemment pas encore en fonctionnement.

Notre commentaire sur cet extrait de ce texte de la section locale du PCF :
-         « La France que nous aimons » ? Comme Le Pen, Sarkozy, Valls, et tous les patrons qui voudraient faire oublier qu’il y a deux camps dans le pays, celui du monde du travail face à celui des exploiteurs ? Qui veulent toujours l’union nationale pour que nous oubliions ces intérêts de classe ! Drôle de formulation de la part d’un parti se réclamant du monde du travail, mais effectivement dans la continuité de la politique nationaliste de ce parti depuis plus de 80 ans maintenant.
-         En parlant du candidat Hollande : « il ne peut plus être le nôtre ». Car effectivement il a été celui du PCF au second tour des présidentielles de 2012 ! Avec les conséquences fâcheuses que nous connaissons pour le monde du travail que seule la candidate de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, s’était évertuée à diffuser prévenant les travailleurs de la véritable nature  de Hollande, homme et intermédiaire du Capital.
-         Ce tract se revendique toujours de l’unité de la gauche (« Stop à la division à gauche »), cette unité qui avec Mitterrand, Jospin et Hollande, a propulsé depuis 35 ans des amis du patronat qui n’ont eu de cesse d’appliquer la politique de leur classe… celle de la finance et du patronat, en se présentant auparavant comme des amis du monde du travail, avec les conséquences que l’on connait !

Bien évidemment, tout cela est à discuter, et nous sommes disposés à le faire fraternellement avec quiconque, et en premier lieu avec les militants du PCF eux-mêmes.

vendredi 17 juin 2016

Argenteuil : Ecoles : la municipalité organise la désorganisation



 
Avec une pièce sonnante et trébuchante

C’est par une lettre du 23 mai que le syndicat CGT du personnel communal informait le maire qu’il organisait une heure d’information syndical destinée au personnel des Ecoles de la Ville le 16 juin.
         Cette demande étant de droit, et non-réponse valant accord, le syndicat s’apprêtait à organiser cette information. Mais avant-hier, la veille de la réunion, des coups de téléphone menaçants voire des menaces plus précises de sanction ont plu dans les écoles pour intimer l’ordre aux agents de ne pas se rendre à cette initiative. Cette réunion n’a donc pas eu lieu.
         Le personnel des Ecoles n’en peut plus. Et il craint le pire. La municipalité envisage de mixer totalement les équipes, donc de détruire les liens qui se sont créés, entre les agents, mais avec les enseignants et les parents, dans toutes les écoles, y compris dans celles où les agents travaillent de longue date.
         Pour jeudi prochain, 23 juin, un nouvel appel à l’action a été lancé par les fédérations qui s’opposent à la loi El Khomri.
         Voilà une nouvelle occasion pour les travailleurs des Ecoles, pressurés, épuisés, méprisés, de rendre à la municipalité la monnaie de sa pièce.