vendredi 22 avril 2016

Alternance et travail d'été : deux pour un à Argenteuil



Bien utile Espace Jean-Vilar



Le 4 mai prochain, à Argenteuil, aura lieu à l’espace Jean-Vilar un « Forum de l’alternance et Jobs d’été ». Là où il y avait deux initiatives distinctes, il n’y en a plus qu’une, ce qui est bien le signe que les entreprises ne se bousculent pas au portillon pour recruter ni des jeunes pour une formation en alternance ni des jeunes pour du travail d’été.

         Pour ce qui est de l’alternance, sous le prétexte de développer l'emploi des jeunes et de favoriser leur insertion professionnelle, les contrats en alternance sont aussi mal payés que peu formateurs, pour le plus grand profit des patrons qui les accueillent. Même s’ils débouchent sur un véritable emploi, ces formations se paient un jour ou l’autre, et des fois bien des années plus tard, par un déficit de formation générale et technique.

         Quant aux jobs d’été, leur nombre a fondu depuis des années. Là où longtemps il fut coutume de remplacer les travailleurs partis en congés l’été, aujourd’hui, on a lésiné de plus en plus à faire appel aux enfants des salariés ou à d’autres jeunes. Pourquoi remplacer l’été des travailleurs que l’on ne remplace pas tout au long de l’année !

         Le journal l’Argenteuillais de cette semaine qui évoque ce salon écrit : « Les intérêts des entreprises et des jeunes ne sont pas forcément contradictoires ».

         Oui, pas « forcément », même s’ils sont par nature fondamentalement opposés.

Diviser par deux le chômage des jeunes ! Les promesses de 2014 de la municipalité actuelle !

La mort de Prince et les migrants : quand la mort n'a pas le même prix



Des fausses larmes tellement intéressées



Le chanteur Prince vient de mourir. Le journal Le Monde titre sur internet : « Le monde abasourdi par la mort de Prince ». Rien que cela.

         Valls a réagi : « Prince, ce génie créatif, vient de tirer sa révérence. Les larmes sont, ce soir, “purple”, pourpres », a tweeté Manuel Valls, se trompant légèrement dans la traduction de « purple » (« violet »).



         Ces derniers jours, 500 migrants sont morts en Méditerranée. En revanche, là, un silence quasi-général. Quant à Valls et Hollande, aucune larme, fut-elle de crocodiles.


Sur le sort des migrants, ici, ci-dessous, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine. En vente ce soir vendredi à la permanence de Lutte ouvrière, de 17 heures 15 à 18 heures 15, devant Chez Paul, au carrefour Babou.



        





Calais : Hollande décidé à traquer les migrants



Jeudi 14 avril à la télévision, Hollande a parlé des réfugiés en des termes que la droite ou l’extrême droite n’auraient pas reniés. À propos de la destruction récente d’une partie du bidonville de Calais par la police, il s’est félicité de ce que le ministre de l’Intérieur ait « nettoyé la jungle de Calais ».

         « Nous allons continuer », a-t-il précisé, en évoquant la perspective de sa destruction complète. Comble d’hypocrisie, Hollande a justifié ce démantèlement par la nécessité de s’en prendre au « dénuement le plus total » dans lequel vivaient ces personnes, et de leur permettre de « rester dans des conditions dignes… mais le moins longtemps possible » !

         L’opération de police, qui a duré trois semaines, a consisté à chasser violemment de leur campement les 3 500 migrants qui y vivaient, et à démolir systématiquement les abris qu’ils avaient construits avec l’aide des associations afin de rendre leurs conditions moins invivables. C’est pourtant l’État lui-même qui, il y a un an, pourchassant les réfugiés de leurs squats dispersés dans la ville, les avait concentrés dans cette zone périphérique où il tolérait leur présence.

         Le bidonville compte aujourd’hui encore 5 000 habitants selon les associations. La plupart de ceux qui habitaient la zone sud qui vient d’être rasée se sont réinstallés dans la zone nord du même bidonville, avec plus de promiscuité et de précarité, ce qui augmente les risques d’incendie et les tensions entre les communautés. D’autres réfugiés sont partis pour des campements sauvages dans des conditions encore pires, aux alentours ou sur la côte bretonne ou belge, et même à Paris. Certains sont parvenus en Grande-Bretagne, puisque les passages continuent, bien que toujours plus difficiles et à faible rythme. D’autres ont finalement intégré le camp de Calais créé par l’État, un camp fermé sous surveillance composé de conteneurs, si inhospitalier qu’il était resté jusque-là à moitié vide. Et il y a enfin ceux qui, renonçant au passage, sont partis à l’autre bout du pays, dans les « centres de répit » prévus par le gouvernement pour qu’ils y « réfléchissent à leur projet migratoire ». Quel cynisme ! En effet, depuis octobre 2015, les agents des « maraudes sociales » organisées par le préfet cherchent à convaincre les réfugiés de quitter Calais contre la promesse d’un hébergement dans ces centres et la possibilité de demander l’asile en France. Mais, malgré quelques réussites, la majorité de ceux qui ont accepté ce chantage se retrouvent dans des communes lointaines, isolés, sans accompagnement sauf l’aide des associations du voisinage. Beaucoup sont aujourd’hui menacés d’être jetés à la rue ou expulsés. Cette impasse les amène à revenir sur Calais.

         Les gouvernements anglais et français sont responsables de cette situation tragique pour les réfugiés, responsables aussi de la montée des préjugés anti migrants que leur politique alimente. La seule solution est d’ouvrir les frontières et de reconnaître à tous le droit de circulation.

                                                       Correspondant LO

Fête de Lutte ouvrière : la science à la fête de Lutte ouvrière de Presles les 14, 15, et 16 mai



Il n’y a pas d’action pour transformer le monde sans connaissance de la façon dont il a évolué et dont il fonctionne. La Connaissance et la science ont en conséquence une grande place à la fête de Lutte ouvrière.




Il tourne et il tourne le Carrousel de la connaissance



Le Carrousel de la connaissance vous emporte pour un voyage son et lumière de 45 minutes sur ce thème : « Pétrole : de l’or noir pour les uns, une calamité pour d’autres ».

Depuis cent cinquante ans, l’industrie du pétrole a marqué les étapes de la conquête de la planète par les grandes puissances et les entreprises. Elle en symbolise aussi toutes les tares.




Au temps de la Préhistoire : Sur les traces de nos origines



  • Un chantier de fouille grandeur nature
  • un bas-fourneau en fonctionnement

Des ateliers pour allumer un feu, tailler le silex ou s’habiller en homme préhistorique.

Des exposés pour comprendre les migrations des hommes préhistoriques, les changements climatiques, l’histoire de l’histoire de l’Homme, la naissance de l’agriculture, le travail de mineur il y a 6000 ans, la part de Néandertal dans Homo sapiens sapiens, les premiers Parisiens.



Des conférences avec des préhistoriens:



  • Marylène Patou-Mathis: «Quoi de neuf sur Néandertal?»
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  • Pascal Picq: «LHomme, cet animal bipède qui marche»
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  • Jean-Luc Piel- Desruisseaux: «Les outils sont-ils le propre de lHomme ? »
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Les débats dans le chapiteau de la science




  • Patrick Berche, médecin : « Histoire de l’exploration du cerveau »
  • Sylvain Bouley, planétologue : « Météores, cratères, volcans : des histoires planétaires à rebondissement »
  • Fabrice Confalonieri, biologiste : « Ces microbes résistants à la radioactivité »
  • Eric Gourgoulhon, chercheur au CNRS : « Trous noirs et ondes gravitationnelles »
  • Thomas Heams, généticien : « Décryptage et modifications de l’ADN, espoirs et craintes »
  • André Langaney, généticien et anthropologue : « Le sexe : révolutionnaire ! »
  • Purificación Lopez-Garcia, biologiste : « Les tout débuts de la vie »
  • Michel Morange, biologiste : « Tournants dans l’histoire de la biologie »
  • Nathalie Palanque, astrophysicienne : « Les nouveaux moyens d’observer l’univers »
  • Luc Perino, médecin : « La médecine darwinienne, évolutionniste »
  • Alberto Roman, géologue : « Radiographie d’un volcan »
  • Violaine Sautter, géologue : « Mars explorée par le robot curiosity »
  • Marc-André Selosse, professeur au Museum : « La coopération entre espèces vivantes »
  • Arkan Simaan, physicien : « Naissance de la science (Syrie, Irak, Grèce) » ; « Déforestation en Amazonie et chaos climatique »
  • Teresa Teixeira, biologiste : « Le vieillissement »
  • Marc Zito, physicien : « Les particules élémentaires »



La Roulotte de la science



Des animations scientifiques itinérantes dans les allées de la Fête. Deux thèmes : la météo et la traque des rayons cosmiques (expériences à l’appui !).





Le billet d’entrée pour les trois jours coûte 15 euros. Il coûtera 20 euros sur place. Entrée gratuite pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés.
Nous joindre pour acheter les billets :
06.99.49.98.64.                  MDommarie@aol.com



Un car part d’Argenteuil pour Presles le dimanche 15 mai
Trois arrêts : Joliot-Curie, Mairie, Val-Sud
Départ à Joliot-Curie à 9 heures
Retour : départ de Presles à 19 heures
Sur réservation