mercredi 24 février 2016

Confédérations syndicales et attaques frontales du gouvernement : mollesse d'un côté, détermination de l'autre



Une mollesse confédérale qui tranche avec la détermination du gouvernement et du patronat

Réunies hier au siège de la CGT pour discuter du projet de loi du gouvernement sur la destruction des droits des travailleurs, les dirigeants de 9 confédérations syndicales ne se sont mis d'accord que pour exiger le retrait du plafonnement des indemnités prud'homales, ce qui est vraiment un minimum.
         Elles n'ont pour l'instant prévu comme riposte - si l'on peut parler de riposte en l'occurrence ! - que de se réunir la semaine prochaine. C'est bien peu, face à une attaque frontale sans précédent d'un gouvernement qui a tenu à s'afficher, plus encore qu'avant, comme un franc défenseur des intérêts du patronat, et qui, lui, n'hésite et ne tergiverse pas quand il s'agit de provoquer frontalement le monde du travail. On était en droit d'attendre plus de de réactivité et plus de combativité de la part de dirigeants qui se proclament des défenseurs des travailleurs, alors même que dans les entreprises nombre de militants et de travailleurs, conscients de l'ampleur de l'attaque, expriment leur inquiétude et leur rejet de ce projet.
         Il faut tout faire pour contraindre ce gouvernement à remballer ce projet scélérat !

Conseil départemental du Val d'Oise : les impôts augmentent pour un "service" qui diminue



Dans le Val d’Oise comme ailleurs, « l’impôt saigne le malheureux » (paroles du chant « L’Internationale »

A Argenteuil, les élus LR et UDI clament qu’ils n’augmentent pas les impôts, que la pression fiscale est intolérable. Mais au conseil départemental, changement de ton. Leurs amis, et le conseiller départemental du canton d’Argenteuil-Sannois-Saint Gratien lui-même votent la hausse des impôts. C’est ce qu’ils viennent de faire vendredi dernier en faisant passer le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 13,25% à 17,18%. Cela représenterait une hausse moyenne de 93% pour les Val d’Oisiens propriétaires de leur logement, lesquels sont nombreux parmi le monde du travail. Ce n’est pas rien.
         L’opposition « de gauche » dans ce conseil déclare qu’il faut que le conseil départemental se recentre sur ses compétences essentielles –collèges, solidarité, voirie, selon elle- dans cette « période de difficulté financières ». Mais pas question pour elle de dénoncer la diminution drastique des dotations aux collectivités locales dont les départements. Il est vrai qu’elles sont le fait de leurs amis politiques dont ils restent, contre vents et marées, solidaires. Alors mieux vaut les nier.
         Quant aux difficultés financières, elles ne sont pas pour tout le monde. Si cette augmentation des impôts va augmenter les difficultés de nombre d’habitants du département, n’oublions pas que les plus riches –et il y en a dans le département – n’ont jamais cessé de voir parallèlement leurs fortunes augmenter.

Football à Argenteuil : un PSG local est encore loin



Un match n’est jamais gagné avant d’avoir été joué

Lors du dernier conseil municipal de mardi dernier, le maire d’Argenteuil, le Laurent Blanc municipal local, était tout content d’avoir un succès à se mettre sous la dent. Il a fait voter une motion affirmant « la volonté de la Ville de promouvoir une pratique sportive de qualité… » et encourageant « la fusion de l’Argenteuil football Club et du Racing Football Club d’Argenteuil football au sein d’un même club… ». Voilà pour le succès, le vote de sa motion.
         Nous qui étions présent dans les tribunes avons compris que les choses étaient en bonne voie, que tout était sur les rails, quasiment fait.
         Apparemment, il n’a seulement rencontré que les présidents des deux clubs. Et tout, mais vraiment tout reste à faire. Dans les deux décennies qui viennent ?
         M. Mothron devrait pourtant le savoir. Il y a tellement loin de la coupe aux lèvres entre nos espérances et la réalité. De la coupe de France de football s’entend, par exemple.