mercredi 24 février 2016

L'affiche Rouge, Rino Della Negra et les politiciens



Salut à toi Rino !

Depuis une dizaine d’années, je me rendais personnellement à la cérémonie du souvenir à l’occasion de l’anniversaire de la mort, le 21 février1944, du jeune militant argenteuillais du groupe Manouchian, dit de l’ "Affiche rouge ", fusillé par l’armée allemande. Cette cérémonie organisée à l’origine par « le comité Châteaubriand » d’Argenteuil a été phagocytée année après année par le député PS-ex maire d’Argenteuil.
      Cette année je ne m’y suis pas rendu. Je le regrette pour les membres de la famille de Rino della Négra toujours présents 72 plus tard, que je salue présentement et pour les militants de ce comité, mais cette année, je n’avais pas le coeur de participer à une cérémonie où le petit bras droit de Valls se donne le beau rôle.
     Cela ne gêne pas à quelques jours d’intervalle ce député d’honorer la mémoire d’un jeune mort pour son appartenance à un groupe dénoncé par les nazis comme étant fait « du sang de l’étranger » et d’aller dans pratiquement le même temps, sur les terres de l’extrême-droite nationaliste et xénophobe, en en remettant une couche sur la « déchéance de la nationalité » chère à Pétain et à ses « collaborateurs » !
      Cela ne le gêne pas. Eh bien moi si !
    Salut à Rino Della Negra et à ses camarades. Que vive le combat des travailleurs du monde !
                                                                D MARIETTE


mardi 23 février 2016

Verdun : février 1916, début de la bataille de Verdun : 300 000 morts



Verdun : une boucherie due au capitalisme

Il y a 100 ans commençait la bataille de Verdun, une des plus sanglantes de la première guerre mondiale. Plus de 300 000 soldats français et allemands y ont laissé la vie. 60 millions d'obus ont été utilisés pendant les 300 jours de la bataille. Neuf communes rayées de la carte par les bombardements sont restées des « villages fantômes ».
         Ce fut, comme l'ont dit les survivants, « l'enfer au quotidien », un enfer décidé par les Etats-majors des deux camps et les dirigeants politiques pour savoir, qui de la bourgeoisie allemande, française, anglaise ou américaine dominerait le monde.


 
Tombes allemandes, françaises, plus de nationalité dans le carnage de Verdun
    

Migrants : un communiqué de Nathalie Arthaud



Migrants : les bulldozers en guise de politique

A vingt heures, le gouvernement évacuera la zone sud du camp de Calais. C’est, aux dires du ministre de l’intérieur, « une opération humanitaire ». L’opération est refusée par les personnes qu’elle est censée secourir, elle est réalisée par la contrainte et par les bulldozers et le gouvernement ose parler d’humanitaire !
         Les conditions du camp de Calais sont évidemment inhumaines et infâmes. Mais à qui la faute ? Certainement pas aux migrants que le gouvernement se prépare à chasser à coups de matraque. Si le gouvernement avait réellement mis d’autres conditions d’hébergement à la disposition des migrants, ce camp aurait disparu depuis longtemps. Le camp de conteneurs installé par l'État est bien insuffisant pour les 3000 migrants qui seront contraints d’aller se cacher dans les bois, dans les dunes ou d'aller grossir d'autres camps dans des conditions de sécurité pire encore.
         C’est une politique abjecte destinée à prouver sa fermeté vis-à-vis des migrants et flatter l’électorat de droite et d’extrême droite. Non seulement le gouvernement refuse d'accueillir les réfugiés, mais il empêche ceux qui veulent partir de France de le faire.
         Que l’arrivée d’un ou deux millions de femmes et d’hommes soit un problème insoluble pour un continent de 500 millions est bien la preuve d’une organisation sociale inhumaine.
         En assurant la liberté de circulation et d’installation aux migrants, il n’y aurait pas de camp ni à Calais ni à Dunkerque, les réfugiés se répartiraient d’eux-mêmes à l’échelle du continent européen, ils pourraient s’appuyer sur des membres de leurs familles et sur toutes les bonnes volontés qui existent. A bas la fermeture des frontières qui créé le drame humain des migrants ! A bas la politique inhumaine du gouvernement !

                                      Nathalie ARTHAUD, le 23.02.16.