mardi 16 février 2016

Police municipale à Argenteuil : la toile de Pénélope



L'Education mieux que la répression

Une nouvelle polémique a vu le jour entre l’ex-maire d’Argenteuil et son successeur au sujet de la situation de la police municipale. Entre les effectifs théoriques et la réalité actuelle des effectifs, il y a un écart très important. Ce n'est effectivement un secret pour personne : les policiers municipaux vont là où les conditions sont les meilleures.
         Ce qui intéressant dans cette énième polémique c’est le chiffre avancé pour les dépenses municipales dites de « sécurité » effectuées par la Ville d'Argenteuil et dont on ne comprend pas par ailleurs qu'elle ait la charge : 4,1 millions d’euros par an !
         Cela correspond à combien de postes de personnels communaux des Ecoles ? Ou encore, combien de spectacle à 50 000 euros cela permettrait-il d’offrir au Figuier blanc pour la culture des habitants ?
         Avec davantage d’éducation et de culture, il y aurait bien moins besoin de moyens de "sécurité".

lundi 15 février 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 15 février 2016



Une économie délirante

En titrant « Hollande : Monsieur Bricolage », le journal Le Parisien a dit l’essentiel du remaniement ministériel qui a fait entrer dans le gouvernement trois écologistes et recyclé Ayrault aux Affaires étrangères.
         Ce manège politicien, comme celui de la primaire à droite, amuse les médias, mais il est sans intérêt pour les travailleurs. Hollande a changé de marionnettes, pas de politique. Et sa politique, on la connaît pour la subir depuis près de quatre ans.
         Que ce soit le patronat, la droite ou le gouvernement prétendument socialiste, ils étaient tous d’accord : pour que l’économie reparte, il fallait réduire les dépenses publiques et les déficits. Pour que les entreprises rétablissent leurs marges, il fallait gagner en compétitivité, restructurer, licencier.
         Et cela a été fait. Au nom de cette satanée productivité, des centaines de milliers de femmes et d’hommes ont perdu leur travail. Des millions d’autres ont sacrifié leur salaire, leurs jours de RTT, leurs conditions de travail pour que l’entreprise grappille quelques centimes sur le concurrent.
         Quel que soit son secteur, l’automobile, les transports, la banque, tous les salariés sont soumis à une discipline de fer. Et ils en produisent des richesses, ils en suent des profits et des milliards !
         Où conduit cette accumulation de bénéfices et de dividendes ? Y a-t-il eu les investissements promis ? L’avènement d’une nouvelle économie plus moderne, plus prospère ? Non.
         Le grand patronat l’avoue, les perspectives d’investissement sont toujours mauvaises parce que les carnets de commandes ne sont pas suffisamment remplis.
         Les milliards que les capitalistes extraient de la production et de l’exploitation des travailleurs ne leur suffisent pas. Il leur faut encore les placer, les faire fructifier, le plus possible et le plus vite possible. Et, dans ce contexte de crise, ce sont la finance et la spéculation qui offrent toujours les meilleurs débouchés.
         Autrement dit, plus les travailleurs triment et produisent des richesses, plus leurs conditions de travail et de vie se dégradent et plus la spéculation grandit ! Y a-t-il plus fou que cette économie ?
         Aujourd’hui, tous les experts s’inquiètent d’un nouveau krach. Depuis le premier janvier, les Bourses mondiales ont perdu entre 10 et 15 %.
         « Les marchés sont fébriles et les bourses nerveuses », nous dit-on. Que c’est joliment dit ! La réalité, c’est que la spéculation se poursuit à coups de milliards et que la crise de 2008 n’a rien changé au comportement avide et irresponsable du capital.
         Le parasitisme toujours plus grand de la bourgeoisie et les interventions des banques centrales, qui ont injecté plus de 6 000 milliards dans la finance, ont porté les bulles spéculatives et le danger de krach à un niveau inédit.
         Tout est objet de spéculation. Le moindre évènement, la moindre annonce, que ce soit le ralentissement de la croissance chinoise ou les aléas des élections américaines, tout peut provoquer le déplacement brutal de dizaines de milliards de capitaux. 
         On pourrait se dire que cela ne nous concerne pas et que les pertes toucheront les seuls spéculateurs. Au casino, comme au PMU, seuls ceux qui jouent risquent d’y perdre gros. Mais au casino capitaliste, les joueurs ne jouent pas qu’avec leur portefeuille personnel.
         Ils jouent avec les finances des entreprises et l’argent fait sur le dos des travailleurs. Ils jouent avec l’argent placé dans les banques, avec celui de l’argent de l’assurance-vie. Ils jouent sur le cours des matières premières et des denrées alimentaires, sur les monnaies et les dettes des États.
         Un krach financier aura forcément de graves conséquences sur la production, sur la marche des usines et sur le chômage.
         Faut-il rappeler la catastrophe sociale engendrée par la crise de 2008 ? Faut-il rappeler les millions de chômeurs, l’effondrement brutal des salaires et de la protection sociale qu’elle a entraîné dans tous les pays ?
         Si l’éclatement d’une bulle spéculative affecte le système bancaire comme cela s’est produit en 2008, ce sera pire encore. Même s’ils s’agitent pour faire croire le contraire, les gouvernements ne maîtrisent rien. Au-dessus d’eux, ce sont les lois folles du profit et de la concurrence qui s’imposent.
         Cette économie, aussi injuste qu’irrationnelle, représente un gâchis sans nom. Imaginons ce qu’il aurait été possible de faire avec les 6 000 milliards donnés à la finance. Alors il ne faut pas accepter de se saigner pour un tel système. Il faut en changer du tout au tout. C’est notre peau qui est en cause.

Poste et commerce réouverts : l'urgence sociale dans le quartier du Val-Nord d'Argenteuil



Il y a urgence sociale

Le député PS du cru  faisait signer ces jours derniers une pétition demandant la réouverture du bureau de poste du quartier du Val-Nord d’Argenteuil fermé depuis décembre.
         Cette fermeture s’ajoute à celle du supermarché de cette « Dalle », lui, fermé depuis des mois.
         Les raisons avancées pour expliquer l’une et l’autre fermeture sont des questions de sécurité.
         En tout cas, la situation est désastreuse pour les habitants de ce quartier d’une vingtaine de milliers d’habitants.
         Le député déclare qu’il va s’adresser au préfet du Val d’Oise qui a effectivement autorité sur le directeur départemental de la poste.
         On ne peut pas imaginer que quelqu’un qui suit tellement de près Valls ne réussisse à obtenir satisfaction de la part de ce dernier, Valls ayant autorité sur le préfet qui…
         Quant aux problèmes de sécurité, on nous fait tout un foin depuis des mois à leur propos. Pour les agents de la Poste, il y a les moyens de l’assurer sans problème. Quant aux habitants, il y a urgence à ce que leur poste et leur petit centre commercial soient réouverts dans le quartier.