mercredi 9 septembre 2015

Education, écoles maternelles, la municipalité d'Argenteuil fait craquer les Atsems et Asels


La municipalité fait déjà craquer les agents des écoles

 
Quelques jours à peine après la rentrée, les personnels des écoles, ATSEMS et ASELS n’en peuvent déjà plus et sont au bord de la crise de nerfs.

         L’école maternelle Ambroise-Thomas est une de ces écoles qui « explosent » sur la Ville. Elle vient d’échapper si l’on peut dire à l’ouverture d’une 16ème classe, mais cela signifie que les effectifs d’élèves par classe ne permettent pas d’effectuer les activités dans de bonnes conditions. Quant aux ATSEMS, la municipalité a décidé de liquider le principe d’ « une ATSEM par classe ». Au vu de sa situation désastreuse, la maternelle Thomas « bénéficie » actuellement de 11 agents ATSEMS pour 15 classes.

         Cela signifie qu’elles courent dans tous les sens. On leur a allongé leur temps de travail dès le 1er septembre dernier : plus de 40 minutes par jour, plus de 4 heures par semaine. Elles doivent le midi, lors du repas des enfants, s’occuper de 14 enfants au lieu de 9. On veut leur imposer leurs congés durant les vacances scolaires. La municipalité veut qu’il y ait toujours 50% des effectifs présents durant celles-ci, alors qu’il n’y a aucune utilité à cela.

         Ce qui se produit à l’école Ambroise Thomas se produit également dans les autres maternelles de la Ville.

         A cela, il faut ajouter que les ATSEMS dont le contrat risque de se terminer ont été mises sur des postes de restauration.

         Depuis des années, ces personnels ont été au cœur des mobilisations des agents territoriaux contre les mauvais coups de la municipalité anti-ouvrière. C’est de cette façon que cette municipalité se venge ?

         Odieux.

Presse, Conseil départemental du Val d'Oise : une presse totalement libre comme chacun sait



Les dépenses d’une collectivité locale et une presse bien sûr totalement libre

 

Le conseil départemental du Val d’Oise a offert hier une belle double page dans le supplément du 95 du journal Le Parisien. Il ne l’a même pas offert aux lecteurs car le message du Parisien dit la même chose que ce qu’ils viennent de recevoir dans le magazine « Val d’Oise » pour septembre-octobre qui vient d’être distribué dans le département.

         Nul doute que le Parisien apprécie cette aide publicitaire de la part du conseil départemental.

         Mais tout de même, alors que la majorité du CD se désole régulièrement de ses difficultés financières et qu’il remet en question un certain nombre de dépenses utiles, cela laisse rêveur.

         Enfin, c’est un beau geste. Espérons qu’en retour, Le Parisien ne jouera pas les ingrats lorsqu’il aura à rendre compte des activités du conseil départemental, même si entre les deux réalités, il n’y a bien évidemment aucun rapport !

Code du travail : contribution du député d'Argenteuil-Bezons à sa remise en cause


Une roulette russe où tous les coups seraient gagnants pour le patronat

 
« Il faut des accords de branche, il faut donner sa chance à la négociation collective ». Voilà le genre de message que délivre le député PS d’Argenteuil-Bezons aux médias et sur les réseaux sociaux.

         Notre vallsiste toujours prêt à servir joue sa petite partition anti-ouvrière aux côtés de ses amis qui ont un objectif qu’ils répètent à satiété : remettre en question le Code du travail.

         Quand ces messieurs parlent « négociation collective », ce n’est plus l’amélioration sur tel ou tel point, dans telle ou telle branche, de ce qui est prévu par le code du travail qui est le minimum, par ce qui s’appelle des « conventions collectives » ou des accords qui ont été généralisés depuis des décennies

         Mais ce n’est pas de cela dont Valls, Hollande, Marcron et cie parlent. C’est de liquider ce droit du travail minimum s’appliquant à tous, à l’échelle du pays, pour laisser la place uniquement à des accords dans une branche, voire dans une entreprise, jouant le rôle de droit du travail, mais uniquement dans cette branche et dans cette entreprise.

         Une « chance », ce genre de processus ?

         Effectivement une gigantesque opportunité pour… le patronat.

Roanne : petit crachat raciste et antimusulman


Racisme municipal

 
Alors qu’enfin les gouvernements se décident à entre-ouvrir les portes de l’Europe aux réfugiés du Moyen-Orient qui fuient leurs régions d’origine pour survivre, le maire de droite de Roanne y est allé de son petit crachat raciste et antimusulman. Selon lui accueillir des familles syriennes, si elles ne sont pas chrétiennes, serait accueillir des terroristes en puissance.

En tout cas ce triste personnage a un point commun avec Daech : la discrimination selon la religion.

mardi 8 septembre 2015

Bulletin des territoriaux d'Argenteuil et de l'Agglomération Argenteuil-Bezons : brèves

J-110 jours
Le 31 décembre arrive à grands pas, et avec lui, la liquidation de l’Agglomération.
         Le silence-radio perdure quant à notre avenir.
         Pour nous, rien ne doit arriver à notre détriment.
 J- 110 jours (suite)
Le président de l’Agglo avait promis une réunion pour les personnels au mois de septembre pour discuter de l’avenir, et il y a de quoi.
         A ce jour, sœur Anne ne voit toujours rien venir.
 Des mots, mais pas les effectifs
Sur la brochure distribuée à tous les élèves de primaire de la commune le jour de la rentrée, nous sommes mis en évidence pour ce que nous allons proposer dans les médiathèques de la Ville durant l’année.
         Cela fait bien sur le papier.
         Le Hic, c’est que les effectifs, à tous les niveaux, sont insuffisants et ne permettront pas de réaliser ce que l’on annonce.
 L’optimiseur anti-ouvrier
Dans l’introduction de la même brochure, le maire écrit : «« C’est dans cet esprit que nous avons souhaité optimiser les moyens disponibles : nous pensons, en effet, qu’il faut faire céder certaines barrières… ».
         Notre retraité local entend par « optimiser » et « faire céder certaines barrières », l’augmentation du temps de travail de tous, la suppression de postes, les licenciements…
         Ces barrières méritent que nous nous mobilisions.
 Les bébés sont de notre côté
Face à l’offensive à notre encontre, les agents des crèches s’étaient massivement mobilisés au printemps dernier. Pour l’essentiel, la direction avait noyé le poisson en mettant sur pied un… groupe de travail.
         Pour la direction, il est le bien nommé. Elle voudrait nous imposer… plus de travail.
         Notre début d’action commencé au printemps dernier est à poursuivre.
Mais quel complexe cache-t-il ?
Plus les mois passent et plus Costkiller bronze. On s’étonne.
         Ce n’est tout de même pas le fait de licencier à foison qui a ce résultat.
         Et il ne s’est comme même pas installé un solarium au troisième de l’hôtel de ville en plus de sa clim personnelle ?
 Pas concerné ?
Un lamentable cambriolage a visé les locaux du CASC ces dernières semaines, dans les locaux du parc de la mairie, dommageable pour tous les agents.
         Aux dernières nouvelles, quinze jours plus tard, le maire n’a toujours pas porté plainte, ce qui serait pourtant la moindre des choses pour des locaux qui sont la propriété communale et qui relèvent donc de sa responsabilité..
         Il n’est pourtant pas surchargé de travail, à ce que l’on sache.
 Pour ces messieurs, nous sommes des pions
Certaines d’entre nous se retrouvent propulsées d’ATSEM à ASEL, comme si c’était le même métier, alors qu’il y a deux métiers bien différents l’un de l’autre, même s’ils sont tous les deux très contraignants.
         Pour être embauché, il faut désormais le CAP petit enfance pour être ATSEM, et c’est sur cette base que nous l’avons été.
         Un jour, il faudra obliger Costkiller et son acolyte du service Education et Enfance, à aller s’occuper des enfants dans les maternelles ou s’occuper des gamelles, pour se rendre compte qu’il y a une différence.
Le fromage, ils attendent maintenant le dessert
Les agents de l’entreprise gérant l’ex-self ont bien été reçus par les services en vue d’une embauche dans les services municipaux de restauration. Le maire le leur avait laissé entendre en juin.
         Ils attendent seulement la suite : la confirmation de leur embauche.
 Veulent notre doigt à la couture de notre jeans
Groupe de travail ou pas, accord des intéressées ou pas, dans les crèches, la direction a voulu nous imposer ses propres plannings, tout faits, et à sa seule convenance.
         Il y en a qui confondent les crèches et les casernes. Nous ne sommes pas des petits soldats.
Costkiller va se faire tailler un Costard
Costkiller voudrait que ce soit nous qui annoncions que les repas de fin d’année pour les anciens n’auront pas lieu en décembre et qu’ils sont reportés en janvier.
         Le mieux c’est qu’il le fasse lui-même en direct en tenant une permanence dans le hall de l’hôtel de ville.
 Couleur orange
Certains directeurs donnent l’impression d’avoir déjà mis leur costume de fantôme. Depuis des mois, ils jouent Halloween tous les jours.
         Sauf un jour par mois, le jour de la paie.
 
Pas de recrutement là où il en faudrait d’urgence
Les élus nous répètent qu’il n’est pas question de liquidation des centres de santé municipaux.
         Sauf que, lorsqu’il s’agit de remplacer des médecins et autres praticiens, il n’est pas question d’en embaucher.
        On ne ferme pas les centres… mais on les ferme dans la réalité.
 Diminuer les horaires
Dans les centres de loisirs, il y a encore une aggravation au niveau de l’amplitude des horaires.
         Nos édiles n’ont pas lu le rapport cet été mettant en évidence le lien étroit entre l’allongement du temps de travail et les accidents cardio-vasculaires ?
         C’est que le principal d’entre eux était occupé pendant ce temps à faire des « sauts de puce » en Bretagne !
Drôle de loi du genre
Au retour des vacances, Torquemada nous est revenu avec une superbe bouille.
        Morale : quand ils « dégraissent » les effectifs, ils engraissent !

Ecole privée, Ecole pour tous : défense de l'Ecole publique


Une Ecole, non, deux Ecoles dont l’une rayonne de santé

 
Constructions nouvelles, mise en place de nouvelles sections, augmentation du nombre de classes et d’élèves scolarisés, l’école privée se porte bien à Argenteuil et a le vent en poupe.

         Lorsque l’Ecole publique ne répond pas à sa mission, ou dans de mauvaises conditions, c’est un appel d’air pour les écoles primaires, les collèges et les lycées privés, pour l’essentiel d’obédience catholique.

         L’Ecole privée est d’autant plus favorisée qu’elle recrute de nombreux élèves milieux aisés voire très aisés, mais surtout elle bénéficie de la manne de l’Etat : subventionnement obligatoire des collectivités locales, paiement du corps enseignant sous prétexte d’un « contrat » avec l’Etat, mais ce n’est pas tout. A cette situation générale, la situation locale peut favoriser encore davantage cette Ecole.

         C’est le cas à Argenteuil où aux difficultés nombreuses de l’Ecole publique (voir un  nouvel exemple ci-dessous) peuvent s’ajouter les attentions toutes particulières des édiles à l’égard de l’Ecole privée. La mandature du maire précédent, celle le « laïque » P Doucet, en a donné, sur ce plan, de nombreux exemples.

         L’inscription d’un élève dans le privé relève du choix de chaque famille et elle relève souvent de choix douloureux.

         Mais cette montée de l’Ecole privée catholique n’est pas bonne pour la société. Elle creuse les écarts entre les deux Ecoles. Elle éloigne deux jeunesses l’une de l’autre. Elle renforce l’influence des Eglises.

         En tout cas, raison de plus, pour s’activer pour la défense de l’Ecole publique qui en a bien besoin.

Rentrée scolaire et éducation : recette locale pour ne pas ouvrir des classes supplémentaires


Tours de passe-passe

 

Nous évoquions il y a quelques jours la réunion des autorités départementales de début d’année qui avait étudié l’évolution des effectifs durant les vacances et qui a décidé un certain nombre d’ouvertures de classes.

         Mais si l’on gratte un peu, les 28 ouvertures de classes en cette rentrée dont 4 à Argenteuil auraient pu bien plus nombreuses si l’on en juge par ce qui s’est produit à Argenteuil.

         Le quartier du Val Notre-Dame d’Argenteuil est un des quartiers qui connaît une augmentation particulièrement importante de sa population et du nombre de jeunes enfants à scolariser.

         Avant la commission académique que nous évoquons ci-dessus, les inscriptions étaient bloquées à l’école élémentaire Ambroise-Thomas afin que le seuil d’ouverture ne soit pas franchi à la date de cette commission. Les nouveaux parents souhaitant inscrire leurs enfants ont alors été dirigés vers l’école élémentaire Jean-Jacques Rousseau du quartier. Résultat : il n’y a pas eu d’ouverture de classe, à quelques unités près, ni à Ambroise-Thomas ni à l’école Jean-Jacques Rousseau.

         La commission du 2 septembre est passée.

Collectivités locales asphyxiées aux dépens de tous mais surtout des plus fragiles

 

Les collectivités asphyxiées

 
Les communes devraient voir baisser leurs dotations de 7 milliards d’ici trois ans, selon le gouvernement, et certainement plus encore, selon l’association des maires de France. Cette dernière estime d’ailleurs que 1 500 à 3 000 communes pourraient être placées sous tutelle de ce fait. Et ce risque n’a rien à voir avec le film que l’on a joué aux habitants d’Argenteuil pendant un an sur le sujet.

Au fil des ans, l’État s’est défaussé de ses tâches sur les collectivités locales, sans compenser tout à fait les charges nouvelles leur revenant. Résultat : les collectivités assument désormais 70 % de l’investissement public. Et les services rendus au public vont continuer de se dégrader.

Dans le cadre de cette situation, si l’on ajoute l’orientation antipopulaire et l’inertie d’une municipalité ; les conséquences peuvent être catastrophiques pour la population.

Telle est la situation à Argenteuil où ces éléments néfastes s’ajoutent les uns aux autres.

La lutte pour contrer cette politique, et donc pour donner aux collectivités les moyens financiers pour fonctionner correctement est aussi à l’ordre du jour.