mercredi 3 décembre 2014

CGT-Lepaon : un comportement de bureaucrate à la petite semaine



Indemnités de Lepaon : les militants payent

Lepaon, secrétaire de la CGT, a touché des « indemnités de départ » quand il a quitté son poste de secrétaire régional de Basse-Normandie pour sa fonction nationale. Il s’est justifié, expliquant que, changeant d’employeur, cette indemnité était légale. Légale, sans doute, mais peu reluisante.
 Certes, ceux au sein de la direction de la CGT qui alimentent la presse distillant ces informations et les journalistes qui les diffusent ne sont pas motivés par la défense des intérêts du monde du travail. C’est peu de le dire. Ils visent bien plus la CGT qui est incarnée par les militants qui, dans les entreprises, essayent, tant bien que mal, de s’opposer aux exploiteurs. Mais un dirigeant qui gère sa carrière à l’image de cadres d’entreprise à la quête de quelques minables privilèges, cela a de quoi heurter ceux dont l’activité quotidienne est discréditée par ce comportement de bureaucrate à la petite semaine.
Les mœurs de Lepaon vont avec la ligne politique qu’il préconise, à la remorque d’un gouvernement qui montre chaque jour qu’il est dévoué à la défense des intérêts des patrons. Mais la CGT, ce n’est que pas que Lepaon. Et c’est heureux.

1895 : la fondation de la CGT à Limoges, une CGT militante, bien loin de l'"affaire Lepaon"

mardi 2 décembre 2014

Conseil Général du Val d'Oise-Argenteuil : 20 km laissent le temps de retourner sa veste.



Les tartuffes d'Argenteuil

Lors de la séance du conseil général du Val d’Oise du 17 octobre dernier, une délibération était prise sous forme d’une motion votée sur l’ « intercommunalité » et le « schéma régional de coopération intercommunale » présenté par l’Etat. Elle était votée pour, de la part du conseil général « marquer sa désapprobation sur le projet présenté… ».
         Cette motion a été prise à l’unanimité. Elle a été votée par les trois conseillers généraux d’Argenteuil, P. Métézeau, G. Mothron, X. Péricat.
         Après l’énumération d’une longue liste de considérants, cette motion affirmait trois demandes. La deuxième était formulée de la façon suivant :

« Demande aux représentants de l’Etat de tout mettre en œuvre afin que le pôle économique majeur d’Argenteuil-Bezons ne soit pas scindé dans le cadre de la future carte intercommunale ; »

         On reste sans voix. Votée à l’unanimité, avec les voix des trois élus d’Argenteuil ?
         En juillet dernier, le conseil municipal d’Argenteuil, à l’initiative de G. Mothron, avec le soutien sans faille de P. Métézeau et X. Péricat, votait le départ d’Argenteuil de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons, ouvrant la voie à la liquidation de celle-ci. Il engageait ainsi la scission du « pôle économique majeur d’Argenteuil-Bezons » pour reprendre les termes de ces messieurs.
         Nous n’aimons pas utiliser le terme de schizophrénie, car c’est une maladie trop grave pour ne pas le laisser aux spécialistes de la science et à l’histoire de celle-ci. Nous utiliserons celui de « tartufferie ».
         C’est une spécialité de politiciens qui pensent que l’on peut raconter n’importe quoi, que personne ne s’en souciera, qui personne ne le diffusera, qu’ils peuvent dire et faire n’importe quoi.
Cela jusqu’au jour, où la population prendra massivement son sort en main, et dira ce qu’elle en pense à ces personnages dignes figures déjà du théâtre de Molière.

 

Communes en dfficulté, difficultés accrues pour les communes



L’État rackette les collectivités locales

Devant le congrès de l’Association des maires de France, Valls a confirmé la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales sur la période de 2015-2017. Pour faire passer la pilule, il a fait miroiter quelques mesures d’aide exceptionnelle, dont la pérennisation des 400 millions destinés à aider les communes à faire face au coût du passage aux nouveaux rythmes scolaires.
Mais, rapportées au nombre d’écoles et aux besoins, ce sont des sommes dérisoires qui ne compensent absolument pas les 11 milliards d’euros que l’État retire aux collectivités locales. Et ce sont bien sûr les communes les plus pauvres, concentrant le plus de populations en difficultés, qui devront réduire des services collectifs dont les plus pauvres ont le plus besoin.
Le gouvernement attaque la population laborieuse sur tous les fronts. Sur tous les fronts, nous devons nous défendre.