samedi 22 novembre 2014

Ali Ziri : une nouvelle étape dans la connaissance de sa mort en juin 2009 ?



Toujours et encore, vérité et justice pour Ali Ziri !

En juin 2009, Ali Ziri, un travailleur retraité algérien qui avait travaillé toute sa vie en France, décédait à 69 ans dans les heures qui suivirent un contrôle de police. Il décédait à l’hôpital où la police avait fini par le transporter.
         Depuis plus de cinq ans maintenant, ses proches, et les militants d’un « Comité Vérité et Justice pour Ali Ziri » se battent pour que la vérité soit connue et que la justice soit rendue.
         L’affaire vient de connaître un nouvel épisode.
         Le premier jugement de non-lieu dans cette affaire ayant été cassé en appel, l’affaire est venue cette semaine dans une nouvelle chambre pour instruction, celle de Rennes. Au terme d’une audience tenue à huis-clos, elle vient de requérir un supplément d’information.
         Selon l’avocat de la famille, propos que rapporte Le Parisien-95, « Même si l’instruction menée jusqu’à présent a été sérieuse, il a été jugé qu’elle avait deux défauts. Elle n’a pas vérifié que la technique du pliage n’a pas été utilisée. Et l’instruction n’a pas été assez attentive à la transparence vis-à-vis des parties civiles et n’a pas été assez contradictoire… ».
         Un responsable syndical, totalement solidaires des policiers d’Argenteuil d’alors concernés, reprochait que dans le cadre de cette nouvelle instruction, ils n’aient pas été entendus.
         Mais c’est, depuis le début, qu’ils auraient dû l’être.
         Mais mettre en cause la police…
         En tout cas bravo pour l’obstination de la famille et de ceux qui la soutiennent pour connaître la vérité.
         Délibéré le 12 décembre.

Atos-Bezons : quand les travailleurs ne se laissent pas faire



Ne pas être victimes des manœuvres d’un patronat plein aux as !


A l’appel de l’UNSA, de la CGT et de la CFE-CGC de chez ATOS un rassemblement était organisé sur Bezons jeudi matin pour dire non à la vente d’une activité de l’entreprise d’informatique vers Manpower.
Une fois son projet « ficelé », la direction voulait, « vite fait mal fait », faire de son passage en comité d’entreprise une simple formalité.
Au CE concerné de jeudi, une déclaration a été lue au nom des trois syndicats organisateurs du rassemblement.  Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées près de la salle. Les drapeaux et la sono étaient de sortie.
Etaient également de sortie, on se demande bien pourquoi, la police, présente, et quatre cars de CRS ! (Alors que l’on manque d’enseignants dans les écoles, des dizaines et des dizaines de personnes occupées… à ne rien faire !)
Quelle gentillesse, quelle sollicitude de Valls et Cazeneuve à l’égard d’un ex-ministre de leur petit monde !
Comme si cela pouvait impressionner les travailleurs qui à « Athos », c’est bien connu, ont du cœur !


Lutte ouvrière, culture, culture politique, formation politique, une nécessité essentielle dans le combat révolutionnaire. Bref compte-rendu d'une réunion.



La culture politique, une nécessité essentielle. Bref compte-rendu de la réunion du « groupe d’étude ouvrière » organisé à Argenteuil jeudi soir

Cette réunion a connu une affluence plus importante que lors de la précédente réunion. Il s’agissait de réfléchir sur le thème : « Karl Marx, un penseur du communisme, un combattant ».
         Le socle des idées pour lesquelles Lutte Ouvrière milite aujourd’hui date des années 1850. Ce qui demeure notre programme aujourd’hui fut l’œuvre de Karl Marx et de son compagnon de lutte Friedrich Engels. Si l’histoire de la société qui allait suivre posa bien d’autres problèmes, les fondements étaient définis : conception matérialiste de l’évolution historique, impasse du capitalisme, nécessite du communisme, rôle du prolétariat, caractère international du combat. C’est ce que l’exposé d’hier au soir présentait.
         Le libre débat qui a suivi a permis de revenir sur un certain nombre de points.
         Un participant indiqua que l’idée de la nécessité du communisme découlant du  développement du capitalisme avait été pour lui une riche découverte. Il tenait à rappeler l’importance, centrale à Lutte Ouvrière, de la formation et de la culture politique.
         Des interventions ont porté sur l’athéisme de Marx. Leur argumentation était qu’à son époque les Eglises de diverses sortes étaient toutes réactionnaires, et donc que c’est pour cela que Marx, contestant cette Réaction, était devenu athée.  C’est d’une part méconnaître qu’à son époque, il existait déjà des éléments contestataires au sein de ces Eglises, et que c’est faire la part belle aux Eglises d’aujourd’hui qui demeurent sur l’essentiel réactionnaires. Mais, d’autre part et surtout, c’est sur un autre plan que celui des Eglises que Marx revendiquait un point de vue matérialiste. C’était essentiellement sur le plan de la critique en soi de la religion, élément créateur de la matière pour les croyants, simple produit de la société humaine, et évoluant avec elle, pour les matérialistes.
         Une intervenante évoquait deux problèmes. Lorsqu’elle appartenait au PCF, les croyants membres de celui-ci étaient « mal vus ». Elle revendiquait par ailleurs la « recherche de l’unité » comme objectif à privilégier.
         Il lui a été répondu que pour des militants, il n’est pas question de « mal voir » des gens qui ne pensent pas comme eux, a fortiori des personnes avec lesquelles ils partagent bien des idées. Les individus ont leurs convictions. Les militants luttent pour faire entendre les leurs, ils convainquent ou pas, mais sans mépris à l’encontre de ceux qui ne pensent pas comme eux. De la même façon, c’est respecter ses contradicteurs et lutter pour faire avancer les choses que de défendre « mordicus » ce que l’on pense être juste, à l’image des scientifiques qui ne recherchent pas un « compromis » lorsqu’ils discutent avec d’autres scientifiques.
         La discussion a permis également de rappeler notre position sur la liberté d’expression et de croyance (« liberté religieuse », « liberté pour les athées »), et sur ce que nous entendons par processus conduisant au communisme. Nous avons rappelé la vague révolutionnaire qui, partie de la Russie, faillit après 1917 se répandre en Europe et emporter le capitalisme. Nous avons la conviction qu’un tel processus, une fois enclenché se reproduira demain.
         De l’avis des participants, une soirée bien utile et fraternelle.