lundi 27 octobre 2014

CAAB : suite et pas fin.


Argenteuil, « capitale » d’un triangle Cergy-La Défense-Roissy ?

 
M. Métézeau a commenté la brève « géographique » déposée sur notre blog hier. Il ne voit pas le problème de maintenir Argenteuil dans le département du Val d’Oise tout en l’arrimant à une communauté d’Agglomération  des Hauts de Seine. Soit. Son seul argument dans ce commentaire est d’indiquer que la commune se trouve au « centre » d’un triangle « Cergy, Paris-la Défense-Cergy » au niveau des déplacements de toutes natures. Cela serait nettement à discuter quand on sait que ces déplacements ne font que frôler Argenteuil sans s’y intéresser, que ce soit entre autres au niveau de l’A15 ou que ce soit au niveau de Bezons qui, avec le tramway, est connectée, elle, à un véritable axe avec La Défense. Par ailleurs, la nature des déplacements, importante en soi, est loin d’être le seul ingrédient d’une cohésion territoriale à construire !

         Ce que nous reprochons surtout, et nous ne sommes pas les seuls, à cette perspective de bouleversement territorial qui a de quoi inquiéter habitants et personnels territoriaux, de la CAAB comme de la commune, c’est de n’avoir pas été au « centre » de discussions avant les élections municipales et avant d’avoir été décidée, et de ne répondre qu’à des opportunités bassement politiciennes.

Municipaux de Grenoble : une correspondance extraite de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.


Municipaux de Grenoble : la mobilisation a payé

La ville de Grenoble, gérée par les écologistes et le Parti de gauche, avait décidé de ne pas renouveler 122 CDD. Cette décision allait priver de salaire des travailleurs précaires, dont le travail permet le fonctionnement des services, et dégrader les conditions de travail du personnel restant. L'accueil d'une antenne de quartier de la mairie a dû fermer deux après-midis fin septembre par manque de personnel, tandis que d'autres antennes sont en sous-effectif ou ne sont ouvertes qu'avec des travailleurs précaires.

Après plusieurs assemblées générales appelées par la CGT et rassemblant précaires et titulaires, la grève a été votée pour le mardi 14 octobre, jour du « Forum pour l'emploi » organisé par un service municipal dans lequel travaillent 18 agents, dont 11 en CDD jusqu'au 31 décembre.

Ce jour-là, une quarantaine de grévistes se sont retrouvés sur le perron de la mairie. À l'annonce des nouvelles propositions de la mairie, la grève a été levée. Certains contrats ont été prolongés. Et surtout, la mairie s'engage à trouver à la ville et au CCAS des postes aux employés en situation de précarité. Elle accepte aussi de remplacer les absences supérieures à 15 jours et paie la demi-journée de grève.

Les travailleurs, titulaires ou non au coude à coude, sont fiers de s'être fait entendre et d'avoir obtenu ces avancées.

dimanche 26 octobre 2014

Avenir de la CAAB : petits problèmes de géographie


Où la géographie "humaine" est le cadet des soucis des trois amis

 
Les trois conseillers généraux de droite d’Argenteuil sont donc d’accord pour sortir Argenteuil de l’«orbite » du Val d’Oise, que cela se fasse ou pas à l’avenir. Ils viennent de le décider. En rejoignant la coquille vide Puteaux-Courbevoie, ils affirment par là un axe « tout 92 ».
         Ces messieurs se revendiquent pourtant comme aujourd’hui les partis auxquels ils appartiennent de la défense des « départements » actuels, dont ils sont, en tant que conseillers généraux, des dirigeants, en l’occurrence pour le 95.
         On voit mal comment un développement sur un axe 92 peut s’accorder avec un autre sur un axe 95 et la logique devrait les conduire alors à revendiquer le rattachement pur et simple de la commune au 92.
         Il n’y aurait pas une petite contradiction dans tout cela, d’autant que deux des trois conseillers d’Argenteuil, Mrs Métézeau et Mothron sont deux vice-présidents de ce Conseil ? Mais ces questions entrent-elles vraiment dans le cadre de leurs décisions concernant l’avenir de la CAAB ?
         Certes non, mais en attendant, ils peuvent toujours démissionner de leurs vice-présidences, d’autant, et c’en est à sourire, que G. Mothron est vice-président en charge du « développement urbain ».

Impôts locaux : non à l'opacité, non à la hausse


 

Hausse très importante et opacité : deux raisons d’être en colère

 
Les habitants contribuables mensualisés d’Argenteuil reçoivent actuellement à leur tour leur avis d’imposition, et c’est pour eux la douche froide devant l’importance des hausses.
         Ils n’ont aucune difficulté à lire la ligne de la somme qu’ils auront à payer. En revanche, c’est la même incompréhension sur le mode de calcul. La moindre des choses aurait été que la municipalité donne les clés de ce calcul. Elle sait pourtant utiliser ses moyens d’information quand ça l’arrange, mais donc se taire quand sa responsabilité est engagée.  Les contribuables veulent des réponses aux questions suivantes : la valeur locative des différents types de logements a-t-elle été augmentée ? De combien ? Quand l’a-t-elle été ? Par qui ?
         Peut-être que les mystères s’éclairciront lors des réunions du maire dans les quartiers !
         Et tout cas, l’opacité sur des hausses qui pèsent sur les habitants est inadmissible, comme les hausses elles-mêmes.
 

 

Affaire Carrez : petits arrangements avec eux-mêmes des commis du patronat


De Cahuzac à Carrez, mondes et pratiques parallèles : durs avec les pauvres, si tendres avec eux-mêmes

Le premier est PS, le second est UMP, mais les deux ont été embauchés par le camp d’en face au gouvernement pour la même fonction : président de la commission des finances de l’assemblée nationale. Et voilà que quelque temps après le premier, le second est pris dans les tourbillons d’une affaire de fraude fiscale.
         Ce Carrez a déclaré un « abattement » de 30% pour un bien immobilier alors qu’il n’y avait pas droit, ce qui lui a permis d’échapper à l’Impôt Sur la Fortune dont le seuil a été relevé par son ami Sarkozy il y a quelques années !
         Le monsieur dit qu’il est de « bonne foi », mais voyons. Pour un spécialiste des finances publiques, on y croit. Et il peut toujours le dire aux habitants d’Argenteuil pris, eux, dans les tourbillons d’augmentations d’impôts dont, eux, ne connaissent pas les ficelles pour y échapper.
 

hôpitaux : urgence pour les urgences


Partout, l’urgence à embaucher

La presse du Val d’Oise a rapporté ces dernières semaines les mouvements de protestation des personnels des urgences dans des hôpitaux du département, à Pontoise et Gonesse en particulier. Il manque du personnel partout. Et ce qui est vrai dans le département l’est partout ailleurs comme le confirme ci-dessous la situation de l’hôpital Saint-Anne à Paris.

Mobilisation pour les embauches

En une semaine de mobilisation, les infirmiers des Urgences psychiatriques de l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, ont obtenu que l’embauche soit débloquée.
          Leur principale revendication était l’embauche de quatre infirmiers supplémentaires. Du 8 au 15 octobre, la trentaine de jeunes infirmiers du CPOA (centre psychiatrique d’orientation et d’accueil) se sont intensivement mobilisés. Chaque jour, ils se réunissaient entre eux et votaient la grève.
         Ils ont obtenu que la direction lance une offre d’emploi de trois infirmiers.
         Au cours de ce mouvement, toute l’équipe des Urgences a montré sa capacité de refus : de voir les plannings et les horaires chamboulés, de s’exposer au danger en étant en sous-effectif, de s’épuiser pour répondre convenablement aux besoins des patients.

samedi 25 octobre 2014

Taxe d'habitation : quels éléments ? Quels moyens de contester ?



L’impôt saigne le malheureux… et dans l’opacité

La hausse de la taxe d’habitation à Argenteuil qui concerne de très nombreux habitants est désastreuse pour une fraction d’entre eux qui ne savant pas comment ils vont pouvoir payer.
La municipalité si prompte depuis des mois à déverser ses communiqués de guerre à l’encontre du maire précédent est devenue silencieuse, attendant sans doute que l’émoi des contribuables retombe.
Elle n’a même pas donné les informations nécessaires pour comprendre les éléments de la hausse. Il était question d’un abattement de 20% remplacé par un autre de 15% pour une partie des contribuables. Selon quel critère ? Les autres éléments de l’imposition ont-ils été modifiés ? De quelle façon ? Etc.
Sur ces questions, une mobilisation collective des habitants aurait été nécessaire.
A défaut, actuellement, il reste déjà  la possibilité de s’informer et de contester individuellement cette taxe d’habitation. Sur ce plan, une information très utile figure sur le site internet de la CGT d’AB-Habitat.

Prix du gaz : ils augmenteront en moyenne de 2,3% "hors taxe" au 1er novembre. Ci-dessous, quelques "secrets" des hausses



GdF Suez soigne son pdg

Le Canard enchaîné révèle que Gérard Mestrallet, pdg de Gdf Suez, devrait toucher une retraite chapeau de 21 millions d’euros. Et mieux, ou plutôt pire, en 2013, plus de 100 millions ont été provisionnés pour améliorer les retraites de 21 cadres dirigeants de l’entreprise.
Au même moment, les salaires sont bloqués à Gdf, un plan d’austérité est en cours avec des suppressions d’emplois à la pelle, tandis que le prix du gaz ne cesse de flamber pour les usagers.

C’est le bilan pour lequel Mestrallet est gratifié Provocant !

Le Mercato de l’énergie

Que ce soit prévu ou contraint par les circonstances, les pdg des quatre grands groupes de l’énergie français, Total, Edf, Gdf Suez et Areva vont être remplacés. C’est une sorte de Mercato – avec des primes pour les partants qui feraient pâlir d’envie les footballeurs les mieux dotés.
Ces patrons passent d’un groupe à l’autre au fil de leur carrière : Jean-Bernard Lévy qui prend la tête d’EdF est un ancien dirigeant de Thalès et de Vivendi, Isabelle Kocher, de GdF Suez, a commencé sa carrière à la Générale des eaux, etc.
         Choisis dans le secret des conseils d’administration, sans le moindre contrôle ni des salariés qui font marcher ces entreprises, ni des usagers qui paient les factures, ces grands patrons ont plus de pouvoir que les ministres et même qu’un chef d’Etat.
C’est cela la dictature du capital.

Des profits très renouvelables

Les chefs d’Etats européens viennent d’annoncer en grande pompe que l’Union européenne devra baisser de 40 %, d’ici 2030, ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à celles de 1990. Elle devra produire 27 % de son énergie sous forme renouvelable contre 14 % aujourd’hui.
Ces décisions, saluées comme une bonne nouvelle pour le climat, sont surtout une bonne nouvelle pour les groupes privés. Comme le disait le patron de GdF Suez au journal « les Echos » : « il faut que le concept ‘payer pour le climat’ entre dans les esprits » !
Et on peut les croire : qu’ils produisent l’énergie au gaz au charbon, au vent, à l’uranium ou au soleil, ils toucheront des subventions et feront grimper toujours plus les prix du gaz et de l’électricité.