dimanche 19 octobre 2014

Chercheurs du public en colère contre le manque de financement et la précarité






Plusieurs milliers de Chercheurs ont manifesté ce vendredi à Paris. Sur la colère de ceux qui dénoncent la grande misère de la Recherche dans le pays, voilà ci-dessous un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de la semaine passée.





Contre le manque de financement et la précarité : les chercheurs se mobilisent

À l'initiative de scientifiques montpelliérains, une marche sur Paris a commencé « pour la recherche et l'enseignement supérieur ». Sous le nom de « Sciences en marche », elle devrait aboutir à une manifestation dans la capitale le 17 octobre.
À cette occasion, des réunions de plusieurs dizaines de personnes se sont tenues dans de nombreux laboratoires et universités pour dénoncer la diminution des moyens que l'État met à la disposition de la recherche publique. Ce mouvement conteste en particulier la généralisation des CDD comme seul débouché pour un nombre croissant de techniciens, ingénieurs et chercheurs.
Il conteste aussi le choix du gouvernement d'arroser les grandes entreprises avec six milliards d'euros d'argent public provenant du crédit impôt recherche (CIR), pratiquement sans leur demander de comptes.
C'est tout le contraire pour les laboratoires de la recherche publique, qui ont de moins en moins de financements assurés. Depuis des années, les grands organismes de recherche, les universités, le CNRS, l'Inserm... n'assurent pratiquement plus que le salaire d'un nombre limité de personnels statutaires et la mise à disposition de locaux. Il n'y a presque plus d'argent pour le fonctionnement quotidien de nombreux labos. Pour financer leurs projets, les chercheurs passent de plus en plus de temps à monter des dossiers complexes de financement, sans assurance de succès. L'Agence nationale de la recherche, instituée en 2005 pour financer la recherche « sur projets », est venue de plus en plus remplacer la dotation de base des laboratoires. Or son budget d'intervention a diminué de 12 % cette année. Et alors qu'elle était supposée financer au moins 25 % des demandes de projets, elle n'a financé récemment que moins de 9 % de ceux qui lui étaient soumis.
Cette course permanente aux financements, le plus souvent vaine, entraîne la précarisation croissante des emplois dans ce secteur et fait peser sur les personnels précaires la menace constante du non-renouvellement de leur contrat de travail. En 2013, selon les chiffres officiels, 34,5 % des personnels de la recherche publique et de l'enseignement supérieur n'étaient pas des titulaires. Mais ce n'est qu'une moyenne et cela ne tient pas compte des étudiants en thèse. Ainsi, sur la trentaine de chercheurs de l'unité I-Stem (cellules souches) de l'Inserm, seul un tiers a un emploi statutaire, un autre tiers est en CDD et le dernier tiers est composé d'étudiants-chercheurs.
Lors d'une rencontre le 24 septembre avec la secrétaire d'État Geneviève Fioraso, les initiateurs de la marche ont souligné qu'une somme ne représentant que 5 % du CIR permettrait de financer environ 4 000 emplois permanents dans la recherche publique. Ils n'ont pas encore obtenu satisfaction et préparent à présent la manifestation du 17 octobre. Ils l'espèrent suffisamment massive pour faire savoir au gouvernement qu'il faut en finir avec l'appauvrissement de leurs laboratoires.
Lucien DÉTROIT

samedi 18 octobre 2014

Un lycée en difficulté : dur pour les élèves, dur pour les personnels



Ecole abandonnée aujourd’hui, problèmes aggravés demain

A Argenteuil, c’est épuisés que les enseignants partent pour ces vacances de la Toussaint. Quant aux personnels des Ecoles de la Ville qui ne sont pas en vacances, elles leur permettront toutefois de peut-être souffler un peu.
         Dans certains établissements du secondaire de la commune, la situation est particulièrement difficile. C’est le cas au lycée Georges Braque.
         Contrairement à ce qui avait été promis par les autorités académiques à la fin de l’année dernière, les effectifs dépassent les trente élèves dans de très nombreuses classes de ce lycée, en seconde et dans des premières particulièrement difficiles. C’est le cas des sections générales « tertiaires ».
         Les personnels constatent qu’ils subissent la politique des autorités de leur envoyer des élèves difficiles, sous prétexte de places insuffisantes ailleurs, et bien évidemment sans les moyens supplémentaires pour y faire face.
         Exclusions, menaces, insultes sont nombreuses… et les entraves à pouvoir travailler correctement.
         Oui, les vacances vont avoir du bon pour les élèves et les personnels.
         Mais une délégation d’enseignants de ce lycée ne sera pas en vacances lundi. Elle sera reçue ce jour-là à la direction académique de Cergy.

Riches et pauvres : la misère des uns est l'enrichissement des autres



Combattre pour refuser la misère

Que ce soit le Conseil général du 95  qui a en charge le RSA, la CAF ou les associations, la conclusion est la même : la misère continue de grandir dans le département.
Si « la journée mondiale du refus de la misère » a été hier l’occasion de rappeler cette situation et de donner les chiffres de la hausse, les organismes ne s’attardent pas sur la solution.
Pour la « refuser » dans les faits, il faut arrêter l’offensive de la bourgeoisie. Aujourd’hui, ses profits puisent toujours davantage dans les poches des pauvres, entraînant plus de misère. Il faut que, vite, la situation s’inverse.

Et pendant ce temps-là, crise ou pas crise, ils prospèrent

Depuis le déclenchement de la crise financière le nombre de millionnaires n’a cessé de croître. Une étude récente prévoit qu’à ce rythme, le nombre de millionnaires connaîtra une hausse de 53% d’ici 2019, et même de 70% en France.
Oui, il est toujours indispensable, comme le disent les paroles de l’Internationale que « les voleurs rendent gorge ».