jeudi 16 octobre 2014

Argenteuil : les personnels se font respecter, saleté des écoles maternelles



 Au lieu de s’en prendre à l’Etat, le maire s’en prend aux personnels et s’affiche briseur de grève

C’est un fait qu’une nouvelle fois, l’Etat a mis les communes en difficulté en leur imposant la matinée « banalisée » d’hier pour les enseignants. Mais la seule réponse que la municipalité a trouvée pour répondre à ce problème a été de s’attaquer aux personnels et de s’en prendre au syndicat CGT des Territoriaux d’Argenteuil.
         Elle a considéré qu’elle pouvait accueillir l’ensemble des élèves et que les personnels des Ecoles et des Centres de loisirs pouvaient d’un « coup de baguette magique » et sur ordre pallier l’absence des enseignants.
         Ces personnels sont pris pour des pions depuis la rentrée. Dans les écoles, la situation est devenue intenable pour tous, et pour les enfants en premier lieu, mais aussi pour les personnels municipaux, les parents, les enseignants. Cette attitude a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
         Les personnels considéraient que cela n’était pas dans leur contrat de travail d’être manipulés de cette façon. Le syndicat CGT a exprimé le sentiment très général en déposant un préavis de grève et d’appeler à un rassemblement hier matin.
         Au lieu d’en prendre acte, et de se rappeler à l’occasion que le droit de grève est une des libertés dites fondamentales, la municipalité s’est obstinée, considérant comme nous le disions hier que cela était un crime de « lèse-majesté » !
         Elle s’est adressée aux parents qui a révolté un grand nombre d’entre eux. Elle a été jusqu’à appeler d’autres catégories de personnel à remplacer les travailleurs en grève. Qu’est-ce que cela si ce n’est pas tenter de briser une grève.
         Rien n’y a fait. La grève a été massive parmi les agents des Ecoles et des centres de loisirs. Le rassemblement sur le parvis de l’Hôtel de Ville a rassemblé une centaine d’agents.
         Ils sont partis en cortège voir comment s’y prenait le maire avec les enfants puisqu’il s’était vanté d’être en capacité de mobiliser son équipe pour remplacer les grévistes. A défaut du maire sans doute en plein jeu avec des enfants, ils ont croisé le directeur adjoint chargé de l’Education et de l’Enfance, et le directeur général des services lui-même. L’un et l’autre ont ainsi pu entendre en direct les revendications des personnels, et surtout que pour eux, leur dignité n’avait pas de prix.
         Une belle leçon pour ces messieurs. Une grande satisfaction pour les grévistes.
               8% des enfants se sont présentés hier matin...
              (Reportage intéressant sur Vonews).
         
 





Saleté dans les écoles maternelles : une situation inadmissible !

Un des résultats de la désorganisation scolaire opérée depuis la rentrée à Argenteuil est que les personnels chargés de la propreté des locaux ne peuvent pas le faire dans de bonnes conditions.
         L’avis est général : les écoles maternelles de la Ville sont sales en dépit du courage et de la volonté de tous.
         C’est normal pour les enfants ? C’est cela leur éducation à l’hygiène et à la propreté ?

Agenda : demain Vendredi 17 octobre




Défense de la Maison des syndicats de Cergy

Le président du Conseil général du Val d’Oise aura réussi à réaliser une belle unité syndicale contre lui en voulant expulser les syndicats départementaux de leur Maison des syndicats de Cergy. Il veut vendre purement et simplement ce lieu qui, en 1979, avait été construit tout spécialement à cet effet. La mobilisation s’organise car cette expulsion ne peut avoir lieu. Il n’est pas concevable que ses collègues acceptent même ce déni. En tout, en attendant d’exprimer leurs états d’âme sur les rêves de leur chef, ils pourront rencontrer devant le Conseil général de Cergy des travailleurs en colère.
Demain matin 9 heures à Cergy

17 octobre 1961 - 17 octobre 2014

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d'Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris, Maurice Papon, et le gouvernement de l'époque.
Ce jour-là, des milliers de manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés, jetés à la Seine. Des centaines perdirent la vie, victimes des forces de police.

Le rassemblement aura lieu :

Vendredi 17 octobre à 18 heures au pont Saint-Michel à Paris

Lutte Ouvrière appelle à se joindre à cette manifestation.

Martinique : succès de la grève des agents municipaux. UN aricle de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière à paraître



Martinique : succès de la grève des agents municipaux

Sous ce titre, le journal de nos camarades de l'organisation trotskyste antillaise Combat ouvrier(UCI), relate la mobilisation des agents municipaux de plusieurs communes de Martinique pour la défense de leurs salaires et de leurs conditions de travail.
      En cette rentrée scolaire, les agents municipaux affiliés à la CGTM-SOEM ont tapé fort. Le mardi 16 septembre, ils démarraient la grève dans la plupart des municipalités de l'île et ils sont restés mobilisés jusqu'à la fin de semaine pour obtenir des résultats sur leurs revendications. Le mardi 16 septembre, ils ont installé des piquets de grève devant certaines mairies et écoles. Les cantines ou les services techniques n'ont pas fonctionné. Puis les grévistes sont descendus des communes vers Fort-de-France en opération molokoy (tortue). Ils se sont rassemblés au stade de Dillon puis sont descendus en manifestation jusqu'à la préfecture à Fort-de-France. (...)
La mauvaise organisation de l'application de la réforme des rythmes scolaires a bien évidemment mis le feu aux poudres. Les personnels se voyaient imposer du jour au lendemain des modifications substantielles de leur emploi du temps et certaines fois de leurs responsabilités (...). Il s'agissait aussi pour eux d'exiger le respect de différents accords signés à la suite de mobilisations précédentes. Les accords de 2013 concernent les conditions d'organisation d'examens permettant aux agents les plus mal rémunérés de changer de grade et donc de pouvoir toucher une retraite moins ridicule après des dizaines d'années de service, ou bien la mise en application d'une loi datant de 2001 sur les risques professionnels dans les collectivités territoriales. Ils revendiquaient également la participation des municipalités au paiement de leur mutuelle, comme le prévoit une loi depuis 2008. Le préfet interpellé leur a répondu qu'il saisirait les maires sur ces questions... Affaire à suivre donc.
La grève a été plus longue qu'ailleurs notamment à Schoelcher, à Saint-Joseph ou au Lamentin. À chaque fois, il a fallu de longues négociations pour arracher des améliorations, mais aussi de nouvelles garanties, de nouveaux calendriers sur les différents accords qu'il faudra faire respecter. À Case Pilote, les agents s'opposent à la diminution de 30 % de leur prime pour raison budgétaire.
En tout cas, les municipaux ont une fois de plus dit « non » aux discriminations, au manque de respect des accords signés et ont montré qu'ils refusaient d'être victimes des restrictions budgétaires.