mardi 14 octobre 2014

Grève demain des personnels des Ecoles et des Centres de loisirs et autres nouvelles d'Argenteuil




Vive la réaction légitime des personnels des Ecoles et des centres de loisirs
Vous avez dit « bien des enfants » ?
La ministre de l’Education nationale persiste et signe, la matinée sans école de demain matin est pleinement, selon elle, justifiée. Elle « était pensée pour le bien des enfants »
         Avec ces gens-là, les enfants ont toujours bon dos, d’autant qu’ils ne peuvent guère s’exprimer lorsque les enseignants et les personnels ne sont pas remplacés, lorsque les classes sont surchargés, etc.
         En tout cas, la réponse à des personnels des Ecoles et des centres de loisirs de la Ville est la grève, demain matin, pour montrer qu’on ne les prendra pas, ministre et autres, pour des imbéciles.

M. Mothron occupera quel poste demain ?
Le maire vient d’envoyer un courrier rageur aux parents d’élèves contre l’appel à la grève lancée par la CGT pour demain matin.
         Lui qui  a fait que la situation est intenable dans les Ecoles et les Centres de Loisirs par une réorganisation du temps scolaire sur la commune qui est une désorganisation générale.
         Enfin, il annonce qu’il va se mobiliser pour faire face à la grève.
         Oui, une matinée d’Atsem ou d’ « Animateur », comme expérience, c’est inoubliable !

Quand on nous méprise, la réponse, c’est la grève !
Pour information, tract d’appel à la grève de la CGT pour demain matin

AGENTS DES ECOLES ASEL, ATSEM, GARDIENNES, GARDIENS, ANIMATRICES, ANIMATEURS.
SERONT EN GREVE
MERCREDI 15 OCTOBRE 2014
 
L’Éducation Nationale a décidé que le mercredi 15 octobre 2014 sera une demi-journée banalisée pour les enseignants dans les groupes scolaires maternels et primaires d’Argenteuil. Les personnels de l’Éducation et de l’Enfance de la ville devront donc accueillir les enfants.
  NON, les animateurs ou les agents des écoles ne sont pas des enseignants ! On le leur fait assez remarquer tout au long de l’année, mais lorsqu’il il s’agit de remplacer au pied levé les enseignants, là tout le monde peut prendre en charge les élèves.
  NON, ils ne sont pas des pions.
 Eh bien, NON, les agents ne se substitueront pas aux professeurs des écoles mercredi prochain.
   Plus généralement, tout le monde reconnaît que la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Argenteuil, comme ailleurs, est un échec.
   Les conditions de travail des agents sont déplorables. Les horaires des ATSEM ont été changés sans passage en CTP et bien qu’ayant un groupe scolaire d’affectation, ils sont déplacés au gré des besoins. Il en est de même pour les ASEL et  les animateurs.
  C’est le résultat des centaines de fins de contrats (pour la plupart au service enfance).
400 fins de contrats d’ici fin 2015 ce n’est pas possible !
  Dans ces conditions de travail très difficiles, on rechigne de plus à octroyer des congés (exemple des congés « médaille » demandés pendant les vacances scolaires).
   Alors que les effectifs dans les écoles augmentent d’année en année et que parallèlement  l’objectif avoué de la municipalité est de diminuer la masse salariale, on ne peut qu’être inquiets.
 
 Vers quel service public allons-nous ?
  La sécurité de nos enfants est-elle bien assurée ?
Ces questions doivent préoccuper également notre employeur.
  Soyons nombreuses et nombreux en grève le 15 octobre pour nous faire entendre.

Un élu occupé à plein temps ne devrait pas bénéficier d’un revenu excédant celui d’un ouvrier ou d’un employé

P. Métézeau revient sur son blog sur la question des indemnités des élus pour nous dire que l’enveloppe globale de celles-ci a bien baissé de 20%  avec la nouvelle municipalité.
         Oui, on le croit, mais pour nous les pourcentages, ça ne veut vraiment pas dire grand-chose. Alors on aimerait connaître le montant des indemnités de chacun, du maire, des adjoints, des conseillers…
         C’est extraordinaire ?
         Non, cela s’appelle simplement la transparence.
         On attend donc des réponses. Merci à l’avance.

Effectivement, des dépenses illégitimes
Il y avait une association amie de la droite locale : « légitimes dépenses » qui récriminait contre la hausse des impôts.
         Depuis l’été, alors que les impôts locaux augmentent, plus de nouvelles.
         Cette augmentation assumée par leurs amis très chers a dû les laisser sans voix.

Conseil municipal "extraordinaire" d'Argenteuil pour une affaire bien "extraordinaire"



Quand on veut marcher trop vite, attention au précipice

Conseil municipal "extraordinaire" jeudi 16 octobre à 19 h.

Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les intérêts de la population, G. Mothron continue sa marche en avant vers la liquidation de la CAAB et vers une restructuration territoriale. Le prochain conseil municipal de jeudi soir, un conseil « extraordinaire » a deux points qui portent tous les deux sur cette question.
         La première concerne l’adhésion à l’«Agglomération » Seine Défense qui est une « intercommunalité » regroupant les communes de Puteaux et de Courbevoie (voir la brève ci-dessous). La seconde est une demande aux autorités d’Etat d’opérer la répartition des actifs et du passif entre les communes d’Argenteuil et de Bezons de feu la CAAB (toujours debout mais dont la disparition a été actée par G. Mothron cet été).
         Nous avons mis les termes d’«agglomération » et d’«intercommunalité » entre guillemets, car ce que ne dira sans doute pas le maire d’Argenteuil, c’est que Seine Défense (CASD : Communauté d’Agglomération Seine Défense) est… une coquille vide mais qui aide apparemment à ce que les bourses de certains ne soient pas vides. Pour cela, nous citons ci-dessous un extrait d’un article de « MonPuteaux.com », site très riche d’informations sur cette « belle » région de la Défense. 

Une histoire d’agglomération de l’enveloppe des élus

…Le budget réel de la CASD est donc de seulement 900.000 €, alors que le budget de la ville de Courbevoie est de 256,7 millions € et celui de Puteaux de 265,6 millions € !
         Alors à quoi sert donc Seine Défense ? En 2013, à rien ou presque, selon le rapport d’activité.
         En 2014, la CASD a déjà permis de distribuer des indemnités à 15 élus de la majorité UMP. En effet, dès avril 2014, Eric Césari, le nouveau président de la CASD et ses 14 vice présidents se sont attribués la somme globale de 490.000 €/an…
         Outre Eric Césari qui vient d’être mis en examen pour faux et usage de faux, et abus de confiance dans l’affaire Bygmalion, on trouve parmi les élus indemnisés Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, Vincent Franchi, l'adjoint au maire de Puteaux (et fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud) et Jose do Nascimento, directeur des fédérations et de la formation de l’UMP, adjoint de Courbevoie… »
         Une bien jolie Agglomération en effet. 



Lisez les pages suivantes, avec, en particulier, l’Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d’entreprises de cette semaine

lundi 13 octobre 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise du lundi 13.10.14.


Un gouvernement sans tabou pour attaquer les travailleurs

« Un gouvernement timoré et tétanisé », pouvait-on entendre suite à l’abandon de l’écotaxe. Le lendemain, Macron, le nouveau ministre de l’Économie, partait à l’offensive contre les chômeurs. Preuve que le gouvernement, aussi affaibli et impopulaire soit-il, est loin de désarmer.
          Il a reculé devant les transporteurs routiers et mis de l’eau dans son vin face aux notaires ou aux huissiers parce qu’il les sait traditionnellement hostiles à la gauche et n’hésitant pas à se battre. Mais il continuera de s’attaquer aux travailleurs.
Les dernières déclarations sur les allocations chômage montrent qu’il est prêt à s’en prendre… jusqu’aux chômeurs !
Rebsamen, le ministre du Travail, a lancé la première salve en déclarant vouloir « renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi ». Valls en a rajouté en affirmant : « je refuse qu’on vive avec un chômage de masse parce qu’il est bien indemnisé ».
Insinuer que les chômeurs restent sans travail parce qu’ils vivent trop confortablement, et déclarer cela en pleine crise, alors qu’il y a plus de cinq millions de chômeurs, alors que les licenciements continuent et que les travailleurs se battent bec et ongles pour sauver leur emploi, est abject.
Quel mépris pour les chômeurs qui n’en peuvent plus d’attendre ne serait-ce qu’un petit boulot ! Quelle insulte pour ceux qui envoient des centaines de CV et vivent pendus au téléphone dans l’attente d’un rendez-vous !
De son côté, Macron avance qu’« il ne doit pas y avoir de tabou… L’assurance chômage est en déficit de 4 milliards… Il y a eu une réforme, elle est insuffisante ». C’est le chantage habituellement utilisé par la droite. Non, les indemnités chômage ou les congés payés ne sont pas des « tabous ». Ce sont des droits pour les travailleurs. Et, dans cette période de crise, ce sont des droits élémentaires.
Faire payer les véritables responsables du chômage, c’est-à-dire les licencieurs, prendre l’argent là où il est, c’est-à-dire sur les dividendes des grands actionnaires, voilà le tabou pour tous ces politiciens qui nous gouvernent !
           Dire aux banques que nous ne leur devons rien, que ce sont elles qui sont responsables de la crise et qu’elles se sont largement payé en intérêts, voilà le tabou !
Ceux qui voudraient croire à un nouveau couac, à une erreur de débutant ou à un message tactique envoyé à la commission européenne en gage de bonne volonté, se leurrent. Rebsamen et Valls n’ont rien de débutants. Quant à Macron qui a fait ses classes dans une banque d’affaires, il sait peser les mots et les virgules.
Toutes ces déclarations sont bel et bien faites pour préparer l’opinion aux prochains coups. Car oui, le gouvernement est prêt à aller loin dans sa guerre aux classes populaires.
Les attaques programmées dans le budget 2015 parlent d’elles-mêmes. Il y aura 21 milliards de coupes dans les dépenses publiques : 7,7 milliards pour le budget de l’État, 3,7 pour les collectivités locales et 9,5 milliards de moins pour la Sécurité sociale et les hôpitaux.
Derrière ces chiffres, il y a des infirmières ou des enseignants dont les conditions de travail et le niveau de vie vont se dégrader du fait des suppressions d’emplois et du gel des salaires.
Il y a des femmes et des hommes qui seront poussés hors de l’hôpital dans la foulée d’une opération, au nom de la « chirurgie ambulatoire » et forcés de se débrouiller. Il y a des jeunes ou des retraités qui se priveront de médicaments faute d’avoir 20 euros en poche.
Pour les familles, à la baisse de la prime de naissance pour le second enfant et l’amputation du congé parental, s’ajouteront le manque de places en crèche, la baisse des aides pour la garde d’enfant et peut-être celle des allocations familiales.
Le gouvernement fait les fonds de tiroirs des milieux populaires. Il s’en prend à ceux dont le budget est calculé à l’euro près pour distribuer des milliards au grand patronat au prétexte que cela l’aidera peut-être à embaucher, alors qu’il ne pense qu’à supprimer des emplois. Pour les arrêter dans leur œuvre de démolition sociale, il faudra se battre.
Il faudra une mobilisation telle qu’il craigne l’explosion sociale. Il faudra lui faire comprendre, qu’il n’a plus seulement affaire à des défilés de notaires ou de pharmaciens mais à toute la population laborieuse en révolte.
          Cela viendra tôt ou tard mais il faut, dès aujourd’hui saisir toutes les occasions, notamment la journée du 16 octobre proposée par la CGT, pour montrer notre volonté de défendre nos intérêts et crier notre colère.