lundi 8 septembre 2014

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 8.09.14.



UN MEPRIS DE CLASSE QUE LA BOURGEOISIE ET SES POLITICIENS PAIERONT

Personne n’a les moyens de savoir si Hollande a exprimé son mépris pour les plus pauvres aussi cyniquement que Valérie Trierweiler le relate. Que « les sans-dents », cette formule abjecte, soit de lui ou pas n’est pas le problème.
De toute façon, son mépris pour les travailleurs est inscrit dans sa politique. Et quand, pour se défendre, Hollande affirme que « la raison d’être de sa vie » est « de servir les plus pauvres  », il se moque du monde.
Depuis 2008, ce sont les travailleurs et eux seuls, qui payent les conséquences de la crise. Les uns ont été licencié quand d’autres ont dû travailler plus pour gagner moins. Nombre de retraités se sont retrouvés pris à la gorge par les hausses d’impôts. Alors que la bourgeoisie continuait de se verser de confortables dividendes, l’ensemble du monde du travail s’est appauvri.
Arrivé au pouvoir, Hollande n’a pas levé le petit doigt pour y remédier. Les trois millions de chômeurs, les ouvriers dans l’impossibilité de boucler leurs fins de mois ont été priés… d’attendre et de se débrouiller.
Des mesures d’urgence, il y en a eu : des dizaines de milliards ont été débloqués, des exonérations ont été accordées, des lois ont été changées. À chaque fois pour aider les banques et le patronat au détriment des travailleurs.
Dans le bras de fer qui a opposé les sidérurgistes de Florange au milliardaire Mittal, dans la grève des ouvriers de Peugeot d’Aulnay-sous-Bois contre la fermeture de leur usine, lorsque les cheminots se sont battus pour préserver leurs conditions de travail, dans toutes ces occasions, Hollande a fait la preuve qu’il était un serviteur indéfectible de la cause patronale contre les ouvriers.
De même quand il a prolongé la durée de cotisation pour une retraite pleine. Comme lorsqu’il a donné avec l’ANI un blanc-seing permanent au patronat pour licencier, aggraver la flexibilité et bloquer les salaires. Alors, prétendre qu’il est au service des plus pauvres est une farce !
Mais Hollande n’a pas l’exclusivité du mépris social. L’arrogance vis-à-vis des ouvriers et des chômeurs est même la chose la mieux partagée par ceux qui se relayent au pouvoir.
Rebsamen, le ministre du Travail, vient tout juste de s’illustrer en demandant des contrôles renforcés contre les chômeurs. C’est une insulte à tous les travailleurs licenciés et condamnés au chômage. Une insulte aux chômeurs qui s’usent à chercher du travail et désespèrent de ne pas en trouver.
Et que dire du dernier jeune loup, débarqué de son poste de secrétaire d’Etat parce qu’il avait « négligé » de faire sa déclaration et de payer ses impôts trois années de suite ? C’est ce genre de ministre et de député qui nous expliquera qu’il faut renforcer le contrôle des chômeurs.
Quant à la droite, en matière de mépris social, elle n’a rien à envier à la gauche. L’arrogance a été la marque de fabrique de la politique de Sarkozy, le « président des riches ». Et on la retrouve aussi chez les Copé, Gaino, Fillon ou Juppé, jamais gênés de justifier les salaires et les dividendes exorbitants d’une minorité et toujours prompts à considérer que les ouvriers sont bien payés pour ce qu’ils font et n’ont que ce qu’ils méritent.
Pour tous ces Messieurs, la valeur d’un homme se mesure à l’épaisseur de son portefeuille et de son carnet d’adresses. Le monde qu’ils admirent et les attirent, quand ils n’en sont pas issus, est celui de la bourgeoisie, celui des hôtels particuliers, des jets privés, de l’argent qui coule à flots.
Et les dirigeants du FN, à commencer par la famille Le Pen, ne font pas exception. Bien sûr Marine Le Pen, héritière de la fortune de son père, prétend parler au nom des « petits ». Mais ils ne l’intéressent que dans la mesure où ils peuvent la porter au pouvoir, comme n’importe quel politicien arriviste.
Dans notre société, l’arrogance sociale va de pair avec le pouvoir. Elle est à l’image du mépris des riches vis-vis des pauvres qu’ils considèrent comme des ratés parce qu’ils ne se sont pas achetés de Rolex à 50 ans !
Elle est à l’image de l’exploitation et du mépris patronal subis au quotidien par les travailleurs. À l’image d’une société qui vénère les plus riches et leur accorde tous les droits, quand les travailleurs n’ont que celui de trimer et de se taire.
Les travailleurs n’ont aucune considération, aucune mesure favorable à attendre de dirigeants politiques qui font le choix de gouverner au service d’un ordre social aussi injuste et inégalitaire. Et cela va du PS jusqu’au FN. Mais, tôt ou tard, ce mépris de classe se retournera contre la bourgeoisie et ses valets politiques.

Education, "rythmes scolaires" et ses meaux à Argenteuil, mobilisation de tout le personnel territorial



S’il ne s’agissait que de mots à la Prévert

J’ai rendu visite ce matin dans une des écoles où je participais naguère au Conseil d’Ecole, la maternelle Jacques Prévert. La situation, en cette rentrée scolaire, y est catastrophique, et à l’image de ce qui se passe dans les autres écoles maternelles.
         La municipalité avait prévu, je le rappelle, que le personnel Atsem commence à 8 heures 45, alors que les portes devaient ouvrir à 8 heures… 45 , et que ces agents jouent un rôle essentiel dans l’accueil des enfants et de leurs parents.
         Bon, devant l’évidence, la municipalité est revenue en 24 heures en arrière, et les Atsem commencent à 8 heures 30. Soit.
         Mais la municipalité n’a pas tout à fait pris la mesure qu’elles ne sont plus là à la sortie de l’après-midi, et que les enseignants ne savent, à ce moment-là, plus donner les yeux de la tête pour faire face. Le problème a simplement été déplacé.
         Et la municipalité n’a pas aussi vu que de 11 heures 20 à 11 heures 30, il y avait le même problème.
         Dans une tribune locale, la municipalité déclare : « … la nouvelle municipalité  s’est rapidement mise au travail afin de préparer le rentrée dans les meilleures conditions possibles pour tous les Argenteuillais. »
         Si elle ne s’était pas mise rapidement au travail, alors, on se demande bien ce qu’il en serait de cette situation déjà catastrophique ? D. M.

Grève des personnels territoriaux d’Argenteuil mardi 9 septembre
 (Rassemblement : 8 heures 30 - parvis de l'Hôtel de Ville)

Etre encore plus nombreux


Consultez tous les articles sur la situation des personnels territoriaux d’Argenteuil sur les pages suivants de ce blog.

Echos de notre permanence du marché Héloïse de ce dimanche




Les soutiers du XXIème siècle

Chez Hutchinson-Bezons (ex-Joint-Français), la direction s’est débarrassée, dans un des secteurs de l’entreprise, d’une cinquantaine d’intérimaires ces dernières semaines. Cela serait la conséquence d’une baisse de la charge de travail.
         Ce n’est pas nouveau. La charge augmente, les intérimaires arrivent. Elle diminue, ils sont renvoyés vers leurs agences d'interim et Pôle emploi. Une sorte de « variable d’ajustement » comme les patrons disent.
         Ces intérimaires donc risquent d’être rappelés ultérieurement. C’est bien sûr ce qu’on leur souhaite.
         Mais quel vie lorsque l’on n’est jamais sûr, au moins un peu, du lendemain.

Une affaire pas très catholique.

Lorsque les agents territoriaux de la police municipale travaillaient le dimanche, ces heures étaient payées en heures supplémentaires.
         Ce qui paraît logique, au vu de ce qui existe partout, le dimanche n’étant pas un jour comme les autres tout de même. Ce ne sont pas les membres catholiques de la municipalité qui nous démentiront.
         En tout cas, ce manque à gagner est une nouvelle preuve que la lutte pour les salaires est une urgence.