mercredi 28 mai 2014

Les résultats des listes Lutte Ouvrière aux élections européennes




Les résultats de Lutte Ouvrière, pour modestes qu’ils soient, préservent une perspective politique pour les travailleurs. Ils confirment la présence d’un courant politique qui s’est saisi des deux élections de l’année pour rejeter le faux choix entre des partis qui sont leurs oppresseurs d’aujourd’hui, d’hier ou de demain. Ils expriment la conviction que les exploités, ceux qui n’ont ni capitaux ni rentes et n’ont que leur travail pour vivre, peuvent se constituer en une force politique opposée aux partis de la bourgeoisie.
     Cette force ne pèsera réellement sur la vie politique que lorsque la classe ouvrière
retrouvera sa combativité et ses moyens de lutte : les grèves, les manifestations, l’action collective.
     Les milliers de femmes et d’hommes qui ont voté pour nos listes ont fait le geste d’exprimer leur approbation des objectifs qu’il faudra imposer par la lutte pour empêcher le monde du travail de tomber dans le chômage et la pauvreté. Ils représentent une minorité, mais une minorité consciente que les combats à venir devront opposer clairement la force collective des travailleurs à la grande bourgeoisie et aux gouvernements à son service. C’est la première condition de leur efficacité.
Celles et ceux qui ont voté Lutte Ouvrière ont levé un drapeau, celui de la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe au quotidien, dans les entreprises, dans les quartiers populaires, est la tâche primordiale dans la période à venir. C’est la seule manière de s’opposer à la montée des forces réactionnaires qui menacent d’engloutir la société.
C’est, enfin, ce courant qui pourra faire émerger un parti véritablement communiste capable d’œuvrer à ce que la classe ouvrière enlève à la bourgeoisie capitaliste le pouvoir qu’elle exerce sur l’économie et sur la politique, pour créer une organisation sociale sans exploitation et sans oppression.
     Cela semble utopique devant le succès affiché par le FN, souligné encore par le désappointement des autres partis et amplifié par les commentateurs. Mais, pour les travailleurs, c’est la seule voie.

Résultats 2014
Résultats 2009
Circonscription
Inscrits
Votants
Exprimés
Voix LO
 % LO
Voix LO
 % LO
Nord-Ouest
6 601 676
2 839 069
2 719 153
45 697
1,68%
51 767
2,08%
Ouest
6 353 676
2 856 507
2 725 079
33 218
1,22%
31 284
1,25%
Est
5 882 243
2 539 157
2 428 600
32 946
1,36%
31 848
1,46%
Sud-Ouest
6 482 664
3 078 767
2 941 083
25 250
0,86%
26 760
1,02%
Sud-Est
7 981 771
3 429 651
3 318 163
29 952
0,90%
24 727
0,84%
Massif-Central Centre
3 370 832
1 554 012
1 472 743
19 740
1,34%
18 841
1,40%
Ile-de-France
7 036 415
3 034 641
2 950 567
24 939
0,85%
20 748
0,74%
Total
43 709 277
19 331 804
18 555 388
211 742
1,14%
205 975
1,22%
Outre-mer
Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier
1 782 369
303 895
285 221
9 668
3,39%


Résultats des 8 circonscriptions
45 491 646
19 635 699
18 840 609
221 410
1,18%



mardi 27 mai 2014

Territoriaux d'Argenteuil et de l'Agglomération. Bulletin de ce mardi 27 mai



Contractuels ou pas : une seule classe ouvrière
Il y aurait à ce jour 170 agents à avoir été licenciés. C’est 170 licenciements de trop.
Maintenir tous les agents contractuels et rappeler ceux qui ont été licenciés est l’affaire de tous.

Possible pour un, possible pour tous
Il y a une quinzaine, une responsable contractuelle a été licenciée pratiquement sur le champ. Mais son contrat a finalement été renouvelé après… de nombreuses protestations scandalisées.
La voie à suivre, collectivement, et pour tous.

C’est vraiment zéro
Dans les écoles, on voit des contractuels remplacés par des contractuels.
Un contractuel moins un contractuel cela fait zéro.
Pourtant dans les écoles, continuellement, il manque du personnel pour remplacer du personnel absent
1 poste fixe + 1 poste de remplaçant, cela fait deux.
2 est sans commune mesure supérieur à zéro.

Du travail, il y en a pour tous
Les fins de contrat sont catastrophiques pour les collègues concernés. Certains, et on les comprend, arrivent en pleurs en mairie.
Pas de travail pour eux ?
Un exemple parmi tant d’autres : le Jardin de l’Abbaye. Il devait être ouvert le week-end, il ne l’est toujours pas.

Trop de travail ici, on peut le répartir
Si des postes étaient vraiment en surnombre, nous pourrions sans problème dans bien des services donner une partie de notre travail. Cela s’appelle la « répartition du travail entre tous ».

Zèle
Les directions n'attendant même pas les directives de la nouvelle équipe municipale, nous mettent la pression et inventent des règles qui n'existaient pas.
Cela en devient presque ridicule. Alors, de là à ce que cela leur permette leur sauvetage…

Priorité : santé
Transition électorale oblige, et alors que les vacances approchent, une certaine pression pèse sur le personnel de certains services, à l’enfance et l’éducation entre autres.
Pas question de cavaler et de finir malades. Qui va piano va sano.

Salaires, revenus : deux mondes territoriaux
Une bataille de chiffonniers oppose l’ancien maire à son successeur, à propos de leurs indemnités et  revenus respectifs, dont le total, pour chacun, est sans doute supérieur à 10 000 euros mensuels. Bien loin de nos salaires bloqués depuis 2010.
Là, les deux ont un point commun : ce blocage, » le nouveau maire l’a mis en place quand il était député, et celui qui l’a remplacé comme député l’a perpétué.

À l’aide
À « l’aide à domicile », durant les vacances, il est nécessaire d’embaucher des agents pour l’été pour le remplacement des congés. Cela se fait chaque année. Cette année, il n’en est pas question.
Abandon d’anciens, cela va chercher loin.

Les travailleurs sont formidables
Lors de la réunion de préparation à la tenue des bureaux de vote pour les Européennes, la hiérarchie nous a rapporté que selon la commission de contrôle électoral qui a circulé dans les bureaux, nous avions été « exemplaires ».
On attend que nos salaires, eux aussi, deviennent exemplaires, et ne restent pas bloqués comme ils le sont depuis plusieurs années.

Le souci des autres
Dimanche, tard dans la soirée, lors de l’annonce des résultats, le maire a remercié tous les participants de la journée électorale. Normal.
Mais a-t-il vérifié que tous les secrétaires n’avaient plus qu’à rentrer à pied ?
Ce n’est tout de même pas les voitures de fonction qui manquent.

Pas d’autre chose à faire
La direction générale toujours provisoire met des bâtons dans les roues à la formation syndicale. Elle conteste l’adresse du lieu de formation qui ne serait pas conforme.
Au jeu d’adresse, la DG a pourtant souvent démontré qu’elle n’était pas la plus forte.

Imbroglio en perspective, mais pas sur notre dos
Le nouveau maire  a abandonné la mise en place de l’usine à gaz des « rythmes scolaires » à la rentrée prochaine.
Si la commune s’occupe de l’école primaire, les enseignants et leurs horaires  relèvent de l’Education nationale.
Personnels des écoles, du temps du midi et des centres de loisirs, nous sommes au milieu. Pas question d’être écartelés entre les deux.