lundi 13 janvier 2014

Une liste Lutte Ouvrière aux prochaines élections municipales à Argenteuil

Dans le texte et la motion adoptés lors de la dernière conférence nationale de Lutte Ouvrière (texte in extenso ci-dessous), nous écrivions :
     "...En conséquence, pour les élections municipales, nous présenterons partout des listes Lutte Ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union. Nous n’accepterons d’être présents nulle part sur la liste d’un parti qui participe au gouvernement ou qui se considère, fût-ce avec des critiques, comme faisant partie de la majorité présidentielle.
Lutte Ouvrière se présentera aux élections municipales partout où elle est en situation de constituer une liste indépendante et uniquement là...".
     Et plus loin dans la motion : 
     "...Lutte Ouvrière se présentera aux élections municipales partout où elle est en situation de constituer une liste indépendante et uniquement là...".


     A Argenteuil, une liste de Lutte Ouvrière sera présente aux élections municipales de mars prochain.

Elections municipales et européennes : le texte adopté par la dernière conférence nationale de Lutte Ouvrière de décembre 2014

                                                Les élections de 2014

Tous les systèmes électoraux de la démocratie bourgeoise transforment, déforment, voire faussent du tout au tout, non seulement la représentation de la population dans les assemblées législatives, conseils régionaux, généraux et municipaux, mais aussi l’expression de l’opinion publique. Cette opinion publique ne peut s’exprimer qu’à travers une série de filtres, pas nécessairement les mêmes d’une consultation à une autre.
     La question des alliances électorales, l’attitude au second tour ou un éventuel appel à voter pour une organisation réformiste sont, pour une organisation révolutionnaire, des questions tactiques, qui tiennent compte du mode de scrutin mais aussi de la situation politique générale et de la taille de l’organisation, de sa capacité à se faire entendre.
     Nous avons eu, au cours de notre histoire, des attitudes variées en matière de tactique électorale. L’histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire est bien plus riche encore de façons de procéder pour tenter de faire entendre sa voix à l’occasion d’une élection par-delà les limites légales et malgré les obstacles du mode de scrutin.
     Bien que les deux élections qui se succéderont en 2014, les municipales et les européennes, aient un caractère différent, nous les considérons comme deux phases successives d’un même moment électoral et qui nécessitent d’adopter une même démarche.
   Les conditions actuelles sont marquées par la crise de l’économie capitaliste, avec toutes ses conséquences aussi bien sur la situation des classes exploitées que sur le fonctionnement général de l’économie, marquées en France par la politique antiouvrière menée par le Parti socialiste au pouvoir et par le fait que, même ceux qui prétendent critiquer le Parti socialiste sur sa gauche, continuent à se revendiquer de la gauche officielle, voire de leur appartenance à la majorité présidentielle. Dans ces conditions également marquées par la perte des repères de classe de la classe ouvrière, par sa désorientation politique et par sa désorganisation, nous proposons de nous présenter au nom d’un programme de lutte pour la classe ouvrière face à la crise et sur la base des idées communistes révolutionnaires, le plus clairement exprimées, sans que cette orientation qui est la nôtre dans toutes les élections puisse être obscurcie par des choix tactiques d’alliances ou d’attitudes au second tour.
     En conséquence, pour les élections municipales, nous présenterons partout des listes Lutte Ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union. Nous n’accepterons d’être présents nulle part sur la liste d’un parti qui participe au gouvernement ou qui se considère, fût-ce avec des critiques, comme faisant partie de la majorité présidentielle.
       Il en ira de même, à plus forte raison, aux élections européennes.
Nous n’avons pas plus l’intention de présenter des listes communes avec le NPA, contrairement à ce que nous avons fait parfois dans le passé avec la LCR.
     Même si une partie de ce que nous avons l’intention de dire sera ou pourrait être dit par le NPA, dans le contexte politique d’aujourd’hui nous tenons à mettre l’accent sur ce qui nous différencie, et pas sur ce qui nous est commun. Nous n’avons pas l’intention de noyer l’expression de ce que nous appelons sur nos affiches «faire entendre le camp des travailleurs»dans d’autres préoccupations, aussi dignes d’intérêt soient-elles, telles que l’écologie, la défense de minorités opprimées, le féminisme, etc.
     Par ailleurs, en nous adressant à la classe ouvrière, nous voulons nous adresser à elle, non pas comme à une classe à plaindre, mais comme à la seule classe capable de transformer la société; non pas comme à une classe ouvrière désorientée, rejetant toute politique, mais comme à la classe ouvrière qui relève la tête et qui veut exprimer clairement une politique correspondant à ses intérêts de classe et ses perspectives historiques.
     En décidant ce choix global concernant les deux élections, nous aurons à subir des pressions à différents niveaux, venant aussi bien des grands partis de gauche que de ceux qui se considèrent comme l’extrême gauche critique, de Mélenchon au NPA en passant par le PCF.
    Nous avons l’habitude des pressions de cet ordre, mais il faut être conscient qu’elles seront de plus en plus fortes.
     Ce vote implique donc de résister aux pressions sur l’unité, qu’elle prenne la forme de l’unité de toute la gauche contre le Front national ou l’unité de ceux qui rejettent la politique du Parti socialiste au gouvernement et se posent en alternative pour la gauche. Cette unité-là est toujours un moyen de faire taire ceux qui veulent s’exprimer au nom de la lutte de classe du prolétariat et de la perspective communiste.
                                                    Motion
Lutte Ouvrière se présentera aux élections municipales partout où elle est en situation de constituer une liste indépendante et uniquement là.
Elle présentera aux élections européennes des listes Lutte Ouvrière dans les 7 circonscriptions électorales de la métropole.

dimanche 12 janvier 2014

Ca l'affiche vraiment très mal

Pas facile de placer une modeste affiche annonçant la prise de parole dimanche 26 janvier à 12 heures 45, à l'occasion de la fete et du banquet d'Argenteuil de Lutte Ouvrière sur les panneaux municipaux dits d'affichage "libre". Arrachage, recollage, et pour ce qui est de ces affiches, une haine particulière des afficheurs UMP à notre encontre.
     Ils ne doivent pas etre pour la liberté d'expression.
     Les uns et les autres préfèrent mettre les memes affiches à l'identique, les unes à coté des autres, comme si les passants étaient atteints de strabisme.

Grèce : un « sauvetage » mortel pour la population

Même s’ils demandent de nouveaux efforts au gouvernement grec, les représentants de la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) saluent les mesures de privatisation, les licenciements dans la fonction publique, et parlent même de sortie de crise prochaine.
      Mais pour les travailleurs grecs, c’est une misère croissante, des menaces d’expulsion des logements qui se précisent, et un chômage qui bat des records : près de 30% de la population active et près de 60% des jeunes.

     Tout un peuple est plongé dans l’abîme, mais les banques sont sauves… On ne saurait mieux décrire la folie de ce système.

samedi 11 janvier 2014

Logement : d'abord une construction massive, ensuite l'équité

La droite locale avance dans l'annonce de ses thèmes de campagne pour les prochaines élections municipales. Parmi eux, concernant le logement, ce n'est pas l'engagement à augmenter le nombre de logements dont la population mal logée a besoin qui a retenu son attention, c'est la 'transparence" dans l'attribution des logements du "parc HLM" !
     Certes, cette transparence, comme dans bien d'autres domaines, n'existe pas, à Argenteuil comme ailleurs. 
       Elle mettrait déjà en évidence la faiblesse du nombre de logements de ce type disponibles sur la localité tout comme la marge d'attribution limitée du service logement de la Ville ou d'AB-Habitat.

      Quant à la transparence totale des attributions qui devrait effectivement etre de mise, monsieur Mothron a tout de meme eu tout le loisir de démontrer son action en la matière. Il a présidé et il préside encore un des principaux bailleurs dits sociaux du département, Val d'Oise Habitat. Pour les Argenteuillais comme pour les autres Val d'Oisiens, cela signifie-t-il l'application de ce qu'il prone s'il redevenait maire demain  dans la commune ?
    Poser la question est y répondre.

    La réponse est non. Mais quand la démagogie nous tient...

La cour des mécomptes

Pour Didier Migaud, président de la Cour des comptes et ancien député PS, la réduction de la dette publique serait une « absolue nécessité ». Selon Migaud, pour financer les milliards de nouveaux cadeaux offerts au patronat, il n’y a pas d’autre solution que de réduire les dépenses de santé, d’éducation ou de logement social.

     La dette sert encore et toujours de prétexte à des coupes budgétaires aux dépens des services utiles à la population. Pourtant, si la dette a augmenté de 220 milliards depuis 2011, les malades ou les élèves n’y sont pour rien. Cette dette a été créée pour venir en aide au grand patronat et elle a profité aux banquiers. C’est à eux de la rembourser, pas aux classes populaires.

vendredi 10 janvier 2014

Chômage : arrêter ce fléau qui ronge la société, et pas seulement enregistrer la hausse du fléau

Ces jours derniers, le site La Tribune d’Argenteuil revenait sur cette question du chômage et de l’emploi qui ronge la société. Celui-ci  évoquait la convergence de la droite et de la gauche locale sur la question du « guichet unique » qui pourrait faciliter les démarches, des jeunes chômeurs en l’occurrence.
     Qu’un « guichet unique » soit préférable à une multiplicité de « guichets » est une évidence, que ce soit pour le logement, ou que ce soit pour l’emploi.
          Mais faciliter les demandes est une chose, quand la plus importante, la question capitale pour les intéressés est d’obtenir un emploi.

     Pour résoudre le chômage, il faut commencer à stopper ce qui l’augmente : les licenciements. Il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous. Quant aux embauches, la Tribune d’Argenteuil le rappelle : « Pour Lutte Ouvrière, la Bataille pour l’Emploi passe par donner du travail à tous qu’on impose qu’il soit réparti entre tous, sans diminution de salaire ! Et pour résorber le chômage, il faut des embauches partout où le personnel manque, partout où la cadence de travail et les horaires sont devenus insoutenables, partout où les salariés ne peuvent plus poser leurs congés. Et il faut arrêter avec ces contrats précaires scandaleux où, tous les six mois, un travailleur en remplace un autre, mis au chômage. Oui, cela coûtera au patronat. Mais les grands groupes ont de quoi payer, et, à défaut, qu’ils puisent dans les fortunes accumulées par les grands actionnaires !”
BANQUET – FETE des amis de Lutte Ouvrière
A ARGENTEUIL
DIMANCHE 26 JANVIER 2014
A partir de 12 heures
Complexe Jean Vilar



Photos des années précédentes

Son célèbre apéro
Salle Jean Vilar

Intervention de Nathalie ARTHAUD
porte-parole nationale de Lutte Ouvrière
                                                                                                            -entrée libre-

Suivi du banquet (sur réservation)
Quelques poèmes de Prévert par Fanny Cottençon
Après-midi dansante
Espace enfants maquillage
Librairie
Stand de fabrication de badges
Stand gâteaux-champagne
Salle Pierre Dux
A 15 heures 30, conférence scientifique
Animée par Marc Peschanski,
biologiste et neurophysiologiste, spécialiste des maladies neurodégénératives et des cellules-souches
« cellules-souches : la science soumise à la pression réactionnaire »
A 17 heures 30, débat avec militants de Lutte Ouvrière de PSA-Aulnay
"Grève de PSA-Aulnay - récit de quatre mois de lutte"
Billets d’entrée en vente : 13 euros, demi-tarif pour les enfants de 5 à 14 ans ; auprès des militants ou en contactant par courrier ou internet D MARIETTE. Chèques à son ordre.