La section CGT des Territoriaux d'Argenteuil a tenu son congrès ces deux jours, hier et aujourd'hui. Elle a tenu à m'inviter à son repas fraternel de cloture, ce midi, comme un élu qui a toujours tenu à etre aux cotés des problèmes des territoriaux. Je tiens ici à remercier chaleureusement de cette invitation ses militants et ses dirigeants et à leur souhaiter bon courage pour leur activité militante et leurs actions dans les années qui viennent et que préparait ce congrès. DM.
vendredi 29 novembre 2013
Prostitution : un débat qui fait peu de cas des victimes
Le projet de loi sur la prostitution donne lieu à de multiples sondages
et débats. Il est certain que le problème ne sera pas réglé par une loi. Mais
il est un peu débile d’entendre des interventions qui plaignent les clients en
invoquant leur misère sexuelle, et qui s’indignent beaucoup moins de ce que
subissent l’immense majorité des prostituées.
Elles sont pour la plupart étrangères, souvent sans papiers, et
contraintes par des réseaux qui les surveillent de près, les rançonnent, les
ont brisées par des menaces et des violences répétées, afin de leur imposer
cette activité qu’elles n’ont pas choisie.
Quant au gouvernement, il pourrait déjà les régulariser sans condition,
alors qu’il ne propose qu’une régularisation conditionnée et limitée dans le
temps.
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Grande-Bretagne : surenchères xénophobes
Inquiet de la montée dans les sondages du
parti UKIP (Parti pour l’Indépendance du Royaume-Uni), un parti d’extrême
droite xénophobe, le gouvernement britannique annonce un durcissement des
conditions d’accueil des travailleurs en provenance de Roumanie et de Bulgarie,
prétendant qu’ils feraient peser un poids insupportable sur les caisses
d’allocation chômage et sur les services publics.
Les immigrés d’Europe de l’Est ne sont pas plus responsables de
l’aggravation de la crise en Grande-Bretagne que les Roms en France. Ils le
sont bien moins que les patrons qui les utilisent pour accroître leurs profits.
En accusant les étrangers de tous les maux, Cameron exonère de leurs responsabilités
la City et
autres financiers de son pays.
On connaît bien ça ici, en France. La démagogie nationaliste n’a pas de
frontières.
Avant-hier, Valls participait au
meeting du PS contre les « extrémismes » à la Mutualité. Il paraît
que les extrémismes en question étaient bien d’extrême-droite. Valls pérorant
contre les dangers du racisme de cette extrême-droite après avoir donné de l’eau
trouble à son moulin dégoûtant ?
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Logement : un aspect lié à la nature du capitalisme : la crise du logement
Une nouvelle étude vient d’établir qu’en
Île-de-France le déficit en logements ne cesse d’augmenter : en 2012, il
en manque 10 000 de plus. Rien que sur Argenteuil, il y a actuellement près de
8000 demandes de logements dit « sociaux » non satisfaites.
Sur dix ans, le déficit cumulé est de 300 000, alors que dans le même
temps deux fois trop de bureaux ont été construits. Et les projets d’immobilier
d’entreprise continuent de pousser.
Laisser ce secteur entre les mains de promoteurs-spéculateurs, c’est
aggraver la crise du logement. Il faudrait que l’État prenne en charge
directement, planifie et organise la construction des logements nécessaires.
Mais il faudrait pour cela un gouvernement qui soit au service des intérêts de
la population. C’est-à-dire le contraire du gouvernement actuel.| Encore ces immeubles de bureaux, à Saint-cloud, sont-ils, ceux-là, occupés ! |
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Petits artisans aux abois : les compagnons des classes populaires dans la misère
« Les
élèves de l’école Jules-Guesde à Argenteuil étaient à la porte de leur
établissement ce jeudi matin. Un sous-traitant de l’entreprise en charge des
travaux de menuiserie, dans le cadre de la réhabilitation du groupe scolaire, a
changé les serrures des portes de l’établissement. «La mairie me doit 124 587€.
Cela fait trois mois que j’attends, on me
mène en bateau», dénonce l’entrepreneur, présent ce jeudi matin dans l’école.
La directrice et le personnel de l’établissement n’ont donc pas pu accéder aux
locaux. Les écoliers ont finalement pu retourner en classe en passant par deux
salles du rez-de-chaussée qui donnent sur la cour de récréation, dont les
serrures n’avaient pas été changées. La mairie d’Argenteuil assure de son côté
«avoir honoré ses engagements». Elle a décidé de porter plainte contre
l’entreprise. » Le Parisien-95, le
29.11.13.
Nous laissons aux rédacteurs de cette brève-internet la responsabilité
de leurs propos. D’autant qu'apparemment, le versement en question avait été opéré dans les
faits quelques jours plus tôt. Mais il a fallu que cet entrepreneur se sente
sacrément aux aux abois pour opérer de
cette façon. On peut toujours considérer que pour les élèves, très jeunes en particulier, cela est totalement anormal et qu'il eût été préférable qu'il bloque bien autre chose. Mais quand on risque le dépôt de bilan alors que la tâche a été
accomplie parce qu'on a le sentiment que tout traîne, que les créanciers et les banques sont à vos trousses, comment se faire entendre, comment ne pas voir rouge, comment
ne pas en arriver à ce genre de situation ?
On peut tout à fait imaginer que ce sous-traitant, entreprise artisanale de trois salariés, fait partie de ces centaines de milliers de ses
semblables qui subissent les lois du capitalisme, de la domination des banques, et de l’impôt d’Etat, et que
menace le dépôt de bilan. Et quand tout cela arrive dans une campagne électorale... DM
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jeudi 28 novembre 2013
PSA : JP Mercier à Canal +
A l'occasion de l'"affaire Varin", Jean-Pierre Mercier, responsable de la CGT-Aulnay participe ce soir à partir de 19 heures au "Grand journal" de Canal +. C'est le moment d'ouvrir la télé.
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Varin : un communiqué de Nathalie Arthaud
Derrière
Varin et sa retraite scandaleuse, il y a des parasites pires encore !
Devant le tollé
suscité par l’annonce de sa retraite de 21 millions d’euros, le licencieur en
chef de PSA Philippe Varin semble reculer, disant renoncer à toucher cette
retraite « dans les dispositions actuelles ». Il n’y a de toute façon
guère de souci à se faire sur les conditions dans lesquelles Varin passera ses
vieux jours, vu qu’il a touché 6 000 euros par jour, samedi et dimanche
compris, pendant toute la durée de son mandat chez PSA. Et il ne fait pas de
doute que la famille Peugeot trouvera un moyen de récompenser grassement Varin
pour ses services, à savoir : licencier 11 200 personnes dans le groupe et
serrer la vis aux travailleurs par le biais d’un « accord de
compétitivité » inique.
Et qu’en sera-t-il des 50 autres millions d’euros provisionnés pour la seule retraite de cinq autres principaux dirigeants du groupe ? Varin s’est bien gardé d’en parler.
Et qu’en sera-t-il des 50 autres millions d’euros provisionnés pour la seule retraite de cinq autres principaux dirigeants du groupe ? Varin s’est bien gardé d’en parler.
Dans ce dossier,
l’indignation hypocrite du gouvernement, Hollande en tête, est insupportable.
Le gouvernement sait parfaitement que nombre de grands PDG se goinfrent de
cette façon, en pleine crise, au moment même où la population travailleuse est
frappée de tous les côtés. Il ne pousse des cris d’orfraie que parce que le
scandale a éclaté. Mais, dès l’émotion retombée, il continuera à laisser faire.
Les promesses du gouvernement de légiférer finiront, dans quelques jours, au
fond d’une corbeille. Il n’y a que sur les attaques contre les plus pauvres que
le gouvernement fait preuve de constance.
Oui, la retraite chapeau de Varin est
révoltante. Mais elle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : Varin
n’est qu’un salarié de luxe de la famille Peugeot, un mercenaire surpayé pour
effectuer le sale boulot. La famille Peugeot, comme toutes les grandes familles
capitalistes, n’a pas besoin de « retraites chapeau » : ils sont
multimilliardaires depuis des générations, grâce au vol du fruit du travail des
centaines de milliers d’ouvriers. Et eux n’ont renoncé à rien.
Nathalie
Arthaud
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communiqués Nathalie Arthaud
Eclair : l'éclair, il faut préparer l'orage de la colère des travailleurs
Hier midi, joli tintamarre
devant l’entreprise Eclair d’Epinay sur Seine. Un rassemblent de protestation
avait lieu à l’occasion d’un jour de grève pour protester contre le projet de
la direction d’effectuer une nouvelle charrette de licenciements. Celle-ci
vient après le précédent plan de départs de mai dernier. Depuis 2005, cinq plans de
licenciement ont entraîné la suppression de plus de 300 emplois.
Eclair, créée en 1907, est dans le pays
une des dernières entreprises de production du secteur audiovisuel.
L’autre pendant de ces licenciements
est pourtant, selon les grévistes, l’augmentation continue de la charge de travail. Il y a donc du travail, mais donc la volonté des décideurs d'augmenter la productivité et donc l'exploitation.
Les licenciements et les suppressions
de postes doivent cesser.
| Hier, l'entrée n'avait pas cet aspect, mais celui de travailleurs en masse clamant leur refus des licenciements. |
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