jeudi 19 septembre 2013

Ecole : il n’y a qu’une Ecole qui préoccupe les communistes, une Ecole de qualité pour leur classe largement laissée pour compte

Nous affirmions hier revenir sur la numéro du Mag de ce mois portant sur l’ « Education à l’heure de la rentrée ». Dans celui-ci, une page porte sur le privé et s’intitule « Diversifier l’offre de scolarité ».
      Effectivement, à propos d’un certain nombre de délibérations instruites ces dernières années, on ne pourra pas reprocher à la municipalité d’avoir entravé l’essor local de l’Ecole privée. Elle l’a même favorisée, coupant, sur ce terrain, l’herbe sous les pieds à la droite argenteuillaise dont c’est traditionnellement un des chevaux de bataille favoris.
     Nous nous sommes opposés avec vigueur aux initiatives qui ne peuvent qu’aggraver le fossé existant entre l’école des milieux les plus populaires, et ceux des milieux plus aisés qui n’ont pas besoin qu’une municipalité les aide.
      Une municipalité ne serait-ce qu’attachée à l’égalité de traitement scolaire mettrait tous ses moyens, ses préoccupations, ses décisions pour favoriser, de fait, et combler, en conséquence, au moins une partie du fossé.

     L’effort scolaire de la municipalité a été indéniable, mais on peut imaginer si Tous ses moyens avaient été affectés à l’essor de la qualité de l’enseignement public.

Dassault : extraits du bulletin Lutte Ouvrière de l’usine d’Argenteuil du 16.09.13.


Toujours le mot pour rire
Avec un certain culot, peut-être hérité d’Edelstenne, E. Trappier écrit dans l’édito de Dassault Magazine : « Nous devons aussi susciter des vocations et continuer à attirer des talents vers les carrières de compagnons… pour promouvoir les formations de l’aéronautique ».
     En fait, la dernière vaguelette d’embauche de compagnons remonte maintenant à plus de 15 ans. Depuis, c’est porte close : drôle de façon de « susciter des vocations ».

Qu’il se la garde
Avant les vacances, le responsable de PPU a refusé qu’une maquette d’avion soit offerte à un ancien qui partait en retraite. Il tient tellement à nous que ça lui met les nerfs de nous voir partir.
     Maintenant, il peut toujours occuper sa journée en montant la maquette.

Drôle d’emballage
Un article de Dassault Magazine présente le concept de « l’ARP ». C’est simple : chaque « GAP » est doté d’un « leader » épaulé d’un référent garant du « takt time » et en charge d’un « Flash 5 » qui peut être suivi d’un « Flash 30 ».
     En clair, c’est nous faire bosser plus vite.
     CQFD.


Médiapost : média peut-être, mais exploitation maxi

La semaine passée, nous évoquions sur ce blog la situation des travailleurs de la plate-forme de Saint-Ouen l’Aumône. Un article du numéro de cette semaine de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière revient les conditions de travail et les revendications des travailleurs.

Médiapost : distributeurs de publicité et chauffeurs en grève

Les salariés de Médiapost, filiale de La Poste chargée de la distribution des publicités, se sont mis en grève mardi 10 septembre sur la plate-forme de La Courneuve. Une semaine après, le mouvement continuait toujours. Cette grève a également touché une partie des 195 plates-formes du groupe. Les travailleurs réclament des changements de coefficients équivalant à 75 euros par mois, une prime de panier pour payer l'équivalent d'un repas, la mutuelle financée à 75 % par le patron et surtout le paiement des heures supplémentaires, rétroactif sur six mois.
     La distribution des imprimés est normalement assurée par des équipes comprenant un pilote, qui passe prendre le matériel publicitaire à la plate-forme et le répartit ensuite entre quatre ou cinq distributeurs l'attendant sur place, dans la rue. Les salaires sont autour de 1 050 euros par mois pour un horaire théorique de 35 heures. Mais justement, cet horaire n'existe que sur le papier. Là où Médiapost estime quatre heures de travail, il y en a six en réalité.
     Médiapost a l'habitude de pousser à la démission, ou de licencier purement et simplement une partie du personnel. Trois salariés de La Courneuve ont ainsi été mis à la porte ces dernières semaines. Il faut dire que l'entreprise a aussi recours à des distributeurs individuels, souvent des étudiants et des retraités, qui viennent avec leur propre véhicule et se chargent d'un secteur. Cela permet à la société d'économiser un emploi de chauffeur et l'entretien d'un véhicule, au prix d'une compensation dérisoire : 5 euros par mois plus 39 centimes du kilomètre.
    C'est en exploitant ainsi son personnel que Médiapost et derrière elle La Poste font leurs bénéfices. Une grande partie des bénéfices du groupe La Poste sont en effet apportés par de telles filiales, où le personnel doit travailler dans des conditions encore pires que les postiers. Ces bénéfices, 483 millions d'euros pour le premier semestre 2013 pour le groupe partent en grande partie sous forme de dividendes versés à l'État et à la Caisse des dépôts et consignations qui est entre ses mains. Ce sont en effet les seuls actionnaires de La Poste.
     C'est contre tout cela que les salariés de Médiapost se révoltent.

                                                                                              Correspondant LO


mercredi 18 septembre 2013

Réalisations et services publics de qualité sont des nécessités, mais sur ce terrain également, prenons sur les profits.

Approche des élections municipales oblige, et c’est bien normal, la question des réalisations municipales et celle des hausses d’impôt opérés prend place dans les préoccupations locales de la part des partis déjà en campagne. Elle vient d’alimenter quelques articles au niveau de médias nationales.
     Nous aurons donc l’occasion d’y revenir dans les temps qui viennent.
     Mais déjà, nous pouvons affirmer un certain nombre de choses.
     Dans les réalisations qui ont été faites, au niveau des écoles, de la voirie, des maisons de quartiers, … nous ne voyons que des réalisations qui devaient être faites car nécessaires à la population.
     On ne nous dira pas qu’une société aussi riche que la nôtre ne peut pas entretenir ce genre de choses, car ce sont des réalisations fondamentalement nécessaires à la population. Ce ne sont pas des « extras ».
     Ce serait donc à l’Etat de les financer, quitte à ce qu’il ne maintienne pas les profits des actionnaires de chez Dassault par des commandes de Rafale, ou qu’il rogne les subventions au grand patronat qui renforce, là encore, les profits de celui-ci.
     Donc oui aux réalisations nécessaires, mais non à des revenus des simples contribuables rognés, par ce côté-là également, par l’augmentation des impôts, et des impôts locaux entre autre, taxes d’habitation comme taxe foncière.

     C’est cette position que nous avons défendue durant ces six ans, en ne votant pas les augmentations de ces impôts proposées, et en nous exprimant publiquement sur le sujet.

Le marché des Côteaux : même les réactionnaires ne peuvent qu'être satisfaits de cette rénovation, par ailleurs totalement légitime.

Education : le figuier local ne peut pas cacher une forêt malade à soigner

Une nouvelle fois nous n’avons pas été consultés sur le contenu de la tribune municipale du numéro du Mag de septembre, avant la sortie de celui-ci, qui porte sur la rentrée scolaire à Argenteuil.
     Cela dit, nous n’avons rien à dire sur ce qui y est évoqué des réalisations nécessaires à la mesure de la responsabilité de la municipalité en matière d’école primaire, et de son intérêt pour l’éducation scolaire.
   Cela dit, tout n’est pas rose en cette rentrée scolaire sur la Ville. Dans les lycées en particulier, il faut signaler la hausse générale des effectifs, et la pression exercée par les autorités académiques pour les faire accepter. Il n’y a pas que la situation dramatique du lycée Georges Braque dont nous avons déjà plusieurs fois parlée. Mais est-ce acceptable que dans un lycée tel que Daubié, au Val-Nord, on atteigne des effectifs de 35 élèves dans certaines classes ?
      Cela ne relève pas de la responsabilité municipale ? Certes, mais c'est une réalité qui pèse lourdement, en particulier, sur l'avenir des jeunes.

     Nous reviendrons ultérieurement sur d’autres aspects liés à l’Education évoqués dans le mensuel.

Grèce : les fonctionnaires défendent leur peau

Des milliers de fonctionnaires grecs ont commencé une grève pour s’opposer à la mise en disponibilité de 25 000 d’entre eux d’ici la fin de l’année, en particulier dans l’Éducation nationale. Les salariés « mis en disponibilité » ne touchent que 75% de leur salaire, pendant huit mois maximum, avant un probable licenciement. Ce chômage forcé s’accompagne de la fermeture d’établissements scolaires, en premier lieu dans l’enseignement technique.
     Pour satisfaire les banquiers et financiers internationaux, créanciers de la Grèce, le gouvernement grec n’hésite pas à saigner à blanc toute la population.

Cour des comptes : ça crève pourtant les yeux

La Cour des Comptes préconise la suppression complète du remboursement des lunettes et des lentilles par la Sécurité sociale, pour le basculer entièrement vers les assurances complémentaires. Ce remboursement est déjà minimal - moins de 4% des frais en moyenne – mais une telle mesure augmenterait mécaniquement le nombre de ceux qui renoncent à des soins, faute d’une mutuelle efficace, voire faute d’une mutuelle tout court.

     La Cour des Comptes est atteinte de cécité sociale. Pour faire des économies sur le dos des classes populaires, elle ne manque pas d’imagination. Mais ses lunettes ne lui permettent pas de s’en prendre aux industriels de l’optique et des réseaux de distribution, qui encaissent chaque année plus de 3,7 milliards d’euros.

Etats-unis : Le « rêve américain » d’une petite minorité se porte bien

Cette année, Bill Gates est redevenu l’homme le plus riche du monde, avec une fortune estimée à 72 milliards de dollars. Le second sur la liste des plus riches a gagné plus de 1 milliard de dollars par mois, et les 400 plus riches Américains cumulent l’équivalent du PIB de la Russie.
     En pleine crise, alors que l’économie s’effondre, que les salaires diminuent, qu’une part croissante de la population se nourrit avec des bons d’alimentation, les très riches ont vu leur fortune croître encore plus rapidement.

     Face à ce monde absurde, l’appropriation par la collectivité des richesses créées par le travail de tous et leur utilisation pour le bien commun, relèvent de la simple logique.