mardi 10 septembre 2013

ANRU : loin de la coupe aux lèvres

Le bilan de  l’ANRU est actuellement évoqué à l’occasion des discussions parlementaires sur le logement.
     Dans le cadre d’une « rénovation urbaine » nécessaire, le principe affiché par la droite d’accord sur ce terrain avec la gauche, était « un logement détruit, un logement reconstruit ». La réalité a été bien différente : pour quatre logements dits « sociaux » détruits, seuls trois logements ont été reconstruits.
     Il s’agissait par ailleurs de rénover 500 quartiers à travers le pays. Seuls 100 l’ont été.

    La rénovation urbaine, et même avec encore plus de logements qui manquent cruellement, est une nécessité. Mais avec les moyens financiers nécessaires. On est loin de cela dans le bilan de l’ANRU.

EDF condamné pour les dangers qu’il fait subir à ses salariés

EDF a été condamné pour « faute inexcusable » parce qu’un de ses salariés, exposé à des rayonnements dans la centrale nucléaire où il travaillait, est mort d’un cancer du poumon.
     C’est bien le moins qui pouvait être fait, alors que de nombreux salariés d’EDF, en particulier les sous-traitants et les intérimaires, sont soumis à une exposition radioactive continue et répétée et encourent des risques inacceptables.

     Non seulement EDF doit être condamné, mais surtout il faudrait lui interdire de faire courir de tels risques aux salariés.

Derrière le béton, des milliers de travailleurs...


lundi 9 septembre 2013

10 septembre 2013 : un communiqué de Nathalie Arthaud

Mardi 10 septembre, manifestons notre refus de la politique du gouvernement !

Les gesticulations guerrières de Hollande en direction de la Syrie ne peuvent certainement pas faire oublier les coups portés aux travailleurs. Mardi 10, la CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent à faire grève et à manifester. C’est l’occasion de protester contre ce nouveau racket sur les pensions.
     Tout est odieux, dans cette attaque : l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités, dont le but est d’abaisser les pensions ; l’augmentation des cotisations, à sens unique, puisque les patrons ont l’assurance qu’elle sera compensée tandis que les travailleurs, eux, paieront ; le report de la revalorisation des pensions du 1^er avril au 1er octobre, qui est un vol dissimulé de 1,5 milliard dans les poches des retraités.
     Cette attaque contre les retraites justifie à elle seule de manifester, mais il y a bien d’autres raisons. Flambée des prix, augmentation des impôts, gel des salaires, angoisse du chômage et de la précarité, les conditions de vie sont menacées par tous les bouts !
     Cette journée de grève ne bouleversera pas le rapport de force au point de faire peur au grand patronat et il faudra en passer par là pour ne pas être poussés vers la pauvreté. Mais on peut toujours crier notre colère et dire au patronat avide et au gouvernement servile « Non, ça suffit » !
                                                                    
                                                               Nathalie Arthaud, le 9.09.13.

Bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de la région : extraits des derniers numéros

 SNECMA-Gennevilliers
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   ELLE NOUS PREND POUR DES BÉTAS
La direction met en place depuis peu une antenne de reclassement nommée CEC. Gennevilliers est le centre pilote pour une éventuelle extension.
Elle a fait en plus appel à un organisme de mise en place, appelé Omega pour la « modique somme » de 700 000 euros.
De l’argent qui aurait pu être utilisé à créer d’autres postes.
LE MANIPULATEUR… MAIS PAS DE GRAPPES
La semaine dernière un Inspecteur de la Sécurité Sociale est venu aux Fonderies, pour voir la pénibilité sur l’opération « Dipsil ».
Devant lui, « le Communiant » n’a fait que minimiser le poids des pièces, puis a même raconté que nous en faisions peu.
Lui il en fait beaucoup pour nous cracher dans les mains, et pour sa carrière.
JE VOUS AI INCOMPRIS
À IBG, le « petit Charles » voudrait interdire toute prise de congé lorsqu’il y a une formation programmée. Notre vie personnelle, il s’en fout et voudrait nous voir 24 heures sur 24 au boulot.
Entres ses fantasmes et la réalité, il y a un abîme qu’il tente de franchir.
S’il veut passer les jours et les nuits à l’usine ça le regarde et en plus il ne se fatiguera pas plus… mais pas nous.
IL N’AIME QUE LUI
Le déménagement d’une machine à ITU s’est fait vendredi dernier. Pourtant « Double Face » avait dit qu’il se ferait le samedi, ce qui limiterait le risque d’accident.
Devant ce revirement « Dix heure dix » a déclaré que son supérieur ne savait pas lire une note, qui précisait pourtant la date exacte.
Il méprise vraiment tout le monde et finalement ça finit par se voir … et s’entendre.
DÉPLACEMENT À LA FRONTALE
Depuis quelques jours, quand la nuit tombe, il n’y a plus de lumières sur le site et les parkings de Gennevilliers. La direction qui se targue de se préoccuper de notre sécurité, veut nous faire circuler à l’aveugle.
Pour un retour de vacances, c’est plutôt un retour à la mine.
MICRO SELECTIF
«3,7 » est vraiment lunatique. Lui qui ne veut pas parler au micro des salariés, va tout de suite prendre « la sucette » lorsque le préfet débarque aux Forges. Faut dire que l’auditoire n’est pas le même et qu’il peut donner le change à des personnes qui ne le connaissent pas.
On enregistre !!!
SERMENT D’HYPOCRITE
Il n’y a plus qu’un seul médecin au service médical. Du coup, si on a besoin de consulter c’est la croix et la bannière.
Interpelé sur le sujet « Guacamole » promet un demi- toubib. Mais comme rien n’arrive, il critique les lenteurs du siège.

Bien sûr, il ne le dit pas au PDG Fabre, faut pas pousser trop loin le courage !!!
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Dassault-Argenteuil

UN REGLEMENT DE COMPTE SCANDALE
     La direction y a été de son mauvais coup juste avant les congés en licenciant une infirmière. Il faut croire qu'être malade relève de la faute grave. La direction régente de plus en plus le service médical comme l'ensemble de l'usine pour la santé des profits.
     Eux, c'est le pognon qui les rend malade et il n'y a que nous qui pouvons les soigner.

PAS D'EXCES DE VITESSE
     Depuis que la direction a licencié l'infirmière, elle n'a toujours pas décidé de la remplacer.
     Elle espère peut-être pouvoir la faire revenir. en attendant, prudence au travail.

RETARD A L'ALLUMAGE
     Sur le Rafale, aux essais hydrauliques, un ancien est parti en retraite avant les vacances et un autre en congé. Depuis c'est la panique et la direction mobilise à tour de bras plusieurs d'entre nous pour tenter de reconstituer le puzzle du processus de l'opération.
     Ca lui semblerait sans doute trop cher de former quelqu'un à ce poste alors qu'il était encore temps.
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Le 11 septembre 1973 au Chili : un avertissement toujours d’actualité

La municipalité rendra hommage à Salvadore Allende ce mercredi à l’occasion du 40 ème anniversaire de sa mort alors que le coup d’Etat militaire de Pinochet, organisé avec le soutien de la CIA, était en train de l’emporter, ce 11 septembre 1973.
     L’invitation à la cérémonie évoque la politique d’Allende dans les termes suivants : « Elu le 3 novembre 1970 à la tête d’une coalition –« Unité populaire »-, il menait une politique progressiste (nationalisations, amélioration du système de santé…). Allende, médecin de profession,  inquiétait les conservateurs et grands propriétaires de son pays, ainsi que les services secrets (CIA)… »
     Certes, il « inquiétait » tous ces gens-là, mais la préparation le coup d’état militaire était dans l’air depuis des mois, et celui qui emporta le régime de l’Unité populaire et Allende était la seconde tentative en quelques mois. Quinze jours avant le putsch de Pinochet, celui-ci avait été nommé chef des armées par Allende lui-même. Allende a démobilisé politiquement les classes populaires chiliennes, alors que la mobilisation des forces réactionnaires nécessitait l’armement politique et militaire du camp des travailleurs, l’affrontement devenant inévitable. Les classes populaires l’ont payé de décennies de dictature, et de dizaines et de dizaine de milliers de victimes.

     Ce sont ces idées essentielles qu’il faut rappeler. Car elles sont essentielles pour l’avenir.

L'assassin et sa victime qui l'avait promu

Crédit d'impôt compétitivité : pour les déjà plus que nantis : l'exemple du groupe Safran. Un extrait du bulletin Lutte Ouvrière de l'usine de Gennevilliers

"PAS PERDUS POUR TOUT LE MONDE
Le groupe Safran a touché cette année 12 millions d’euros au titre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi et 70 autres pour la recherche et le développement. Ces 82 millions d’euros sont versés par le gouvernement pour soi-disant aider les « pauvres » entreprises.
      Eh bien, la direction Safran, empoche nos impôts en plus de notre sueur.
Elle gagne sur plusieurs tableaux, 1400 euros par salarié."

Education : la priorité des priorités : l'école maternelle

Je suis allé, à l'heure de la rentrée des classes, ce matin à l'école maternelle Jacques Prévert du centre où je participe au conseil d'école. Une huitième classe vient d'ouvrir. C'était nécessaire. C'est bien.
     Il manque maintenant seulement l'agent Atsem pour que la nouvelle classe puisse démarrer correctement.
     Le binôme enseignante-agent atsem, un binôme qui caractérise les écoles maternelles d'Argenteuil : un élément essentiel de la réussite éducative et scolaire.

dimanche 8 septembre 2013

10 septembre : éditorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière

Mardi 10 septembre, manifestons notre refus de la politique du gouvernement !

Les gesticulations guerrières de Hollande en direction de la Syrie ne peuvent certainement pas faire oublier les coups portés aux travailleurs. Avec l’attaque du gouvernement contre les retraites, l’occasion nous est donnée de dire notre colère contre sa politique anti-ouvrière.
Mardi 10, la CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent à faire grève et à manifester. Quels que soient leurs calculs et leurs arrière-pensées, c’est l’occasion de protester contre ce nouveau racket sur les pensions. Le PS qui, en 2010, prétendait s’opposer à la réforme des retraites de Sarkozy veut l’aggraver maintenant qu’il est au pouvoir !
     Tout est odieux, dans cette attaque : l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités, dont le but est d’abaisser les pensions ; l’augmentation des cotisations, à sens unique, puisque les patrons ont l’assurance qu’elle sera compensée tandis que les travailleurs, eux, paieront ; le report de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre, qui est un vol dissimulé de 1,5 milliard dans les poches des retraités.
     Le gouvernement Hollande-Ayrault ressasse comme la droite : « Nous vivons plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ». Mais avant de forcer les anciens à travailler jusqu’à 67 ans, qu’ils donnent du travail aux chômeurs et aux jeunes !
     Quant à l’espérance de vie, elle n’y est pour rien. Qu’elle progresse n’est pas chose nouvelle, elle augmentait déjà en 1981 quand l’âge de départ a été abaissé à 60 ans par Mitterrand, avec 37,5 annuités de cotisation pour une retraite à taux plein.
     Si ce qui était possible en 1981, avec un niveau moindre de richesses, ne l’est plus aujourd’hui, c’est que le chômage et l’exploitation se sont aggravés, creusant les déficits sociaux tandis qu’une poignée de riches accumule des sommes extravagantes. C’est que la rapacité patronale a grandi et que la part que les riches prélèvent sur la société, avec la complicité des gouvernements de droite et de gauche, est de plus en plus grande.
     Cette attaque contre les retraites justifie à elle seule de manifester, mais il y a bien d’autres raisons. Flambée des prix, gel des salaires, angoisse du chômage et de la précarité, les conditions de vie sont menacées par tous les bouts.
     Combien de travailleurs ont reçu un choc en découvrant leur avis d’imposition ? Combien ont cru à une erreur du fisc en voyant leurs impôts augmenter de 100, 200, 300 € alors que leur revenu n’a pas augmenté d’un centime ?
     Pour les uns, c’est le résultat de la refiscalisation des heures supplémentaires ; pour d’autres, c’est le fruit du gel du barème de l’impôt ou la suppression de l’avantage pour celles et ceux qui ont élevé seuls un enfant… Quand tout ne se cumule pas !
     Et comment payer toujours plus quand son salaire stagne, baisse ou, pire, disparaît ? Car en dépit des boniments sur la « reprise », le grand patronat veut encore laminer les salaires, les primes, les majorations. Il veut allonger le temps de travail, accroître la flexibilité. Il pense qu’il peut tout se permettre, faire travailler gratuitement les ouvriers trois heures de plus par semaine par exemple !
     L’entreprise Revima, près de Rouen, qui impose cela n’est pas un cas isolé. Grâce au gouvernement Hollande-Ayrault, c’est même… la loi ! Alors aujourd’hui, tous les grands patrons veulent leur « accord de compétitivité » qui forcera les salariés à travailler plus, pour moins de salaire.
     Et pourquoi le patronat se gênerait-il, quand le gouvernement prétendument socialiste lui donne un blanc-seing et traite les travailleurs de la Fonction publique de la même façon ?
     L’entreprise a des difficultés ? Les patrons veulent faire payer les salariés ! Et qu’ils soient eux-mêmes mis dans les pires difficultés n’arrête ni le patronat ni le gouvernement.
   Alors, sans réaction collective, sans opposition résolue, gouvernement et patronat continueront à faire les poches des travailleurs. Ce n’est pas la journée du 10 qui les fera reculer. Pour qu’ils stoppent leurs attaques, il faudrait que les travailleurs se lèvent en masse, par centaines de milliers, par millions, une journée, puis deux, puis trois… jusqu’à ce qu’ils soient contraints de reculer.
     On n’en est pas à bouleverser le rapport de forces au point de faire peur au grand patronat mais il faudra en passer par là pour ne pas être poussés vers la pauvreté par un patronat avide et un gouvernement servile. Ils peuvent nous imposer bien des choses, mais ils ne peuvent pas nous empêcher de crier notre colère. Mardi, manifestons pour dire « Non, ça suffit » !