mercredi 28 août 2013

Palestine : relaxe pour ceux qui disent « non » ici à l’oppression

Des militants de la cause palestinienne dont les militants argenteuillais Omar Slaouti et Alima Boumédienne se retrouveront face au tribunal de Pontoise le jeudi 12 septembre à 13 heures 30. Ils sont accusés d’avoir participé à une opération de « boycott des produits d’Israël » il y a quelque temps dans un supermarché de la région. Au-delà de l’utilité d’une telle action, des militants ont rappelé la situation inique qui est faite au peuple palestinien par l’Etat d’Israël, avec la complicité des grandes puissances, dont celle de notre propre impérialisme. Qui peut le leur reprocher ? Ces militants doivent être relaxés. Ce jeudi 12 septembre, j’irai les soutenir avec des camarades de Lutte Ouvrière. DM

SNCF : quand la direction demande aux cheminots de se taire

Les cheminots de la région Auvergne-Bourgogne ont reçu un document où la direction leur demande de « la fermer » sous peine de sanction. Après l’accident mortel de Brétigny, qui avait fait six morts en juillet, des cheminots ont dénoncé publiquement le manque d’entretien du réseau ainsi que les suppressions de personnel. Mais pour la SNCF, l’image de marque compte plus que la sécurité.

      Les cheminots qui disent ce qu’ils savent et dénoncent cette politique criminelle font œuvre de salubrité publique.

mardi 27 août 2013

Retraites, Ayrault continue la politique de la droite

En clôture de l’université d’été du PS à la Rochelle, Ayrault assurait qu’il ne comptait pas repousser l’âge légal de départ à la retraite au-delà de 62 ans.
     Mais cette annonce qui se voulait rassurante cachait une attaque directe contre l’ensemble du monde du travail à laquelle les rencontres avec les organisations syndicales, pour donner le change, n'ont rien apporté. Pour alimenter les caisses de retraites, le gouvernement veut augmenter les cotisations prélevées sur les salaires, et programme de nouveaux reculs de l'âge du départ à la retraite en allongeant la durée de cotisation nécessaire pour partir à "taux plein", ou  de diminuer, ce qui revient au même, les pensions versées aux futurs retraités.
     C’est une baisse programmée du pouvoir d’achat, déjà bien mal en point, de tous les travailleurs, actifs comme futurs retraités !
     De l’argent, il y en a dans les caisses de patronat. C’est là qu’il faut le prendre. Pas dans les poches des salariés.
      Allons l'exprimer avec détermination le 10 septembre !

Syrie : l’hypocrisie des puissances impérialistes

L’ONU a envoyé une commission d’enquête pour vérifier si le régime syrien a utilisé des armes chimiques contre des centaines de civils.
     Les armes chimiques sont certes terrifiantes, mais celles qui n’entrent pas dans cette catégorie ne le sont guère moins. Elles rivalisent dans leur capacité à faire des morts et des blessés. Ce sont de toutes façons les couches populaires syriennes qui payent un lourd tribut au conflit, dans un pays pris en étau entre un dictateur armé et des « rebelles » dont certains veulent imposer une autre dictature, celle de la religion sur la société syrienne.

     Une intervention militaire, quelle qu’elle soit, qu’on dit d’avance symbolique, ne libérera pas la population de ses oppresseurs, quels qu’ils soient.

Vincent Peillon fait sa rentrée : méfiance, méfiance...

Vincent Peillon fait sa rentrée. Cette année, il vient d’annoncer la diffusion prochaine d’une nouvelle « charte de la laicité » pour l’Education nationale.
Comme le dit un spécialiste de l’Education, « Le problème est le service après-vente ».
Affirmer des grandes idées sur le papier ne coute pas grand-chose, d’autant que c’est la énième fois en la matière. Mais les faire appliquer est une toute autre affaire, car cela relève de la formation des personnels, que leur détermination soit encouragée dans les établissements pour faire appliquer les textes, etc. Bref, cela exige bien des moyens humains supplémentaires.
     Mais sur le plan du « service après-vente », Peillon en connait un rayon. Ce serait plutôt monsieur après-vente Zéro.  Il lance son affaire, et ensuite, que vogue la galère. A voir la cacophonie qu’il a créée avec l’affaire des « rythmes scolaires », où là également le « service après-vente » n’a pas été au rendez-vous.

Snecma-Gennevilliers : des échos extraits du bulletin Lutte Ouvrière de cette semaine

À LA SUEUR DU POIGNET DE NOTRE FRONT
Une note du 26 juillet a annoncé les résultats financiers des six premiers mois de 2013. Et c’est de nouveau un record avec 59 % de bénéfice en plus. Et encore ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Mais ni vu ni connu j’t’embrouille, tous ces millions disparaitront sous les mêmes matelas bien rembourrés des riches actionnaires… sûrement pas dans les hôpitaux, les transports ou les retraites.
COURAGEUX, POUR LUI SURTOUT
Au TS, « Duracell » ne veut pas garder 2 apprentis.
Mais lorsqu’une délégation de salariés vient le voir pour des explications, il se défile.
Belle leçon de courage ! Il veut se donner une image de responsable à l’écoute des autres, mais n’a pas un échantillon sur lui.
Encore un qui se sert des autres pour sa petite carrière personnelle.
LE CARRIÈRISTE
Aux Fonderies, le responsable des Méthodes aurait tendance à minimiser le poids des grappes au Montage Cire.
Toute la journée porter et manipuler des grappes de 6 à 7 kilos, il ne voit pas le problème.
L’arrivisme ça rend sourd, aveugle et de mauvaise foi.
DIVISER POUR MIEUX RÈGNER
À ITU, les responsables ont eu une drôle d’idée aux Méthodes. Ils ont pensé qu’il valait mieux séparer les ingénieurs des techniciens. Nostalgique de l’Apartheid, ou bien sentiment de n’avoir pas les mêmes valeurs ? Après on nous dira que l’on est tous dans le même bateau.
LA BÂCHE ET LE PRISONNIER
Le bateau Safran n’a pas encore gagné de course mais a battu un record de traversée.
Herteman s’est précipité pour faire une page de pub dans toute la presse, et a fait dresser une bâche géante sur le siège à Paris en son honneur.
C’est vrai que le bateau Safran est spécialisé pour prendre une bâche.
Et au cas où la direction ne serait pas au courant, il existe un moyen de transporter 300 personnes en moins de 8 heures qui est moins cher… ça l’appelle l’avion.


Copé : la liberté selon Copé : celle du (chateau) renard dans le poulailler

Faisant sa rentrée politique à Châteaurenard devant ses fidèles, Copé s’est fait le champion de la « liberté » : liberté de ne pas soigner les travailleurs et leurs familles sans papiers ; liberté pour les patrons de faire travailler leurs salariés sans limite, au gré de leurs carnets de commandes, ou encore liberté pour un futur gouvernement de droite de faire passer son arsenal de mesures antisociales par ordonnances.
Démagogue et anti-ouvrière, la droite telle qu’en elle-même.

lundi 26 août 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 26.08.13

Le 10 septembre, faisons entendre le ras-le-bol ouvrier !
Il n’a pas fallu attendre l’automne pour voir les feuilles tomber ! Les fatidiques feuilles d’impôt sont arrivées dans les foyers. Tous ceux qui sont assujettis à l’impôt sur le revenu ont vu la note à payer s’alourdir par rapport à l’an passé. Au point que même des notables socialistes s’inquiètent de voir la pression fiscale – comme ils disent - augmenter. Non parce qu’ils se préoccupent tout d’un coup du sort de la population laborieuse. S’ils en discutent, c’est uniquement parce qu’ils craignent que cela ait des conséquences pour eux lors des prochaines élections qui auront lieu dans moins d’un an maintenant.
C’est qu’en effet, depuis l’accession des socialistes aux affaires, les mauvais coups n’ont cessé de pleuvoir sur les classes populaires : salaires bloqués pour ceux qui ont la chance de conserver leur travail ; prix qui s’envolent plus que jamais, tels ceux des fruits et légumes ; licenciements massifs, parfois par usines entières, comme à PSA Aulnay et à Goodyear Amiens, ou par pans entiers comme à Florange, sans que le gouvernement n’ait levé le petit doigt.
La liste est déjà longue de tous ces sales coups reçus. Et ça n’est pas fini. Il y a ceux déjà annoncés, comme la hausse de la TVA qui prendra effet dès janvier 2014 ou cette nouvelle mouture de la taxe carbone que les socialistes voudraient camoufler sous un autre nom. Sans compter ceux qui menacent.
Les ministres socialistes ont beau promettre – mais que valent de telles promesses ? - qu’il n’y aura plus d’augmentations d’impôt d’ici la fin du quinquennat, les mesures prises annoncent d’ores et déjà de nouvelles hausses de prix, à commencer par celles des produits de première nécessité.
Sans compter cette réforme des retraites à laquelle le gouvernement met la dernière main et qui prolonge et aggrave l’œuvre destructrice des réformes précédentes, mises en place par la droite.
Ainsi, on veut imposer à ceux qui entrent dans la vie active, mais aussi à ceux qui vont en sortir bientôt, de partir, après 42 d’années de labeur et d’exploitation, avec des retraites de plus en plus réduites, qui ne permettront pas de vivre pleinement leur retraite. Du moins pour ceux qui auront réussi à trouver un travail rémunéré et à le garder jusqu’au bout. Car si la situation reste en l’état, nombreux sont ceux qui risquent de se retrouver sans travail et donc sans salaire et sans avoir cotisé suffisamment avant d’avoir atteint l’âge légal de la retraite qui est en perpétuel recul.
C’est scandaleux. Alors que les progrès des connaissances et des techniques permettraient que les travailleurs ne soient plus considérés comme des machines que l’on met au rebut quand elles ne fonctionnent plus, les gens qui nous gouvernent nous considèrent comme des inutiles dès lors qu’on devient trop vieux, donc bons à jeter.
À mesure que ces mauvais coups s’accumulent contre le monde du travail, l’amertume et la colère grandissent dans la classe ouvrière.
Il est plus que temps que le monde du travail se fasse entendre haut et fort. Mais il faut le faire de la façon la plus claire possible. Et pour cela, il faut que cette colère s’exprime sur le terrain ouvrier, pas sur celui de ses pires adversaires.
Le 10 septembre, la CGT, FO, la FSU, Solidaires appellent à une journée de grèves et de manifestations. Personne ne se fait d’illusion sur le fait qu’une journée d’action, sans lendemain annoncé, empêchera le gouvernement de mettre en place son projet scélérat et encore moins le contraindra à changer de politique.
Mais en cette rentrée, c’est une première opportunité de crier notre colère et notre refus. Et c’est, du même coup, l’occasion de montrer à nos camarades de travail, aux travailleurs encore indécis ou fatalistes, que nombreux sont ceux qui refusent la résignation.
Il faut aussi montrer aux dirigeants des confédérations syndicales, qui prennent prétexte de la passivité des travailleurs pour justifier leur propre inertie, que le monde du travail en a assez de toujours subir, sans réagir.