jeudi 21 mars 2013

Impöts des riches : vous avez dit 75% ?



Après le Conseil constitutionnel, c’est le Conseil d’Etat qui s’apprêterait à retoquer la taxe de 75% sur les très hauts revenus que le gouvernement dit vouloir instaurer. Cette mesure était symbolique, mais il est significatif que deux institutions non élues aient ainsi le pouvoir de les renvoyer aux oubliettes.
     La « démocratie » dont on nous rebat les oreilles, en réalité c’est « cause toujours... tant que tu ne touches pas aux riches ».

Si la taxe à 75% a été rejetée, c’est au motif qu’elle serait « confiscatoire » : tout impôt rentrant dans cette catégorie est considéré comme anticonstitutionnel, et donc illégal.
    Ainsi, prendre à des multimillionnaires, de plus à titre temporaire, 75 % de revenus dont ils ne savent déjà que faire, est « confiscatoire ».
     Mais mettre un salarié à la porte en le privant de moyens de vivre, l’expulser du logement qu’il ne peut plus payer, cela, ce n’est pas « confiscatoire ». C’est l’exercice normal de la « liberté économique »... protégée comme le saint des saints par toutes les institutions et les lois de cette République.

Joliot-Curie : mémoire d'un combat, espoirs


Nous avons découvert avec bonheur que Le mag municipal était consacré ce mois à Orgemont, et donc en partie à la cité Joliot-Curie. Il y manque néanmoins quelques éléments essentiels d’ « histoire récente ».
     Celle-ci est toujours debout. Elle l’est, car dès que les « rumeurs » avertissant qu’un mauvais coup à l’encontre de cette cité populaire était en préparation par la municipalité de droite de l’époque, des militants Lutte Ouvrière dont moi-même initièrent un Comité de défense. Celui-ci mena un combat difficile. Les soutiens furent rares au début. Je pense à celui d’Alima Boumédienne, alors sénatrice de Paris. L’Amicale des Locataires et la CNL rejoignirent notre combat.
     Ce combat fut difficile, mais nous savions que le soutien moral de l’énorme majorité des habitants lui était acquis. Nous pûmes le mesurer lorsque nous obtînmes plus de 85% de signatures de locataires de Joliot à notre pétition de refus de la démolition.
     Ensuite nous obtînmes le soutien du futur maire actuel d’Argenteuil, Philippe Doucet. C’est un fait qui, à Argenteuil, facilita que nous nous retrouvions, Patrice Crunil et moi-même sur la liste PS-PCF-Lutte Ouvrière. La défaite de la municipalité sortante UMP se décida en partie dans le bureau de vote de la cité Joliot-Curie. Et la nouvelle municipalité et son maire permirent que Joliot fut sauvée, et que ses habitants soient respectés.
     Ce matin, j’ai constaté que des échafaudages commençaient à être installés pour la rénovation de la façade rue Rouqués.
     Joliot est toujours debout. Nous espérons qu’elle connaisse une nouvelle jeunesse. Et que dans les combats du monde ouvrier touché par les difficultés, comme au temps de la « défense de la cité », les locataires qui sont tous de ce monde, trouvent leur place dans les futures luttes nécessaires.   D. M.


Lutte Ouvrière présent au rassemblement de Bezons


Nous étions plusieurs militants de Lutte Ouvrière présents, avant le conseil municipal de la commune, lors du rassemblement de soutien au maire de Bezons, Dominique Lesparre, mis en cause pour la solidarité de la municipalité de la ville avec la cause palestinienne. Présents et  heureux de l’être, aux côté de militants du PCF pour l’essentiel.
     Nous pouvons, de loin, discuter quelle politique pour les peuples de la région permettra de sortir de l’impasse sanglante dans lesquels ils se trouvent depuis des décennies. Mais entre le terrorisme d’un Etat oppresseur, et les moyens parfois dérisoires de résistance aujourd’hui utilisés par des militants palestiniens, notre solidarité va au camp des opprimés et à ceux qui le soutiennent, pas à celui des oppresseurs,

Anne ne vois-tu rien venir dans ce monde de brutes ? Bien sûr, la fête de Lutte Ouvrière !


C’est les bambins de la crèche Anne Sylvestre d’Orgemont qui vont être contents. Non seulement à la fête il y a aussi une super crèche, mais en plus cette année, il y aura… Anne Sylvestre qui viendra nous chanter une nouvelle fois son répertoire d’espoir.
     La Fête de Lutte Ouvrière 2013 aura lieu, comme chaque année, lors du week-end de la Pentecôte, c'est-à-dire les samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai, à Presles, dans le Val-d'Oise. Pour nous, à Argenteuil, ce n’est pas loin ! D’autant que le dimanche, il y a un car gratuit (il faut s’inscrire) aller-retour Argenteuil-Presles.
     Cette année, de nouvelles attractions, artistiques, scientifiques et festives, seront au programme. Ces nouveautés seront détaillées ces prochaines semaines dans le journal Lutte Ouvrière et sur le  site : « fete.lutte-ouvriere.org ».
     Les cartes d'entrée, valables trois jours, sont d'ores et déjà disponibles. Jusqu'au 14 avril, elles seront vendues au tarif réduit de 12 euros pour les trois jours. Les bons d'achat -- d'une valeur de cinq euros mais vendus quatre euros -- sont également disponibles.
     Les cartes d’entrée sont disponibles auprès de nos militants. A Argenteuil, nous rappelons notre permanence du vendredi avenue Gabriel Péri au carrefour « Babou », de 17 heures 15 à 18 heures 15. Et puis, un coup de fil à Dominique ou un message sur l’adresse internet, des coordonnées pour rappeler...
         Alors ne l’oublions pas : en mai fais ce qu’il te plaît et viens à Presles !
     Alors à bientôt à la Fête !

Anne Sylvestre

La roue tournera pour le prolériat

mercredi 20 mars 2013

Montebourg sorti de son train-train


Hier, à la Gare de Lyon, Arnaud Montebourg devait inaugurer son train « industrie et innovation », un joujou destiné à faire de la com’ autour des créations d’emplois dans le secteur industriel. Mais c’était sans compter les grévistes de PSA Aulnay, qui se sont invités pour lui demander de s’expliquer sur son inaction face à la fermeture de leur entreprise (et de bien d’autres).

     Courageux mais pas téméraire, le ministre d’ordinaire si pimpant devant les caméras a préféré éviter le dialogue avec les salariés en grève. Et ceux-ci n’auront pu contempler... que
son arrière-train ! 

Bezons : je serai ce soir aux côtés de Dominique Lesparre


Un conseil municipal a lieu à Bezons ce soir. Un rassemblement est prévu ce soir à partir de 19 heures 30 pour soutenir le maire PCF de Bezons, Dominique Lesparre, à qui l’extrême-droite sioniste cherche des noises  parce qu’il a « osé » honorer un militant palestinien. Le maire de Bezons est aussi en butte à la vindicte du préfet.
      Nous rappelons la lettre de soutien que nous avons transmise au maire de Bezons :
« Monsieur le Maire,
Dans le différend qui vous oppose au Préfet du Val d’Oise à propos de votre dédicace en l’honneur d’un militant palestinien, je voulais, au nom des deux élus Lutte Ouvrière du Conseil municipal d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et moi-même, vous apporter notre total soutien. Voilà la brève que nous avions mis dès ce mercredi sur notre blog « lo argenteuil blog » :
« Bezons-Palestine : choisir son camp
Des organisations juives s’en sont pris au maire de Bezons pour la pose d’une plaque mettant à l’honneur le mari de l’ex-maire d’une localité palestinienne avec laquelle la Ville de Bezons a entrepris un travail de solidarité. Ce Palestinien a été condamné à 80 années de prison pour participation à l’assassinat d’un ministre israélien.
      Oui, le terrorisme a ensanglanté depuis des décennies le Proche-Orient. Et nous ici, nous pouvons penser qu’une autre politique, celle de la mobilisation des masses, israéliennes aux côtés des masses palestinienne, pourra seule donner une solution à l’oppression et à l’impasse pour tous les peuples de Palestine et d’Israël. Mais question terrorisme, l’Etat d’Israël n’a pas de leçon à donner à quiconque. Non seulement parce que son armée est une spécialiste de la politique de la terreur, mais parce qu’à travers des organisations sionistes terroristes ou comme le reconnaissent aujourd’hui d’anciens chefs désabusés des services secrets israéliens à travers l’action de ceux-ci, la pratique de l’assassinat et de l’attentat ne fut pas le monopole d’organisations palestiniennes.
     En l’occurrence, notre solidarité va sans faille au maire de Bezons. »
     Vous pouvez bien évidemment rendre publique cette prise de position de solidarité si vous le souhaitez.
                                          Avec mes meilleures salutations communistes,
                                                          Dominique MARIETTE

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Je serai à 19 heures 30 devant la mairie de Bezons pour soutenir Dominique Lesparre.


Le Mag : « Opinions »


Nous n’avons pas eu l’habitude de commenter les tribunes «  majorité municipale ». Il n’a jamais été question pour nous de « batailler » sur ce sujet. Bien évidemment, nous aurions préféré pouvoir exprimer directement et régulièrement dans le Mag, à la mesure de ce que nous sommes, « l’expression politique des conseillers municipaux » de Lutte Ouvrière. Là encore nous avons choisi de ne pas « batailler ».
     Mais nous tenons à exprimer le point de vue suivant, complémentaire si l’on peut dire, à la tribune de ce jour intitulé « Quand la droite a abandonné l’hôpital, la gauche l’a sauvé », dont nous partageons par ailleurs l’essentiel.

     « Sur l’hôpital, la mobilisation d’une fraction de la population autour du Comité de Défense a aussi contribué au maintien de la radiothérapie. Ce sont tous les personnels, soignants et non soignants qui contribuent par leur engagement à la qualité de cet hôpital public.
     Cette réflexion m’amène à exprimer mon profond désaccord avec les sacrifices qui sont imposés actuellement  au personnel « non soignant » : remise en cause de jours de RTT, de temps de repas payé,…sous la raison qu’il y a un déficit. »

Airbus : un communiqué de Nathalie Arthaud


Airbus : les actionnaires peuvent se frotter les mains, pas les travailleurs !

Hollande s’est glorifié à grand son de trompette de la commande de 234 Airbus par une compagnie indonésienne. « C’est le contrat du siècle », « un exemple pour notre économie », a-t-il dit. En ajoutant cette commande à toutes les autres, Airbus a un total de plus 4682 avions à construire, soit plus de 523 milliards d’euros de commandes et plus de 8 ans de travail assuré.
    Mais pendant que tout ce beau monde se réjouissait à l’Elysée, 240 travailleurs de Kuehne+Nagel, un sous-traitant d’Airbus à Toulouse faisaient leur septième jour de grève pour obtenir le droit élémentaire de vivre avec un salaire digne.
     Quant aux embauches, si Hollande a fait allusion à 5000 emplois, il n’y a aucun engagement d’embaucher pris par Airbus suite à cette commande. La direction reste sur sa promesse, faite en début d’année, de recruter 3 000 personnes en 2013. Mais comme cela s’est produit en 2011, il se pourrait bien qu’au lieu de tenir sa promesse, elle impose des heures supplémentaires et fasse la chasse aux temps morts.
    Les salariés d’Airbus et de ses sous-traitants vont peut-être avoir la garantie de travailler, mais ils auront surtout l’assurance que les cadences vont augmenter et que les conditions de travail vont devenir encore plus difficiles.
     Pour les travailleurs, rien ne sera apporté sur un plateau : il faudra encore et toujours qu’ils se battent pour faire respecter leur droit de vivre de leur travail.

                                                       Nathalie Arthaud, le 19.03.13.