Nous avons découvert avec bonheur
que Le mag municipal était consacré ce mois à Orgemont, et donc en partie à la
cité Joliot-Curie. Il y manque néanmoins quelques éléments essentiels d’ « histoire
récente ».
Celle-ci est toujours debout. Elle l’est,
car dès que les « rumeurs » avertissant qu’un mauvais coup à l’encontre
de cette cité populaire était en préparation par la municipalité de droite de l’époque,
des militants Lutte Ouvrière dont moi-même initièrent un Comité de défense.
Celui-ci mena un combat difficile. Les soutiens furent rares au début. Je pense
à celui d’Alima Boumédienne, alors sénatrice de Paris. L’Amicale des Locataires
et la CNL
rejoignirent notre combat.
Ce combat fut difficile, mais nous savions
que le soutien moral de l’énorme majorité des habitants lui était acquis. Nous
pûmes le mesurer lorsque nous obtînmes plus de 85% de signatures de locataires
de Joliot à notre pétition de refus de la démolition.
Ensuite nous obtînmes le soutien du futur maire
actuel d’Argenteuil, Philippe Doucet. C’est un fait qui, à Argenteuil, facilita
que nous nous retrouvions, Patrice Crunil et moi-même sur la liste PS-PCF-Lutte
Ouvrière. La défaite de la municipalité sortante UMP se décida en partie dans
le bureau de vote de la cité Joliot-Curie. Et la nouvelle municipalité et son
maire permirent que Joliot fut sauvée, et que ses habitants soient respectés.
Ce matin, j’ai constaté que des
échafaudages commençaient à être installés pour la rénovation de la façade rue Rouqués.
Joliot est toujours debout. Nous espérons
qu’elle connaisse une nouvelle jeunesse. Et que dans les combats du monde
ouvrier touché par les difficultés, comme au temps de la « défense de la
cité », les locataires qui sont tous de ce monde, trouvent leur place dans
les futures luttes nécessaires. D. M.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire