mercredi 13 mars 2013

SNCF-services de l'Equipement : les intempéries ont bon dos : un communique de Lutte Ouvrière-Argenteuil

La région parisienne connaît des conditions météorologiques rares sans être totalement exceptionnelles. Mais à cette occasion l'on mesure les conséquences négatives de la dégradation des services publics. C'est vrai pour les services de l'équipement dont les moyens ont été nettement réduits et désorganisés ces dernières années. C'est vrai à la SNCF. Malgré les déclarations lénifiantes de son PDG, les usagers, ceux d'Argenteuil en l'occurrence, au bout du deuxième jour de perturbations annoncées, ont pu constater que la plus totale improvisation régnait, non au niveau du transport ce que l'on peut à la rigueur comprendre, mais au niveau de l'information. Celle-ci étant incapable de donner les éléments aux voyageurs pour qu'ils attendent ou qu'ils rebroussent chemin. C'est inadmissible. Avec de l'anticipation et les moyens adéquats, cela ne devrait pas avoir lieu. Mais cela est-il  possible dans le cadre de la politique de contraction des personnels de cette entreprise pourtant de service public ? 
                                                                         Le 13.03.13.

Bezons-Palestine : choisir son camp



Des organisations juives s’en est pris au maire de Bezons pour la pose d’une plaque mettant à l’honneur le mari de l’ex-maire d’une localité palestinienne avec laquelle la Ville de Bezons a entrepris un travail de solidarité. Ce Palestinien a été condamné à 80 années de prison pour participation à l’assassinat d’un ministre israélien.
      Oui, le terrorisme a ensanglanté depuis des décennies le Proche-Orient. Et nous ici, nous pouvons penser qu’une autre politique, celle de la mobilisation des masses, israéliennes aux côtés des masses palestinienne, pourra seule donner une solution à l’oppression et à l’impasse pour tous les peuples de Palestine et d’Israël. Mais question terrorisme, l’Etat d’Israël n’a pas de leçon à donner à quiconque. Non seulement parce que son armée est une spécialiste de la politique de la terreur, mais parce qu’à travers des organisations sionistes terroristes ou comme le reconnaissent aujourd’hui d’anciens chefs désabusés des services secrets israéliens à travers l’action de ceux-ci, la pratique de l’assassinat et de l’attentat ne fut pas le monopole d’organisations palestiniennes.
     En l’occurrence, notre solidarité va sans faille au maire de Bezons.

mardi 12 mars 2013

Contrôle ouvrier sur les affaires des entreprises et de la société


Ce mercredi 13 mars, les militants du Front de gauche du Val d’Oise ont prévu de remettre à Cergy au préfet la liste des locaux vides qu’ils s’étaient donné comme objectif de recenser. Il y en aurait plus de 150 sur le département. Voilà effectivement dans celui-ci de quoi loger avec quelques aménagements des milliers de personnes mal ou pas logés.
     Recenser, contrôler, voilà ce qui, étendu aux comptes des entreprises, aux affaires des collectivités territoriales et de l’Etat relève du contrôle ouvrier sur la société.

con...clave : comme des gosses

La séparation de l'Eglise et de l'Etat est peut-être marqué dans le texte de la constitution, mais qu'à cela ne tienne, les radios d'Etat n'en ont que pour le conclave. Et de passer des minutes sur comment les hommes en pourpre vont y entrer, comment ils vont s'y enfermer. C'est tout juste si on ne nous dit pas quel sera la couleur de leur pyjama. Si, on sait tout de même que, si au bout de cinq jours, ils n'ont pas fini leur devoir, ils seront mis au pain et à l'eau.
     Dire que c'est le retour au Moyen-Age, ce serait faire injure aux gens de ces temps-là. Non plutôt, ils nous font penser à des gosses. Un jeu de gosse, quoi !
      Mais que dire de celles des médias qui n'ont pas d'autre chose à nous dire que de gloser sur ces pitreries. On peut leur indiquer le sujet sur Fukusima (voir ci-dessous)

Fête de Lutte Ouvrière : les 18, 19 et 20 mai à Presles (Val-d'Oise)


La Fête de Lutte Ouvrière 2013 aura lieu, comme chaque année, lors du week-end de la Pentecôte, c'est-à-dire les samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai, à Presles, dans le Val-d'Oise. Pour nous, à Argenteuil, ce n’est pas loin !
     Cette année, de nouvelles attractions, artistiques, scientifiques et festives, seront au programme. Ces nouveautés seront détaillées ces prochaines semaines dans le journal Lutte Ouvrière et sur le  site : « fete.lutte-ouvriere.org ».
     Les cartes d'entrée, valables trois jours, sont d'ores et déjà disponibles. Jusqu'au 14 avril, elles seront vendues au tarif réduit de 12 euros pour les trois jours. Les bons d'achat -- d'une valeur de cinq euros mais vendus quatre euros -- sont également disponibles.
     Les cartes d’entrée sont disponibles auprès de nos militants. A Argenteuil, nous rappelons notre permanence du vendredi avenue Gabriel Péri au carrefour « Babou », de 17 heures 15 à 18 heures 15. Et puis, un coup de fil à Dominique ou un message sur l’adresse internet, des coordonnées pour rappeler...
     Le dimanche, nous organisons un car aller-retour gratuit. Dès maintenant, on peut y réserver sa place.
         Aujourd’hui, c’est temps de chien, mais ne l’oublions pas : en mai fais ce qu’il te plaît et viens à Presles !
     Alors à bientôt à la Fête !
Soyez rassuré, on n'y parlera pas conclave

Regardez, après la neige le temps est beau !
Prenez garde, prenez garde !

Hôpitaux : Hollande à Dijon : une promenade et du blabla…


  Dans un entretien à la presse locale avant sa visite à Dijon, Hollande a déclaré que personne en France ne devait se trouver à plus de 30 minutes d’un service d’urgence… Avec la politique de regroupement des hôpitaux menée ces dernières années, sur laquelle le gouvernement actuel n’est pas revenu, rien n’est moins sûr. Et Hollande ne s’est pas engagé sur le temps d’attente dans ces mêmes services d’urgence, débordés du fait du sous-effectif permanent qu’ils connaissent.

     Pendant que le président se promène en faisant ce genre de déclarations, le gouvernement continue d’imposer une politique d’austérité aux hôpitaux et à tous les services publics ! On peut le voir à l’hôpital d’Argenteuil où l’on veut faire payer le déficit aux personnels.

Fukushima : décontamination et exploitation des travailleurs

Dans des conditions épouvantables, 3000 travailleurs, que l’on appelle les « liquidateurs », se relaient chaque jour autour des réacteurs nucléaires endommagés de Fukushima. Pour à peine 6 euros de l’heure, souvent sans contrat de travail, employés par des entreprises sous-traitantes, ils risquent à terme leur vie pour refroidir les installations radioactives. Depuis deux ans, les révélations se multiplient, montrant les violations des règles de sécurité et d’exposition à la radioactivité qui se sont succédé.


      Les dirigeants de la compagnie japonaise TEPCO et ses actionnaires ont été responsables hier de la catastrophe tout comme, aujourd’hui, ils sont responsables de la mort à terme, par contamination, des travailleurs qui réparent les conséquences de leurs négligences d’il y a deux ans.



Voir l’éditorial des bulletins d’entreprise Lutte Ouvrière du 11.03.13. sur la page suivante. Il est intitulé : « Il n’y a pas de sauveur suprême, ni au Venezuela ni ailleurs »

lundi 11 mars 2013

Editorial des bulletins d'entreprise LUTTE OUVRIERE de ce 11.03.13


lundi 11 mars 2013

Il n’y a pas de sauveur suprême, ni au Venezuela ni ailleurs

Les commentateurs des médias ont été étonnés devant les foules immenses de pauvres, qui, au Venezuela, ont accompagné les obsèques de Chavez.
     Eh oui, Chavez était un président qui avait su attirer la sympathie des masses pauvres de son pays. Mais comme en témoignait la présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat ou leurs représentants, il avait su tout aussi bien se faire accepter par les grands dignitaires de ce monde.
    Chavez était un des rares chefs d’État de pays sous-développés qui avait su dire non aux grandes puissances, en l’occurrence les États-Unis, et aux représentants des grands trusts qui dominent l’économie de ces pays.
     De plus, il avait une politique sociale qui tranchait sur celles de tant de dirigeants politiques d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Ceux-ci empochent les miettes que leur concèdent les grands trusts qui pillent leurs pays sans en laisser la moindre retombée pour leurs peuples. Il a utilisé une partie de l’argent du pétrole pour créer des écoles et des centres de santé dans les quartiers populaires alors que tant de protégés de grandes puissances se moquent d’apprendre à lire et à écrire aux enfants de leurs pays et ne se soucient même pas qu’ils puissent manger à leur faim.
     Chavez a su s’opposer aux multinationales américaines et imposer ses conditions. Mais il n’est pas allé jusqu’à confisquer les intérêts étrangers dans le pétrole. Il s’est contenté d’accroître le contrôle de l’État et cela a suffi pour qu’il devienne la bête noire des américains.
C’est son courage à s’opposer à la première puissance mondiale qui a fait sa popularité. Il a redonné fierté et dignité à son peuple piétiné par l’impérialisme.
     La popularité dont bénéficiait Chavez donne une idée, fut-ce indirectement de la haine suscitée en Amérique latine par la domination impérialiste et en particulier par les Etats-Unis.
     Ces peuples ont été exploités, opprimés pendant des siècles. Leurs richesses naturelles ont été pillées. Pour tirer bénéfice de la culture de la canne à sucre, du coton on leur a imposé l’esclavage. La mémoire de ce passé de pillage, d’oppression et d’exploitation survit d’autant plus qu’il continue sous d’autres formes. La souffrance des victimes des putschs et des dictatures soutenues par les Etats-Unis n’est pas seulement inscrite dans la mémoire collective, elle est inscrite dans la chair de millions de femmes et d’hommes en lettres de sang.
      La présence aux obsèques de Chavez de tant de chefs d’Etat ou de leurs représentants a montré que ceux-ci reconnaissaient en lui un des leurs. Chavez était intégré au concert des chefs d’Etat et au monde capitaliste.
     Chavez ne combattait pas réellement l’impérialisme car il ne combattait pas la base sur laquelle il repose : la propriété capitaliste. Si l’État a pris, en partie, le contrôle de l’industrie pétrolière, il n’a pas exproprié les classes possédantes. Les riches ont continué à prospérer et sont toujours les maîtres de l’économie. Quant à « l’ennemi américain » il continue de piller le pétrole tant et si bien que le Venezuela est resté son principal fournisseur.
     Malgré les mesures sociales, le pays est empêtré dans le sous-développement. Redistribuer aux plus pauvres une partie de la rente pétrolière n’a pas supprimé les inégalités, le chômage et la misère car l’économie du pays continue d’être pillée et dominée par les grandes puissances.
     Sauf mettre à bas l’impérialisme, il n’y a pas d’échappatoire pour les pays pauvres. Et cela ne peut pas être le fait d’un homme providentiel car il ne s’agit pas seulement de remplacer un homme par un autre. Il s’agit de transformer les bases de la société, de remettre en cause la propriété capitaliste et faire en sorte qu’il n’y ait plus de privilèges et de privilégiés.
     Cela ne peut se faire sans que la classe ouvrière s’en mêle. Cela ne peut se faire que collectivement, par l’organisation consciente de tous les exploités prenant la direction de l’économie. C’est la seule voie qui peut faire en sorte que dans des pays comme le Venezuela, l’Algérie, le Niger, le Gabon et bien d’autres encore, la grande majorité de la population ne soit pas condamnée à la misère.
     En revenant des obsèques de Chavez, le ministre socialiste de l’outre-mer a déclaré, en substance, que le monde gagnerait si, parmi les dirigeants des pays pauvres, il y en avait qui ressemblaient à Chavez. Quelle hypocrisie ! Si tant de régimes pourris et corrompus perdurent en Afrique, c’est en raison du soutien, au besoin militaire, de l’impérialisme français. Et ce, que le gouvernement soit de droite ou de gauche.